 |
Macrobe
(Ambrosius Theodosius Macrobius), philosophe, philologue et homme politique
de la fin du IVe, siècle et du début
du Ve, né très probablement
en Afrique, sans doute en Numidie ,
aux environs d'Hippone .
On sait peu de chose sur la vie de Macrobe. Il remplit d'importantes fonctions
administratives. En 399-400, il gouverna l'Espagne, puis la Gaule, en qualité
de lieutenant d'un préfet du prétoire. En 409-410, il fut
proconsul à Carthage .
Plus tard, nous le trouvons à Rome,
et il faut l'identifier sans doute avec le Macrobe qui était en
422 grand chambellan de l'empereur (Cod. Theodos., VI, 8, -1; VIII,
5, 61; XI, 28, 6; XVI, 40, 15). En ce cas, il se serait converti sur le
tard au christianisme .
Mais, pendant la plus grande partie de sa vie, il avait été
un païen convaincu, de ceux qui se faisaient de la philosophie néo-platonicienne
une religion. Il avait vécu surtout dans la société
aristocratique des Symmaque, des Prétextat et des Nicomaque,
tous partisans décidés des vieux cultes.
Macrobe était un esprit curieux,
ouvert à toutes les connaissances humaines. Outre un opuscule de
grammaire comparée, Sur les Différences et les rapports
du verbe en grec et en latin, nous possédons de lui deux grands
ouvrages dédiés à son fils :
1° le Commentaire, en deux
livres, sur le Songe de Scipion, où
nous a été conservé un admirable épisode de
la République de Cicéron,
et où sont résumées les théories de la science
antique, surtout des néo-platoniciens,
sur l'astronomie et la physique céleste;
2° les Saturnales,
en sept livres, une vaste et riche encyclopédie
sous forme de dialogues, où l'auteur a mis en scène Symmaque
et ses amis.
(Paul Monceaux).
|
|