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Les littératures
Les textes et leurs supports
Le genres littéraires
Poésie, théâtre (composition dramatique), roman, nouvelle, épopée, oraison, élégie, commentaire, discours, fabliau, lai, fable,

apologue, parabole, conte, chanson de geste, poésie lyrique, centon, mémoires, satire, parodie, déclamation, panégyrique, comédie, tragédie, vaudeville

poésie pastorale, littérature burlesque, poésie macaronique, littérature érotique, pensées, lettres, voyages, histoire, folklore, science-fiction, etc.

Dictionnaire, catalogue, bibliothèque, Chrestomathie, atlas, abrégé, mémoire, almanach, encyclopédie, tables astronomiques, livre d'heures, diplôme, etc.
 

La construction des oeuvres
La stylistique
La dramaturgie
Narration, intrigue, exposition, épisode, suspense, dénouement. 

Pièce, acte, scène. Monologue, dialogue, etc.

La versification
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Les littératures régionales
Française, latine, italienne, espagnole, allemande, anglaise, américaine, galloise, suédoise, islandaise, norvégienne, grecque, byzantine, portugaise, assyro-babylonienne, arabe, indienne, chinoise, néerlandaise, danoise, russe, polonaise, arménienne, provençale, hébraïque et agadique, normande, basque, hongroise, tchèque, catalane, pâli, etc.
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Le mot littérature, dans son acception la plus abstraite et la plus étendue, s'applique tantôt à la théorie générale, tantôt à l'histoire des oeuvres de l'esprit humain, tantôt à l'une et à l'autre en même temps; plus spécialement le terme s'applique à  l'ensemble des productions littéraires d'un pays ou d'une époque. C'est une des branches essentielles du savoir humain. On y classe à peu près tous les textes, qu'ils soient oraux ou écrits, ne laissant guère en dehors que ceux qui par leur brièveté et leur forme exclusive de l'art ne relèvent que de l'archéologie (inscriptions, légendes des monnaies et médailles). 

Au XVIIe siècle, le mot littérature n'avait d'autre sens que celui de belles-lettres, le même que celui de litterae chez les Romains, et se disait uniquement des productions de l'esprit envisagées comme oeuvres d'art. Les sciences, la philosophie, l'érudition elle-même, restaient donc en dehors de la littérature, qui, par conséquent, n'avait aucun rapport à la conduite et aux intérêts ordinaires de la vie. Au XVIIIe siècle, la tendance du mouvement intellectuel étant à populariser les connaissances acquises par les sciences, et surtout les doctrines philosophiques alors régnantes, le sens du mot littérature commença de s'élargir, et la fameuse Encyclopédie de d'Alembert et Diderot fut communément rangée parmi les oeuvres littéraires de l'époque. Enfin, lorsque la Révolution eut aboli les titres de noblesse et effacé toutes les distinctions sociales admises jusqu'alors, toute expression de la pensée humaine par la parole ou l'écriture, n'importe son objet, prit place dans la littérature, car aucune d'elles ne parut tellement infime et insignifiante, qu'on crut devoir la négliger. On considéra avec raison que toute manifestation de la pensée est, à un titre quelconque, l'expression de l'état social d'un peuple, sous l'un de ses aspects si multiples; et de là cette formule célèbre émise par un des philosophes les plus éminents du XIXe siècle, de Bonald, :

La littérature est l'expression de la société.
Si, conformément à cette formule, on comprend sous le titre de littérature toutes les formes et tous les modes de manifestation de la pensée par la parole, quel qu'en soit l'objet, il est indispensable de diviser la littérature, selon l'objet même dont s'occupe la pensée, et selon la forme que revêt la parole. Dès lors, la littérature comprendrait principalement :
1° la Poésie 
2° l'Éloquence
3° l'Histoire 
4° le Drame et le Roman 
5° les textes de Grammaire, de rhétorique et de linguistiques
6° les textes philosophiques et théologiques; 
7° les textes de sciences, soit pures, soit appliquées; 
8° les textes critiques (sur les Beaux-Arts, la littérature elle-même, etc.).
Les quatre premières catégories correspondent à ce qu'on a appelé traditionnellement les Belles-Lettres. La variété qui règne entre les diverses productions des Belles-Lettres, fait qu'on les a soumises comme celles de la Nature, aux procédés de la classification. D'abord on a distingué la Prose et la Poésie; on a voulu définir l'une comme la langue où la raison prédomine, l'autre celle qui donne la priorité à l'imagination et au sentiment, et l'on a établi les caractères propres qui conviennent à chacune d'elles. 

On peut aussi dire beaucoup de choses très déraisonnables en prose, et il est des poètes qui sont parfaitement dépourvus d'imagination, mais admettons cette division qui elle-même amène à distinguer  plusieurs genres. La poésie a produit, comme genres principaux, la poésie lyrique, la poésie épique, la poésie dramatique et la poésie didactique; comme genres secondaires, la satire, la poésie pastorale, l'apologue, l'élégie et, à un degré inférieur encore, les poésies légères. La prose comprend trois grands genres : le roman et la nouvelle, le drame ( = l'oeuvre de théâtre), le conte et le genre épistolaire, auxquels on a ajouté la critique, l'éloquence, et les formes littéraires de la philosophie et de l'histoire (en y adjoignant même les oeuvres journalistiques, qui appartiennent à "histoire immédiate"). (A. H.).


Collectif, Histoire de la littérature, de l'Antiquité à nos jours, Ullmann, 2010. 3833152591

Umberto Eco, De la littérature, Livre de Poche, 2005.

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