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Ecole de Mégare ,
école de philosophie grecque
qui tire son nom du lieu d'origine de son fondateur, Euclide,
disciple de Socrate. Elle dura environ un siècle;
son dernier représentant fut Diodore Cronus;
les autres philosophes de l'école furent Ichthyas, Pasiclès,
Thrasymaque,
Clinomaque, Eubulide, Stilpon,
Apollonios Cronus, Euphante, Bryson et Alexinus.
L'école mégarique s'occupa
surtout de logique
et de métaphysique, et, dans la logique;
elle donna la préférence à la
dialectique,
ce qui fit donner aux Mégariques le surnom d'éristiques
(disputeurs),
parce qu'ils faisaient dégénérer en dispute la science
du raisonnement. Ils se rattachaient, par
suite, aux Sophistes et aux Éléates.
Ainsi que ceux-ci, ils repoussaient la certitude
des
sens, les regardant comme trompeurs, et lie
voulant s'en rapporter qu'à la raison.
Ce principe logique conduisait nécessairement
à la négation du mouvement, du changement, de la pluralité,
et à l'affirmation de l'immutabilité. C'est ce que firent
les Mégariques.
Un principe qui leur appartient en propre
est l'identification de l'être et du bien,
principe adopté plus tard par l'école
d'Alexandrie .
La morale tint peu de place dans l'école
de Mégare ;
cependant les Stoïciens lui empruntèrent
quelques maximes, entre autres celle-ci de Stilpon : "Le bien consiste
dans l'impassibilité."(R.).
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En
bibliothèque - Gunther,
Dissertatio
de methodo disputandi megarica, Iéna, 1707, in-4°; G.-L.
Spalding, Vindiciae philosophorum megaricum, Berlin, 1793 in-8°;
Deycks De Mégaricorum doctrina, ejusque apud Platonem et Aristotelem
vestigiis, Bonn, 1827, in-8°; Ritter, Remarques sur la philosophie
de l'École de Mégare, Paris, 1843, in-8°; l'Ecole
mégarique, dans le Musée du Rhin, Bonn, 1828; C. Mallet,
Henne, Histoire de l'école de Mégare et des écoles
d'Elis et d'Eretrie, Paris, 1845, in-8°. |
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