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| Dictionnaire | |
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L'Académie |
On
donne le nom de Platoniciens aux philosophes qui ont suivi les doctrines
de Platon. L'école philosophique, fondée
dans AthènesCeux, dit Cicéron (Académiques, I 4), qui, suivant l'usage institué, par Platon, continuèrent à s'assembler et à s'entretenir dans l'Académie, empruntèrent leur nom à ce lieu.C'est ainsi qu'il se transmit successivement, 1° à l'école de Speusippe, neveu et disciple immédiat de Platon, dite Ancienne Académie (Academia vetus); 2° à celle d'Arcésilas, ou Moyenne Académie (Academia media); 3° à celle de Carnéade ou Nouvelle Académie (Academia nova). Quelques-uns, ajoute Bouillet, admettent une quatrième et même une cinquième Académie, dont les chefs seraient Philon et Antiochus; ceux-ci se rapprochèrent de la véritable doctrine de Platon, et tâchèrent de la concilier avec le stoïcismeL'Ancienne Académie. L'Ancienne Académie, dans la personne de Speusippe, de Xénocrate, de Polémon, de Cratès et de Crantor, paraît avoir suivi assez fidèlement la tradition platonicienne. Cependant, on reproche à Speusippe et à Xénocrate d'avoir rétrogradé vers les idées pythagoriciennes. La seule opinion de quelque importance que Speusippe semble avoir été le premier à émettre, est relative à l'union des sciences et à la possibilité de les rattacher les unes aux autres. En prétendant que, pour bien définir quelque chose que ce soit, il faut, en raison de cette solidarité universelle, tout savoir, afin d'être capable de donner toutes les ressemblances et toutes les différences de la chose définie, peut-être Speusippe assigna-t-il à la science des conditions trop difficiles à remplir et déposa-t-il par là dans l'Académie les germes du scepticisme qui s'y développa avec Arcésilas. La
Moyenne Académie.
La
Nouvelle Académie.
"L'advis des Pyrrhoniens est plus hardy, et quant et quant plus vraysemblable." (Essais, liv. II, chap. XII).Ce fut sous cette forme et dans cette mesure que les doctrines de l'Académie passèrent à Rome - Ajoutons que les astronomes de l'Ecole Platonicienne notèrent de nombreuses observations célestes qui, plus tard, servirent à Hipparque et à Ptolémée. Le plus célèbre astronome de cette École, Eudoxe (409-356 av. J.-C.), de Cnide |
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