Les gens

[Accueil][Encyclopédie][Chronologies][Arrière-plans][Inventaires][Noms]


Platon, célèbre philosophe grec, fondateur de l'Académie, né en 429 ou 430 av. J.-C. (ou troisième année de la 87e olympiade) dans l'île d'Egine, alors soumise aux Athéniens, était fils d'Ariston et tenait aux plus illustres familles d'Athènes : il descendait par son père de Codrus et par sa mère de Solon. Il porta d'abord le nom d'Aristoclès; on croit que le surnom de Platon lui fut donné par son maître de palestre, à cause de la largeur de ses épaules (platys, large). Platon étudia avec le plus grand succès les lettres et les sciences, surtout la géométrie, et cultiva la poésie dans sa première jeunesse; mais bientôt il se consacra tout entier à la philosophie
La poésie eut d'abord pour Platon un irrésistible attrait. Fort jeune encore il ne craignait pas d'entrer en lice avec les poètes les plus renommés de son temps. Il allait se livrer avec toute l'ardeur de son âge au genre lyrique. Il fréquenta aussi très tôt l'école des Sophistes et abordé, sous les auspices de Cratyle, les doctrines d'Héraclite. Mais ces doctrines ne pouvaient guère convenir à un esprit qui cherchait, avant tout, la fixité de la science dans les fluctuations du doute. Les idées des Ioniens et les systèmes des Eléates ne le satisfaisaient pas davantage.
Après avoir entendu les Sophistes et les autres philosophes de son temps, et avoir facilement reconnu le vide de leur doctrine, il s'attacha vers l'âge de 20 ans à Socrate dont il fut le disciple assidu pendant dix ans. A la mort de Socrate (400), dont il adopta et élargit le plan d'études, il quitta Athènes avec ses condisciples, et se rendit d'abord à Mégare, auprès d'Euclide qui fonda l'école mégarique. Il quitta même la Grèce pour visiter l'Italie. Les doctrines de Pythagore attiraient alors particulièrement son attention, et il nous montre, dans plusieurs de ses Dialogues, qu'il avait suivi avec fruit les leçons des Pythagoriciens, tels Timée et Archytas. De l'Italie Platon passa en Afrique; il entendit à Cyrène le philosophe Théodore, disciple de Protagoras. On lui prête aussi une visite en Égypte (où il se fit, dit-on, initier aux mystères de la doctrine hermétique), et suivant quelques Pères de l'Église, il alla même en Perse pour s'aboucher avec les Mages (Zend-Avesta), bien qu'il n'en fasse lui-même aucune mention. Après dix ans d'absence, il revint (vers 390 avant J. C.) dans sa patrie; mais il n'y resta pas longtemps : il fit un second voyage dans l'Italie inférieure, d'où il passa en Sicile. Pendant son séjour à Syracuse, Platon s'attacha le vertueux Dion, mais il s'attira par sa franchise la colère du tyran Denys l'Ancien qui le fit vendre comme esclave. Racheté et rendu à la liberté par Annicéris, philosophe de Cyrène (Ecole Cyrénaïque), il alla se fixer à Athènes et ouvrit, vers 388, dans un faubourg de la ville, l'école si connue sous le nom d'Académie. Cette école fut bientôt fréquentée partout ce que la Grèce renfermait de plus distingué : on compte au nombre des disciples de Platon Aristote, Speusippe, Xénocrate Isocrate et même des femmes, telles que Lasthénie et Axiothée. En 368. Platon fit un 2e voyage en Sicile à la sollicitation de Denys le Jeune, qui venait de monter sur le trône et qui voulait, disait-il, se conduire d'après les conseils de la philosophie; mais, désespérant de réformer la cour du tyran, il ne tarda pas à s'éloigner. Cependant il retourna une 3e fois à Syracuse (361), dans le but d'opérer une réconciliation entre Denys et Dion, mais il ne put y réussir et se brouilla lui-même avec le premier. De retour à Athènes, il ne s'occupa plus que de son enseignement et de ses écrits. Il acquit une telle réputation de sagesse que plusieurs États lui demandèrent des lois. Il voulut néanmoins rester toute sa vie éloigné des affaires. Il mourut en 348 ou 347 av. J.-C., à 82 ans. Il avait toujours gardé le célibat.

