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Protagoras
ou les Sophistes est l'un des plus vivants et des plus charmants
dialogues de Platon. Composé vers 390 av.
J.-C., il a pour objet la satire des sophistes
qui prétendaient enseigner la vertu. Protagoras
vient d'arriver à Athènes. Socrate
va lui présenter un jeune Athénien
qui désire suivre ses leçons.
Il trouve Protagoras avec d'autres sophistes
et au milieu d'une cour d'adorateurs. Il s'étonne qu'on puisse donner
des leçons de vertu, et demande si la vertu peut être enseignée.
Sur la réponse affirmative de Protagoras, il lui demande quelle
est l'essence de la vertu, si elle est une, si elle a des parties qui se
laissent enseigner les unes après les autres.
Le sophiste prétend, avec tout le
monde, que la vertu a des parties diverses, comme la sagesse, la justice,
la tempérance. Mais Socrate, par une analyse profonde et subtile,
lui montre que ces différentes vertus se contiennent toutes les
unes les autres, ne sont que des applications, plus on moins dissemblables
en apparence, du même principe qui les comprend toutes.
Les vertus ainsi réduites à
la vertu, et la vertu a l'inspiration vertueuse, Socrate refuse d'admettre
qu'elle tombe sous l'enseignement de l'école. (NLI). |
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