Les Planètes du Système solaire
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La Terre
Planète tellurique
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L'intérieur de la Terre

   Le noyau et la graine

   Le manteau

   La tectonique des plaques
            Le volcanisme terrestre
 

Océans et continents

   Les océans

    La lithosphère océanique
      Les îles
    L'hydrosphère
      Les courants
      La sédimentation
   Les continents
    La lithosphère continentale
      Les montagnes
    Les sols

    Les eaux continentales

      Les cours d'eau
      Les lacs

L'atmosphère

La biosphère*

La machine planétaire

   Le bilan énergétique
   Les cycles géochimiques
   L'évolution du climat

Terre.
La Terre vue par Apollo 17.

La Terre des humains
Etats et territoires (atlas)

Le passé de la Terre

Le ciel de la Terre

  Phénomènes météorologiques

   La lumière dans l'atmosphère
      La scintillation, l'arc-en-ciel, les halos
        les mirages, la foudre, les feux follets.
   Le temps qu'il fait
   La météorologie spatiale
 

  L'observation des astres

       La sphère céleste
         Les constellations
         Le repérage des astres

   La distance des astres

   La Terre en mouvement
       Les jours et les nuits
         L'année et les saisons
         La précession des équinoxes

   L'observation du Système solaire
       Les éclipses
         Les marées
         Les étoiles filantes

   L'observation de l'univers sidéral

Ah oui! Parlons-en de la Terre... Pour qui elle se prend la Terre?... Ma parole, y'a qu'elle sur Terre!... Y'a qu'elle pour faire tant de mystères! (air connu).

Aperçu 
Vue de l'espace, notre planète, la Terre, ressemble une grosse bille blanche et bleue. Des couleurs d'abord dues à une fine atmosphère chargée de nuages d'un blanc éclatant et à des océans constitués d'eau liquide, qui en recouvrent près des trois-quarts de la surface. Son orbite la place entre celles de Vénus et de Mars, deux autres planètes, relativement proches du Soleil, pour l'essentiel constituées de roches, et avec lesquelles elle partage nombre d'autres caractéristiques. Ces trois planètes forment la famille des planètes telluriques. Plusieurs choses singularisent cependant la Terre. Pour commencer, celle-ci a une surface très jeune, et en perpétuelle évolution. Cela est dû au renouvellement permanent de la croûte terrestre par trois éléments uniques : un fractionnement en plaques (plaques tectoniques) de sa partie supérieure, qui sont mobiles les unes par rapport aux autres, l'abondance d'eau à l'état liquide, et la présence d'organismes vivants.

Les plaques tectoniques
Sur notre planète, la croûte et la partie supérieure du manteau (qui ensemble forment ce que les géologues appellent la lithosphère) se sont cassées en huit plaques principales, et une vingtaine de sous-structures plus petites. Certaines de ces plaques sont fines (5 à 10 km) et se rencontrent sous les océans; d'autres sont plus épaisses (autour de 35 km) et constituent les continents. Poussées par les mouvements des roches à l'intérieur du manteau, elles glissent les unes sur les autres et modifient en permanence la forme des océans et des continents. Ainsi, par exemple, ceux-ci étaient-ils tous soudés en un seul il y a quelque 180 millions d'années. Ce supercontinent appelé la Pangée, s'est ensuite scindé en deux parties principales entre lesquelles a commencé à grandir ce qui est aujourd'hui l'Océan atlantique. 

L'intérieur de la Terre - L'intérieur de la Terre se structure en plusieurs couches superposées. Une mince croûte superficielle très dure et froide, l'écorce, un manteau (deux-tiers de la masse de la Terre) rigide, mais en mouvement perpétuel, chaud, et un coeur central dense. La partie interne de ce noyau est solide et constituée de fer et de nickel. Les régions externes, mélange de fer et de soufre, sont liquides.
Les plaques tectoniques flottent au-dessus de régions du manteau restées meubles à cause de la chaleur - aujourd'hui (pour 70% à 75%) d'origine radioactive, et en partie engendrée par la libération de chaleur par la transition de phase qui s'opère à la limite supérieure du noyau - qui y reste accumulé. En s'évacuant depuis les régions les plus profondes de notre planète cette chaleur engendre de lents mouvements de convection, qui sont à leur tour la cause, le long de lignes appelées dorsales océaniques, du renouvellement du matériau des plaques et du déplacement de celles-ci de quelques centimètres par an. Ce phénomène est à l'origine de ce que l'on a appelé la dérive des continents (mais aussi de l'ouverture de l'Océan atlantique, par exemple), ainsi que de la formation chaînes montagneuses et de volcans, dans les régions où deux plaques se rencontrent et se compriment ou se chevauchent. Sur le très court terme, le déplacement des plaques est également la cause des séismes.

