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C
Cadavre. - Corps d'un humain ou d'un autre animal mort.

Cadre du tympan (anatomie). - On donne ce nom à un cercle osseux qui termine le méat auditif externe du côté de la caisse du tympan, et auquel s'attache la membrane du même nom (Tympan). Sa forme varie chez les divers animaux : ainsi il est presque circulaire chez l'humain, très ovale chez les carnivores; il l'est beaucoup moins chez les herbivores. Il est peu marqué chez les oiseaux; chez les reptiles, il ne présente aucun bord saillant.

Caduc, de cadere, tomber. - Terme s'appliquant aux parties végétales des organes qui tombent avant l'époque où les autres parties se détachent ordinairement des plantes. Les feuilles sont caduques dans plusieurs cactiers et dans la raquette commune, parce qu'elles tombent très peu de temps après leur apparition. Les stipules sont caduques dans le laurier-rose, ainsi que celles qui ont la forme d'épines comme dans l'acacia. On les dit souvent fugaces, lorsqu'elles tombent avant les feuilles, comme dans les tilleuls, les féviers, les caroubiers et le figuier. On leur réserve la qualification de caduque, lorsqu'elles tombent avec les feuilles, ce qui est le cas le plus commun. En ce sens, les stipules du laurier-rose seraient plutôt fugaces, puisqu'elles tombent si tôt de la plante, qu'on a été longtemps sans les observer. Du reste, l'adjectif fugace s'emploie très souvent comme synonyme de caduc. - Le style est caduc dans les amandiers, les pêchers, les pruniers; aussi n'en voit-on aucune trace sur les fruits de ces plantes. Le calice est caduc dans les pavots et autres espèces de cette famille. Il se détache avant même l'épanouissement, alors que ses sépales ne se sont pas encore écartés; quelquefois aussi ceux-ci sont soudés de façon à ce que le calice tombe en forme de cône. L'arête des enveloppes florales des Graminées est caduque dans le stipa. (G - s.).

Caduque (membrane). - Dès son arrivée dans la cavité utérine, ovule est emprisonné dans les replis de la muqueuse qui bourgeonnent et l'enveloppent entièrement. La face interne est pénétrée par les villosités du chorion. l'externe lisse est séparée d'abord du reste de la muqueuse par un espace rempli d'un mucus nommé hydroperion; cet ensemble constitue la caduque réfléchie, ou périovulaire. Par suite du développement de l'embryon, cet espace diminue, et la caduque réfléchie arrive au contact de la muqueuse pariétale ou caduque vraie. Vers le cinquième ou le sixième mois de la gestation, ces deux membranes se soudent et sont entièrement confondues à la fin de la grossesse. En même temps, la muqueuse subit une dégénérescence fibreuse. Sous la caduque en voie d'atrophie, se développe une nouvelle muqueuse utérine, qui remplace les deux caduques confondues et évacuées lors de l'accouchement.

Caecum, du latin caecus = aveugle) - Le Premier des gros intestins, celui qui fait immédiatement suite à l'intestin grêle

Caieu (botanique). - On désigne ainsi les bourgeons qui naissent de l'axe des bulbes et qui deviennent eux-mêmes de petits bulbes servant à la multiplication de la plante.

Caillette (zoologie). - C'est le nom qu'on donne au quatrième estomacdes mammifères ruminants, situé dans le flanc droit, au-dessus du sac droit de la panse, à droite du feuillet; il a un volume intermédiaire entre ces deux estomacs. Sa surface interne, irrégulièrement plissée, est humectée par un liquide acide qui est le suc gastrique, et c'est à cause de la propriété qu'il possède de faire cailler le lait, que l'on donne à l'organe qui le renferme, le nom de caillette; le liquide lui-même s'appelle la présure, bien connue dans les laiteries. La caillette communique par son extrémité antérieure avec le feuillet et par son extrémité postérieure avec le duodenum.

Caisse du tympan, du latin tympanum, tambour. - C'est une cavité qui occupe la partie antérieure de la base du rocher, au-devant de l'apophyse mastoïde; elle est située entre le conduit auriculaire et le labyrinthe, et communique avec l'arrière-bouche par la trompe d'Eustache; elle est traversée par la chaîne des osselets de l'ouïe. (Tympan).

Calamus scriptorius. - Fossette angulaire du quatrième ventricule du cerveau, ressemblant à une plume taillée pour écrire.

Calathide (botanique), du grec kalathis, petit panier. - Terme par lequel on désigne la disposition de fleurs très serrées, entremêlées quelquefois de soies et de bractées sur un pédoncule élargi entouré d'un involucre. Cette inflorescence, qui simule ainsi une petite corbeille de fleurs, comme son nom l'indique, est commune à la grande famille des composées. La calathide, composée de fleurons dans le centre et de demi-fleurons à la circonférence, est dite radiée, comme dans la reine-marguerite, le soleil et tous les asters. Elle est flosculeuse lorsqu'elle n'est formée que de fleurons, comme dans les centaurées, les chardons, les artichauts, et semi-flosculeuse quand elle ne présente que des demi-fleurons, les pissenlits, les salsifis. On emploie souvent à la place du mot calathide celui de capitule, qui est synonyme pour certains auteurs; mais, pour d'autres, le capitule est une inflorescence à part. (G-s.).

Calcaneum, du latin calcare, fouler aux pied. - C'est le plus grand des os du tarse, celui qui forme le talon, ainsi nommé parce que c'est sur lui que porte tout le poids du corps dans la station; il est situé au-dessous et en arrière de l'astragale, avec lequel il s'articule, et donne attache à plusieurs muscles, dont trois font partie de la jambe; ce sont les jumeaux, le soléaire et le plantaire grêle; cinq appartiennent exclusivement au pied, ce sont le court extenseur des orteils, l'adducteur du gros orteil, le court fléchisseur commun, l'abducteur du petit orteil, et le court fléchisseur du gros orteil. La partie inférieure de sa face postérieure donne attache au tendon d'Achille.
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Calcaneum.
Calcanéum
(face supérieure). 

Calice.-  Partie la plus extérieure du périanthe ou ensemble des enveloppes florales, dont le rôle est de protéger l'androcée et le gynécée pendant leur développement.. Le calice est constitué par des pièces foliacées, dites sépales, qui diffèrent ordinairement des bractées par leur disposition verticillée et des pétales par leur couleur verte. Il y a, cependant, des plantes chez lesquelles les sépales sont insérées en spirale (cactées, etc.), et d'autres chez lesquelles leur couleur est vive comme celle des pétales (sépales pétaloïdes du lis, de l'iris, de certains fuchsias, etc.). En réalité, les sépales, comme toutes les pièces florales, ne sont pas autre chose que des feuilles adaptées à une fonction spéciale, et on peut observer chez certaines fleurs tous les intermédiaires entre les bractées et les sépales (pivoine) ou entre les sépales et les pétales (camélia, nénuphar). Une fleur asépale est entièrement dépourvue de sépales (saule, peuplier).  - On distingue des calices dialysépales (renoncule), dans lesquels les sépales sont séparés les uns des autres jusqu'à leur base et des calices gamosépales (oeillet, bourrache), appelés aussi et très improprement calices monosépales, dont les sépales sont concrescents sur une longueur plus ou moins grande et ne se distinguent qu'au nombre des dents ou des lobes portés par le bord libre du calice. Que le calice soit dialysépale ou gamosépale, les sépales naissent toujours isolément; la gamosépalie provient d'un accroissement intercalaire qui se localise le long d'une zone annulaire, à la base commune de tous les sépales. - Le calice est régulier (renoncule) quand il est symétrique par rapport à un axe, qui n'est autre que le prolongement de celui du pédicelle floral; il est irrégulier (pois, laurier) quand il est symétrique par rapport à un seul plan, passant par l'axe du pédicelle. - Le calice persiste en général plus longtemps que la corolle, mais finit par se détacher. Il est dit caduc quand il tombe dès l'épanouissement du bouton floral (coquelicot), et persistant quand il dure après la formation du fruit; alors, il peut être marcescent, c'est-à-dire qu'il meurt et se dessèche (bourrache, laurier, etc.), et accrescent, c'est-à-dire qu'il continue à vivre et prend un nouveau developement (alkékenge).

Calicule (botanique). - C'est l'ensemble des bractées qui entourent le calice à sa base et qui sont tantôt soudées avec les sépales et presque semblables à eux comme dans le Fraisier; tantôt indépendantes et de forme différente comme dans l'Oeillet. Quelques auteurs le considèrent comme formé par dédoublement ou ramification des sépales du calice.

Calyptre (botanique), du grec kaluptra, couverture, enveloppe. - Organe des mousses souvent appelé coiffe. C'est une sorte de couvercle qui recouvre la fructification femelle ou urne de ces plantes. Cet organe peut être membraneux, entier ou denté, échancré, velu ou glabre, lisse ou strié. Lorsque la calyptre est en forme de cloche, elle est dite campaniforme; en forme de cornet elle est cuculliforme.

Cambium (botanique), du latin cambio, j'échange. Expression de basse latinité, qu'on trouve dans un ouvrage attribué à tort à Apulée. - On donne le nom de cambium à une sève élaborée, mucilagineuse, plastique, semi-fluide, et peu consistante, puis bientôt organisée en une couche de tissu utriculaire, qu'on rencontre entre le liber (écorce), et l'aubier (bois). On verra aux mots latex et sève, comment ces deux liquides circulent dans des vaisseaux qui constituent un réseau de mailles nombreuses; c'est là, à la faveur de ce mouvement circulatoire du latex, connu sous le nom de cyclose, que se forment les premières ébauches du cambium aux dépens de ce même latex, pendant ses détours nombreux à travers les mille ramifications du système capillaire. - Durant la période de végétation qui suit celle de sa formation, le tissu utriculaire du cambium se transforme du côté externe en une nouvelle couche de liber, du côté interne en une nouvelle couche d'aubier. A mesure que se complète ce travail d'organisation, la sève descendante développe entre les deux nouvelles couches un cambium qui formera celles de l'année suivante, et ainsi de suite. Cette solidification du cambium en bois et en fibres corticales, s'effectue en même temps sur tous les points de la tige. Les bourgeons, en développant les feuilles, exercent sur ce phénomène une puissante influence, parce qu'ils agissent énergiquement sur la circulation de la sève à lequelle il est étroitement lié.

Canal. - On appelle ainsi en anatomie toute cavité étroite et allongée, qui donne passage soit à un liquide, soit à un organe quelconque dans le corps des animaux.

Canal de Bichat (nié par la plupart des anatomistes), repli de l'arachnoïde, situé au-dessus des tubercules quadrijumeaux.

Canal de Ferrein, prétendu canal qui devait résulter de l'occlusion des paupières.

Canal nasal, conduit qui succède au sac lacrymal, et qui transmet les larmes dans les fosses nasales.

Canal médullaire, conduit qui occupe le corps des os longs, et dans lequel est logée la moelle.

Canal thoracique*, tronc auquel viennent aboutir presque tous les vaisseaux lymphatiques.

Canal vertébral, conduit formé par la succession des trous des vertèbres, et qui donne passage à la moelle épinière.

Canaux demi-circulaires, nom donné à trois canaux creusés dans l'intérieur de la portion pierreuse du temporal, et qui s'ouvrent dans le vestibule.

Canaux salivaires, qui transmettent la salive des glandes où elle est produite jusque dans la cavité buccale; ce sont le canal de Sténon pour la parotide, le canal de Warthon pour la glande sous-maxillaire.

Les canaux hépatique, cystique et cholédoque, par lesquels s'écoule la bile, etc.

Canal (botanique). - Nom que l'on donne à certaines parties de plantes creusées en gouttières ou formant un espace vide plus ou moins long dans leur intérieur. 
Le canal médullaire est une lacune cylindrique ou prismatique que l'on trouve au centre des tiges-dicotylédones et rempli dans les premières années par un tissu à cellules arrondies qui n'est autre chose que la moelle.

Les canaux résinifères sont des intervalles qui se développent dans l'épaisseur du péricarpe de la famille des Ombellifères. Ils sont colorés, sécrètent une sorte de résine et sont placés plus ou moins au niveau de l'épiderme. Ils sont souvent visibles extérieurement sous forme de bandelettes.

Canaliculé (botanique). - Terme qui s'emploie plus particulièrement comme une qualification de certains organes dont les parties sont creusées en gouttière. Ainsi, il y a des feuilles, des légumes, des graines, etc., canaliculés. Exemples : les feuilles de l'éphémère de Virginie, de l'ornithogalle des Pyrénées, de la soude, du pin sylvestre, etc., sont allongées et creusées, ou pliées en gouttières dans toute leur longueur; le légume du pois à fleur jaune pâle (Pisum ochrus) est relevé d'une double marge qui forme un canal le long de la suture; enfin, la graine du dattier est aussi canaliculée.

Canin, canine (anatomie, physiologie), du latin caninus, de chien, qui tient du chien. On appelle faim canine, une faim que rien ne peut apaiser. - On nomme dents canines, ou angulaires ou oeillères, les dents qui sont placées entre les incisives et les petites molaires, il y en a deux à chaque mâchoire dans l'humain. - La fosse canine est une dépression qu'on remarque à l'extérieur de l'os-maxillaire supérieur, un peu audessus de la dent canine.  - Le muscle canin s'insère sur cette branche et va se terminer à la commissure des lèvres, c'est le sus-maxillo-labial de Chaussier, ce muscle élève la commissure et la porte un peu en dedans, il produit par ses contractions, le mouvement particulier qu'en exécute dans cette espèce de sourire qui marque le dédain et qu'on nomme ris moqueur, ris sardonique (rire) ou ris canin; il est surtout remarquable lorsque la contraction n'a lieu que d'un côté.

Canines (dents). - On nomme ainsi les dents qui sont placées entre les incisives et les petites molaires, il y en a deux à chaque mâchoire chez l'humain.

Capillaires (vaisseaux). - Entre les dernières ramifications des artères dans chaque partie du corps et les origines des veines qui en remportent le sang, le système circulatoire est continué par une quantité de vaisseaux excessivement fins,visibles seulement à la loupe ou au microscope, et qui établissent la communication entre les artères et les veines; ce sont les vaisseaux capillaires. C'est dans leurs tubes si déliés et si ténus, que le sang éprouve les phénomènes physiologiques et chimiques qui changent sa coloration. Les vaisseaux capillaires, placés entre les extrémités de l'artère pulmonaire et les origines des veines pulmonaires, forment le réseau capillaire respiratoire où, par la respiration, le sang noir (sang veineux) se change en sang rouge (sang artériel). Les vaisseaux capillaires répandus dans tous les organes entre les derniers rameaux des branches de l'aorte, et les premières racines destinées à former les veines caves, constituent le réseau capillaire nutritif; c'est là qu'en nourrissant nos organes le sang artériel devient sang veineux. 

Capillaires lymphatiques (anatomie). - Ce sont les plus fins parmi les vaisseaux lymphatiques; de même structure que les vaisseaux capillaires sanguins, mais de rôle physiologique différent, ils drainent dans l'organisme, pour les ramener au sang, les substances destinées à être excrétées ou qui doivent subir une transformation pour être utilisées.

Capitule. - L'inflorescence en capitule, que Mirbel désignait sous le nom de calathide, et Richard, sous celui de céphalanthe, est celle dont l'axe s'élargissant à son sommet en une sorte de plateau tantôt bombé, tantôt creusé, porte sur ce plateau toutes les fleurs serrées les unes contre les autres : le Tournesol, la Pâquerette, le Dahlia, etc. La partie inférieure du plateau réceptaculaire est recouverte de nombreuses bractées constituant l'involucre du capitule et servant à protéger les jeunes fleurs dans le bouton.  Il y a des capitules qui dérivent directement d'autres sortes d'inflorescences et qui diffèrent un peu par conséquent de celui des Composées que l'on regarde d'ordinaire comme le type du genre. Dans le Panicaut (Eryngium campestre), qui est une Ombellifère, le capitule n'est autre chose qu'une ombelle dont les rayons sont nuls, de telle sorte que toutes les fleurs sont sessiles au même point, c.-à-d. sur l'extrémité renflée du pédoncule. Ici aussi il existe un involucre de grandes bractées, celui dont l'ombelle est pourvue d'ordinaire. Dans le gazon d'Olympe (Armeria maritima), le capitule dérive d'une inflorescence composée, une grappe de cymes, dont tous les pédicelles sont avortés, de sorte qu'ici aussi toutes les fleurs sont sessiles. On pourrait encore citer d'autres exemple analogues. (P. Maury).