Platon admettait comme principes des choses, outre Dieu et la matière, certains types ou modèles éternels, d'après lesquels sont été formés tous les êtres : il les nommait idées. Dieu est l'un, le bon par excellence et l'ordonnateur du monde. Dans le monde, les idées ont seules une existence réelle et absolue; les choses individuelles n'en sont que des ombres ou des copies; les notions générales que forme notre esprit n'en sont elles-mêmes que de pâles reflets. Ce n'est que par leur participation à une même idée ou essence que des individus divers peuvent former une même espèce. Les sens ne saisissent que le particulier, l'individuel; quant aux idées, elles sont perçues par une faculté supérieure, la raison ou l'entendement; peut-être même sont-elles des réminiscences d'une vie antérieure. Les idées résident en Dieu, qui est leur substance commune. Cette théorie est également chez Platon la base de la morale, de la politique et de l'art : dans l'art, il faut que l'artiste ait toujours présent l'idéal du beau; en morale, on doit s'efforcer de réaliser l'idéal du bien, qui est Dieu même, et par là de ressembler à Dieu; la politique n'est que la morale transportée dans l'État : c'est le gouvernement de l'État par la justice et la raison. En psychologie, Platon définit l'âme une force qui se meut par elle; il distingue trois âmes ou trois parties de L'âme : âme raisonnable, qui a son siège dans la tête, l'âme concupiscible, qui a son siège dans le foie, l'âme irascible, principe des passions les plus élevées : celle-ci sert de lien aux deux premières et a son siège dans le coeur. L'âme raisonnable survit au corps avec le souvenir du passé : séparée du corps elle est heureuse ou malheureuse suivant la destinée qu'elle s'est faite à elle-même aux âmes qui n'ont pas encore mérité une félicite sans fin, la providence ménage une nouvelle épreuve de la vie corporelle, sans souvenir de leur existence antérieure. Ainsi Platon admet la métempsycose; mais seulement entre les humains. On reproche à ce philosophe d'avoir émis quelques opinions singulières : ainsi, dans sa République, il établit des castes, veut que les femmes soient communes, que les enfants, uniquement dévoués à l'État, soient élevés en commun, sans connaître leurs parents; il proscrit, quoique à regret, les beaux-arts, même la poésie et les fables de l'épopée; dans la cosmogonie, il se livre aux hypothèses les plus hasardées.

II est difficile d'avoir une idée bien exacte de la philosophie de Platon, parce que ce philosophe avait deux enseignements, l'un extérieur et public, l'autre secret, réservé à quelques adeptes; or les écrits que nous possédons paraissent n'appartenir qu'à sa doctrine publique et par conséquent élémentaire; le plus souvent il se borne à y exposer le pour et le contre, laissant au lecteur le soin de conclure. Quelque opinion que l'on se fasse de la solidité des doctrines de Platon, on ne peut qu'admirer la sublimité de ses conceptions, la pureté de sa morale et la noblesse de son style. Aussi a-t-il mérité d'être appelé le divin Platon, l'Homère de la philosophie. Ses écrits sont d'ailleurs le plus important monument qui nous reste de la dialectique des Anciens. En même temps qu'ils sont des chefs-d'œuvre sous le rapport de l'art et du style, ils nous offrent, par la méthode d'interrogation et de réfutation qui y est partout suivie, un modèle d'analyse philosophique.

Astronomie

Les idées astronomiques de Platon se trouvent disséminées principalement dans le Timée, dans la République et dans l'Epinomis, dont il n'est probablement pas l'auteur, mais sans doute en partie l'inspirateur [a].

Elles sont assez confuses et se rapprochent, sous certains rapports, des idées pythagoriciennes. Constamment préoccupé de la recherche de la pensée créatrice au milieu de la variété infinie des phénomènes, Platon présentait tous les corps, terrestres et célestes, comme participant à l'âme du monde; les astres étaient, d'après lui, des êtres animés; le monde lui-même n'était qu'un animal, et la forme sphérique était le type de la perfection.

