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| Dictionnaire | |
| Relativité
(philosophie). - Les philosophes opposent
le relatif à l'absolu. Par l'expression
d'absolu, ils désignent ce qui se suffit à soi-même
et pour exister et pour être conçu,
au lieu qu'ils appellent relatif ce qui ne saurait être conçu
que par rapport à quelque autre chose,
ce qui donc ne se suffit ni pour exister ni pour être intelligible;
tel est, par exemple, chez Spinoza, le mode,
lequel n'a de sens qu'en tant qu'il détermine un attribut;
tel est encore l'attribut, lequel n'a de réalité
que dans la mesure où il détermine la substance,
cette dernière demeurant, en fin de compte, l'absolu unique et total.
La relativité, dans le langage ordinaire
des métaphysiciens, désignerait donc cette condition
générale de tous les objets, sauf
un, qui tombent sous les prises de notre pensée,
de se rapporter les uns aux autres, d'entrer dans des liaisons qui les
unissent ou dans des oppositions qui
les font contraster. Encore, pour cette unique exception que l'absolu présente,
a-t-on pu soutenir qu'elle était plus apparente
que réelle, attendu qu'on ne le pense
qu'en le mettant en antithèse avec son contraire, c.-à-d.
avec le relatif. Nommez le Dieu Mais la notion de relativité a été également entendue dans un sens différent, et cette seconde acception est celle qui, grâce aux progrès de la philosophie critique, a pris la plus grande importance. Elle ne désigne plus alors la loi en vertu de laquelle tout objet est conditionné par rapport à d'autres objets, mais bien cette autre loi en vertu de laquelle tous les objets, quels qu'ils soient, sont conditionnés par l'intelligence même qui se les représente. « Penser, c'est conditionner », a dit William Hamilton, ce qui revient à affirmer que toute chose, par le seul fait qu'on la nomme, tombe sous l'action de la pensée. et par le seul fait qu'on la pense, se conforme aux exigences de cette pensée elle-même. Jusqu'à quel point peut s'étendre cette action réfringente de la pensée sur ses objets? Ici commencent les divergences et les doutes, qui peuvent entraîner le critique aux conclusions extrêmes, soit de l'idéalisme absolu, soit du scepticisme radical. Cet objet, dira-t-on, que la la pensée pense, c'est-à-dire soumet aux relations qui lui sont essentielles, à ses catégories-nécessaires, offre-t-il encore à l'esprit qui le contemple quelque chose qui ne soit pas, comme disent les philosophes anglais, manufacturé par l'intelligence? La réalité qui, au dehors, lui correspond, est-elle quelque chose de plus, sinon une simple occasion, une mise en jeu de notre mécanisme mental? L'objet réel a donné peut-être uniquement la chiquenaude; les formes et déterminations n'ont été l'oeuvre que de l'esprit. On est allé plus loin encore dans la voie de ce que l'on a appelé, la relativité de la connaissance. Ces relations elles-mêmes que la pensée impose nécessairement à tout ce qu'elle se représente, on s'est demandé si elles ne constituaient pas de simples manières d'être, des dispositions anatomiques, si l'on peut dire, de notre pensée, dispositions exclusivement subjectives, dénuées de significations, si on vent les transférer à l'univers objectif. L'illusion qui nous porte à croire obstinément le contraire ne serait due qu'à une nécessité de notre nature, qui nous oblige à des croyances trompeuses et préservatrices, qui nous fait, pour notre plus grande utilité, réaliser hors de nous un monde que nous portons en nous-mêmes et dont nous avons été les véritables créateurs. Ce serait là une doctrine de relativisme extrême. On devine quel parti le scepticisme ne saurait manquer d'en tirer, s'il est vrai comme l'ont voulu Reid et Hamilton, que la distinction du moi et du non-moi, celle de la réalité et de l'apparence, sont les premières démarches de l'intelligence en quête de la vérité. Il semble bien qu'une prétention de ce genre ait été, comme l'a très bien vu l'historien Grote, hasardée par le grand sophiste-Protagoras quand il disait : « L'humain est la mesure des choses, de ce qu'elles sont, dans la limite ou elles sont, de ce qu'elles ne sont pas, dans la limite ou elles ne sont pas ».Et les maîtres de l'École pyrrhonienne ( |
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Relativité (mécanique).
- Ensemble des principes et conséquences
liées au passage entre différents systèmes de coordonnés
(ou référentiels) en mouvement relatif.
Relativité galiléenne - Galilée le premier a établi la relativité du mouvement. Une classe particulière de référentiels est définie : les référentiels galiléens, qui sont des systèmes de référence en translation uniforme l'uns par rapport aux autres..
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.