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La planète Jupiter. Source : NASA / Mission Cassini. (le disque noir en bas à gauche est celui d'Europa). |
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JupiterLa plus grosse planète Dans les régions internes, où règnent des pressions et des températures excessivement élevées, cet hydrogène se présente à l'état liquide et forme un océan bouillonnant profond de plusieurs milliers de kilomètres. Une très épaisse atmosphère où se superposent plusieurs couches de nuages enveloppe cet océan. La rotation très rapide de Jupiter y provoque l'étalement de ses nuages le long de bandes parallèles à l'équateur, où alternent région claires et sombres. Les premières sont habituellement qualifiées de zones. On a montré en 2004 que ce zonage de l'atmosphère jovienne reposait sur les mêmes principes (flux turbulent) que ceux qui organisent la dispositions des courants océaniques sur la Terre. Une découverte que pourrait avoir des répercussions sur la compréhension de la climatologie de notre planète.Ajoutons ici que c'est en observant les variations de temps qui s'écoulent entre les entrées et les sorties (immersions et émersions) du premier satellite (Io) dans le cône d'ombre projeté par cette planète à l'opposé du Soleil, que RoemerEn examinant le disque de Jupiter avec une lunette astronomique, on y a également remarqué très vite des bandes alternativement sombres et brillantes, parallèles à l'équateur de la planète, des taches brunes et une tache rouge, qui ont permis de déterminer la durée de la rotation de cette planète, en particulier grâce aux observations de Cassini |
| Les nuages sont poussés
à des vitesse de l'ordre de 300 km/h. Les plus hauts, a-t-on pensé
apparaissent plus clairs car ils reçoivent directement la lumière
du Soleil. Ceux qui se situent en profondeur sont à l'ombre des
précédents et semblent donc plus sombres. Ce point de vue
est aujourd'hui discuté. Et les différences de teintes pourraient
aussi pour une part provenir de compositions chimiques différentes.
L'atmosphère de Jupiter peut également
former d'immenses tempêtes. Elles se apparaissent sous la forme de
vastes taches, généralement blanchâtres, parfois brunes,
appelées des ovales, et qui peuvent persister des mois ou des années.
Elles correspondent à des remontées de matière depuis
les profondeurs de l'atmosphère jovienne. Parfois ces tempêtes
se rattrapent, et fusionnent. C'est ce qui est arrivé, par exemple,
en 1998, à deux ovales clairs dont l'évolution était
suivie depuis un demi-siècle.
Région de la Grande Tache rouge de Jupiter. La plus connue de ces perturbations est cependant assez différente, par son aspect, des précédentes. Il s'agit d'une gigantesque structure nuageuse tourbillonnaire, correspondant à une tempête anticyclonique, et qui est appelée la Grande Tache rouge. D'un diamètre de 30 000 kilomètres, celle-ci existe depuis au moins 300 ans. L'origine de la coloration très marquée de cette Grande Tache rouge reste à élucider. Mais elle est généralement attribuée à la présence de molécules, pour la plupart organiques. De façon générale, la variété des couleurs observées dans l'atmosphère de Jupiter, où dominent les bruns, le jaune, le roux, et le bleu-vert, traduisent une chimie complexe et encore mal connue, malgré les progrès notables qu'on permis d'accomplir ces dernières années le télescope spatial infrarouge Iso, ou la sonde d'exploration in situ Galileo.Satellites Pas moins de 61 satellites étaient répertoriés autour de Jupiter fin 2003. La plupart ne dépassent pas quelques kilomètres de diamètre et sont en fait de gros blocs de roche ( La planète possède par ailleurs
des accompagnateurs : deux groupes de troyens
circulent sur la même orbite qu'elle, à quoi il convient d'ajouter
une famille de comètes Anneaux
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