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Aristophane. - Poète comique  grec, fils de Philippe, et Athénien de naissance, fut contemporain de Socrate, de Démosthène et d'Euripide, et vivait par conséquent 434 ans avant J.-C. Il avait composé 54 comédies, dont 11 seulement sont parvenues jusqu'à nous : elles suffisent pour nous donner une idée complète des qualités et des défauts qui le distinguent comme poète comique et comme écrivain. 

Guerriers, prêtres, magistrats, les dieux eux-mêmes, rien n'échappait aux traits satiriques de sa muse : il porta si loin la licence, ou si l'on veut la vérité de ses portraits, qu'une loi défendit aux poètes d'introduire désormais sur la scène comique aucun personnage vivant. Si la pièce des Nuées, entièrement dirigée contre la personne et les doctrines de Socrate, ne contribua pas en effet à la condamnation de celui-ci (puisque le jugement n'eut lieu que plus de 20 ans après), elle la prépara du moins en immolant d'avance Socrate à la risée publique.

Sous le rapport du style, Aristophane ne mérite que des éloges. Platon, si excellent juge en cette matière, avait fait deux vers dont le sens était que les Grâces, voulant se faire un temple impérissable, avaient choisi l'esprit d'Aristophane. On retrouve en effet dans ses pièces l'élégance du style et l'urbanité attique dans toute leur pureté, une grande aptitude à saisir les ridicules, et une peinture si fidèle des moeurs et du gouverneur d'Athènes, que Platon ne trouva rien de mieux que les comédies d'Aristophane pour en donner une idée juste à Denis-le-Tyran. (Weiss).



Éditions anciennes- Ses comédies furent publiées pour la première fois, Venise, Alde, 1498; in-fol., avec une préf. et des scolies grecques de Marc Musurus. Parmi les bonnes éditions du texte, on cite celles de Kuster, Amsterd., 1710, in-fol.; de Brunck, Strasbourg, 1783, 5 vol. in-8; d'lnvernizi, Leipzig, 1795, 2 vol. in-8; 1826, 13 vol. in-8; et celle enfin de Boissonade, Paris, Didot, 1826, 4 vol. in-32. Mlle Le Fèvre, plus célèbre sous le nom de Mme Dacier, a traduit en français le Plutus et les Nuées d'Aristophane, et Boivin les Oiseaux. Le critique Geoffroi a donné les traductions des Guêpes dans son édition de Racine. Poinsinet de Sivry a traduit son Théâtre, partie en prose et partie en vers, 1785, 4 vol. in-8. Brottier de Nevers en parle dans son édition du Théâtre des Grecs, tom. X à XIII. Artaud a donné une nouvelle traduction de ce poète, Paris, 1829-30, 6 vol., in-32.

En librairie - Aristophane, Théâtre complet Gallimard (Folio), 1987, 2 vol.. - Les Guêpes, Les Belles Lettres, 1998. - Lysistrata, Les Belles Lettres, 1996. - Les Oiseaux, Vrin. 

Léo Strauss, Socrate et Aristophane, L'Eclat, 1993. - Pascal Thiercy, Aristophane et l'ancienne comédie, PUF, QSJ, 1999. - Du même, Aristophane, fiction et dramaturgie, Les Belles Lettres, 1986.

Aristophane de Byzance - Grammairien, fut nommé surintendant de la bibliothèque d'Alexandrie (Les Ecoles d'Alexandrie), sous le règne de Ptolémée Evergète II, vers l'an 120 av. J.-C. Il est cité comme ayant partagé les dialogues de Platon en trilogies. On dit qu'il imagina les accents de la langue grecque, à l'imitation des notes de musique.
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