Capside - . Enrobage protéique du noyau viral.

Capsomère. - Sous-unité protéique qui compose la capside.

Capsulaire (botanique). - Terme qui s'applique à un fruit sec présentant la nature de la capsule. Certains botanistes comprennent, sous le nom général de fruits capsulaires, les fruits simples qui s'ouvrent à la maturité comme le légume, la silique et la silicule, la pyxide et la capsule.

Capsule, du grec kapsa = botte. En anatomie ce terme a de nombreux usages : Capsules articulaires, capsules fibreuses, ligaments capsulaires; ce sont des appareils ligamenteux disposés par couches membraneuses, qui enveloppent certaines articulations, comme celles de l'épaule, de la hanche, du genou, etc. - Capsule du coeur; c'est le nom que Paracelse donnait au péricarde. - Capsule cristalline (voyez Cristallin). - Capsule de Glisson, espèce de membrane décrits par Glisson; c'est un tissu cellulaire très dense, qui environne les ramifications de la veine porte (voyez Foie). - Capsules surrénales ou atrabilaires, reins succenturiaux, corps aplatis, triangulaires, situés au-dessus des reins qu'ils recouvrent comme ferait un casque. Ce sont des espèces de sacs sans ouverture, à parois épaisses, d'un tissu granulé, grisâtre tout particulier; leur cavité renferme un liquide visqueux, peu abondant, d'une couleur brune, jaunâtre; on croit que c'est l'atrabile des Anciens, à laquelle ils ont fait jouer un si grand rôle dans un grand nombre de maladies. - Capsulée synoviales; sacs sans ouvertures, en manière de membranes séreuses destinées à sécréter la synovie, et placées aux articulations et au voisinage de certains tendons. - En botanique, le terme de capsule sert à désigner un fruit sec dont les carpelles s'ouvrent d'eux-mêmes à la maturité. Ce nom s'applique en général à tout fruit sec qui ne rentre pas parmi les légumes, comme dans le pois; parmi les siliques ou silicules, comme dans les Crucifères, parmi les pyxides , comme dans le mouron rouge. A vrai dire, ces différentes sortes de fruits sont des modifications bien caractérisées de la capsule. Suivant le nombre de loges dont elle est formée, la capsule est dite uni-bi-tri-quadriloculaire, etc., et multiloculaire si ses loges sont nombreuses. Il en est de même pour le nombre de valves qu'elle forme en s'ouvrant à la maturité; on fait précéder le mot valve des expressions uni, bi, tri, etc.

Capuchon (botanique). - On donne ce nom aux sépales ou pétales présentant un prolongement redressé et ouvert antérieurement comme un capuchon ou un casque. Cette forme se rencontre à la partie postérieure de la fleur dans l'ancolie et l'aconit.

Caractère (histoire naturelle). - On nomme caractère une disposition particulière qu'un être possède en commun avec ceux du même groupe que lui, mais par laquelle il diffère de tous ceux des autres groupes. Les caractères servent donc à réunir les êtres pour former les groupes et à les séparer de ceux auxquels ils n'appartiennent pas. - Les classifications en histoire naturelle reposent sur l'étude des caractères. Or, en zoologie et en botanique, ils sont fournis par la grandeur, la forme, le nombre des organes, leur structure, leur consistance, leur position et leur grandeur respectives, etc. Dans les minéraux, ils sont fournis par la forme, la cristallisation, la cassure, le grain, la couleur, etc. - Les caractères sont simples lorsqu'ils sont considérés chacun séparément et propres à la partie la plus simple du corps naturel; composés, s'ils sont formés de la réunion de plusieurs caractères simples : les caractères universels embrassent tous les signes propres au corps entier, soit brut, soit organisé. C'est ce caractère universel qui constitue véritablement la nature de chaque corps, nature fondée sur la composition élémentaire des minéraux et sur l'organisation des végétaux et des animaux.

Carapace. - Plaque osseuse qui forme le dos de la tortue et n'est autre chose que les côtes dilatées, soudées entre elles et avec le sternum. Elle est recouverte d'écailles.

Cardia (anatomie), du grec kardia, coeur. - C'est le nom que l'on donne à l'orifice par lequel l'oesophage aboutit dans l'estomac; il est situé un peu au-dessous de la pointe du coeur (d'où lui vient son nom), mais en est séparé par le diaphragme; en face du cardia, se voit la portion la plus dilatée de l'organe, ce qu'on nomme le grand cul-de-sac stomacal.

Cardiaque (anatomie). - Ce mot a été employé le plus ordinairement pour exprimer ce qui a rapport au coeur, en grec kardia; cependant, par extension, il a servi à désigner l'orifice oesophagien de l'estomac, auquel on a donné le nom d'orifice cardiaque, ou simplement cardia

Les artères cardiaques, autrement dites coronaires, sont au nombre de deux et naissent de l'aorte au-dessus des valvules-semi-lunaires; elles sont destinées à former le réseau artériel qui fournit au coeur le sang nécessaire à l'accomplissement de ses fonctions. 

Les veines cardiaques suivent à peu près les diverses ramifications du réseau artériel, et finissent par se réunir pour former deux troncs principaux, l'un antérieur et l'autre postérieur, qui viennent aboutir dans l'oreillette droite.

Les vaisseaux lymphatiques cardiaques, après avoir suivi à peu près le trajet des vaisseaux sanguins et avoir traversé les glandes du col, viennent se terminer partie dans le canal thoracique, partie dans les veines-sous-clavières et jugulaires internes. 

Les nerfs cardiaques, le plus souvent au nombre de six, sont fournis par les trois ganglions cervicaux de chaque côté; cependant, à gauche, il n'y a ordinairement que deux ganglions qui en fournissent. 

Le plexus cardiaque qui résulte du réseau formé par les nerfs cardiaques, est placé à la partie postérieure de l'aorte, près de son origine.  (F.- N.).

Carène (botanique), du latin carina, quille de vaisseau. - Expression qui s'applique aux pétales inférieurs des fleurs papilionacées, dont la forme arquée rappelle la carène ou quille d'un vaisseau. La carène, lorsque elle est formée d'une seule pièce, résulte de la soudure de deux pétales par leur bord antérieur. Quelquefois ces deux pétales se touchent seulement. C'est dans cette partie que sont abrités les organes sexuels. On peut facilement se rendre compte de la carène dans les fleurs du pois de senteur et du robinier (faux-acacia). On dit de certains organes qu'ils sont carénés lorsqu'ils ont la forme d'une nacelle.

Carnassière  (dent). - Chez les Mammifères-Carnivores on appelle dent carnassière ou simplement carnassière, la première vraie molaire, c.-à-d. celle qui suit immédiatement les prémolaires dans les deux mâchoires (supérieure et inférieure). Auprès des prémolaires, qui sont généralement petites, la carnassière présente une forme spéciale; elle est ordinairement très grande, très forte, conique et tranchante ou à plusieurs pointes, au moins chez les types franchement carnivores comme les Chats. En arrière de la carnassière se voient des molaires plus petites, à couronne émoussée comme celles de l'humain et qui prennent ici le nom caractéristique de tuberculeuses. Chez les Carnivores à régime varié, omnivore (les Ours, par ex.), la carnassière est petite, peu saillante, et les tuberculeuses au contraire sont très grosses et larges, tandis qu'elles sont presque insignifiantes par leur volume, leur nombre et leur usage chez les vrais Carnivores, tels que les Chats et les Hyènes. Contrairement à ce qui a lieu pour les canines, la carnassière supérieure est croisée en arrière et non en avant par sa correspondante inférieure. Cette dent a beaucoup d'importance au point de vue de la classification des Carnivores, car sa forme et ses dimensions sont toujours en rapport avec le régime et les moeurs de l'animal. Les Carnivores actuels n'ont jamais qu'une seule carnassière, mais on connaît des genres éteints (Hyaenodon, par ex.), qui avaient jusqu'à trois molaires en forme de carnassière; les plus anciens Carnivores (Créodontes) avaient toutes leurs molaires ainsi conformées, et cette disposition se retrouve chez beaucoup de Didelphes ou Marsupiaux actuels. Les Pinnipèdes (Phoques, etc.) ont également des molaires toutes semblables, à tubercules pointus et coupants, c.-à-d. en forme de carnassière, disposition éminemment propre à déchirer la chair chez des animaux qui avalent sans mâcher. (E. Trouessart).

Carnisine, du latin caro, carnis = viande). - Albumine extraite de la chair musculaire des animaux, qui dévie de 42° vers la droite la lumière polarisée. Elle est incoagulable par l'alcool; mais la chaleur la coagule facilement. La viande de boeuf contient 5 °/°° environ de carnisine.

Carnivores. - Ordre de mammifères ayant un appareil digestif adapté à la consommation de viande crue (canidés, félidés, mustélidés, ursidés, etc.).

Carnivores (plantes). - Les plantes dites carnivores ou insectivores, sont celles qui peuvent capturer des petits animaux, des insectes : feuilles visqueuses de la grassette (Pinguicula grandiflora); ascidies des sanacenia, des cephalotus, des népenthes; pièges des rossolis (Drosera), et de la dionée attrape-mouche (dionaea muscipula), dans lesquels la capture est déterminée par un déplacement d'organe que provoque le contact de l'animal, etc. - On avait supposé que le liquide sécrété par la plante autour du corps de l'insecte capturé avait peut-être la propriété d'attaquer et de digérer la proie. Ellis (1770), Charles Darwin publièrent d'importants travaux sur ce sujet. Des expériences ont été faites de divers côtés, pour confirmer ou réfuter l'hypothèse de la "carnivorité" des plantes : Russ et Will, Fr. Darwin, etc., ont établi la carnivorité des drosera, qui a été formellement niée par Edouard Morren; quant à la dionée, beaucoup d'expérimentateurs s'accordent à reconnaître qu'elle ne tire aucun bénéfice de ses captures. En réalité, la "consommation" d'animaux par ces plantes se fait en deux temps. Dans un premiers temps, ce sont uniquement des bactéries qui interviennent. Dans un deuxième temps, les matières issues de la décomposition des cadarvres que les bactéries ont opérée sont soumises à l'action d'enzymes sécrétées cette fois par les plantes. Ces dernières, à partir de là, pourront utiliser ces matières pour leur nutrition, sans jamais avoir dévoré qui que ce soit en somme.

Carotides, du grec karos = sommeil lourd. - Les Anciens avaient pensé que les artères auxquelles ils avaient donné ce nom étaient cause de l'assoupissement. - On appelle carotides primitives deux artères, l'une à droite et l'autre à gauche, qui portent le sang aux différentes parties de la tête; celle de droite qui naît d'un tronc qui lui est commun avec la sous-clavière du même côté, nommé tronc innominé ou brachio-céphalique, et qui se détache de l'aorte; celle de gauche naît directement de l'aorte; elles montent le long des parties latérales et antérieures du cou, laissant entre elles un espace rempli par la trachée et l'oesophage en bas, le larynx et le pharynx en haut; arrivées au niveau du cartilage thyroïde, sans avoir donné aucune branche dans leur trajet, chacune d'elles se divise en deux branches connues sous les noms de carotide externe et de carotide interne. la première (faciale, Chauss.) est presque entièrement destinée à la face; elle monte de son point de bifurcation jusqu'au niveau du col du condyle de la mâchoire inférieure, et se divise en temporale et maxillaire interne, qui envoient des branches à toute la face et aux parties extérieures du crâne. La carotide interne monte vers la base du crâne dans lequel elle pénètre par le canal carotidien; elle fournit l'artère ophthalmique et se divise bientôt en cérébrale antérieure, cérébrale moyenne et communiquante postérieure. Elle est plus particulièrement destinée aux parties antérieure et moyenne du cerveau, à l'oeil et à ses dépendances. (F.- N.).

Carpe (anatomie). - On appelle ainsi cette portion de la main chez l'humain, par exemple, qui succède à l'avant-bras et constitue ce qu'on appelle vulgairement le poignet; il est formé de deux rangées de petits os unis très intimement entre eux, légèrement mobiles les uns par rapport aux autres, et qui donnent la plus grande variété aux mouvements de la main sur l'avant-bras. On compte huit os du carpe, quatre pour la rangée supérieure; ce sont le pisiforme, le cunéiforme ou pyramidal, le semi-lunaire et le scaphoïde; la rangée inférieure se compose de l'unciforme (ou os crochu) du grand os, du trapèze et du trapézoïde. Sur cette dernière rangée viennent s'articuler les cinq os du métacarpe.
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Os du carpe.
Os du carpe vus en arrière. - Ces os forment deux rangées. Dans la première on trouve : 1 . le scaphoïde; - 2. le semi-lunaire ; - 3. le pyramidal ; - 4. l'os pisiforme. - Dans la seconde on trouve : 5. le trapèze; - 6. le trapézoïde; - 7. le grand os, - et 8. l'os crochu.

Carpelle. - Feuille située au contre d'une fleur et qui, en se pliant le long de sa nervure médiane et en se soudant par ses deux bords, constitue un pistil contenant des graines. Quand une fleur n'a qu'un seul carpelle, c'est celui-ci qui l'orme le fruit. Ex.: Le pois. Quand elle en a plusieurs, soudés ou non entre eux, c'est leur ensemble qu'on désigne sous le nom de fruit. Ex. : La ronce. Dans certaines fleurs doubles, les carpelles ne se transforment pas en pistil et persistent à l'état de feuilles. Ex.: Le merisier à fleurs doubles.

Carré (anatomie). - Plusieurs muscles ont été appelés ainsi à cause de leur forme. Ainsi : - Le carré des lèvres, qui a plutôt la forme d'un losange; il est plus connu sous le nom d'abaisseur de la lèvre inférieure (portion du mento-labial de Chaussier). - Le carré pronateur, muscle de l'avant-bras qui, avec le rond pronateur, exécute les mouvements de pronation (cubito-radial, Chauss.). -  Le carré des lombes (ilio-costal, Chauss.) va de la crête de l'os des iles à la dernière côte qu'il abaisse, lorsqu'il se contracte. - Le carré de la cuisse (ischio-sous-trochantérien, Chauss.) de la tubérosité ischiatique à la ligne oblique qui descend des trochanters; il fait tourner le fémur sur son axe et porte le pied en dehors.

Cartilage. - Tissu dur et nacré du corps des animaux, vulgairement appelé croquant. Les os, au début, ne sont que des cartilages, et c'est plus tard seulement qu'ils s'encroûtent de phosphate et de carbonate de chaux. La matière des cartilages chauffée dans l'eau jusqu'à 120 degrés donne de la chondrine, tandis que les os et autres tissus animaux traités de même fournissent de la gélatine. 

Cartilagineux. - De la nature du cartilage. On appelle Poissons cartilagineux, tous ceux dont le squelette, pendant toute la durée de la vie, n'est formé que de cartilages, sans addition de phosphate et de carbonate de chaux. Tels sont les squales, les raies, les lamproies, etc. Les poissons cartilagineux ont apparu sur notre globe avant les poissons osseux.

Cartilages tarses (anatomie).  - Lames cartilagineuses situées dans l'épaisseur du bord libre de chaque paupière; le supérieur plus long et beaucoup plus large que l'inférieur. Recouverts en arrière par la conjonctive, leur face antérieure est en rapport avec la peau et le muscle orbiculaire.

Caryophylline (chimie). - La caryophylline est une sulstance cristalline qu'on rencontre dans le girofle, fleur non épanouie du caryophyllus aromaticus (Myrtacées). Elle a été signalée dans cette fleur par Baget, Lodibert et Bonastre. Elle ne se rencontre qu'en petite quantité dans le girofle des Moluques; elle existe à peine dans celui de Bourbon (La Réunion) et celui de Cayenne ne paraît pas en contenir. Par sa formule, elle se rapproche des camphres, et c'est Bonastre qui lui a donné le nom de caryophylline. - On la prépare en faisant macérer le girofle des Moluques avec de l'alcool concentré. C'est une matière blanche, cristalline, brillante, satinée, sans odeur ni saveur, soluble dans l'alcool bouillant et dans l'éther, insoluble dans l'eau; elle cristallise en aiguilles soyeuses, rayonnées; elle se sublime vers 285° (Muspratt), et fond en s'altérant partiellement (Dumas). Elle se dissout à chaud dans les alcalis caustiques, à froid dans l'acide sulfurique, qui se colore en rouge, et la charbonne à chaud; au contact de l'acide azotique, elle se résinifie. L'acide azotique fumant la dissout, avec dégagement de vapeurs rutilantes et formation d'un acide qui se dépose par le refroidissement en aiguilles microscopiques; cet acide est soluble dans l'alcool et l'éther. (Ed. Bourgoin).

