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La Lune

Planète naine, satellite de la Terre

Lune.
Source de la texture : Clementine. Crédit : NASA/JPL
Traitement de l'image : Imago Mundi, avec POV-ray. © 2004.
La Lune- est l'unique satellite naturel de la Terre. A cause de l'absence quasi-totale d'atmosphère, la température du sol s'élève à plus de 100°C pendant la journée. La nuit, toute la chaleur accumulée est évacuée directement dans l'espace. La température descend alors au-dessous de -150°C. 
Après le Soleil, la Lune est assurément l'astre qui impose le plus sa présence dans le ciel de la Terre. Notre satellite a aussi quelque chose "en plus" : la complexité de ses cycles (phases et retard quotidien de ses levers et couchers, notamment). Cela lui a donné une importance spéciale aussi bien dans les mythologies que dans la plus ancienne astronomie.

Comme cela a été le cas pour tous les astres, à partir du XVIIe siècle, l'utilisation des premières lunettes, puis l'avènement de la mécanique newtonienne, une nouvelle manière de considérer la Lune s'est faite jour. La complexité de son mouvement n'en est devenue que plus évidente, et son étude a relevé désormais des nouveaux outils procurés par la mécanique céleste. Mais surtout, sa surface a désormais pu être étudiée en détail. Les premières cartes de la Lune ont été dessinées et avec elle est née la sélénographie, qui se poursuivra à partir du milieu du XIXe siècle grâce à photographie.

Chemin faisant, les astronomes ont guetté à la surface de notre satellite des variations, réelles ou supposées. Cette question s'est trouvée intimement liée avec celle de l'éventualité d'une activité géologique présente sur la Lune. En particulier, la question s'est posée de savoir si les cratères et les mers lunaires étaient d'origine volcanique ou s'il fallait invoquer d'autre causes. Si les astronomes ont finalement opté pour l'hypothèse météoritique, il leur aura fallu attendre l'exploration de la Lune à partir des années 1960, pour pouvoir fonder cette conclusion sur une argumentation solide .

Notre satellite, composé de roche comme la Terre, est un astre mort depuis très longtemps. Sa surface ne s'est pas pratiquement pas modifiée depuis plus de 3,5 milliards d'années quand ont complètement cessé les effets du grand bombardement de météorites qui a touché tous les corps du Système solaire à ses débuts.  Les cicatrices de ces collisions forment de multiples cratères. Ceux-ci sont les plus nombreux dans ces terrains très anciens que sont les régions claires ou continents. Les grandes zones foncées, plus jeunes, sont appelées mers bien qu'elles ne contiennent pas une goutte d'eau. Il s'agit en fait de vastes plaines de lave solidifiée. Les cratères y sont plus rares. 
La formation des mers - Quelques centaines de millions d'années seulement après la formation de la Lune, d'énormes météorites ont bombardé sa surface et creusé de larges bassins, beaucoup plus grands que les cratères ordinaires.

La croûte de notre satellite s'est fissurée et une lave noire très fluide, venue des profondeurs, est remontée à travers les crevasses pour remplir complètement ces bassins. Au contact du froid de l'espace, cette lave de basalte a durcit et s'est figée. C'est elle qui forme aujourd'hui ces vastes plaines que sont en fait les mers lunaires.

Par la suite, sur la lave solidifiée de nouveaux météorites, plus petits et moins nombreux, ont encore ouvert quelques cratères. Le fond de certains s'est rempli de lave. D'autres montrent encore autour d'eux les débris clairs projetés par ces collisions.
 



Thierry Lecault et Serge Brunier, Le Grand atlas de la Lune, Larousse, 2004.
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