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L'origine
des mathématiques est très
lointaine, puisque, selon certains papyrus, les Egyptiens
connaissaient déjà trois mille ans avant notre ère
les rudiments de l'arithmétique et
de l'arpentage. Peu après, les Babyloniens imaginèrent la
numération sexagésimale; puis les premiers philosophes grecs,
Thalès,
Pythagore
et Platon développèrent la géométrie
et l'arithmétique. La science hellène se propagea en Sicile
et dans le sud de l'Italie
(Grande-Grèce ),
repassa à nouveau la mer Egée pour s'arrêter enfin
à Alexandrie,
dont l'Ecole fut pendant longtemps la lumière du monde occidental.
On vit alors briller les plus illustres mathématiciens de l'Antiquité
: Euclide, Archimède,
Apollonius
et Eratosthène, qui parvinrent à
constituer ce que nous dénommons aujourd'hui les mathématiques
élémentaires. Après ces précurseurs, on n'a
plus que de rares noms à citer durant de longs siècles. Un
géomètre, Pappus, les astronomes
Hipparque
et Ptolémée, qui établissent
les fondements de la trigonométrie;
et Diophante, considéré habituellement
comme l'inventeur de l'algèbre, jettent
un dernier éclat sur la période grecque.
Les Romains
s'arrêtèrent peu aux spéculations désintéressées
des mathématiques. Les Indiens, en
revanche, avec des énoncés de théorèmes
sur les surfaces ou volumes de figures simples, formèrent une géométrie
originale, mais ils se distinguèrent dans leurs recherches sur les
propriétés des nombres et sur les
transformations algébriques. La Chine ,
qui influença probablement l'Inde, vit également fleurir
une spéculation mathématique importante. Enfin, dès
le règne d'Al-Mammoun (813-834),
les Arabes accrurent puissamment l'héritage mathématique
des Grecs, le nourrissant des connaissances acquises par les mathématiciens
indiens.
Mais, pendant que
la civilisation musulmane atteignait son apogée, on délaissait
de plus en plus les mathématiques
en Occident. Léonard de Pise (Fibonacci),
dans son Liber abaci (1202),
initia cependant ses contemporains au système de numération
arabe. Puis vint la renaissance des mathématiques, qui suivit la
prise de Constantinople
par les Turcs (1453).
Regiomontanus
perfectionne alors la trigonométrie.
Jean Widmann d'Eger emploie le premier les signes + et - pour désigner
l'addition et la soustraction.
Le Toscan Lucas Paccioli donne des méthodes pour ramener toutes
les équations du second degré
à trois cas. Toutefois, il faut arriver à Viète
pour voir l'algèbre moderne s'édifier.
Avec le XVIIe
siècle, s'ouvre l'âge d'or
de l'histoire mathématique. Néper
invente les logarithmes et Descartes
la géométrie analytique (1637).
Fermat
va plus loin que ses successeurs dans ses recherches sur les nombres,
Pascal
crée le calcul des probabilités.
Képler
et
Cavalieri aplanissent la voie à Leibniz
et à
Newton, qui partagent la gloire d'avoir
découvert l'analyse infinitésimale.
Au XVIIIe
siècle, Taylor,
Maclaurin,
Euler,
les
Bernoulli,
d'Alembert
et Lagrange se servent surtout de ce dernier
instrument pour faire progresser l'astronomie ,
l'algèbre et la mécanique. Ensuite,
Monge
invente la ,géométrie descriptive (1800)
et Carnot publie sa remarquable Géométrie
de position. Laplace perfectionne les procédés
d'intégration des équations et
le calcul des probabilités. Poncelet
agrandit l'horizon des géomètres en considérant les
propriétés projectives des figures, tandis que Michel
Chasles, en introduisant les principes de dualité et d'homographie,
met entre leurs mains un puissant mode d'investigation. Hamilton
énonce le principe des quaternions ou calcul s'appliquant aux figures
géométriques de l'espace. Puis, Mannheim,
par sa géométrie cinématique (1894),
tire de la mécanique rationnelle de nouvelles méthodes pour
la détermination des propriétés projectives.