Caryopse (botanique). - C'est le fruit des Graminées caractérisé par l'adhérence des parois de l'ovaire avec les téguments de l'ovule. C'est donc une akène distincte des autres par cette adhérence. Mirbel lui donnait le nom de cérion; Richard est le premier qui ait employé le mot de caryopse. (P. Maury).

Caséine. - Substance sulfuro-azotée qu'on trouve en abondance dans le lait, et qui forme la base des fromages. Sèche, la caséine constitue une masse blanche, amorphe, opaque, sans odeur ni saveur, donnant par la combustion des cendres riches en phosphate de chaux. Humide, elle a une faible réaction acide; elle est peu soluble dans l'eau, insoluble dans l'alcool, soluble dans les solutions alcalines et acides. Les premières études de la caséine remontent principalement à Braconnot, Berzelius, J.-B. Dumas, Cahours et Rochleder. (B.).

Casque (botanique), galea. - On appelle ainsi les pétales plus on moins concaves, arrondis en forme de casque comme dans l'aconit. On nomme aussi casque la lèvre supérieure de certaines Scrophularinées, telle que celle de la plante connue sous le nom de Muflier ou Gueule-de-loup (Antirrhinum majus, Lin.). (G-s.).

Catalyse, du grec catalysis = dissolution.  - Nom donné par Berzelius au phénomène qui a lieu quand une substance (appelée catalyseur), par sa seule présence et sans y participer, modifie, notamment en l'accéléranbnt, une réaction chimique.

Caudimanes (zoologie), du latin cauda, queue, et manus, main. - On a désigné par cette dénomination les singes d'Amérique, qui ont la queue prenante comme une main.

Caudal (zoologie), du latin cauda, queue. - On applique cette épithète à tout ce qui a rapport à la queue. En ichthyologie, on appelle nageoire caudale celle qui termine la queue de presque tous les poissons. Verticale dans presque tous, elle est horizontale dans une variété de daurade de la Chine. Les Cétacés ont aussi une nageoire caudale; mais elle est horizontale.

Caudex, mot latin qui signifie tronc d'arbre, tige. - Ce terme est employé pour désigner la partie analogue à une tige qui, dans beaucoup de plantes, est souterraine ou couchée. Dans ce sens, on emploie plus souvent le mot rhizome. - Dans l'embryon, on distingue deux parties principales, que l'on nomme le caudex ascendant, le caudex descendant. L'un est constitué en partie par la gemmule et s'élève; l'autre, par la radicule et s'enfonce dans la terre.

Caulescent (botanique), du grec kaulos, tige. - Se dit d'une plante qui présente une tige; on dit plante caulescente, par opposition à celles qui en sont dépourvues. Dans ce cas, la plante est acaule.

Caulicole (botanique). - Candolle nommait ainsi les plantes parasites qui vivent sur les tiges. Elles ont quelquefois des suçoirs qui, dans les cuscutes, par exemple, se présentent sous forme de fils déliés et blanchâtres, s'entortillent autour de plusieurs plantes, telles que le trèfle, la luzerne, etc. Le gui est aussi un parasite caulicole; il s'implante dans le corps ligneux d'un arbre et s'y greffe intimement.

Caulicule (botanique), Cauliculus. - On donne ce nom à la partie de l'embryon de la graine qui est la petite tige située au-dessous des cotylédons, et que l'on appelle plus ordinairement tigelle.

Caulinaire, Caulinus, qui s'applique aux parties des plantes appartenant à la tige. - Il y a des racines aériennes qui naissent sur la tige; alors elles sont dites caulinaires. Généralement, on dit les feuilles caulinaires pour les distinguer de celles qui naissent immédiatement du collet de la racine, et qu'on appelle radicales. Dans le pissenlit, par exemple, on voit ces deux situations de feuilles qui donnent à celles-ci une forme différente. Les stipules sont caulinaires dans l'aune, la passiflore glauque, etc. Les épines sont caulinaires dans les cactus, les féviers, etc. Les aiguillons le sont également dans la rose, les ronces. Les fleurs sont situées directement sur la tige, et par conséquent caulinaires dans le cacaoyer, les cuscutes, les cierges, la vesce cultivée, etc.

Cave (veine). - Ce nom a été donné aux deux veines principales du corps humain. - L'une est la veine cave supérieure, descendante ou thoracique, formée par la réunion des deux sous-clavières, derrière le cartilage de la première côte; elle descend de droite à gauche, traverse le péricarde et pénètre dans l'oreillette droite du coeur par sa paroi supérieure; elle reçoit la veine azygos et quelques autres petites veines. - L'autre veine cave, nommée inférieure, ascendante ou abdominale, a beaucoup plus d'étendue; elle commence vers la quatrième vertèbrelombaire, monte à droite, traverse le bord postérieur du foie, pénètre dans le péricarde par le centre nerveux du diaphragme, et de là dans le ventricule droit où elle se termine. Elle reçoit toutes les veines qui rapportent le sang des parties inférieures et moyennes du corps.

Caverneux (anatomie). - On ajoute cette épithète à un certain nombre de mots désignant des parties du corps qui renferment un tissu spongieux, ou qui se présentent sous l'aspect de petites cavités, etc. - Ganglion ou plexus caverneux, un petit corps ganglionnaire nerveux, situé au côté interne de l'artère-carotide interne au moment où elle pénètre dans le sinus caverneux. - Les sinus* caverneux, ainsi nommés à cause de leur texture spongieuse, sont deux canaux veineux logés sur les côtés de la selle turcique, dans des gouttières de la face supérieure du sphénoïde, l'une à droite et l'autre à gauche, entre deux lames de la dure-mère. Les deux sinus caverneux communiquent entre eux par le sinus coronaire. - Corps caverneux, tissu de l'intérieur du pénis dans lequel l'afflux de sang provoque l'érection.

Cavités (anatomie). - On appelle cavités splanchniques (du grec splanchna, les entrailles) celles qui renferment les viscères; ce sont le crâne, le thorax et l'abdomen. - On dit encore la cavité pelvienne pour le bassin, les cavités nasales pour les fosses nasales, etc. - On trouve encore dans les os des cavités qui sont tantôt articulaires, ce sont la cavité cotyloïde creusée dans l'épaisseur de l'os de la hanche, les cavités glénoïdes du temporal et de l'omoplate, etc. - D'autres fois elles ne servent pas aux articulations, ce sont alors des fosses, des sinus, des rainures, des antres (l'antre d'Hygmore sinus maxillaire), des sillons, etc.

Cayeux (botanique). - On donne ce nom à des bourgeons secondaires produits par certains bulbes à l'aisselle des feuilles qui les recouvrent; ils se développeront successivement sur la plantemême, ou dans d'autres espèces ils pourront en être séparés et se développer d'une manière indépendante. L'ail vulgaire est ainsi conformé.

Cédrie (botanique). - Cedria, nom de la manne mastichine, ou résine qui découle du cèdre du Liban. C'est un baume salutaire que les Égyptiens employaient dans leurs embaumements (Religion égyptienne).

Cellule. - Terme introduit par Mirbel en 1808 pour désigner l'élément fondamental de la structure des êtres  vivants. La cellule animale ou végétale se compose de deux (cellules procaryotes) ou trois parties distinctes : un protoplasme cellulaire, composé du cytoplasme, entouré par une membrane et renfermant un noyau (cellules eucaryotes). Le cytoplasme renferme divers organites : mitochondries, appareil de Golgi, chloroplastes (dans le cas des cellules végétales), lysosomes, etc. La membrane cellulaire est constituée par la partie périphérique du cytoplasme, partie périphérique dans laquelle le réseau de plasma solide est beaucoup plus serré et le plasma liquide peu abondant, ce qui augmente la résistance. Dans cette membrane, et à son extérieur surtout, s'accumulent des substances squelettiques qui lui donnent plus ou moins de rigidité. On donne le nom de cuticule à la partie superficielle. Quant au noyau, présent dans les seules cellules eucaryotes, il contient le patrimoine génétique de l'organisme (ADN dans les chromosomes, visibles lors de la division cellulaire), ainsi que divers cospuscules appelés nucléoles.

Cellulose. - Polysaccharide qui constitue la paroi cellulaire des plantes; fournit un soutien structurel à la protéine.

Centre épigastrique (anatomie). - On donne généralement ce nom aux ganglions et aux plexus nerveux formés par le grand sympathique et le nerf-pneumogastrique autour du tronc céliaque, au-devant des piliers du diaphragme, dans la partie la plus profonde de l'épigastre.

Centre nerveux. - On appelle ainsi les organes où les nerfs prennent leur origine; ainsi l'encéphale, la moelle épinière et les ganglions du grand sympathique, sont les centres nerveux qui donnent naissance à tous les nerfs.

Centre phrénique. - C'est le centre tendineux du diaphragme ou l'aponévrose trilobée qui occupe la partie postérieure et moyenne de ce muscle.

Centrosome , du grec kentron = centre, et soma = corps). - Organite cellulaire découvert par E. van Beneden dans la cellule vivante et jouant un rôle important dans la mitose.


A, cytoplasme; B, centrosome; C, sphère attractive; D, nucléole; E, noyau avec son cordon pelotonné.

Le centrosome est le plus souvent unique dans les cellules animales, double dans les cellules végétales. C'est un petit globule (environ 1/1000e de millimètre de diamètre) situé dans le cytoplasme, au voisinage immédiat de la paroi du noyau; il est entouré d'une petite aire claire ou sphère attractive, formée par du protoplasme de nature particulière. Au moment de la division cellulaire, le centrosome est particulièrement évident, et l'on voit alors, autour de la sphère attractive, des stries rayonnantes constituant l'aster. C'est le long de ces stries rayonnantes que paraissent se mouvoir les chromosomes dans l'anaphase. 


Aster (stries rayonnantes 
apparaissant autour
de la sphère attractive 
au moment de la mitose).

Le centrosome est  toujours accolé à la paroi nucléaire, et même quelquefois logé dans une anfractuosité de celle-ci. 

Céphalo-rachidien (anatomie). - Qui a rapport à la tête et au rachis (colonne vertébrale). Ce dit plus spécialement d'un liquide, dit céphalo-rachidien ou sous-arachnoïdien. Il s'agit de lymphe qui se rencontre dans l'espace cloisonné entre le feuillet viscéral de l'arachnoïde  et la pie-mère, et qui, d'autre part, pénètre par le trou de Magendie dans les ventricules cérébraux (confluents), et d'autre part se répartit autour de la moelle épinière.

Céphalothorax. - Région antérieure du corps chez les Crustacés et les Arachnides, comprenant la tête et le thorax soudés ensemble. Chez les Crustacés décapodes notamment, comme les homards et les crabes, cette soudure est absolument complète, bien que chez les premiers, comme aussi chez les écrevisses, on voie de profonds sillons indiquant les points de soudure, en dessus, tandis qu'en dessous on trouve autant de segments qu'il y a de paires de pattes. C'est pourquoi le céphalothorax doit être considéré comme une région arbitraire, comprenant la tête et le notum, ou face dorsale du thorax, etc. Chez la plupart des arachnides (à en excepter les galéodes), le céphalothorax comprend également, en dessus, la tête et le thorax, et, en dessous, la segmentation est souvent peu apparente; chez les scorpionides, elle se laisse voir plus distinctement.
-

Céphalothorax.
Céphalothorax. - a, d'écrevisse;
b. de scorpion.

Céphalotroque (zoologie). - Se dit d'une larve d'annélide polychète, arrivée à un certain stade de son évolution. La larve céphalotroque est celle chez laquelle les cercles de cils, manquant chez la larve atroque, sont disposés en une couronne située tout près du pôle antérieur et forment un bourrelet au-dessus de la bouche. Telle est la larve des pelynoés et des néréides, connue sous le nom de ver de Lovèn.

Céréales. - Se dit de toute plante de l'ordre des Graminales, que l'on cultive en vue de sa graine; propre à être convertie en farine ou à nourrir les animaux domestiques : blé, orge, avoine, seigle, maïs, riz. On y ajoute par abus le sarrasin. Les tiges des céréales constituent la paille.

Cérébelleux, de cerebellum, le cervelet, qui appartient au cervelet. - Les artères cérébelleuses. Ces artères, très flexueuses, se distribuent surtout à la surface du cervelet; elles s'anastomosent et communiquent avec le réseau du bulbe et du quatrième ventricule. Elle sont au nombre de six, trois de chaque côté : 1° la Grande cérébrelleuse inférieure naît de la vertébrale et se porte en dehors et en avant de la surface inférieure du cervelet, où elle se divise en deux branches; 2° la  cérébrelleuse antérieure et inférieure, qui n'existe pas toujours, est fournie par la basilaire; 3° la  cérébrelleuse supérieure naît de la basilaire derrière sa bifurcation terminale. - Les veines cérébelleuses. Les veines cérébelleuses, moins flexueuses que les artères sont : 1 ° les  cérébrelleuses latérales et inférieures, tributaires du sinus latéral, et qui viennent de la face inférieure du cervelet; 2° la  cérébrelleuse médiane supérieure (ou vermienne), qui va s'ouvrir dans le sinus droit. - Les pédoncules cérébelleux. Il sont au nombre de six, trois de chaque côté, ils relient le cervelet aux autres parties du névraxe. On distingue : 1° le pédoncule inférieur qui descend vers le bulbe; 2° le pédoncule moyen qui se dirige vers la protubérance annulaire; 3° le pédoncule supérieur qui monte vers les tubercules quadrijumeaux.

Cérébral, de cerebrum, cerveau, qui appartient au cerveau, synonyme d'encéphalique. Il y a des membranes cérébrales, connues sous le nom de méninges; ce sont, la dure-mère, l'arachnoïde, et la pie-mère; il y a aussi des vaisseaux et des nerfs cérébraux. - Les artères cérébrales sont : 1° la cérébrale antérieure (artère du corps calleux), une des trois branches terminales de la carotide primitive; 2° la cérébrale moyenne (artère de la scissure de Sylvius), qui est aussi une des branches terminales de la carotide interne, est plus grosse que la précédente; 3° la cérébrale postérieure (branche terminale du tronc basilaire) se dirige vers les lobes postérieurs du cerveau. - Les veines cérébrales latérales et inférieures versent le sang dans le sinus latéral. Les veines cérébrales internes se jettent dans les veines cérébrales supérieures. Les cérébrales supérieures s'ouvrent dans le sinus longitudinal. Les cérébrales médianes inférieures se terminent dans le sinus droit. - Les nerfs cérébraux sont ceux qui sortent par les trous de la base du crâne; on les désigne mieux sous le nom de nerfs crâniens.

Cérébro-spinal, du latin cerebrum = cerveau, et spina = épine); qui appartient au cerveau et à la moelle épinière. - L'axe cérébro-spinal ou encéphale-médullaire constitue, chez les vertébrés, le système nerveux central, logé dans le canal rachidien et le crâne, par opposition au grand sympathique.

Cérumen (anatomie, physiologie), du grec kêros, cire. - Substance particulière fournie par les follicules qui garnissent les parois du conduit auditif externe (Oreille), et qui sert à lubrifier la peau qui le tapisse et à entretenir sa souplesse. Elle est visqueuse, jaunâtre, d'une saveur amère, d'une odeur assez forte; l'alcool et l'éther la dissolvent en partie. Cette humeur, qui coule liquide des follicules qui la produisent, s'épaissit à l'air et devient assez semblable à de la cire molle, d'où vient son nom. Lorsqu'on la laisse s'accumuler, elle finit par prendre une consistance telle qu'elle forme quelquefois un bouchon très dur, qui intercepte les sons et détermine une surdité plus ou moins complète.