[a] L'Epinomis est aujourd'hui attribué à Philippe d'Oponte.
La formation du monde

"[L'Artisan divin (ou Démiurge) ] donna au monde la forme la plus convenable et la plus appropriée à sa nature; or la forme la plus convenable à l'animal, qui devait contenir en lui tous les autres animaux, ne pouvait être que celle qui comprend toutes les formes. C'est pourquoi il donna au monde la forme sphérique, ayant partout les points extrêmes également distants du centre, ce qui est la forme la plus parfaite. Il polit toute la surface de ce globe animé, et cela pour plusieurs raisons. D'abord ce monde (animal) n'avait besoin ni d'yeux, ni d'oreilles, parce qu'il ne restait, en dehors de lui, rien à voir, ni rien à entendre; il n'y avait pas non plus autour de lui d'air à respirer; il n'avait besoin d'aucun organe pour la nutrition, ni pour rejeter les aliments digérés, car il n'avait rien à rejeter, ni rien à absorber. Non. Il est fait pour se nourrir de ses propres forces, et toutes ses actions, toutes ses affections lui viennent de lui-même et s'y renferment; car l'auteur du monde estima qu'il vaudrait mieux que son ouvrage se suffît à lui-même que d'avoir besoin de secours étranger. Par la même raison, il ne jugea pas nécessaire de lui faire des mains, parce qu'il n'avait rien à saisir, ni rien à repousser, et il ne lui fit pas non plus de pieds, ni rien de ce qu'il faut pour la marche. Mais il lui donna un mouvement approprié à la forme de son corps et qui, entre les mouvements, appartient principalement à l'esprit et à l'intelligence. Faisant tourner le monde constamment sur lui-même, il lui ôta les sept autres mouvements, ne voulant pas qu'il fût errant à son gré; le monde enfin, n'ayant pas besoin de pieds pour exécuter ce mouvement de rotation, il le fit sans pieds et sans jambes (Platon, Timée.)."

Il s'agit là évidemment du mouvement général diurne, de ce que les Anciens appelaient la rotation de la sphère droite, donnant le jour et la nuit. Ils regardaient ce mouvement comme exclusivement propre aux étoiles ou à la sphère des fixes. Ils n'ignoraient cependant pas que les planètes elles-mêmes y participent; mais, comme les astres errants ont des mouvements propres beaucoup plus lents, les philosophes, qui étaient en même temps astronomes, physiciens et géomètres, s'engageaient à cet égard dans des considérations systématiques où le vrai le disputait au faux. Ainsi les étoiles (fixes), conservant invariablement entre elles les mêmes distances respectives, sont, d'après Platon, chargées du mouvement de rotation de la sphère du monde. Et par là il faut entendre, non pas évidemment la rotation de chaque étoile autour de son axe, mais le mouvement diurne, identifié avec le mouvement général de l'âme du monde.

Platon ne s'accorde pas ici avec les idées pythagoriciennes, proposées pour expliquer le mouvement général, diurne, de la sphère céleste par la rotation de la Terre autour d'elle-même. C'est ce mouvement qu'il désigne par rotation dans un même lieu, en tautô topô, c'est-à-dire sans changement de lieu, ou metadatikôs. Quant à la Terre, il la supposait complètement immobile. 

"Dieu, dit-il, a formé la Terre, notre nourrice, pour être la gardienne et la productrice du jour et de la nuit."
Mais, si la Terre est supposée immobile, comment pourra-t-elle produire la nuit et le jour? La réponse à cette question a été d'autant plus difficile que Platon s'est servi du mot illesthai ou eillesthai, que les plus anciens commentateurs, à commencer par Aristote, ont pris dans le sens de kineisthai, se mouvoir. Or, si la Terre se meut autour d'elle-même, il faudra supprimer le mouvement de rotation de la sphère du monde, devenu inutile, à moins qu'on ne veuille admettre que la Terre se meut concurremment avec la sphère du monde; mais alors comment se produiront la nuit et le jour? Pour trancher la difficulté, quelques interprètes, tels que Proclus, Plutarque, Simplicius, etc., ont donné au verbe employé le sens de se serrer, se retenir, d'où chez Homère, le mot illades, chaînes. Platon aura donc voulu dire (dans le Timée) que "la Terre se serre fortement autour de l'axe qui traverse l'univers (eillomenèn peri ton dia pantos polon tetamenon)." Cette interprétation, adoptée par Rh. H. Martin [1], sauve l'immobilité de la Terre, qui produirait le jour et la nuit par sa résistance même au mouvement. Plutarque compare ici la Terre à l'aiguille (immobile) du cadran solaire; c'est son repos qui donne, dit-il, aux astres le lever et le coucher [2].