D'autre part, Lobatchevski,
Riemann,
Bolyai,
Beltrami et Sophus Lie ouvrent de nouveaux champs
à l'activité des chercheurs en édifiant les géométries
non euclidiennes. Puissant créateur, mais parfois obscur, Cauchy
porte son attention sur les fonctions, tandis que Galois
s'attache aux équations algébriques. Gauss
et Legendre trouvent d'ingénieux procédés
pour découvrir les propriétés des nombres. Enfin,
Abel,
Weierstrass,
Jacobi,
Charles
Hermite,
Bertrand, Picard et Poincaré
s'attaquent principalement aux fonctions circulaires et elliptiques.
(NLI).
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Clifford
A. Pickover, Le
Beau Livre des Maths - De Pythagore à la 57e dimension,
Dunod , 2010.
2100546406
Ce
magnifique ouvrage en couleur retrace l'histoire des mathématiques
en 250 grandes étapes. Les entrées sont chronologiques,
du pédomètre des fourmis (150 millions d'années avant
JC) à l'hypothèse de Max Tegmark qui stipule que l'univers
physique n'est pas seulement décrit par les mathématiques
mais qu'il EST une structure mathématique (Hypothèse de l'Univers
Mathématiques, MUH, 2007). Chaque idée fait l'objet d'un
court descriptif (1 page) et est accompagnée d'une belle et évocatrice
illustration en couleur. (couv.).
Karine
Chemla, Mathématiques
et connaissance du monde réel avant Galilée,
Omniscience, 2010.
2916097260
On
associe souvent le nom de Galilée au tournant
que constitua, pour les sciences, la mathématisation de la physique
et, plus spécifiquement, celle du mouvement. Dans quelle mesure
Galilée héritait-il de siècles de réflexions
en philosophie naturelle et de tentatives d’employer des outils mathématiques
pour rendre compte du réel? Telle est
la question-clé qui oriente cet ouvrage. On y examine comment, entre
le XIVe et XVIe siècles, s’articulent arguments mathématiques,
physiques, mais aussi philosophiques, logiques
ou théologiques, dans différents
domaines : la composition du continu à partir d’atomes, la musique,
la mécanique et l’architecture. Ces préoccupations seront
au coeur des travaux de Galilée.
À
travers les écrits des atomistes d’Oxford, comme Nicole
Oresme, Thomas Bradwardine ou Thomas
Harriot, ce livre étudie tout d’abord comment on a associé
mathématiques et phénomènes
réels dans les discussions sur le continu. L’examen des théories
musicales de Jean de Murs et de Jean de Boen permet ensuite de jeter un
jour nouveau sur l’emploi des mathématiques pour traiter le rythme
ou la consonance dans le contexte de l’Ars Nova. Puis l’ouvrage
se tourne vers l’utilisation des mathématiques en mécanique.
On y montre comment Blaise de Parme introduit les raisonnements
de philosophie naturelle dans une science des poids et des machines simples,
auparavant purement mathématique. On y dégage le lien intime
qui se noue entre outils mathématiques et raisonnements physiques
dans la mécanique galiléenne. Le livre se conclut par un
nouvel éclairage sur le rôle des mathématiques dans
l’architecture de la Renaissance.
(couv.)
Michel
Rousselet, Catherine Morice-Singh, A
la découverte des mathématiques des pharaons, des mayas et
de l'Inde ancienne : Pack en 3 volumes, Pole , 2010.
2848841095
•
Le calcul et la géométrie au temps des pharaons • Les mathématiques
de l'Amérique précolombienne (Aztèques, Mayas, Incas)
• Le calcul et la géométrie dans l'Inde ancienne et médiévale.
Cette série de trois livres illustrés groupés sous
film traite des mathématiques dans trois anciennes civilisations.