Cerveau. - Le cerveau est, avec le cervelet, l'une des deux parties principales de l'encéphale. C'est, chez l'humain, le plus volumineux des renflements encéphaliques; il remplit toute la partie supérieure du crâne, et, chez les animaux les plus rapprochés de l'humain, il conserve encore longtemps cette prédominance. Le cerveau humain a une forme ovale plus effilée en avant qu'en arrière; voûté en forme d'hémisphéroïde à sa face supérieure, il est aplati inférieurement. Il se compose de deux moitiés semblables que sépare, suivant le plan médian du corps, un sillon très profond, nommé la grande scissure médiane du cerveau; chaque moitié porte le nom d'hémisphère, bien qu'elle ait plutôt la forme d'un quart de sphère. A sa partie inférieure et médiane, la grande scissure est interrompue, chez l'humain et la plupart des mammifères, par une lame transversale et horizontale de substance blanche qui unit les deux hémisphères, c'est le mésolobe (lobe médian), ou corps calleux. Il n'existe pas chez les oiseaux, et en général chez tous les vertébrés ovipares. Dans l'espèce humaine et chez la plupart des mammifères, le cerveau se distingue par les nombreux sillons qui creusent sa surface en divers sens et lui donnent l'aspect d'une masse de petits boyaux contournés et serrés les uns contre les autres. On a nommé ces sillons anfractuosités, et les éminences qui font saillie entre eux se nomment les circonvolutions du cerveau. Elles sont plus développées à l'âge adulte qu'aux premiers temps de la vie; il est beaucoup de mammifères qui montrent à peine quelques anfractuosités à la surface de leur cerveau; d'autres l'ont absolument lisse. A sa face inférieure, le cerveau présente, dans chacune de ses moitiés, deux lobes séparés par une scissure transversale; le lobe antérieur est moins grand que le postérieur, et celui-ci présente deux saillies : l'une à sa partie antérieure, l'autre en arrière; on les a souvent nommées lobe moyen et lobe postérieur; mais elles ne sont réellement pas séparées l'une de l'autre. Dans l'intérieur du cerveau se voient diverses parties distinctes; ces parties circonscrivent certaines cavités qui communiquent entre elles, c'est ce qu'on appelle les ventricules du cerveau; une semblable cavité existe dans le cervelet, et a reçu le nom de quatrième ventricule.

Cervelet. - Le cervelet est un renflement de l'encéphale  placé en arrière et en dessous du cerveau dont la partie postérieure le recouvre complètement chez l'humain. Il est beaucoup moindre que le cerveau, et s'en distingue immédiatement par sa configuration et son aspect. Considéré par la face postérieure chez l'humain, ou supérieure chez les autres animaux, il offre deux lobes latéraux qu'on a nommés les hémisphères du cervelet. Un sillon les sépare; mais an fond, en arrière, et en bas, se trouve un lobe moyen qui souvent, chez les animaux, est très développé. Le cervelet ne possède pas à sa surface de véritables circonvolutions; il présente des stries parallèles qui accusent l'existence d'un nombre considérable de lamelles de substance nerveuse, remplaçant réellement dans le cervelet les circonvolutions plus arrondies et plus capricieusement repliées du cerveau. La moelle allongée naît de la face inférieure du cerveau, un peu en avant du cervelet, par deux gros pédoncules de matière nerveuse qui semblent en être les racines; elle passe bientôt devant cet organe et en reçoit deux autres pédoncules qui s'unissent immédiatement à la face postérieure de la moelle; en même temps, le cervelet entoure la moelle allongée d'une bandelette épaisse qui lui forme en avant une espèce de bracelet, qu'il complète en arrière; cette bandelette a reçu le nom de protubérance annulaire ou pont de Varole (de l'anatomiste Varoli). 

Cervelet (tente du). - On donne ce nom à un large repli de la dure-mère qui sépare les lobes postérieurs du cerveau des lobes du cervelet.

Chair (anatomie), du latin caro. - Ce mot désigne chez les animaux, les parties molles et surtout les masses musculaires; chez les végétaux, les masses de tissu cellulaire remplies d'amidon ou fécule.

Chalaze. - En botanique, on appelle chalaze, dans la graine, le point où le funicule franchit l'épaisseur du tegmen ou tunique interne du nacelle. Elle correspond souvent au hile et se trouve sous lui, mais souvent aussi elle est au niveau d'un autre point de la graine. La chalaze et le micropyle sont toujours situés à deux points extrêmes et opposés de la graine; aussi a-t-on considéré ces deux points comme déterminant un axe dans la graine; la chalaze est la base, le micropyle le sommet, l'axe est la ligne qui les joint. - On donne ce nom en zoologie à deux espèces de cordons qui maintiennent le jaune suspendu dans l'oeuf des oiseaux : ce sont des couches d'albumine ou de blanc d'oeuf, qui sont tordues sur elles-mêmes en spirale par les mouvements de l'oeuf dans l'oviducte.

Chaperon (zoologie). - C'est le nom par lequel Linné a désigné la partie la plus avancée du front des insectes, celle qui touche immédiatement la bouche ou la lèvre supérieure. Chez les scarabées, les cétoines, les hannetons, la forme constante du chaperon a fourni de bons caractères pour l'établissement de différents groupes. Un grand nombre d'auteurs ont aussi désigné par ce mot la partie postérieure du corselet dans les boucliers, les cassides, etc., qui déborde la tête en forme de chapeau.

Chaton (botanique). - Nom que l'on donne à certaine disposition de fleurs en épis ressemblant à une queue de chat. Le chaton diffère de l'épi, en ce qu'il se compose de fleurs mâles ou femelles, qu'il est articulé, se dessèche et tombe après la floraison. On n'emploie guère ce nom que pour désigner l'inflorescence de la classe des amentacées. Le chaton est pendant dans le bouleau, le noisetier; simple dans les peupliers et les saules. Il est composé, quand son axe produit de courtes ramifications, comme dans le noyer. Le chaton est sphérique, globuleux dans les platanes; ovoïde dans le cèdre, l'aulne. Il est interrompu dans plusieurs espèces de chênes, etc.

Chaume (botanique), culmus. - Nom sous lequel on désigne la tige des graminées : herbacée, simple, garnie de plusieurs noeuds, elle est remplie d'une moelle légère, centrale, dépourvue de faisceaux fibro-vasculaires, qui, en général, ne se développe pas aussi vite que la tige, se détruit lorsque celle-ci s'accroît, et laisse à son centre un canal vide, qui lui vaut le nom de tige fistuleuse (fistula = petit tube).

Chélicères ( zoologie). - Les chélicères sont des organes que l'on rencontre chez les Arachnides et les Limules (Chélicérates). Ils occupent la position des antennes et sont des organes de préhension terminés par une pince ou par des griffes; une glande venimeuse s'ouvre fréquemment à leur extrémité et c'est à l'aide de ses chélicères que l'Araignée tue sa proie.

Chenille. - Larve de papillon qui se nourrit surtout de feuilles. Elle correspond à la première étape de la métamorphose et se situe entre la sortie de l'oeuf et la formation de la chrylsalide.

Cheveux (anatomie), capilli, des Latins. - On appelle ainsi les poils qui recouvrent le crâne dans l'espèce humaine. Les cheveux naissent dans l'épaisseur de la peau, de l'intérieur de petites poches nommées follicules pileux; ils sont composés de deux couches, l'une superficielle, plus dure, formée de fibres parallèles accolées les unes aux autres, et d'une couche profonde, plus molle, logée dans le canal que lui forme la précédente; cette structure a une grande analogie avec celle de l'ongle.

Chitine. - Type de glucide qui forme le squelette externe de tous les arthropodes (crustacés et  insectes); il forme également les parois cellulaires des champignons. - La matière organique (polysaccharide), à laquelle Odier a donné le nom de chitine, a été étudiée par divers chimistes au XIXe siècle, notamment par Berthelot, Lassaigne, Péligot, Frémy, Städeler. Pour la préparer, on traite d'abord par l'acide chlorhydrique, étendu et froid, les diverses parties tégumentaires d'un crustacé pour enlever les sels calcaires; le résidu est lavé à l'eau distillée, avant de le faire bouillir pendant quelques heures avec une dissolution étendue de potasse; on lave finalement à l'eau distillée, à l'alcool et à l'éther (Frémy). On peut encore épuiser les élytres des hannetons successivement par l'eau, l'alcool, l'éther, l'acide acétique et les alcalis bouillants; le résidu, qui conserve la forme des élytres, constitue la chitine. La chitine est une substance solide, translucide, insoluble dans l'eau, l'alcool et l'éther; elle est très stable, car les acides et les alcalis (bases) étendus n'ont pas d'action sur elle. L'acide azotique bouillant la décompose et fournit finalement de l'acide oxalique; l'acide sulfurique concentré la dissout et la solution, étendue d'eau, puis portée à l'ébullition, fournit de l'ammoniaque et un sucre réducteur. (Ed. Bourgoin).

Chlorophylle. - La chlorophylle, qui joue un rôle central dans la synthèse des glucides à partir du dioxyde de carbone (processus de photosynthèse), se trouve dans presque tous les organes aériens des plantes (ainsi que de certaines algues et bactéries), en particulier, de leurs feuilles, et leur donne leur couleur verte. Elle manque aux organes souterrains; dans la feuille, elle envahit tout le mésophylle, mais c'est surtout le tissu en palissade qui en est le lieu d'accumulation. Elle imprègne généralement des organites protéiques spéciaux (chloroplastes), autonomes au sein du cytoplasme et capables de se multiplier par bipartitions successives. Bien que certains organes ou certaines plantes (pin pignon et nombreux Conifères, Fougères), etc., puissent verdir à l'obscurité, l'action de la lumière paraît généralement nécessaire à la formation de la chlorophylle : une plante qui pousse à l'obscurité s'étiole; elle demeure presque blanche; ses chloroplastes sont imprégnés d'un pigment jaune (xanthophylle ou étioline); dans une plante qui se développe à la lumière, à la xanthophylle s'ajoute la chlorophylle; on peut d'ailleurs séparer ces deux substances, car la chlorophylle est soluble dans la benzine. La chlorophylle, d'une formule chimique qui l'apparente à l'hémoglobine et aux autres porphyrines, est une substance se combinant avec les bases à la manière d'un acide faible, susceptible de cristalliser en aiguilles d'un beau vert; elle est soluble dans l'éther, le chloroforme, etc. Etard a montré que sa composition varie dans certaines limites, suivant la nature des plantes. Il existe, de fait, plusieurs chlorophylles (dites a, b, c, d).

Cholédoque '(canal), ductus choledochus. - On donne ce nom à un canal qui résulte de la réunion des deux conduits cystique et hépatique et qui vient verser la bile produite dans le foiedans le duodénum vers la partie postérieure de sa seconde courbure, en traversant très obliquement les tuniques de cet organe. Logé profondément dans la cavité abdominale, il descend vers l'intestin en passant entre l'artères-hépatique et la veine porte, derrière l'extrémité droite du pancréas. Il est composé d'une tunique extérieure assez épaisse et d'une tunique intérieure très mince. On trouve quelquefois des calculs biliaires engagés dans le canal cholédoque.

Chondrine (chimie). - On appelle ainsi le produit qui résulte de l'action prolongée de l'eau bouillante sur le chondrogène du tissu cartilagineux. Pour préparer la chondrine, on fait bouillir avec de l'eau pendant douze à quatorze heures du cartilage provenant des fausses côtes et débarrassé aussi exactement que possible des tissus avoisinants. Au bout de ce temps, on filtre et on précipite la solution encore chaude par de l'alcool. Ce précipité layé à l'alcool et à l'éther constitue une poudre d'un blanc grisâtre qui présente la composition suivante (%) :

carbone : 44,77; 
hydrogène : 6,76; 
azote, 13,87; 
oxygène : 
31,04; 
soufre :6,60.
La chondrine se gonfle dans l'eau froide, comme la gélatine avec laquelle elle présente du reste de grandes analogies. Avec l'eau bouillante, elle donne une solution opaline qui, pour des concentrations suffisantes, se prend en gelée par le refroidissement. Cette solution dévie fortement à gauche le plan de la lumière polarisée; avec l'acide acétique, les acides minéraux, l'alun, le sulfate de cuivre, le perchlorure de fer, elle donne des précipités abondants, tandis que le tanin ne la trouble pas, ce qui la différencie de la solution de gélatine. Bouillie avec des acides étendus, la chondrine se dédouble, d'une part, en une acidalbumine et, d'autre part, en une substance particulière, réduisant les solutions alcalines d'oxyde de cuivre, l'acide chondroïtique. (Dr Lambling).

Chondrogène (chimie, biologie). - Les cellules du tissu cartilagineux sont plongées dans une substance blanchâtre opaque, assez résistante et que l'eau bouillante modifie et dissout lentement, tandis que les cellules persistent à peu près inaltérées. La substance que l'on trouve alors en dissolution dans l'eau a reçu du physiologiste Jean Muller le nom de chondrine, et l'on a appelé, dans la suite, chondrogène ou substance chondrogène cette partie du tissu cartilagineux qui fournit la chondrine sous l'action prolongée de l'eau bouillante. Cette substance se trouve non seulement dans les cartilages permanents comme ceux des fausses côtes par exemple, mais encore dans les cartilages de jeunes os avant la période d'ossification, dans certaines tumeurs osseuses (enchondromes, par exemple), et dans les tissus d'un assez grand nombre d'invertébrés. Insoluble dans l'eau froide ou chaude, elle n'est guère caractérisée chimiquement que par sa transformation en chondrine, qui est, vraisemblablement, le produit d'une simple hydratation. (Dr Lambling).

Chorion, du grec chôreïn = contenir. - On donne ce nom à une des membranes qui servent d'enveloppe au foetus. C'est la plus extérieure, et elle renferme  celle qui est connue sous le nom d'amnios. Celluleuse extérieurement, elle n'est formée que d'une seule lame, lisse, transparente.

Choroïde, du grec chôrion et eidos, apparence du chorion. Ce nom a été donné à plusieurs parties à forme membraneuse, pourvues d'un grand nombre de vaisseaux. - La membrane choroïde est une des enveloppes de l'oeil située entre la sclérotique et la rétine; en arrière elle est percée d'une ouverture qui donne passage au nerf optique; en avant elle se termine par des adhérences assez fortes avec les procès ciliaires. Elle est très mince, molle, facile à déchirer et tapissée intérieurement par une humeur noire donnant au fond de l'oeil sa couleur foncée, et qui manque chez les albinos. Elle est formée par un tissu cellulaire très fin et par une multitude de vaisseaux sanguins très déliés. - Les plexus choroïdes sont deux corps membrano-vasculaires formés par la pie-mère et que l'on trouve dans les ventricules latéraux du cerveau; ils sont unis antérieurement par une membrane très mince, située au-dessous de la voûte à trois piliers et que l'on nomme toile choroïdienne. C'est dans cette membrane que l'on trouve les veines de Galien, qui, après avoir reçu la plupart des veines des ventricules latéraux, vont s'ouvrir dans le sinus droit. - On donne aussi le nom de veine choroïdienne à la veine de Galien. (F-N.).

Chromatine. - Complexe protéine-ADN (Les acides nucléiques) qui sert de matériau de construction des chromosomes.

Chromatophore (botanique). - On désigne sous ce nom les formations protoplasmiques qui ont la propriété de renfermer des pigments (Schimper) (Chromoleucite et Chloroleucite). 

Chromoplaste (botanique). - Organite des cellules végétales et imprégné de substances colorantes, telles que le carotène, qui confèrent à certaines plantes des couleurs allant du jaune au rouge. Les chloroplastes, dont le pigment coloré est la chlorophylle (verte) forment une catégorie particulière de ces organites.

Chromosome. - Structure au sein du noyau constituée de chromatine contenant de l'ADN (matériel héréditaire).

Chrysalide. - Nymphe des papillons. C'est l'état intermédiaire entre la chenille et l'insecte complet.

