 |
Parménide,
philosophe grec, de l'école éléatique,
né à Élée ,
en Grande-Grèce
(Italie du Sud), vers 535 av. J.-C., selon les uns, en 519 selon d'autres,
fut dans sa première jeunesse disciple de
Xénophane,
exerça les premières magistratures dans sa patrie, donna
de sages loi lois à ses concitoyens, puis se retira des affaires
pour se livrer à la méditation. A 65 ans, il fit avec Zénon
d'Élée, son disciple, un voyage à Athènes
pour y enseigner la philosophie. Il mourut dans un âge avancé.
Parménide professa comme Xénophane la doctrine de l'unité
absolue, mais il donna une forme plus rigoureuse à ce système.
Distinguant deux ordres de connaissances, celles qui sont fondées
sur la raison et celles que donne l'apparence, il prétendit que,
selon la raison, il n'existe qu'un être unique, immuable, infini;
que la diversités le changement, la pluralité sont impossibles;
mais il avouait que, selon l'apparence, il faudrait admettre tout le contraire.
En raisonnant d'après les sens, il expliquait tout par deux principes
: le ciel ou le chaud, la terre ou le froid.
Il avait exposé son système
dans un poème intitulé. De la Nature, dont il reste
quelques fragments recueillis par Amédée Peyron, Leipzig,
1810, par Brandis dans ses Commentationes eleaticæ, Altona,
1813, et par Karsten dans ses Philos. græcæ reliquiæ,
Amsterdam,1836. Platon a donné le nom de
Parménide
à un dialogue ont il met ce philosophe en scène. Proclus
nous a laissé un
Commentaire du Parménide. |
|