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Théophraste,
philosophe grec, né en 371 av. J.-C., à Eresos, dans l'île
de Lesbos ,
était fils d'un foulon. Il vint jeune à Athènes, y
suivit les leçons de Platon, puis d'Aristote,
et fut choisi par ce dernier pour le remplacer lorsqu'il cessa d'enseigner
au Lycée, 322 av. J.-C. Il attira un grand nombre de disciples par
la clarté de son exposition, et il enchanta tellement les Grecs
par le charme de sa parole qu'ils lui donnèrent le nom de Théophraste
(divin parleur), le seul sous lequel il soit connu (il se nommait d'abord
Tyrtame). II mourut à 85 ans, ou même selon quelques uns,
à 107 ans, entouré de la vénération publique.
Embrassant toutes les sciences comme son
maître Aristote, il avait composé plus de 200 traités;
nous n'en avons conservé qu'un très petit nombre : une Histoire
des plantes (dans laquelle on trouve le germe du système sexuel),
des traités des Causes de la Végétation, des Pierres,
des Vents, des Signes du beau temps, du Feu, des Poissons, du Vertige,
de la Lassitude, de la Sueur, des Odeurs, des Causes, de la Métaphysique,
du Sentiment et de l'imagination, enfin les Caractères,
recueil de portraits moraux: c'est le plus célèbre de tous
ses ouvrages; il a servi de modèle aux Caractères
de La Bruyère.
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Editions
anciennes - Ce qui nous reste de Théophraste
a été publié par Camerarius
(1541); Daniel Heinsius (1613); Scneider (5 vol. 1818-21); Fr. Wimmer (gr.
lat. coll. Didot, 1866). Wimmer a édité à part l'Histoire
des plantes (Breslau, 1842). Longtemps on ne posséda que 28
chapitres des Caractères; les chap. XXIX et XXX ont été
decouverts en 1786 par Amasduzzi. Les Caractères ont été
trad. en français par La Bruyère (1688), mais sur un texte
fautif et incomplet, et depuis, d'une manière plus complète,
par Lévesque (1782), Belin de Balu (I 790), Coray (1799), Stiévenart
(1842). |
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