Chyle, en grec chulos, humeur. - C'est le nom que l'on donne au liquide issu des produits de la digestion, et son élaboration est le résultat de cette fonction. L'aspect de ce liquide varie suivant la nature des aliments et suivant les animaux chez lesquels on l'observe; c'est en général un suc blanc laiteux, d'une odeur particulière et d'une saveur salée et alcaline. Longtemps on l'a regardé comme le produit unique et complet de la digestion; on ne peut aujourd'hui conserver de telles idées, puisqu'on sait qu'une partie notable des produits digestifs provenant des matières saccharoïdes et albuminoïdes, prend la route des veines et passe à travers le foie. Ce qui caractérise le chyle, c'est l'abondance des matières grasses; le chyle laiteux crème comme le lait, et même, lorsqu'il est simplement opalescent, ce liquide montre encore au microscope de nombreux globules graisseux; aussi doit-on le regarder comme l'émulsion graisseuse produite sous l'infuence du suc pancréatique et comme représentant surtout les produits de la digestion des corps gras. Cette émulsion a pour base la dissolution qui imbibe la masse alimentaire, de telle sorte que le chyle renferme aussi de l'albuminose et des quantités plus ou moins grandes de sucre. Mais les vaisseaux chylifères paraissent être le chemin particulier que suivent les matières grasses pour arriver dans le sang. Du reste, à mesure que le chyle avance dans l'intérieur des vaisseaux lymphatiques, il se charge d'une quantité de plus en plus considérable de fibrine, il prend en même temps une teinte rosée, et sa nature se rapproche de plus en plus de celle du sang avec lequel il va s'unir dans la veine sous-clavière gauche, où débouche le canal-thoracique.

Ciliaire (anatomie). - Adjectif qu'on ajoute à plusieurs des parties contenues dans le globe de l'oeil; ainsi les artères ciliaires, les nerfs ciliaires, le corps ciliaire, le ligament ciliaire, les procès ciliaires.

Ciliaire (corps). - C'est un bourrelet circulaire formé par un renflement du bord antérieur de la choroïde et situé sur le pourtour de la base de l'iris, à sa face interne; on l'appelle encore la zone choroïdienne. Il comprend trois parties : - 1° un muscle ciliaire longitudinal dont les fibres occupent la face externe du corps ciliaire et prennent leur point d'attache en arrière sur la sclérotique ; leurs contractions tirent légèrement la choroïde en avant. - 2° Un muscle ciliaire circulaire situé en dedans du précédent et qui en se contractant rétrécit le bourrelet tout entier. - 3°, Plus en dedans encore se trouvent de 70 à 80 petites saillies de la choroïde, les procès ciliaires, sortes de petites pyramides conjonctives richement vascularisées et capables de se gonfler sous un afflux de sang; elles mesurent de 2 à 3 mm de long et sont disposées régulièrement les unes près des autres.

Ciliaires  (procès). - On désigne sous ce nom des feuillets vasculo-membraneux, aplatis, alternativement plus longs et plus courts, placés de champ les uns à côté des autres, disposés en manière de rayons autour du cristallin et de la partie attenante du corps vitré. Ils sont au nombre de 60 à 90, et formés par autant de plicatures de la lame interne de la choroïde. Leur réunion constitue le corps ciliaire.

Cilié (botanique), ciliatus. - Ce mot s'applique à toutes les parties des végétaux bordées de cils; ainsi, on dit des feuilles ciliées, des pétales ciliés, des bractées ciliées, etc.

Cils. - Poil des paupières.  - Cils vibratiles : a) filaments microscopiques qui garnissent la surface de certaines membranes muqueuses chez les animaux et qui exécutent des mouvements incessants d'oscillation ou de flexion; b) Organes analogues aux précédents, situés à l'avant ou à l'arrière des zoospores et des anthérozoïdes qui, en s'agitant continuellement, font avancer ces petits organismes dans l'eau en même temps qu'ils les font tourner rapidement autour de leur axe.

Circonvolution (anatomie), du latin circumvolutus; de circum = autour, et volutes, enroulé. - Nom donné aux contours que forment les intestins dans l'abdomen, et aux saillies sinueuses qu'offre la face du cerveau et du cervelet.

Circulation. - Les organismes sont en continuel échange avec le monde extérieur. Il y a par suite, constamment une circulation de la matière. Le meilleur exemple est celui du carbone, qui est pris à l'air par la plante; cette plante sert d'aliment à l'animal, qui rend le carbone à l'air par sa respiration. Ce mouvement s'effectue chez les animaux par la circulation du sang et de la lymphe, chez la plante par la circulation de la sève. - Circulation du sang : le sang accomplit les échanges nutritifs et respiratoires en faisant une sorte de va-et-vient entre les différents organes. Schématiquement, on peut dire que le sang est lancé par le coeur dans les artères et revient à lui par les veines. On distingue deux sortes de circulations du sang : la petite circulation, spéciale aux poumons, et la grande circulation, qui intéresse tous les autres organes. - La circulation de la lymphe s'effectue par des vaisseaux spéciaux, et porte le chyle et la lymphe des intestins au foie. - La circulation de la sève dans les végétaux assure le transport des liquides absorbés par la plante et la répartition des matériaux élaborés vers les points ou ils doivent être utilisés

Circulatoire (appareil). - C'est l'ensemble des organes impliqués dans la circulation du sang : le coeur et les vaisseaux (artères, veines, capillaires).

Circumnutation (botanique). - Phénomène en vertu duquel les extrémités d'axe d'un végétal en voie de croissance décrivent une spirale en s'inclinant successivement vers les divers points de l'horizon.

Cire. - Lipide constitué d'un acide gras à longue chaîne qui est estérifié en un alcool à longue chaîne; sert d'enduit protecteur sur certaines plumes, à la fourrure de mammifères aquatiques et des feuilles.

Cirre (zoologie), ce mot a plusieurs significations différentes. - Il désigne chez les Oiseaux, certaines plumes privées de barbules. Chez les Poissons, ce sont des barbillons ou tentacules labiaux. - Chez les Annélides, les antennes qui se développent aux anneaux céphaliques, ont été nommées par Savigny les cirres tentaculaires. Les cirres des Mollusques sont de petites lanières placées sur le manteau. - Parmi les Cirrhipèdes, les anatifes et les balanes portent le long du ventre des filets nommés cirres, qui sont disposés par paires et représentent de petites nageoires. Il existe encore des cirres chez beaucoup d'autres animaux.

Cistule ou cistelle (botanique). - Sorte de conceptacle ou appareil de fructification des lichens. Il est orbiculaire, creux, parfaitement clos dans sa jeunesse et se fend irrégulièrement a la maturité, de manière à laisser voir à son centre une matière fibreuse qui retenait les séminules ou spores groupées en petites masses.

Classe*. - Nom d'un certain ordre de groupes dans une classification. Dans le langage des systématiciens, et plus spécialement en zoologie, il désigne  classiquement le niveau situé entre l'embranchement (ou phylum) et l'ordre, 
étant entendu qu'il existe toute une gradation de divisions intermédiaires (sous-embranchement,
infra-embranchement, micro-embranchement, Super-classe, classe, sous-classe, infra-classe, super-ordre).

Classification*. - Rangement d'objets de même nature, d'après une convention faite ou des principes rationnels. Le but que l'on se propose en faisant une classification est de rendre plus facile l'étude des objets que l'on classe, en les disposant dans un ordre qui, au moyen de quelques-uns d'entre eux, permette de se souvenir des autres. Les classifications ont encore l'avantage que l'on peut retrouver sans peine un des objets classés, dès qu'on en a besoin; elles fournissent enfin les moyens de désigner les objets par une nomenclature qui en facilite l'étude. L'esprit humain applique ce procédé à la connaissance de tout ce qui est l'objet de ses travaux; le grammairien classe les diverses figures du langage, les divers genres de styles; le philosophe classe les concepts que lui présente son intellect. Mais les sciences, et sur tout celles qui ont pour objet des êtres naturels, ont particulièrement employé et perfectionné les classifications. L'histoire naturelle, et principalement la zoologie et la botanique, ont fourni des modèles en ce genre à toutes les autres branches des connaissances humaines. Une classification peut reposer sur des conventions faites d'avance et jugées commodes pour l'étude; alors on la dit artificielle. Mais, pour être rationnelle, toute classification doit réunir les objets qui se ressemblent le plus sous tous les rapports, et alors elle suppose une étude préalable; comme, dans ce cas, elle groupe les objets d'après l'appréciation des ressemblances que la nature mime a établies entre eux, la classification prend alors le nom de naturelle. Les naturalistes ont pris la coutume de désigner les classifications artificielles sous le nom de systèmes (du grec systèma = assemblage), et les classifications naturelles sous celui de méthodes (du grec méthodos = recherche raisonnée).

Clavicule, clavicula. - C'est le nom que l'on donne à l'un des deux os dont est formée l'épaule ou portion basilaire du membre-thoracique; c'est un os grêle et cylindrique, contourné en S et placé en travers à la partie supérieure de la poitrine; il s'étend, comme un arc-boutant, du sternum à l'omoplate; il semble avoir pour but de maintenir les épaules écartées et de renforcer les membres dont il fait partie, On le trouve dans la plupart des mammifères, chez tous les oiseaux, les reptiles et les poissons osseux; mais à mesure qu'on descend dans l'échelle des animaux, cet os change de formes et paraît changer de rapports.-

Clavicule.
Clavicule gauche
vue du dessous et du dessus.

Cléistogames, du grec kleistos = fermé + gamos = mariage). - Qualification par laquelle on désigne de petites fleurs anormales qui apparaissent quelquefois sur certaines plantes. Ces fleurs ne s'épanouissent pas et conservent toujours l'aspect de boutons. Elles n'ont pas de pétales ou n'en ont que de rudimentaires. Leurs étamines, souvent réduites en nombre, portent des anthères très petites, ne renfermant qu'un petit nombre de grains de pollen. Le pistil, très réduit dans ses dimensions, se termine par un stigmate à peine développé et qui même est souvent remplacé par une simple ouverture au sommet de l'ovaire. Ces fleurs sont sans odeur et ne sécrètent jamais de nectar. Elles produisent néanmoins des fruits bien conformés et un très grand nombre de graines. Quelquefois elles s'enfoncent dans la terre on sont portées sur des rameaux souterrains. On connaît plusieurs dizaines de genres de plantes sur lesquelles peuvent se développer des fleurs cléistogames : tels sont les genres ononis, vesce, glycine, violette, oxalide, linaire, lamier, jonc, orge. etc.

Clignement. - On appelle ainsi un mouvement (réflexe) par lequel on rapproche les paupières l'une de l'autre, de manière à ne laisser pénétrer la lumière que partiellement. 

Clignotante (membrane) ou membrane nictitante (anatomie comparée). - C'est le nom que l'on donne à une troisième paupière qui existe chez les oiseaux; elle est placée verticalement à l'angle interne de l'oeil, entre le globe et les paupières; elle est demi-transparente, et l'animal peut à volonté la déployer au-devant du globe de l'oeil, pour le garantir de l'impression d'une lumière trop vive. Quelques mammifères, comme le cheval, par exemple, présentent des rudiments de cette membrane.

Clinanthe (botanique), du grec kliné, lit, anthos, fleur. - Terme qui sert à désigner le sommet dilaté, et chargé de fleurs d'un pédoncule commun simple. C'est principalement pour les plantes si nombreuses de la famille des composées que de Mirbel a créé cette expression. - Le clinanthe est plane dans la matricaire, l'achillée ptarmique, l'achillée millefeuille. Il est convexe dans le carthame tinctorial, la marguerite des prés; conique dans la pâquerette, la camomille des champs. II présente souvent à sa surface des poils, des soies, des paillettes on des alvéoles; quelquefois il est nu comme dans le pissenlit, l'armoise etc. (G-s.).

Clitellum. - Appareil formant une ceinture saillante ou un bourrelet sur le corps des Annélides, et qui augmente ou disparaît, suivant que les individus sont plus ou moins près de la période d'accouplement. Le clitellum, dont la position est importante pour la détermination des genres, n'existe pas chez tous les Annélides; on a utilisé ces divers caractères pour la classification. Les Annélides se divisent en clitelliens, dépourvus de clitellum, intraclitelliens, et postclitelliens.

Clitoris. - Le clitoris constitue, avec le bulbe du vagin, l'appareil érectile de la femme; il présente avec le pénis de grandes analogies de forme et de structure. Comme les corps caverneux de l'homme, il naît par deux racines qui s'attachent aux branches ischio-pubiennes et qui se réunissent au devant de la symphyse pour constituer un corps unique cloisonné sur la ligne médiane. Son extrémité libre est cachée par les grandes lèvres qui la recouvrent presque complètement, les petites lèvres (nymphes) l'entourent et viennent se confondre avec lui à la partie supérieure. Au-dessous de lui, mais complètement indépendante, s'ouvre l'urètre. On a comparé l'extrémité du clitoris au gland. Sappey s'élève avec force contre cette opinion, en s'appuyant principalement sur l'indépendance du canal urinaire. La structure du clitoris est celle des organes érectiles et notamment des corps caverneux de l'homme : une enveloppe fibreuse contenant une trame aréolaire avec de nombreux capillaires à grand diamètre et à anastomoses nombreuses, des artères hélicines et des veines multiples que viennent comprimer, au moment de l'érection, la contraction des trabécules musculaires lisses. L'érection du clitoris n'a pour effet que d'augmenter son volume mais sans changer sa direction. Le clitoris est essentiellement un organe de sensibilité; les nerfs- honteux internes lui envoient des branches qui se ramifient dans le corps caverneux et à la surface, et expliquent son excessive sensibilité au contact et le rôle qu'il joue dans le spasme  (Dr P. Langlois).

Cloaque. - On nomme ainsi chez les Oiseaux, la cavité commune qui précède l'anus et où viennent s'ouvrir en même temps, l'extrémité inférieure de l'intestin, les uretères qui y amènent l'urine, et le canal qui conduit les oeufs au dehors. Voilà pourquoi les oiseaux semblent ne pas uriner, parce que se mêlant aux matières excrémentielles qui viennent de l'intestin, l'urine est rejetée avec elles au dehors. La même conformation anatomique existe encore chez les Monotrèmes, les Reptiles, les Batrariens et un grand nombre de Poissons.

Cloison. - En botanique, on désigne par ce mot des lames plus ou moins épaisses qui divisent la cavité des ovaire et des fruits en plusieurs loges. Les cloisons sont formées de deux lames plus ou moins soudées l'une à l'autre. Souvent le nombre des styles indique le nombre des loges existant dans l'intérieur de l'ovaire. D'autres fois, les cloisons disparaissent de bonne heure comme dans un grand nombre de Caryophyllées, tels sont les oeillets, la morgeline ou mouron des oiseaux, etc. Les cloisons peuvent être longitudinales, ainsi dans les lis, giroflée, etc., on transversales, comme dans les casses et d'autres Légumineuses. Elles sont vagues, c'est-à-dire sans direction déterminée dans les grenades, partielles dans les oranges, etc. -  On se sert en anatomie du mot cloison ou septum pour désigner une partie qui sépare deux cavités l'une de l'autre ou une partie d'un organe d'une autre partie; ainsi, on dit la cloison des fosses nasales, qui est formée par l'os vomer, la lame perpendiculaire de l'ethmoïde et une partie cartilagineuse. La cloison des ventricules cérébraux ou septum lucidum sépare, comme son nom l'indique, les ventricules du cerveau. Les oreillettes et les ventricules du coeur sont séparés par la cloison inter-auriculaire et la cloison interventriculaire.  - Il existe encore beaucoup d'autres cloisons dont plusieurs ont reçu des noms particuliers; ainsi le diaphragme, qui sépare la cavité thoracique de la cavité abdominale, le voile du palais, le médiastin.

Coalescence (biologie). - On relève de nombreux exemples d'organes, primitivement distincts, qui se confondent en se juxtaposant. Nous ne saurions proposer un meilleur et plus démonstratif exemple de cette fusion, appelée coalescence, que la réunion des lames viscérales de l'embryon sur la ligne médiane, la fusion des deux moitiés du coeur primitif, etc., car la coalescence s'observe aussi bien au cours du développement de l'individu que dans l'évolution des espèces, où elle constitue tantôt un caractère de perfectionnement, tantôt un signe d'atrophie des organes.