L'eau
L'existence d'eau liquide en abondance est elle-même un facteur de transformation de la surface de la Terre par le biais, notamment, de l'érosion. L'eau, provient en partie, du dégazage des roches du manteau et été initialement injectée dans l'atmosphère par les volcans. Mais une fraction importante de cette eau a aussi été apportée lors du pilonnage de la planète par des myriades de comètes au début de son histoire. Aujourd'hui, les océans recouvrent l'essentiel de la surface du globe et leur présence affecte de façon notable le climat. A l'instar de l'atmosphère, les océans contribuent à homogénéiser la température aux différentes latitudes en transportant, grâce aux courants (tels le Gulf stream, dans l'Atlantique), vers les régions polaires l'énergie solaire reçue en abondance dans les régions équatoriales. Le cycle de l'eau (succession d'évaporations et de précipitations), pivot des échanges énergétiques entre les océans et l'atmosphère, ajoutant encore à la complexité des transports d'énergie entre les différents points du globe.

L'eau à l'état liquide existe sur notre planète au moins depuis 3,8 milliards d'années. La distance de la Terre au Soleil n'explique que partiellement cette situation. Il faut aussi supposer l'existence d'un thermostat climatique, c'est-à-dire d'un ensemble de mécanismes régulant les conditions à la surface du globe. Le fonctionnement d'un tel thermostat repose sur l'effet de serre, grâce auquel la température moyenne à la surface du globe (288 K) est de 35 K supérieure à ce qu'elle serait sinon. Un effet de serre lui-même contrôlé, pour l'essentiel, par l'abondance de deux gaz : le dioxyde de carbone, injecté dans l'atmosphère au gré des phénomènes volcaniques (et aujourd'hui de plus en plus du fait des activités humaines), et aussi, justement de la vapeur d'eau, responsable de 90% de l'effet de serre.
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Terre.
La Terre et les glaces de l'hiver boréal. (Visualisation 3D : Nasa World Wind).

La vie
La présence d'eau liquide, ainsi que la relative stabilité climatique de la Terre ont permis l'apparition et de développement d'organismes vivants. Ceux-ci sont attestés depuis au moins 3,5 milliards d'années. Ils ont progressivement changé le visage de notre planète en y constituant un domaine nouveau, appelé la biosphère. Il y a 2,6 milliards d'années, des organismes ont ainsi commencé, grâce au mécanisme de la photosynthèse, à récupérer directement le carbone du dioxyde de carbone atmosphérique dissout dans l'eau et a enrichir progressivement l'atmosphère en oxygène. Le carbone accaparé par les végétaux, puis enfoui dans le sous-sol est à l'origine des pétroles et charbons. Les calcaires et la plupart des roches sédimentaires ont également une origine biologique.

Une autre phénomène a affecté la Terre : l'action de notre espèce à l'échelle de la planète entière. Pendant la plus grande partie de l'histoire humaine, la transformation de l'environnement marquée essentiellement par la déforestation et l'agriculture, est restée relativement localisée. Mais tout a changé au XXe siècle, avec l'intensification de l'activité industrielle démarrée un siècle plus tôt. Les effets se font sentir désormais sur la composition chimique de l'atmosphère, des sols et des eaux, ainsi que sur le devenir de nombreuses autres espèces vivantes. Fait unique, du moins dans le Système solaire, et autant qu'on puisse le savoir, le sort d'une planète - notre planète - ne dépend plus ainsi des seules nécessités astronomiques et géologiques. Il relève de l'exercice de choix collectifs et de responsabilités individuelles.

Satellite : la Lune
La Terre possède un satellite naturel : la Lune. La Terre et la Lune sont liées par la gravitation. Elles s'attirent l'une l'autre. 
Les relations Terre-Lune - Comme l'intérieur de notre satellite n'est pas homogène, la Terre a ralenti la rotation de la Lune et a fini par donner à sa rotation sur elle-même une période identique à celle de sa révolution autour de notre planète. Résultat : la Lune nous montre toujours la même face. Celle où se concentrent les mers.

L'attraction de la Terre sur la Lune provoque aussi des déformations de la croûte de notre satellite qui est alors le siège de petits séismes. A cause des déformations causées, cette fois, par l'attraction lunaire, le même phénomène s'observe d'ailleurs aussi sur notre planète. Mais surtout l'attraction lunaire est à l'origine des marées qui rythment les variations quotidiennes des niveaux des océans.