Cependant, au rapport de Théophraste, cité par Plutarque, Platon, dans sa vieillesse, aurait changé d'opinion [3] relativement à la Terre, supposée immobile au centre du monde. Si le fait est vrai, Platon devait alors presque parvenu à l'extrême limite de sa vie, puisqu'il était déjà vieux quand il composa le Timée.

Les cercles que les planètes décrivent par leurs mouvements propres, sont, suivant Platon, tels, que le cercle de la Lune étant 1, celui du Soleil serait 2, celui de Vénus 3, celui de Mercure 4, celui de Mars 8, celui de Jupiter 9, et celui de Saturne 27. Ces cercles, dont la Terre occuperait le centre commun, suivent, comme on voit deux progressions distinctes : celle de la Lune, du Soleil, de Mercure et de Mars, représentée par 1, 2, 4, 8, et celle de Vénus, de Jupiter et de Saturne, exprimée par 3,9, 27.

[1] Etudes sur le Timée de Platon, t. II, p. 90.

[2] Plutarque, Quaestiones platonicae, VIII, 3. - De facie in orbe Lunae; c. 25.)

[3]Vie de Numa, c. II. Voyez aussi Plotin, Ennéades, II, 2, t.
 
 
 

 

Dans la République, Platon donne les cercles célestes, y compris celui des fixes, comme appartenant à l'immense fuseau des Parques, et il leur attribue les couleurs des astres qui les parcourent. Le premier cercle, celui des fixes, est, dit-il, scintillant, poikilon; le second, celui de Saturne, et le cinquième, celui de Mercure, sont plus jaunes que ceux du Soleil et de la Lune; le sixième, celui de Vénus, est moins blanc que celui de Saturne; le troisième, celui de Jupiter, est le plus blanc de tous, et le huitième, celui de la Lune, emprunte au précédent sa lumière et sa couleur [4].

Les mouvements propres des planètes, obliques sur l'équateur de la sphère du monde, décrivent, dans l'espace, les tours d'une spirale, elis, que Cicéron, interprétant Platon, a très bien rendu par helicis inflexione.

[4] V. Th. H. Martin, Etudes sur le Timée, t. II, p. 65.
Ce que Platon a dit des mouvements particuliers de Mercure et de Vénus est peu clair, à moins qu'il n'ait voulu dire tout simplement que Mercure et Vénus suivent tantôt une direction opposée du Soleil, et tantôt se dirigent dans le même sens que l'astre du jour.

Qu'est-ce que Platon appelait la grande année ou l'année parfaite, ton teleion eniauton? L'examen de cette question nous intéresse surtout, parce qu'il nous montre l'état des connaissances d'alors relativement à la durée des révolutions des différentes planètes. La durée de la révolution lunaire (Lunaison), qui forme le mois, et la durée de la révolution solaire, qui compose l'année, ont été, comme nous l'avons vu, depuis la plus haute Antiquité un objet d'études constantes; et cela se conçoit, puisque la Lune et le Soleil sont, pour ainsi dire, les aiguilles de la grande horloge du monde, indiquant à tous les mortels la nécessité de compter exactement avec le temps. Les durées des révolutions de Mercure et de Vénus étaient estimées à peu près égales à une année, probablement parce que ces planètes sont les plus voisines du Soleil. Quant aux autres planètes, la durée de leurs révolutions était encore inconnue à l'époque de Platon, à en juger par les paroles mêmes du grand philosophe. 