Coccyx. - L'extrémité inférieure de la colonne vertébrale est formée, chez l'humain, par une pièce appelée coccyx, composée de quatre ou cinq tubercules osseux aplatis, ordinairement soudes entre eux et disposés de haut en bas, dans l'ordre de grandeur décroissante. Le premier de ces tubercules, aplati d'avant en arrière, forme la base de l'os et atteint au sommet du sacrum, dont le coccyx continue la direction. La face postérieure du coccyx est inégale et peut se sentir à travers la peau. Aux bords latéraux se fixent les ligaments sacro-sciatiques

Coccyx.
Coccyx (face antérieure). 
1. Corne du coccyx. 

La base supporte deux apophyses verticales en dehors desquelles deux échancrures, converties en trous par des ligaments, livrent passage aux cinquièmes paires des nerfs- sacrés. Le sommet de l'os donne attache au muscle releveur de l'anus. Le coccyx jouit d'un certain degré de mobilité (rôle dans l'accouchement). - Chez les autres animaux. la région coccygienne comprend un assez grand nombre de pièces ou vertèbres (environ de 15 à 20) qui vont en s'amincissant de la première à la dernière, et dont les premières présentent tous les caractères des vraies vertèbres. Cette région de la colonne vertébrale constitue le squelette de la queue. (Dr G. Kuhff).

Coelome. - Ensemble de vésicules ou cavités entourées par le mésoderme des embryons de certains grands goupes d'animaux, dits pour cela coelomates (Annélides, Mollusques, Cordés).

Coeur. - Organe thoracique, creux et musculaire, de forme conique, qui est le principal organe de la circulation du sang. Chez l'humain, le coeur est un muscle creux à peu près du volume du poing, ayant la forme d'un cône à pointe dirigée vers le bas. Le coeur est formé de deux parties presque semblables, le coeur droit et le coeur gauche sans communication entre eux, mais divisés chacun en deux cavités, le ventricule à la pointe et l'oreillette à la base. Le sang des veines arrive : celui de la circulation générale à l'oreillette droite, celui des veines pulmonaires à l'oreillette gauche. Des oreillettes, le sang passe à travers les orifices auriculo-ventriculaires dans les ventricules. La contraction du ventricule gauche lance le sang dans l'aorte, et celle du ventricule droit dans l'artère pulmonaire. Le coeur possède deux séreuses, l'une extérieure, le péricarde, et l'autre intérieure, l'endocarde. Cet organe sert à la fois de moteur et de régulateur de la circulation; une série de contractions (systoles) et de relâchements (diastoles) se succèdent suivant un certain rythme, et mettent le sang en mouvement. 

Coiffe (botanique). - Organe qui recouvre l'urne des mousses, et le sporange des hépatiques ; il est nommé en latin calyptra (Calyptre).

Coins (zoologie). - On appelle ainsi les dents qui terminent de chaque côté les arcades dentaires incisives dans le cheval. On a aussi appliqué la même dénomination chez le boeuf et le mouton.

Col, Cou. - Partie du corps qui joint la tête au tronc.

Coléorhize, du grec koleos, gaine, étui, et rhiza, racine. - Terme adopté par Mirbel pour désigner une sorte de poche charnue, close de toutes parts qui entoure la radicule de certaines plantes. Malpighi a été le premier qui ait observé cet organe, qui n'est autre chose qu'une écorce plus ou moins épaisse se détachant d'elle-même de chaque mamelon radiculaire. Si l'on observe un grain de blé en germination, on voit très bien de petites gaines qui emboîtent les radicelles à leur naissance; ces gaines représentent la coléorhize. Mais elle n'est pas toujours visible et, dans certaines plantes, elle ne devient perceptible avec la radicule qu'au moment de la germination. On a cherché à se servir de la présence ou de l'absence de la coléorhize pour diviser les végétaux phanérogames en deux embranchements; mais ces caractères très irréguliers éloignent un grand nombre de plantes qui ont en fait beaucoup d'affinité entre elles.

Colerette ou Collerette (botanique). - On a donné vulgairement ce nom à l'involucre de l'ombelle, dans les plantes de la famille des Ombellifères.

Côlon. - C'est la partie du gros intestin comprise entre le caecum et le rectum.

Colonie animale. - Réunion d'animaux vivant ensemble (castors, abeilles, etc.).

Colostrum. - On donne ce nom au premier lait d'une femme qui vient d'accoucher; il est très séreux, doux, aqueux, d'un goût fade et un peu sucré.

Columelle. - C'est le nom qu'on donne en botanique à un axe faisant suite au pédoncule et sur lequel les carpelles de certaines plantes semblent fixés, comme dans les Géraniums, les Euphorbiacées. 
La columelle résulte des bords unis des carpelles qui, le plus souvent, persistent après la déhiscence du fruit et semblent continuer l'axe. Dans les Ombellifères, les akènes se séparent à la maturité, suspendus au sommet d'une colonne centrale simple ou à deux branches qui est la columelle, appelée carpophore par quelques auteurs. La placentation (Placenta) est dite columellaire lorsque les ovules sont fixés sur l'axe qui traverse le fruit dans sa longueur. La famille des Caryophyllées présente ce caractère. - On donne aussi le nom de columelle au petit axe creux et fibreux situé au centre de l'urne des Mousses. - En conchyliologie, on appelle columelle l'espèce de petite colonne qui forme l'axe d'une coquille spirale, et qui est le résultat de l'enroulement spiral et serré du cône que l'on petit concevoir la former. 

Commissure (anatomie). - On appelle ainsi le point de contact où deux parties se réunissent ensemble; ainsi la commissure des lèvres indique les deux points où elles se joignent vers les joues; on dit de même la commissure des paupières, etc. - On donne encore ce nom au moyen à l'aide duquel deux parties d'un organe se trouvent jointes ensemble; ainsi les commissures du cerveau sont deux petites bandelettes médullaires qui unissent l'un à l'autre ses deux hémisphères en avant et en arrière. L'une est située en avant, l'autre en arrière de l'adossement des couches optiques.

Composé. - Se dit des organes de plantes qui sont formées d'un plus ou moins grand nombre de divisions. II est l'opposé de simple. Le bulbe formé par la réunion de plusieurs cayeux est dit composé, comme dans l'ail cultivé. La feuille est composée lorsqu'elle porte plusieurs folioles articulées sur un pétiole commun. Quelquefois le pétiole ne présente qu'une seule foliole; mais si celle-ci est articulée, la feuille est également dite composée, comme dans l'oranger (Agrumes), la rose à simple feuille. Le pétiole est composé quand il est divisé en pétioles particuliers qui portent des folioles, comme dans les féviers et l'épimède des Alpes. L'épi dont l'axe est ramifié, l'axe et les ramifications couverts de fleurs, est dit composé; ainsi l'ansérine bon-Henri, l'héliotrope d'Europe et du Pérou, la joubarbe des toits, etc., présentent ce caractère. Il en est de même du chaton dans le noyer. Le pédoncule est composé quand il est divisé, comme dans les Ombellifères, le robinier faux acacia, le Prunus padus. Quand les pédoncules d'une ombelle se divisent chacun à leur sommet en une petite ombelle ou ombellule, comme la carotte, le panais, etc., l'ombelle, est dite composée. Enfin, les fleurs sont composées quand elles sont réunies dans un réceptacle commun. Les fruits sont aussi dits quelquefois composés dans l'ananas, les Conifères, etc. (G-s.).

Conceptacle (botanique). - Les anciens auteurs ont donné ce nom aux loges ou parties du péricarpe, ou à l'enveloppe des graines, ce qui se rapporte à ce que nous appelons aujourd'hui péricarpe. Depuis, on a nommé conceptacle une sorte de fruit qui se rapproche de la silique, mais qui s'en distingue par l'absence de cloison. La chélidoine et plusieurs autres papavéracées présentent un fruit de cette nature. Aujourd'hui, on ne doit guère donner ce nom qu'à une sorte de sac ou poche close, renfermant les organes de reproduction dans les plantes cryptogames. Ce conceptacle représente, pour ainsi dire l'ovaire des phanérogames.

Conchyliologie. - Branche de la zoologie qui étudie les coquilles.

Condyle (anatomie), du grec kondulos = éminence articulaire. - Les condyles sont, en effet, des éminences articulaires, arrondies par un de leurs côtés, aplaties dans le reste de leur étendue. Ils ne se trouvent guère que dans les articulations en ginglymes (du grec ginglumos, charnière). Les principaux condyles sont : le C. de la mâchoire inférieure; les C. de l'extrémité inférieure du fémur, et ceux des extrémités inférieures des deux premières phalanges des doigts et des orteils.

Cône (botanique), du grec kônos, corps rond et allongé. - Terme qui sert à désigner le fruit des pins, sapins, cèdres, cyprès et autres arbres nommés pour cela même Conifères; c'est une sorte de fruit agrégé, auquel on donne aussi le nom de strobile, du grec strobilos, pomme de pin. Ce fruit résulte du rapprochement et de la réunion en une seule masse de bractées ou écailles qui, portant les ovules, représentent une feuille carpellaire non repliée. Indépendantes dans les cônes de sapin et de pin ces écailles forment quelquefois par leur cohérence entre elles un corps, en apparence, unique, et qui n'est pas toujours conique, ainsi que le mot de cône pourrait le faire penser. Les écailles des cyprès et du thuya, élargies en forme de tête de clou, composent un cône arrondi, appelé galbule par Varron et d'autres auteurs. Dans le genévrier, les écailles sont groupées de façon à former un cône globuleux; charnues et soudées ensemble, elles forment ainsi un fruit qui a l'apparence d'une baie. (G-s.).

Confluent (botanique). - Se dit ordinairement des organes réunis par la base ou à l'extrémité. Les feuilles sont confluentes quand, réunies par leur base, elles semblent n'en former qu'une seule comme dans le chèvrefeuille des jardins. Les lobes de l'anthère sont confluents lorsqu'ils s'unissent et se confondent l'un avec l'autre, de manière qu'ils paraissent ne former qu'un seul lobe, comme dans le genre Germaine (Plectranthus, L'Hérit.), famille des Labiées. Les cotylédons sont dits confluents quand ils semblent se confondre avec la plantule, comme dans les Composées, le nélumbo, etc.

Conglobé (botanique). - Se dit des  fleurs réunies en forme de tête on rassemblées en pelotons très serrés, comme celles de plusieurs espèces de platanes. Ce mot s'applique aussi aux feuilles et aux parties quelconques des plantes qui offrent la même disposition.

Conidie (botanique). - Ce terme, appliqué d'abord aux Lichens par Sprengel, doit signifier simplement aujourd'hui les organes naissant du thalle des Champignons qui ont déjà un autre mode de reproduction. Les conidies sont, somme toute, des spores douées d'une forme et de propriétés différentes de celles issues des sporanges. (H. F.).

Conjonctive (anatomie). - Membrane muqueuse tapissant la face postérieure des paupières et toute la partie antérieure du globe de l'oeil, sauf l'emplacement occupé par la cornée. Elle est limitée par le rebord palpébral au niveau duquel elle se continue avec la peau. De là elle se porte sur la face postérieure des paupières, puis en haut et en bas se réfléchit au-devant du globe de l'oeil formant ainsi un cul-de-sac supérieur et un cul-de-sac inférieur reliés entre eux de chaque côté par une réflexion identique. En dedans, elle recouvre, en lui adhérant, la caroncule et s'adosse à elle-même pour former une sorte de repli semi-lunaire, vestige de la troisième paupière des oiseaux. Très adhérente aux plans profonds (cartilage tarse) dans sa portion palpébrale, la conjonctive n'est unie au globe de l'oeil que par un tissu cellulaire lâche, facilement accessible aux infiltrations séreuse ou sanguine (chémosis). La conjonctive bulbaire est lubrifiée par les larmes; elle paraît lisse, mais elle est en réalité hérissée de papilles visibles seulement au microscope. Elle est tellement transparente qu'elle laisse voir de la façon la plus nette la sclérotique. La conjonctive palpébrale est au contraire remarquable par son épaisseur et par son extrême vascularité. Elle est également douée d'une sensibilité plus vive que la conjonctive bulbaire. La structure de cette membrane est des plus simples. Elle se compose d'une couche profonde on fibreuse et d'une couche superficielle ou épithéliale. Celle-ci présente avec l'épiderme cette seule différence qu'elle n'a pas de couche cornée, particularité qui donne à la conjonctive la faculté d'absorber les liquides qu'on dépose à son niveau. Les artères de la conjonctive viennent des palpébrales et des ciliaires antérieures; les veines vont se jeter dans l'ophtalmique et dans la faciale; enfin, quelques auteurs ont admis un réseau lymphatique. Les nerfs sont fournis pour la portion bulbaire, par les ciliaires, et pour la portion tarsienne par la branche ophtalmique. (Dr Ad. Piéchaud).

Conné, abrégé de connextus, lié, attaché. - Terme qui s'emploie pour désigner la soudure de parties homogènes. Il est synonyme de conjoint, coadné.  Les feuilles sont connées quand, opposées ou verticillées, sessiles, elles sont soudées entre elles par leur partie inférieure, comme, dans le cardère à bonnetier, la saponaire officinale, la casuarine, le chèvrefeuille des jardins. Dans ce sens, on emploie aussi le mot confluent. Les pétales sont connés quand ils sont joints et soudés par leurs bords, mais si faiblement qu'on peut aisément les séparer sans lésion apparente du tissu, comme dans le statice monopetala. Dans la vigne, ils sont connés au sommet, et par la base dans l'airelle oxycoccos. Les étamines sont aussi connées dans les Composées et les Malvacées.

Connectif (botanique), , du latin connectere, souder. - On nomme ainsi la portion du filet de l'étamine qui unit les deux loges entre elles. Cette partie est charnue, tantôt très courte, tantôt large, de manière à éloigner les loges (mélisse à grandes fleurs). Dans la sauge, il est allongé, articulé sur le filet. Dans les lis, le connectif est contracté, c'est-à-dire qu'étant extrêmement court, il tient les lobes rapprochés. Il paraît ne pas toujours exister quand l'anthère est attachée sans intermédiaire sur le filet ou sur une partie quelconque de la fleur, comme dans les Aristoloches, les Oseilles, les Graminées, etc. Enfin, le connectif peut présenter différentes formes; il peut être oblong, ovale, avoir la figure d'un croissant, d'un coeur, d'un fer de lance, etc.

Connivent (botanique). - Se dit des parties des plantes qui, étant rapprochées, semblent faire corps ensemble. Les feuilles de l'arroche des jardins sont conniventes, parce que, opposées et redressées, elles s'appliquent contre la tige par leur face supérieure. Les dents du calice convergent entre elles par le sommet dans la trolle d'Europe, et sont dites par conséquent conniventes. On dit aussi les anthères conniventes dans les morelles (solanum), par exemple, parce qu'elles sont tellement rapprochées qu'on les croirait soudées.

Conoïde (anatomie), qui a la forme d'un cône. - Les ligaments conoïdes servent à attacher la clavicule à l'omoplate. On donne le nom de dents conoïdes aux dents canines.

Constricteurs (muscles), du latin constringere, resserrer. - On nomme ainsi les muscles dont la fonction est de resserrer circulairement certaines parties du corps. Ainsi, chez l'humain on connaît dans les parois du pharynx ou arrière-gorge six muscles constricteurs du pharynx, situés deux par deux symétriquement à droite et à gauche : 1° les constricteurs supérieurs qui s'attachent antérieurement à l'apophyse- ptérygoïde, au ligament intermaxillaire, à la ligne myloïdienne du maxillaire inférieur et sur les côtés de la base de la langue, postérieurement à la partie postérieure et moyenne du pharynx; 2° Les deux constricteurs moyens, fixés antérieurement aux deux cornes de l'os hyoïde et au ligament stylo-hyoïdien; postérieurement, comme le précédent; 3° les deux constricteurs inférieurs, naissant antérieurement des cartilages-cricoïde et thyroïde du larynx, avec des attaches postérieures semblables à celles des deux précédents. - Ces trois muscles resserrent l'arrière-gorge et l'élèvent un peu au moment où l'on avale, de façon à lui faire embrasser et conduire le bol alimentaire. Des muscles analogues s'observent chez les vertébrés en général et même dans beaucoup d'animaux des autres embranchements.

