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Logique
(du
grec logos, raison, raisonnement). - La logique, considérée
d'une manière générale, est la science
des lois formelles de la pensée,
c.-à-d. de ce qu'il y a de permanent dans les formes
si diverses sous lesquelles l'intelligence
humaine se développe et se produit. Mais comme les facultés
de notre esprit ont une appropriation naturelle
à différents buts, et comme leur application est en partie
déterminée par notre volonté
libre, la connaissance des lois qui régissent
l'esprit humain sert à déterminer les règles
que nous devons suivre dans toute recherche qui a pour objet la possession
de la vérité. C'est pour séparer
ces deux points de vue que les philosophes ont généralement
distingué la logique en logique pure, science des formes de la pensée
humaine, et en logique appliquée, art de penser ou de diriger l'esprit
dans la recherche du vrai.
Les auteurs de la
Logique
de Port-Royal ont défini la logiquecomme l'Art de penser, et l'ont
divisée en quatre parties, d'après les quatre opérations
principales de la pensée : concevoir, juger, raisonner, ordonner;
ce qui donne lieu à traiter des idées, du jugement, du raisonnement
et de la méthode. Cette division est insuffisante, surtout si on
considère la logique au double point de vue de la théorie
et de la pratique. Les questions généralement proposées
à l'étude du logicien peuvent alors se ramener plutôt
aux quatre grands problèmes suivants :
1° Analyse
de l'intelligence humaine considérée dans ses fonctions,
mais d'une manière abstraite, c'est-à-dire étude des
lois formelles de la pensée, et, en particulier, théorie
du raisonnement qui est l'opération la plus complexe de l'esprit
humain.
2° Analyse du
langage, ou recherche des lois générales qui président
à la manifestation de la pensée.
3° Examen des
caractères propres de la certitude, et recherche des causes de nos
erreurs.
4° Règles
générales à suivre pour découvrir, démontrer
et transmettre la vérité, ou, en d'autres termes, détermination
de la méthode.
Suivant que les philosophes se sont attachés
plus particulièrement à l'un ou à l'autre de ces quatre
problèmes la logique a pris alternativement un caractère
spéculatif ou pratique, psychologique ou grammatical, scientifique
ou littéraire et même moral. Quel que soit le point de vue,
cette énumération suffirait pour montrer
l'importance de la logique. Même à ne voir en elle que la
science de raisonner, sa nécessité serait encore évidente,
parce que seule elle peut comprendre les lois de la démonstration
et en tracer la théorie nécessaire. Dans l'enseignement,
la logique fit toujours partie du cours de philosophie; sa place étant
après la psychologie, parce qu'ayant pour objet de diriger l'exercice
des facultés intellectuelles, elle ne fait que continuer le travail
de la psychologie, qui les a fait connaître.
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En
bibliothèque - Outre les ouvrages
originaux déjà cités, on peut consulter : Gassendi,
De
origine et varietate Logicae, dans le Syntagma philosophicum,
Lyon, 1658; G.-J. Vossius, De natura et constitutions Logicae; Buhle,
Recherches
sur l'état de la Logique chez les Grecs avant Aristote, dans
les Mémoires de la Société de Goettingen, t.
X; Dugald Stewart, Considérations sur
la Logique d'Aristote; Fulleborn, Histoire de la Logique chez les
Grecs; Barthélémy Saint-Hilaire, De la Logique. d'Aristote,
1838, 2 vol. in-8°; Franck, Esquisse d'une histoire de la Logique,
1838; la Logique de Bossuet; celles de Crousaz
et du P. Buffier; l'Art de penser et de raisonner,
de Condillac; la Logique de
Destutt de Tracy,
partie de son idéologie: Damiron, Traité
de Logique, 1836; Charma,
Leçons de Logique, 1846; Duval-Jouve,
Traité de Logique, 1843; Waddington-Kastus, Essais de
Logique, in 8°; Bénard,
La Logique enseignée par
les auteurs, 1858; Cournot, Essai sur les fondements de nos connaissances,
etc. On cite en Angleterre les
Éléments de Logique
de Richard Whately, Londres, 1829, et un Traité de Logique d'après
les principes d'Aldrich, par John Huyshe, Oxford, 1833; mais la qualité
de ces deux écrits a été contestée. |
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