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| La découverte du ciel | ||
| Jupiter |
Aperçu |
La plus grosse planèteAjoutons ici que c'est en observant les variations de temps qui s'écoulent entre les entrées et les sorties (immersions et émersions) du premier satellite (IoEn examinant le disque de Jupiter avec une lunette astronomique, on y a également remarqué très vite des bandes alternativement sombres et brillantes, parallèles à l'équateur de la planète, des taches brunes et une tache rouge, qui ont permis de déterminer la durée de la rotation de cette planète, en particulier grâce aux observations de Cassini (découvreur de la Grande tache rouge) en 1665, et celles d'Herschel en 1778. A partir de 1864, l'analyse spectrale de la lumière de cette planète a montré à Huggins et Miller qu'il existe autour de Jupiter une atmosphère Dates clés :1610 - Premières observations télescopiques; découverte des quatre satellites galiléens par Galilée et Simon Marius. |
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Jalons |
Jupiter
avant le télescope
Les
regards des contemplateurs du ciel suivent depuis bien des siècles
cette rayonnante planète dans son cours le long des constellations A
Babylone |
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| La
planète et son atmosphère
Jupiter est de toutes les planètes observables au télescope celle qui dévoile le plus volontiers la complexité de son atmosphère nuageuse divisée en larges bandes colorées parallèles à l'équateur. Dès le XVIIe siècle, de nombreux observateurs, à l'instar de Cassini, le découvreur de la Grande tache rouge, en ont étudié assidûment les détails, et les variations (elle a parfois quasiment disparu comme en 1882, avant de réapparaître identique à elle-même). D'autres taches, moins importantes, éphémères, ont également été signalées au fil du temps. De quoi mieux apprécier la période de révolution de la planète, variable selon la latitude, et les autres caractéristiques de la circulation atmosphérique.
Le
recours à la spectroscopie à partir de la seconde moitié
du XIXe
siècle,
inauguré par Huggins et Vogel,
mettra ensuite les astronomes sur la piste de la composition chimique de
cette atmosphère, dont on va peu à peu comprendre, qu'elle
constitue l'essentiel de la planète Les satellites Avec
la découverte au début du XVIIe
siècle
de quatre lunes gravitant autour de Jupiter, les astronomes disposaient
de nouveaux éléments permettant de remettre en cause la vision
géocentrique qui avait prévalu jusque là. Mais alors
que d'autres satellites seront découverts au fil des décennies
autour des autres planètes géantes, il a fallu attendre la
fin du XIXe
siècle
pour qu'une cinquième lune jovienne soit observée. Depuis,
les découvertes se sont succédées, en partie grâce
à l'exploration in situ du Système jovien, mais aussi au
cours des dernières années depuis le sol, grâce à
la disponibilité de nouveaux instruments géants associés
à des détecteurs de plus en plus performants L'exploration in situ Jupiter a été la planète
géante la plus étudiée par les sondes spatiales. Dans
les années 1970, deux sondes
Pioneer (Pioneer 10 et 11), puis deux sondes Voyager (Voyager 1 et 2) ont
été lancées dans sa direction, avant de poursuivre
leur route vers d'autres planètes du Système solaire externe.
En 1989, un programme lui a été
spécialement dédiée, la mission Galileo. Deux autres
sondes, enfin, l'une destinée à l'étude du Soleil
et de l'héliosphère (Ulysse) et l'autre à celle du
système de Saturne (Cassini-Huygens) sont passées à
proximité et ont pu recueillir de nouvelles données |
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