Convoluté (botanique), du latin convolutus, enroulé. - Se dit principalement des feuilles qui sont roulées sur elles-mêmes dans le bouton, de telle façon que l'un de leurs bords représente un axe autour duquel le reste du limbe décrit une spirale. Les feuilles d'un grand nombre de graminées, de musacées, de l'épine-vinette, de la gerbe d'or, des astères, etc., présentent cette disposition. Différentes spathes, des pétales, peuvent être aussi roulés en cornet ou en spirale, et par conséquent être dits convolutés. Quelquefois encore les cotylédons sont roulés en spirales sur eux-mêmes dans leur longueur, comme ceux du grenadier (Punica granatum); on les dit aussi convolutés dans ce cas.

Coque (botanique), du celtique cucc, qui signifie creuse. - Terme s'appliquant à une espèce particulière de fruit sec. Ce fruit se compose de plusieurs loges rapprochées, dont chacune est une coque; à l'époque de la maturité, chaque coque s'ouvre de bas en haut avec élasticité. Les fruits des euphorbiacées se partagent en autant de coques qu'il y a de loges dans la capsule. Certains botanistes ont appliqué ce mot à l'ensemble d'un fruit formé de deux ou plusieurs enveloppes sèches, dont l'extérieure présente des lobes arrondis, bien marqués ec quelquefois très saillants. Ils caractérisaient surtout ce fruit par l'absence de sutures et de valves.

Coquillage (zoologie). - Ce mot désigne encore dans le langage courant, les mollusquesà coquilles, et même les autres invertébrés couverts d'un test solide, ou les coquilles et les tests eux-mêmes; il n'est plus employé dans le langage scientifique.



Collectif, 80 coquillages, Glénat , 2010.

Coquille. - Enveloppe calcaire d'un grand nombre de mollusques.

Corde du tympan ou du tambour (anatomie). - On désigne sous ce nom un filet nerveux, que la portion dure de la septième paire de nerfs fournit pendant son trajet dans l'aqueduc de Fallope; il pénètre dans la caisse du tympan, à peu de distance du trou stylo-mastoïdien, la traverse et en sort par la scissure de Glaser. (Tympan).

Cordés. - Groupe d'animaux caractérisés par la présence d'un corde dorsale ou notocorde. Les vertébrés, les acraniens et les tuniciers appartiennent à ce groupe.

Cordes vocales (anatomie). - On appelle ainsi les ligaments inférieurs de la glotte; ils sont constitués par les ligaments thyro-aryténoïdiens, et sont situés à droite et à gauche du larynx.

Cordiforme (zoologie, botanique), du latin cor, coeur, et forma, forme. - On désigne ainsi les parties ou les corps qui offrent la forme d'un coeur. Cela s'applique surtout aux feuilles.

Corne. - Partie dure et conique, qui se forme sur la tête de certains animaux. Les cornes existent ordinairement par paire chez nombre de mammifères, particulièrement chez les ruminants. Ce sont des  formations épidermiques, consistant en longues fibres élastiques parallèlement accolées. Les formes des cornes et leur disposition (cornage) sont trés variables; tandis que chez les bovidés (anciens cavicornes), les cornes sont en parties creuses et s'emboitent sur une protubérance cranienne appelée cornillon, elles sont pleines,chez les girafes et les antilopidés (bois).

Cornée, du latin cornea [tunica] = tunique, de corne). - Partie antérieure transparente de l'oeil. La cornée est enchâssée comme un verre de montre dans l'ouverture circulaire que présente la sclérotique à sa partie antérieure. Elle est dépourvue de vaisseaux, mais est riche en filets nerveux. 

Cornets. -  Lames osseuses très minces, roulées en forme de cornet, situées dans les fosses nasales.

Corolle, du latin corolla = petite couronne). - Enveloppe des étamines et du pistil.  La corolle est constituée par des pétales ordinairement verticillés et diversement colorés. Cependant, chez certaines plantes, les pétales sont insérés en spirale; chez d'autres, la couleur est verte.  - Quand les pétales sont séparés les uns des autres jusqu'à la base, la corolle est dite dialypétale (du grec dialyein = séparer); si au contraire les pétales sont concrescents, la corolle est gamopétale. La partie inférieure où les pétales sont concrescents est le tube de la corolle, la partie supérieure libre est le limbe; tube et limbe sont séparés par la gorge, Quand il y a symétrie par rapport à un axe, la corolle est régulière; elle est irrégulière si elle est symétrique par rapport à un plan. - Corolle ligulée : nom donné à la corolle qui, commençant par un tube, se termine en s'élargissant et en formant une languette plane. On la nomme aussi demi-fleuron. Cette forme se rencontre dans la famille des Composées et principalement dans la tribu des Chicoracées, qui ont leurs capitules composés de corolles toutes ligulées. - Corolle personée  : c'est une corolle -monopétale à deux lèvres, dont la gorge est close par une saillie, de la lèvre inférieure, ce qui lui donne une certaine ressemblance avec un mufle, ou un masque, telle est la corolle du muflier. - Corolle rotacée (botanique) ou en roue, rota, en latin : ans la corolle rotacée, le tube est très court, le limbe ouvert et plan; telle est celle de la Bourrache officinale.

Coronal (os), du latin corona, couronne. - nom donné par certains anatomistes à l'os-frontal.

Corps (anatomie).- On nomme souvent corps l'ensemble des organes d'un animal, l'individu tout entier; d'autres fois, par opposition aux membres, on nomme corps la partie centrale où sont contenus les organes essentiels; les anatomistes, dans ce cas, préfèrent le mot tronc, au moins quand il s'agit des animaux vertébrés. - On donne aussi le nom de corps à la partie centrale des os, et à certains organes tels que le corps calleux dans le cerveau des mammifères, le corps vitré dans l'oeil, etc.

Corps calleux. - Le corps calleux (ou mésolobe), grande commissure cérébrale, est une bandelette de substance blanche nacrée, épaisse, formant comme une voûte au-dessus des ventricules latéraux et moyens, au fond du sillon qui sépare les hémisphères du cerveau. Elle est plus large en arrière qu'en avant, convexe dans le sens antéro-postérieur, légèrement concave transversalement et offrant, sur les côtés, trois prolongements qui répondent aux trois cornes des hémisphères. L'extrémité antérieure présente une partie convexe, appelée genou du corps calleux; sa portion réfléchie, beaucoup plus mince, porte le nom de «bec ». Deux cordons blancs ou pédoncules, qui se dirigent vers la substance perforée, terminent en avant le corps calleux. L'extrémité postérieure, concave et plus épaisse, porte le nom de bourrelet du corps calleux, et donne naissance à quatre prolongements, dont deux sont postérieurs et vont recouvrir l'ergot de Morand, et deux latéraux et externes, et vont recouvrir les cornes d'Ammon. Les connexions anatomiques du corps calleux et le prolongement des fibres de sa face inférieure jusque dans les circonvolutions cérébrales établissent que c'est bien une commissure réunissant les deux hémisphères du cerveau.

Cors. - Ramifications du bois des cerfs.

Corselet ou corcelet (zoologie), diminutif du mot corps. - On nommait ainsi une partie assez mal définie du thorax des insectes, et qui variait selon la conformation des espèces. Ce mot est à peu près tombé en désuétude, excepté dans certains groupes comme les insectes coléoptères, orthoptères et beaucoup de genres d'hémiptères.

Cortical (botanique). - Se dit des parties de la tige qui dépendent de l'écorce. Les couches ou fibres corlicales sont des faisceaux de fibres appliquées sur le bois et séparées d'abord de ce dernier par une mince lame appartenant à l'enveloppe cellulaire, puis par le cambium ou sève descendante destinée à former une nouvelle couche d'aubier et une nouvelle couche de liber. Ce sont ces fibres corticales (appelées aussi liber, à cause de leur disposition par rangées rappelant la disposition des feuillets d'un livre) qui, offrant beaucoup de résistance et de ténacité, constituent la matière textile fournie par plusieurs végétaux, tels que le lin, le chanvre, etc. 

Dans le daphné bois dentelle, les couches corticales sont précisément ces réseaux de fibres qui, déroulés, offrent l'aspect d'un ouvrage fait à l'aiguille. Le parenchyme cortical est la couche de tissu cellulaire, nommée aussi moelle externe, qui se trouve entre les couches subéreuses et le liber, et qui communiquent avec la moelle centrale par les rayons médullaires. On nomme plantes corticales celles qui se développent sur l'écorce des arbres, ainsi que le font beaucoup de lichens, de mousses, etc. (G.- s.).

Cortical (anatomie). - Le cerveau des humains et des vertébrés conformés comme lui présente extérieurement une couche d'une matière grise, que l'on nomme subtance corticale du cerveau. Les reins des mammifères offrent aussi extérieurement une couche nommée substance corticale des reins.

Cortiqueux  (fruits). - Mirbel a nommé ainsi certains fruits dont l'épicarpe ou enveloppe externe est ferme, épaisse, sèche ou peu succulente. Tels sont les fruits de l'oranger, du citronnier (Agrumes), de l'arbousier, etc. Ce nom vient sans doute de ce que l'on nomme vulgairement écorce l'enveloppe extérieure de l'orange; il est d'ailleurs peu employé.

Corymbe (botanique), du grec korymbos, cime, sommet. - Terme employé pour désigner une inflorescence, dont les pédoncules secondaires partant de points différents élèvent les fleursà peu près à la même hauteur, de manière à former une sorte de parasol à rayons inégaux. La mille-feuille présente ainsi la disposition de ses fleurs ou plutôt  de ses capitules. Il en est de même pour un grand nombre de composées radiées qui avaient reçu justement, à cause de cette inflorescence, le nom de Corymbifères. Le corymbe peut être simple ou rameux. Dans ce dernier cas le pédoncule commun se divise en pédoncules secondaires.

Côte. - Os des parties latérales de la poitrine : l'humain a douze paires, de côtes. Les côtes ont la forme d'un arc aplati, d'une longueur variable, formant avec la colonne vertébrale un angle aigu en bas. Les côtes s'articulent en arrière avec le corps des vertèbres dorsales; en avant, elles se continuent par un cartilage, qui se termine au sternum, sauf les cartilages des 8e, 9e et 10e côtes, qui se réunissent avant d'atteindre le sternum; d'autre part, la 11e et la 12e côte n'ont pas de cartilages, et leur extrémité est libre. L'ensemble des côtes constitue la cage thoracique. Quelques individus possèdent soit treize côtes d'un côté, soit treize paires de côtes (côtes surnuméraires); on y voit un cas d'anomalie réversive, c'est-à-dire rappelant une disposition normale chez des animaux d'autres groupes considérés comme ancêtres de la famille humaine. En anatomie comparée, le mot côte prend une extension très grande; certains reptiles ont un nombre considérable de ces os.

Cotylédon. - Chez les plantes Dicotylédones on donne le nom de cotylédons ou de feuilles cotylédonaires aux deux premières feuilles qui apparaissent au moment de la génération. Épais et charnus, ils constituent la masse principale de l'embryon et renferment la provision de fécule qui doit servir à l'alimentation de la jeune plante lorsque le périsperme manque (ex. : le Haricot, la Noix); lorsqu'il y a un périsperme, les cotylédons peuvent se réduire à une feuille mince, membraneuse. Si, pendant la germination, les cotylédons restent enfouis dans la terre, comme dans celle du Pois, ils sont dit hypogés; s'ils s'élèvent au-dessus du sol, ils sont épigés (Haricots); s'ils restent accolés (Marronnier d'Inde, Capucine), le corps cotylédonaire s'élève au-dessus du sol en conservant sa forme primitive. En général, les cotylédons sont peu divisés; la vigne, entre autres, fait exception et possède des cotylédons découpés. Les deux sont généralement égaux; ils sont très inégaux chez le Trapa natans, la Cannelle; ils manquent dans la Cuscute; les Cyclamen ne possèdent qu'un cotylédon, encore cette première feuille appartientelle plutôt à la gemmule (Germain de Saint-Pierre). Chez les Conifères et les Cycadales, les cotylédons sont au nombre de deux ou plus nombreux et alors disposés en verticille. Chez les Monocotylédones il n'y a qu'un cotylédon, c'est ordinairement la première feuille qui fait son apparition. Dans les Graminées, ce ne serait pas, d'après Germain de Saint-Pierre, la première feuille, mais l'organe embryonaire désigné sur le nom d'hypoblaste, qui constituerait le cotylédon. (Dr L. Hn).

Cotylédoné (botanique). - On nomme ainsi un végétal dont la reproduction se fait par graines, et qui, par conséquent, a un embryon pour vu de cotylédons. Les végétaux cotylédonés correspondent aux Phanérogames de Linné.

Cotyloïde (anatomie), du grec cotyle, cavité arrondie, et eidos, apparence. - On nomme ainsi, en général, une cavité articulaire qui présente la forme d'un hémisphère creux. Chez les Vertébrés, la cavité articulaire de l'os du bassin où s'articule la tête du fémur porte particulièrement ce nom. Elle est formée par l'os iliaque au point où il se joint au pubis et à l'ischion. Tout autour de son bord se trouve un bourrelet fibreux, nommé ligament cotyloïdien. Le fémur est maintenu dans la cavité cotyloïde par des ligaments insérés au pourtour de cette cavité et au pourtour de la tête du fémur; un ligament central rattache le sommet de la tête du fémur au fond de la cavité.

Coude, en latin cubitus. - Articulation du bras avec l'avant-bras chez les animaux vertébrés; la partie de cette articulation qui porte plus spécialement le nom de coude, est la saillie que l'apophyse olécrane du cubitus fait en arrière de l'articulation. Le coude n'est susceptible que de mouvement de flexion et d'extension de l'avant-bras sur le bras; trois os y prennent part l'humérus le cubitus et le radius.

Couronne, du latin corona, couronne. - En botanique, on donne ce nom à l'ensemble de certains appendices soudés en partie à la corolle, comme dans les silènes, mais surtout dans les stapélies, où ils prennent diverses formes souvent très bizarres. En général, dans les apocynées et les asclépiadées, ces appendices forment un verticille et sont opposés à chacune des étamines. On nomme couronne du périanthe des appendices minces, pétaloïdes, formés d'une seule pièce circulaire qui surmonte l'orifice des périanthes. La fleur du narcisse présente une couronne de ce genre. Quelquefois, le limbe du calice persistant au sommet de certain fruit infère forme une couronne; ainsi, la baie des groseilliers est couronnée par ce limbe; d'autres fois, ce fruit est couronné par le stigmate, comme dans les nénuphars. Dans certaines Ombellifères, telles que la coriandre, les oenanthes, le fruit (crémocarpe) est terminé par le limbe du calice, qui forme une couronne. On donne aussi ce nom à la touffe de feuilles ou de bractées qui terminent les épis de quelques plantes. Dans ce cas, les épis sont dite couronnés, comme dans l'ananas, la couronne impériale, la sauge hormin, la lavande stoechas, etc. Enfin, les botanistes anatomistes ont quelquefois nommé couronne cette partie des tiges ligneuses qui se trouve placée entre le bois et la moelle et qui n'est autre chose. - En anatomie humaine et en zoologie, on nomme couronne, chez les vertébrés :

1° La partie des dents qui s'élève libre au-dessus de la gencive.

2° Les premières protubérances, annonçant les bois, qui naissent sur le front des faons; 

3° Les plumes érectiles qui surmontent la tête de certains oiseaux

4° Le duvet qui environne la base du bec chez les oiseaux de proie.que l'étui médullaire. (G - s.).

Les vétérinaires nomment aussi couronne, le léger bourrelet charnu qui borde la partie supérieure du sabot. Ce bourrelet fait partie de la deuxième phalange du doigt et repose sur le second os phalangien, que l'on nomme, à cause de cela, os de la couronne. On trouve également Ia couronne dans les ovins, bovins, caprins et porcins.

Couvain (zoologie). - Les différents états de l'abeille au berceau, c.-à-d. renfermée dans l'alvéole, depuis l'oeuf jusqu'à l'insecte près d'éclore, constituent le couvain. Le temps pendant lequel s'accomplit l'éducation du couvain est divisé, par les apiculteurs, en quatre périodes : la première comprend celle de l'incubation ; la seconde, celle où l'oeuf éclos a produit une larve; la troisième, celle où la larve ou ver se transforme en nymphe, et la quatrième, celle où la nymphe parvient à l'état d'insecte parfait. Dans les ruches, le couvain est sujet à certaines maladies qui entraînent souvent des pertes justement redoutées des apiculteurs. La plus commune de ces altérations est la pourriture ou loque qui offre de grandes analogies avec la flacherie des vers à soie. (Alb. L.).