"Comme les hommes, à l'exception d'un petit nombre, n'ont pas, dit-il, observé les révolutions des autres planètes (Mars, Jupiter et Saturne), ils ne leur assignent ni noms, ni rapports numériques, de sorte qu'ils ne se doutent point, pour ainsi dire, de la durée de leurs mouvements révolutifs, d'une grandeur et d'une variété prodigieuses." 
Puis il ajoute qu'il n'est cependant pas impossible de concevoir qu'après une certaine période toutes les planètes se retrouvent ensemble à leur premier point de départ.
C'est cette période qui se nommait la grande année platonique. Bien des opinions ont été émises sur sa longueur. Suivant un passage de l'Hortensius de Cicéron, conservé par Servius dans son Commentaire sur l'Enéide (III, 284), elle serait de 12 954 années solaires. Macrobe, dans son Commentaire sur le Songe de Scipion, lui assigne une durée de 15 000 ans [5].

La grande année platonique ferait-elle allusion à une vague connaissance de la précession des équinoxe, qui fait exécuter à la voûte céleste un mouvement de rotation en 25 000 ans environ? (F. Hoefer).



Oeuvres- Platon a laissé un grand nombre décrits; ils sont presque tous rédigés sous la forme de dialogue et Socrate y loue le principal rôle. Ce sont : Euthyphron ou du Saint, Criton ou le Devoir du citoyen, Phédon ou de l'Ame, l'Apologie de Socrate, Cratyle ou de la Propriété des noms, Théétète ou de la Science, le Sophiste ou de l'Être, le Politique, Parménide ou des Idées. Philèbe ou la Volupté, le Banquet ou de l'Amour, Phèdre ou du Beau, le 1erAlcibiade ou de la Nature de l'homme, le 2e Alcibiade ou de la Prière, Hipparque ou l'Amour du gain, les Erastes ou de la philosophie, Théagès ou de la Sagesse, Charmidès ou de la Modération, Lachès ou du courage, Lysis ou de l'Amitié, Euthydème ou des Sophismes, Protagoras ou les Sophistes, Gorgias ou la Rhétorique, Ménon ou de la Vertu, le grand Hippias ou du Beau, le petit Hippias ou du Mensonge, Ion ou de l'Enthousiasme poétique, Ménexène, oraison funèbres des Athéniens morts pour la patrie, Clitophon ou l'Exhortation, la République ou du Juste (en 10 liv.), Timée ou de la Nature, Critias ou L'Atlantide (inachevé), Minos ou de la Loi, les Lois en 12 liv., Epinomis ou Appendice aux Lois (qui est aussi attribué à Philippe d'Oponte, son disciple). On y joint 13 lettres morales. L'authenticité de plusieurs de ces écrits, surtout celle des lettres, est contestée. Nous n'avons pas compris dans cette, énumération quelques écrits que l'on rejette comme apocryphes : Ie Démadocus, le Sisyphe, l'Eryxias, l'Axiochus.

Editions anciennes - Les meilleures éditions de Platon sont celles d'AIde, Venise 1513, in-fol.; de J. Serranus (de Serre), avec une traduction latine et des notes: publ. par H. Etienne, Paris, 1678, 3 v, in-f. de Marsile Ficin, avec une traduction latine préférable à la précéd., Venise, 1491, Francf., 1662, in-fol., de Deux-Ponts, due à Mitscherlich, 1781-88, 12 v. in-8; de Bekker (gr.-lat.), Berlin 1816-18, 8 v. in-8, avec commentaires, publiés en 1823, 2 v. in-8; d'Ast, Leipz., 1819-32, 11 v. in-8; de Stalbaum, 17 v. in-8, 1829-44, et celle de la Bibliothèque grecque de MM Didot, publiée par Schneider et Hirschig. On doit à Baiter, Orelli et Winckelmann une excellente éd. du texte grec seul, publ. à Zurich, 1839, 1 v. in-4, et comprenant les variantes, le Lexique platonique de Timée le Sophiste et autres lexiques anciens, les Scolies, avec un index des auteurs cités par Platon et des noms propres. Plusieurs dialogues ont été trad. séparément en français par Leroi, Grou, L. Racine, Maucroix, Dacier, H. Martin. On doit à V. Cousin la 1re traduction complète qui ait paru en français 13 vol. in-8, Paris, 1822-40; elle est accompagnée de savantes notes, ainsi que d'arguments philosophiques. Chauvet et Saisset ont reproduit dans la bibliothèque Charpentier les Dialogues de Platon,1861 et ann. suiv., 8 v. in-18. Schleiermacher a donné une trad. allemande de Platon, qui est fort estimée, Berlin, 1817-19; Th. Taylor l'avait traduit en anglais dès 1804, 5 vol. in-4.  J. V. Leclerc a publie les Pensées de Platon (grec-français), Paris, 1819, souvent réimprimé. La vie de Platon a été écrite, dans l'antiquité, par Speusippe, son neveu et son successeur (cette vie est perdue), par Diogène Laërce, par Olympiodore, par Hésychius; chez les modernes par Combes-Dounous (Essai historique sur Platon, 1809), et par Ast (Vie et écrits de Platon, Leipzig, 1816, all.). Sur sa doctrine, on peut consulter outre les ouvrages précédents : Apulée, de Dogmate Platonis; Albinus, lntroduction aux dialogues de Platon; Alcinoüs, lntroduction à la doctrine platonicienne ; G. Pléthon, De platonicæ atque aristotelicæ philosophiæ differentia; les commentateurs anciens de ses écrits, Proclus, Olympiodore, Chalcidius, et les historiens modernes de la philosophie, Tiedeman, Tennemann, Ritter, Brandis, etc.