Dans le passé, l'attraction lunaire a également aidé à stabiliser l'axe de rotation de notre planète. En agissant sur le renflement équatorial de la Terre, notre satellite l'a ainsi empêchée de basculer. Ce qui aurait eu des conséquences désastreuses sur la stabilité climatique nécessaire au développement de la vie.

Accompagnateurs : Cruithne et AA29, YN107, 2004 GU9.
Cruithne, connu depuis 1997, AA29, découvert en 2002, YN107 et 2004 GU9 dont les caracréristiques ont été révélées en 2004, sont des astéroïdes qui accompagnent la Terre sur son orbite. Dans le cas de YN107, on parle  de quasi-satellite. 2004 GU est placé sur une orbite en fer à cheval stable.


En librairie - Gilbert Boillot, Introduction à la géologie dynamique de la lithosphère, Dunod, 2003. - Sue Bowler, La Terre en mouvement, Campuspress France, 2003 (un guide d'initiation à la tectonique des plaques). - Motte et Trompette, La Terre, planète singulière, Belin, 2003. - Serge Elmi et Claude Babin, Histoire de la Terre, Dunod, 2002. - Gérard Lambert, La Terre chauffe-t-elle (le climat de la Terre en question), EDP sciences, 2002. - Collectif, La plus belle histoire de la Terre, Le Seuil, 2002. - Jean-Pierre Peulvast et Jean-René Vanney, Géomorphologie structurale, Terre et corps planétaires solides (t. 1, Relief et structure), Gordon Breach Science Publishers, 2001. - Robert Larue (dir.), Grands repères culturels pour la Terre et la Vie, Hachette, 2001. - Bruno Landry, Michel Mercier, Notions de géologie, Modulo, 2001. - Yvette Veyret et Jean-Pierre Vigneau, Géographie physique, milieux et environnement dans le système Terre, Armand Colin, 2001. - Yvette Veyret et Pierre Pech, L'homme et l'environnement, PUF, 2000. - Jean-Yves Daniel et al., Sciences de la Terre et de l'univers, Vuibert, 2000 (une vraie réussite). - Jean-Yves Daniel et al. Problèmes résolus des sciences de la Terre et de l'Univers, Vuibert, 2000 (95 sujets coorigés, cahier hors texte en couleurs). - Peter Westbroek, Vive la Terre, physiologie d'une planète, Le Seuil, 1998.

Plusieurs des ouvrages de Yann Arthus-Bertrand méritent ici une mention particulière : La Terre vue du ciel, un portrait aérien de la planète, La Martinière, 2003. - La Terre vue du ciel (livre cartes postales), La Martinière, 2002. - 366 jours pour réfléchir à notre planète, La Martinière, 2003.

Pour les plus jeunes : Collectif, La Terre, une planète à protéger, Hachette, 2003. - B. Williams, L'histoire de la Terre, Hatier (Album), 2002. - Hubert Comte, Yann Arthus-Bertrand, La Terre racontée aux enfants, La Martinière jeunesse, 2001. - Collectif, Le Coeur de la Terre, Albin Michel, 2001. - Redfern, La Terre, Nathan, 2000. - Collectif, L'univers, la Terre et les humains, Albin Michel (Les petits débrouillards, 8/12 ans), 2000. - dans la même collection : Planète Terre, 2000. - Collectif, Visages de la Terre, Gallimard, 1995.

Sur l'histoire des sciences de la Terre : J. Poirier, Histoire des tremblements de Terre, Odile Jacob, 2004. - Gabriel Gohaux, Naissance de la géologie historique (la Terre, des théories à l'histoire), Vuibert, 2003. - R. Sigrist, Horace-Benedict de Saussure (un regard sur la Terre), Georg, 2001. - F. Ellenberger, Histoire de la géologie , Tec et doc, 1999, 2 volumes : I - Des anciens à la première moitié du XVIIe siècle, II - La Grande éclosion et ses prémices (1660-1810). - Martin Schwarzbach et Claude Allègre, Wegener, le père de la dérive des continents, Belin 1999. -Yves Lacoste, La Légende de la Terre, 1996. - Anthony Hallam, Une révolution dans les sciences de la Terre, Le Seuil (Points), 1976. Enfin, mais apparemment indisponible actuellement, l'excellent ouvrage de Vincent Deparis et Hilaire Legros, Voyage à l'intérieur de la Terre, de la géographie antique à la géographie moderne, une histoire des idées, CNRS éditions, 2000.

Textes historiques : Descartes, Oeuvre scientifique, tome 7 (La Terre et son histoire), Paléo, 2000. - Leibniz, Protogaea, de l'aspect primitif de la Terre, Presses universitaires du Mirail, 1993. - Wegener, La genèse des continents et des océans, Christian Bourgois, 1991.


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