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Ecole Ionienne.
- Ecole de philosophie grecque, ainsi nommée
parce que la plupart des philosophes qui en faisaient partie étaient
nés en Ionie .
Cette école chercha à substituer un
système
de physique aux anciennes cosmogonies
mythologiques ,
et à déterminer l'état primitif des choses, ainsi
que leur principe dans l'ordre
matériel.
Ainsi, Thalès,
son fondateur, né en 640 av. J.-C., regarda l'eau comme l'élément
dont toutes choses étaient faites; pour Anaximandre,
son disciple, ce fut un principe tenant le milieu entre l'air et le feu,
et qu'il appelait l'infini ou le chaos ;
Anaximène
donna la préférence à l'air. Quoique se séparant
à beaucoup d'égards des précédents, il faut
citer Héraclite, qui attribuait au feu
le rôle de principe élémentaire. Anaxagore
reprenant un siècle plus tard l'hypothèse d'Anaximandre,
y ajouta un esprit supérieur, distinct du chaos, auquel il communiquait
le mouvement et l'harmonie; il proclamait ainsi une intelligence divine,
et faisait entrer l'École ionienne dans une voie nouvelle.
Les systèmes panthéistes
des autres Ioniens étaient indépendants des croyances
populaires, sans les exclure; celui d'Anaxagore leur parut hostile; il
fut poursuivi. Peu de temps avant lui avait paru Hermotime
de Clazomène ,
qui porta son attention sur le principe pensant. Les deux derniers philosophes
de l'École ionienne furent Diogène
d'Apollonie ,
qui suivit les traces d'Anaxagore, et Archélaüs
de Milet ,
qui fut un des maîtres de Socrate.
En prenant le monde physique pour l'unique
objet de ses spéculations, l'École ionienne s'attacha spécialement
à la certitude des sens;
elle fut, pour cette raison, regardée comme la première école
sensualiste ( Sensualisme).
(R.).
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En
bibliothèque - Tiedemann, Premiers
philosophes de la Grèce, in-8°, Leipzig, 1780 (en all.);
Bouterweck, De primis philosophorum graecorum
decretis physicis, dans les Commentaires de la Société
de Goettingen, 1811; Henri Ritter, Histoire de la philosophie ionienme,
in-8°, Berlin, 1821 (en all.); Mallet, Histoire de la philosophie
ionienne, in-8°, Paris, 1842. |
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