En librairie - Quelques éditions récentes des ouvrages de Platon : Gorgias, Nathan, 2003. - Le politique, Flammarion (GF), 2003. - La République, Flammarion (GF), 2002. - Philèbe, Flammarion (GF), 2002. - Charmide, Mille et Une Nuits, 2002. - Le Banquet, Flammarion (GF), 2001.  - Hippias Majeur, Hatier, 2001. - Cratyle, Flammarion (GF), 2001. - Protagoras, Flammarion (GF), 2001. - Théétète / Parménide, Flammarion (GF), 2001. - Euthydème, Flammarion, 2001. - Timée / Critias, Flammarion (GF), 2001. - Le Sophiste, Flammarion (GF), 2001. - Hippias mineur, Belles lettres, 2000. - Ménon, Bréal, 2000.- Apologie de Socrate, Flammarion (GF), 1999. - Lysis, Les Belles Lettres, 1999. - Phédon, Flammarion (GF), 1999. - Phèdre, Flammarion (GF), 1999. - Lachès / Euthyphron, Flammarion (GF), 1998. - Alcibiade, Le Livre de Poche, 1998. - Les Lois, Gallimard (Folio), 1997. -  Ménexène, Les Belles Lettres, 1997.

Oeuvres complètes, Gallimard (La Pléiade), 2 vol. - Dala série grecque des Belles Lettres, 25 volumes.

J. Laurent, Les dieux de Platon, Presses universitaires de Caen, 2004. - Marie-Lauren Desclos, Aux marges des dialogues de Platon, Jérôme Millon, 2003. - Rémi Brague, Du Temps chez Platon et Aristote, PUF, 2003. - Raphaël, Initiation à la philosophie de Platon, Accarias-L'Originel, 2003. - M. Dixsaut et A. Brancacci, Platon, source des présocratiques, Vrin, 2002. - Jean-François Mattéi, Platon et le miroir du mythe, PUF, 2002. - Christophe Roque, Comprendre Platon, Armand Colin, 2002. - Roberto Casati, La découverte de l'ombre (de Platon à Galilée, une énigme qui fascine tous les grands penseurs de l'humanité), Albin Michel, 2002. Michel Fattal, La Philosophie de Platon, L'Harmattan, 2002. -  C. Denis et D. Bourdin, Les figures du pouvoir (Platon, Racine, Zola), Bréal, 2000.  -Philippe Buttgen et Stéphane Diebler, Théories de la phrase et de la proposition, de Platon à Averroès, Rue d'Ulm, 1999. - Philippe Buttgen et Stéphane Diebler, Théories de la phrase et de la proposition de Platon à Averroès, Rue d'Ulm, 1999. - Luc Brisson, Lectures de Platon, Vrin, 2000. - Du même, Platon, les mots et les mythes, La Découverte, 1982. etc.

[5] Th. H. Martin, Etudes sur le Timée, t. II, p. 78.

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
[Bibliothèque][En librairie][Textes][Pages pratiques][Recherche sur Internet][Aide]

© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.