| . |
| |||||||
| Arithmétique.
- Branche des mathématiques qui
s'occupe des propriétés des
nombres,
et plus particulièrement des nombres entiers. On parle d'Arithémtique
numérale, quand elle opère sur des nombres déterminés,
et emploie des chiffres; et d'Arithmétique littérale
ou spécieuse, quand, au lieu de chiffres, elle emploie les lettres
de l'alphabet : elle reçoit alors le nom d'Algèbre. Les nombres
peuvent être considérés sous le rapport de leurs combinaisons
et sous celui de leur comparaison. Le premier point de vue conduit aux
différentes opérations d'arithmétique : addition,
soustraction, multiplication, divisionn, élévations aux puissanccs,
extraction des racines. De la comparaison des nombres résultent
les rapports, proportions, progressions, logarithmes.
Histoire.
Les savants arabes affirment que c'est aux peuples de l'Inde qu'ils ont emprunté, vers le Xe siècle, les caractères que nous nommons chiffres arabes, et qu'ils nommaient chiffres indiens. Les Arabes ont également beaucoup emprunté, en arithmétique, comme dans les autres sciences, à l'école grecque d'Alexandrie. La numération parlée que nous tenons d'eux est identique en effet à la numération parlée des Grecs et des Romains. Quant à la numération écrire, outre que quelques-uns de nos chiffres ne sont autres que les chiffres grecs de même valeur, on a affirmé, peut-être avec quelque raison, que l'abaque de Pythagore n'était qu'un cadre permettant d'écrire les nombres comme nous les écrivons maintenant, et dont l'invention du zéro a permis plus tard de se passer. Quoi qu'il en soit, ce fut vers le commencement du XIIIe siècle que l'aritlimétique arabe se répandit en Europe. Le moine grec Planude, Jean Halifax, plus connu sous le nom de Sacrobosco, et plus tard, après l'invention de l'imprimerie, Lucas de Borgo et Nicolas Tartaglia en Italie, Clavius et Ramus en France, Stifelius et Henischius eu Allemagne, Buckley,Diggs et Recorde en Angleterre, peuvent être cités comme les principaux arithméticiens de cette première époque de la science. Mais c'est surtout au XVIIIe siècle que l'arithmétique reçut tout son développement. Les traités classiques d'arithmétique les plus estimés en France sont ceux de Lacroix, Clairaut, Bezout, Mauduit; Reyntaud, Bourdon, Cirodde, Guilmin, Bertrand, Tarnier, Tombeck, etc. Diverses machines et divers moyens graphiques ont été imaginés pour abréger ou simplifier les calculs d'arithmétique : tels sont machine arithmétique de Pascal, le Calculateur de Leibniz, les Bâtons le Néper, les Machines à calculer de L'Epine et de Boitissendeau, de Royer, du Milanais Torchi, l'Abaque ou Compteur universel de Léon Lalanne, l'Arithmomètre de Thomas de Colmar. La plupart de ces moyens mécaniques sont devenus des curiosités muséographiques sans avoir jamais montré la moindre utilité pratique. L'invention des logarithmes a fourni pendant longtemps le vrai moyen do simplifier les calculs. |
| . |
| ||||||||||||||||||||||||||||||||