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Paradoxe
(du grec para, contre, et doxa, opinion),
proposition
contraire à l'opinion, commune, qu'elle soit ou ne soit pas vraie.
C'est, par exemple, un paradoxe de dire que la pauvreté est préférable
aux richesses. Certaines idées aujourd'hui
admises, à savoir : que la Terre tourne, qu'elle est ronde, qu'il
y a des antipodes, ont été longtemps regardées comme
paradoxales. Quand les Éléates
niaient la diversité des êtres et le mouvement, quand Pyrrhon
prétendait qu'on devait douter de tout,
ils soutenaient des paradoxes. Cicéron
a développé dans ses Paradoxa certaines opinions des
Stoïciens
, comme "Le sage est seul libre, seul riche, seul beau, etc." J.-
J. Rousseau a été des propos souvent paradoxaux Laromiguière
nous a laissé un écrit sur les Paradoxes de Condillac.
Il y a eu même des paradoxes en géométrie
on les trouve réunis dans l'Apiarium de Mario Bettino.
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 Nicolas
Grimaldi, Préjugés
et paradoxes, PUF, 2007.
2130564054
Le
livre rassemble - à la manière de Montaigne,
Alain ou Cioran - de courts essais écrits au jour le jour. Il invite
à réfléchir sur les thèmes les plus ordinaires
: cinéma, littérature, télévision; s'interroge
sur l'origine de nos croyances, des idéologies et du mal, et analyse
les envoûtements de l'imaginaire et les paradoxes du jeu.
"Certains
sont encore pour moi des énigmes, comme le moi, ou le mal. D'autres
suscitent indéfiniment ma perplexité, comme l'imaginaire
et ses jeux. L'art est un de ceux-là. Les peintres s'essayaient
souvent dans leurs carnets à surprendre la vérité
sur le vif, à la retenir d'un trait. C'est ce trait que j'ai cherché
à saisir et que je me suis parfois efforcé de fixer". (Nicolas
Grimaldi). |
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