Si le lecteur adulte peut sans aucun doute y trouver nombre de sujets d'intérêt,
c'est avant tout pour les collégiens et les lycéens que ces
ouvrages ont été conçus. Pour le professeur de mathématiques,
ce sera une excellente occasion de joindre ses efforts à ceux du
professeur d'histoire pour leur faire comprendre comment l'étude
d'une époque passée peut, en retour, éclairer sur
la nôtre. Il est intéressant, par exemple, de comparer la
numération égyptienne à notre écriture décimale,
de s'intéresser à la représentation des nombres chez
les Incas ou encore de découvrir la règle trairashika des
Indiens, notre règle de trois. Chaque thème commence par
une page illustrée pouvant être projetée ou photocopiée
et se poursuit par des exercices de niveau collège qui utilisent
les notions introduites. Les numéros des exercices commencent par
un 6, un 5, un 4 ou un 3 selon le niveau de la classe. (couv.).
Jean-Jacques
Samueli, Jean-Claude Boudenot (préf. Ed. Brézin), Trente
livres de mathématiques qui ont changé le monde,
Ellipses 2006.
-
Le
but de cet ouvrage est de présenter quelques livres comportant des
découvertes ou progrès mathématiques
importants en réunissant, d'une part, une courte biographie des
auteurs éponymes de ces inventions, théorèmes
ou algorithmes et, d'autre part, un petit
extrait des œuvres originales concernées. Les ouvrages anciens,
qui sont souvent complexes et obscurs, diffèrent fortement de la
façon dont on les expose aujourd'hui. Le lecteur en prendra sans
doute conscience en lisant les extraits proposés ici.
Voici
donc trente livres, publiés entre 1482 et 1916, bien connus par
l'influence qu'ils ont exercée sur l'évolution de la science
mathématique et sur la mathématisation d'autres disciplines
telles que la physique. Nous avons inclus dans
le champ des mathématiques, la mécanique que
Lagrange
considérait comme une géométrie
à quatre dimensions et les probabilités
qui prennent une place de plus en plus grande dans les sciences
modernes. (couv).
Barbin, La
révolution mathématique du XVIIe siècle,
Ellipses Marketing, 2006.
Karine
Chemla - Guo Shuchun, G. Lloyd. Les
Neuf Chapitres, le classique mathématique de la Chine ancienne et
ses commentaires, Dunod, 2004.
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Les
Neuf chapitres sur les procédures mathématiques, un ouvrage
vieux de 2000 ans, constitue le classique de la tradition mathématique
chinoise.
Méconnu
en Occident, il contredit l'idée répandue selon laquelle
le concept de
démonstration
a été développé uniquement par les mathématiciens
grecs de l'Antiquité, et invite à reconsidérer l'origine
de nos connaissances et de nos pratiques mathématiques.
À
la différence de la littérature mathématique grecque,les
connaissances que présentent les Neuf chapitres - arithmétique
des fractions,extraction des racines carrée et cubique, mode de
calcul de l'aire du cercle, volume de la pyramide et pivot de Gauss...
- sont exposées sous forme d'algorithmes, ces procédures
de calcul que le développement de l'informatique
a mises au centre de l'intérêt des mathématiciens d'aujourd'hui.
Comme
tout classique chinois, Les Neuf chapitres a suscité des
commentaires qui se sont transmis au fil des siècles en même
temps que le texte. Les commentaires de Liu Hui (IIIe siècle) et
de Liu Chunfeng (VIIe siècle) sont réunis dans le présent
volume.
L'ouvrage
compte également l'édition bilingue du texte original,sa
traduction abondamment annotée,ainsi qu'un glossaire exposant la
terminologie mathématique de la Chine ancienne, avec des calligraphies
de Toshiko Yasumoto.
L'ensemble
permet ainsi au lecteur une approche globale et précise des concepts,
des résultats,des pratiques qui constituent la tradition mathématique
de l'Antiquité chinoise (couv.). |
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