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Xénophane.
- Philosophe grec, né vers l'an 520 av. J.- C., à Colophon
en Asie Mineure. Il fut, à l'âge de vingt-cinq ans, banni
de sa patrie, tombée sous le joug des Perses, et passa le reste
de ses jours (plus de soixante-dix ans) en exil. Il parcourut la Sicile
et l'Italie, exerçant pour vivre le métier de rhapsode, se
fixa dans sa vieillesse à Elée
(vers 536), et y mourut, âgé, dit-on, de 100 ans, fut le chef
d'une secte qui est devenue célèbre sous le nom d'École
éléatique, et fonda le système confondant l'esprit
(force) et la matière
en un tout indissoluble, qui était pour lui le Dieu suprême.
Cela en fait le fondateur du panthéisme. Comme il réduisait
tout à une unité absolue, qu'il identifiait avec Dieu même,
cela le conduisait à nier la pluralité, le changement. Cependant
il joignait à ces spéculations toutes métaphysiques
une doctrine physique, dans laquelle, raisonnant d'après les apparences,
il faisait sortir le monde de deux éléments, la terre et
l'eau, ou, selon d'autres, d'un seul, la terre. Selon lui, les astres ne
sont que des nuages condensés, la Terre
un cône tronqué dont la base se perd dans l'infini.
On
lui prête, en astronomie, une idée étrange, qui est
peut-être le résultat d'un malentendu. D'après cette
idée, les astres, y compris le Soleil ,
la Lune
et les comètes, seraient de simples météores, susceptibles
de s'éteindre et de se rallumer; ils se mouvraient en ligne droite
comme des étoiles filantes ,
et ne paraîtraient décrire des courbes qu'à cause de
leur distance et de leur durée.( Achille
Tatius, Isagogae in Aratum, cap XI. - Stobée,
Eclogae
physicae, I, 534. - Plutarque, de Placitis
philosophorum, II, 24.).
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Xénophane
avait composé plusieurs ouvrages en vers qui ne nous sont point
parvenus, entre autres un poème de la Nature, où il
exposait sa philosophie il ne reste de lui que quelques fragments, recueillis
par Brandis (dans ses Commentationes eleaticæ, Altona, 1813),
et par Karsten (Philosophorum græc. reliquiæ, Amst.
1830). On trouve dans Aristote un petit traité
: De Xenophane, Zenone et Gorgia. (Bouilet, 1878). |
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