|
La Lune -
est l'unique satellite naturel de la Terre.
A cause de l'absence quasi-totale d'atmosphère,
la température du sol s'élève
à plus de 100°C pendant la journée. La nuit, toute la
chaleur accumulée est évacuée directement dans l'espace.
La température descend alors au-dessous de -150°C.
Après
le Soleil, la Lune est assurément l'astre
qui impose le plus sa présence dans le ciel
de la Terre. Notre satellite a aussi quelque chose "en plus" : la complexité
de ses cycles (phases et retard quotidien de ses
levers
et couchers, notamment). Cela lui a donné une importance spéciale
aussi bien dans les mythologies
que dans la plus ancienne astronomie.
Comme
cela a été le cas pour tous les astres, à partir du
XVIIe siècle, l'utilisation des premières lunettes, puis
l'avènement de la mécanique newtonienne, une nouvelle manière
de considérer la Lune s'est faite jour. La complexité de
son mouvement n'en est devenue que plus évidente, et son étude
a relevé désormais des nouveaux outils procurés par
la mécanique céleste. Mais surtout, sa surface a désormais
pu être étudiée en détail. Les premières
cartes de la Lune ont été dessinées et avec elle est
née la sélénographie, qui se poursuivra à partir
du milieu du XIXe siècle grâce à photographie.
Chemin
faisant, les astronomes ont guetté à la surface de notre
satellite des variations, réelles ou supposées. Cette question
s'est trouvée intimement liée avec celle de l'éventualité
d'une activité géologique présente sur la Lune. En
particulier, la question s'est posée de savoir si les cratères
et les mers lunaires étaient d'origine volcanique ou s'il fallait
invoquer d'autre causes. Si les astronomes ont finalement opté pour
l'hypothèse météoritique, il leur aura fallu attendre
l'exploration de la Lune à partir des années 1960, pour pouvoir
fonder cette conclusion sur une argumentation solide .
Notre satellite, composé de roche comme
la Terre, est un astre mort depuis très longtemps. Sa surface ne
s'est pas pratiquement pas modifiée depuis plus de 3,5 milliards
d'années quand ont complètement cessé les effets du
grand bombardement de météorites qui a touché tous
les corps du Système solaire à
ses débuts. Les cicatrices de ces collisions forment de multiples
cratères. Ceux-ci sont les plus nombreux dans ces terrains très
anciens que sont les régions claires ou continents. Les grandes
zones foncées, plus jeunes, sont appelées mers bien qu'elles
ne contiennent pas une goutte d'eau. Il s'agit en fait de vastes plaines
de lave solidifiée. Les cratères y sont plus rares.
La
formation des mers - Quelques centaines de millions d'années
seulement après la formation de la Lune, d'énormes météorites
ont bombardé sa surface et creusé de larges bassins, beaucoup
plus grands que les cratères ordinaires.
La
croûte de notre satellite s'est fissurée et une lave noire
très fluide, venue des profondeurs, est remontée à
travers les crevasses pour remplir complètement ces bassins. Au
contact du froid de l'espace, cette lave de basalte a durcit et s'est figée.
C'est elle qui forme aujourd'hui ces vastes plaines que sont en fait les
mers lunaires.
Par
la suite, sur la lave solidifiée de nouveaux météorites,
plus petits et moins nombreux, ont encore ouvert quelques cratères.
Le fond de certains s'est rempli de lave. D'autres montrent encore autour
d'eux les débris clairs projetés par ces collisions.
|
|