Couvée (zoologie). - On nomme ainsi les oeufs soumis à une même incubation ou les petits oiseaux sortis de ces oeufs.

Cowper (glandes de). - Nom de deux glandes de l'urètre propres à l'appareil génital masculin, aussi appelées  glandes de Méry et glandes bulbo-urétrales, et qui ont d'abord été décrites par William Cowper. Le liquidequelles sécrètent est l'un des composants du sperme.

Coxal (os), du latin coxa, hanche. - Nom donné parfois à l'os iliaque qui soutient la saillie de la hanche et fait partie du bassin.

Crampons (botanique). - Appendices plus ou moins longs avec lesquels certains végétaux, comme le lierre, s'attachent aux surfaces sur lesquelles ils vivent; les crampons ne sont pas contournés et ne pénètrent pas dans l'écorcedes végétaux auxquels ils adhèrent.

Crâne. - Boîte osseuse, qui contient le cerveau chez les vertébrés. Chez l'humain, il est constitué par huit os juxtaposés : le frontal, l'ethmoïde, le sphénoïde, l'occipital, les deux temporaux et les deux pariétaux. Le crâne apparaît de très bonne heure durant la gestation, et il existe chez tous les vertébrés, soit à l'état cartilagineux, soit à
l'état osseux. 

Craniens (nerfs). -  Rameaux nerveux qui s'échappent par des orifices spéciaux de la boîte crânienne.

Crapaudine (paléontologie). - On donne ce nom à des dents fossiles de différents poissons, tels que l'Anarrhique ou Loup marin, les Spares et plusieurs espèces du genre Dorade. Les dents ont une forme hémisphérique. Il y en a d'une seule couleur, ordinairement rousse ou brune; ce sont les vraies Crapaudines; on prétendait qu'elles venaient de la tête des vieux crapauds. Celles qui présentent des cercles concentriques de diverses couleurs s'appellent oeilde loup ou oeil de serpent, suivant leur taille, qui varie de 4 mm 2,7 cm de diamètre.

Craquelins. - Dans quelques ports de mer, les pêcheurs donnent ce nom aux crustacés qui viennent de changer de test et qui sont dans un état mou. lls s'en servent avantageusement pour la pêche des poissons de mer.

Créatine (chimie), créas, viande. - Substance contenue dans la chair des animaux (mammifères, oiseaux, poissons). A l'état de pureté, c'est un corps solide formé de lames cristallines blanches, d'aspect nacré, sans saveur, sans odeur, solubles dans l'eau, insolubles dans l'éther, solubles sans altération dans les acides dilués, perdant 4 équivalents d'eau au contact des acides concentrés et se convertissant alors en créatinine. Par l'ébullition avec l'eau de baryte, la créatine se dédouble en urée et sarkosine, espèce d'alcaloïde isomère de la lactamide. La créatine a été découverte par Chevreul et étudiée par Liebig, Price, Verdeil, Marcet, Grégory, Dessaignes, etc.  (B.).

Crémocarpe (botanique), du grec crémaô, je suspends, et carpos, fruit. - Nom donné par Mirbel au fruit des plantes de la famille des Ombellifères, il est composé de deux akènes accolées d'abord, qui, en mûrissant, se séparent l'un de l'autre et ne restent unis que par l'axe ou faisceau de vaisseaux nourriciers, dédoublé en deux filets dont chacun porte suspendu l'akène correspondant.

Crénelé (botanique), du mot créneau. - On ajoute cette épithète au nom des organes des plantes, lorsque leur bord est découpé en lobes courts, arrondis, séparés par des échancrures larges, peu profondes et arrondies également.

Créophage (zoologie), du grec créas, chair, et phagein, manger. - On emploie parfois ce mot pour désigner des animaux qui se nourrissent de la substance d'autres animaux.

Crête, du latin crista, crête. - On nomme ainsi, en zoologie, une caroncule comprimée souvent de couleur rouge que l'on observe sur la tête de divers oiseaux, le coq, par exemple. Certains reptiles et amphibiens portent aussi le long de la ligne supérieure du dos, ou seulement de la queue, un repli cutané plus ou moins élevé qui porte aussi le nom de crête. - En botanique, on nomme crête une sorte d'appendice de l'étamine situé à la base de chacune des loges de l'anthère et se présentant sous la forme de petites lames plus ou moins crispées et irrégulièrement dentées qui représentent à peu près la forme de la membrane qui recouvre la tête du coq. Cette particularité se ren contre dans les bruyères, et les anthères qui sont pourvues de cet appendice sont dites en crête ou cristées. (G- s.).

Chrysopicrine (biochimie). - Cette matière colorante jaune, extraite des lichens, est peu soluble dans l'eau froide ou chaude; elle est soluble dans 58,8 parties d'alcool froid, et 88,3 parties d'alcool bouillant, soluble dans l'éther, fusible à 11°, et se sublime à 120° en paillettes brillantes, solubles en jaune d'or dans les alcalis; cette liqueur est inaltérable à l'air. Le chlorure de chaux donne une matière huileuse et une résine rouge. La chrysopicrine cristallise en aiguilles; elle ne donne pas de bons résultats en teinture, aussi ce corps est-il peu industriel.

Cricoïde (anatomie), du grec krikos, anneau. - L'un des cartilages du larynx des animaux-vertébrés aériens; il est situé à la partie inférieure de cette boîte cartilagineuse et a la forme d'un anneau plus haut en arrière qu'en avant.

Cartilage cricoïde.
Le cartilage cricoïde cr, vu par sa face antérieure.
- a et a', les deux aryténoïdes.

Cristallin (anatomie). -  Le cristallin est la partie principale de l'appareil dioptrique de l'oeil; grâce à son élasticité, il est également apte à la vision de près et à la vision de loin : c'est une lentille vivante qui se met au point. Cette lentille biconvexe est située entre l'humeur aqueuse et le corps vitré auquel il est intimement uni par la zone de Zinn. Le cristallin est, suivant l'heureuse expression de Petit, enchâssé dans cet organe comme un diamant dans le chaton d'une bague. L'axe de la lentille mesure de 4 à 5 mm; sa courbure est plus prononcée en arrière qu'en avant; sa réfringence totale est d'environ deux dioptries. Elle est en rapport par sa circonférence avec un canal prismatique et triangulaire, le canal godronné, résultat de la séparation des fibres de la zone de Zinn qui se portent en avant et de la membrane hyaloïde qui se porte en arrière. En dehors de la zone de Zinn, on trouve le muscle ciliaire (muscle de l'accommodation) et le corps ciliaire. Rappelons que, sous l'influence de ce muscle, le cristallin subit dans son axe des modifications qui étendent ou restreignent sa réfringence de deux à trois dioptries. Le cristallin est formé par la lentille proprement dite et la capsule cristalline. Celle-ci est mince, transparente, douée d'élasticité : on a donné le nom de cristalloïde antérieure à sa face antérieure et celui de cristalloïde postérieure à sa face postérieure. La lentille présente à sa partie centrale un point dur ou noyau; les parties périphériques plus molles sont imbibées par un liquide qui parait être l'humeur aqueuse ayant pénétré à travers la cristalloïde antérieure par voie endosmotique. (Dr. Ad. Piéchaud).

Croassement (zoologie), mot qui imite le cri qu'il désigne. - On nomme ainsi le cri rauque et morne de divers oiseaux du genre Corbeau (Corvus).

Crochets (zoologie). - Petites dents placées chez le cheval, à chaque mâchoire, dans l'intervalle qui sépare l'incisive la plus externe de la première molaire. Les juments n'ont ordinairement pas de crochets. Les crochets sont réellement les dents canines. On donne aussi le nom de crochets venimeux au dents des serpents creusées par un canal dans lequel est acheminé le venin inhjecté à la proie.

Croisés (botanique). - Se dit des rameaux et des feuilles qui, étant opposés, se croisent par paires à angle droit. Dans le lilas, le caféier, l'érable faux-platane, les rameaux sont croisés. Les feuilles sont croisées dans le mille-pertuis à quatre angles, l'euphorbe épurge, la crassale tétragone.

Croissance (zoologie et botanique). - Les animaux et les plantes viennent au monde sans avoir atteint leur complet développement; il leur faut se développer et croître, pour arriver à leur taille et à leurs formes définitives, à ce que l'on nomme leur âge adulte. Cette croissance, qui constitue l'un des aspects de l'ontogénèse, n'a jamais lieu chez les corps vivants par l'addition de nouvelle matière à la surface de leur corps. Un tel mode d'accroissement, que l'on désigne par le mot de juxtaposition (ponere, placer; juxta, à côté de), n'appartient qu'aux minéraux. Les êtres vivants croissent en prenant au dehors des matériaux divers, tels que les aliments, les boissons, l'air respiré. Ingérées, ces substances sont élaborées, transformées en des matières semblables à celles du corps et arrivent enfin à en faire partie : on dit pour exprimer ce travail que les êtres vivants croissent par intussusception (suscipere, prendre; intus, à l'intérieur) et par assimilation (assimilare, rendre semblable à); on pourrait représenter les deux idées par un seul mot se nourrir, nutrition. En même temps que les êtres vivants prennent autour d'eux de nouveaux matériaux, ils en rejettent sans cesse d'autres hors de leur corps. Leur croissance ne peut donc avoir lieu qu'à cette condition que la quantité des matériaux nouvellement acquis surpasse la quantité des matériaux éliminés, ou, pour parler l'ancien langage des physiologistes, pendant la période d'accroissernent, le mouvement de composition est plus actif que le mouvement de décomposition. La croissance d'un être vivant est d'ailleurs d'autant plus rapide que cet être est plus jeune. En général aussi la croissance totale d'une espèce exige une plus grande durée lorsque vie est très longue, et inversement; mais ce principe ne serait plus vrai si l'on considérait des êtres vivants très différemment organisés; il se vérifie en général pour les plantes d'une même famille ou les animaux d'une même classe.

Crural, du latin crus = cuisse. - Qui appartient à la cuisse.

Crypte (anatomie), du grec kryptô, je cache. - Organe de sécrétion d'une structure extrêmement simple que l'on observe à la surface des membranes muqueuses et de la peau.

Cryptogames. - Se dit de plantes qui ne produisent jamais de fleurs analogues aux ordinaires, ou plus précisement de plantes dont les organes sexuels sont peu apparents ou ne sont pas apparents du tout (algues, champignons, mousses, fougères).

Cubitus. - Os interne (lorsqu'on regarde la paume de la main) de l'avant-bras allant du coude au poignet. L'os externe est le radius.

Cuboïde (anatomie), nom tiré de la forme. - Os du tarse de l'humain et des autres mammifères; situé à la partie antérieure et supérieure du tarse, il s'articule avec le calcanéum en arrière; avec les deux derniers métatarsiens en avant; avec le troisième cunéiforme en dedans et, chez certains mammifères, avec l'os scaphoïde, auquel il est même soudé chez les ruminants.

Cuculliforme (botanique), du latin cucullus, capuchon. - Se dit des organes en forme de capuchon ou de cornet. Les feuilles du Plantain très grand et du Géranium cucullatum sont cuculliformes. Les pétales sont cuculliformee dans l'Ancolie, le Pied d'alouette, etc. Dans un grand nombre d'Aroïdées, le Genet pied-de-veau, par exemple, la spathe est roulée en cornet et, par conséquent, dite cuculliforme.

Cuilleron, nom tiré de la forme de l'organe. - Certains insectes-diptères portent sur les parties latérales du thorax, en dessous du bord postérieur de l'aile, une sorte d'écaille ou lame cornée voûtée qui surmonte et protège le balancier; c'est là ce qu'on nomme le cuilleron. Cet organe est considéré comme un rudiment de l'aile; on a dit aussi qu'en frottant contre le balancier pendant le vol, le cuilleron produisait le bourdonnement que font entendre beaucoup de diptères. C'est une erreur, car les cousins, dont le bourdonnement est très fort, n'ont pas de cuillerons. - En botanique, on nomme parfois cuilleron, dans les plantes, des appendices des pétales ou les pétales eux-mêmes, lorsqu'ils ont la forme d'une sorte de cuiller.

Cuir chevelu (anatomie). - On appelle ainsi, chez l'humain, la portion de la peau qui porte les cheveux; cette peau est mince, très peu mobile, d'une sensibilité médiocre et assez serrée sur les os sous-jacents.

Cuisse. - Partie du membre pelvien située entre la hanche et le genou.

Cunéiforme, du lat. cuneus = coin, et forma = forme. - Se dit de trois os du tarse. Le premier ou grand cunéiforme, le second ou petit cunéiforme, le troisième ou moyen cunéiforme font partie, avec le cuboïde, de la seconde rangée du tarse et sont tous trois en rapport avec le scaphoïde; le premier, qui est le plus interne, donne attache au gros orteil; le troisième est voisin du cuboïde. Les ligaments rattachent ces os entre eux et au calcanéum. Ils forment comme la clef de la voûte plantaire. - En botanique, se  dit des organes qui vont en s'élargissant de la base au sommet : Feuilles, Pétales cunéniformes.

Cupule, diminutif de cupa, coupe. - On nomme ainsi, dans certaines plantes, un involucre composé de bractées disposées sur plusieurs rangs et soudées ensemble de manière à ne plus former qu'un seul corps en forme de coupe qui renferme une ou plusieurs fleurs femelles et qui accompagne le fruit. Plusieurs botanistes ont étendu l'acception de ce terme jusqu'à d'autres involucres de végétaux amentacés et même aux bractées des Conifères. - " Ce que nous nommons cupule dans le Corylus avellana (noisetier), écrivait Mirbel, ressemble tout à fait à deux feuilles unies ensemble par, leurs bords. La cupule du chêne est composée de petites écailles ou bractées soudées par leur partie inférieure, et elle ne digère pas beaucoup de certains involucres. Dans l'ephedra (Gnétacées), les gaines placées à chaque articulation, et qui sont évidemment des feuilles opposées, se rapprochent au voisinage du fruit, et elles composent une suite de cupules emboîtées les unes dans les autres."

Curare. - L'attention des physiologistes des siècles passés a été vivement frappée par les propriétés redoutables d'un poison rapporté de l'Amérique du Sud par les voyageurs, et nommé curare, urari, wooraria, wurali, ticuna par les naturels qui le préparaient. Claude Bernard en a surtout étudié les effets; introduit pur dans une blessure ou dans les vaisseaux sanguins, le curare foudroie les animaux en quelques secondes sans même laisser survivre la contractilité des muscles; étendu d'eau et ralenti dans ses effets. Comme le venin des serpents, le curare n'est pas absorbé à travers l'épithélium de la muqueuse digestive; il en résulte qu'un animal peut ingérer sans danger ce terrible poison dont une goutte mêlée à son sang déterminerait sa mort.

L'origine du curare a tardée à être connue. Humboldt, dans ses relations de voyages, en décrivait la fabrication sans indiquer la plante qu'on y emploie. Waterton donnait aussi des détails sur cette opération en nommant le poison wourali, mais sans en mieux préciser l'origine. A. d'Orbigny, dans son Voyage dans les deux Amériques, racontait le procédé des habitants des bords de l'Orénoque, en attribuant à tort ce produit à une Berthollétie. C'est finalement à Endlicher que l'on doit d'avoir montré que les naturels de l'Amérique du Sud tiraient le curare de l'écorce de deux espèces de lianes, le Strychnos de la Guyane et le Strychnos toxifère, comme les Malais préparaient avec le Strychnos tieuté leur redoutable upas tieuté. On sait aujourd'hui que cet alcaloïde peut également être extrait de la feuille d'une ménispermacée, le Chondrodendron tomentosum, ou encore du Sciadotenia toxifère, et qu'il se trouve ordinairement associé à d'autres plantes.
Le procédé de fabrication traditionnel consiste principalement dans l'expression du suc vénéneux par broiement des feuilles et des écorces utilisées, une infusion à froid et une concentration par évaporation. Des cérémonies entourent l'opération. Cet agent toxique est destiné à empoisonner les armes des Indiens.

Cuspidé (botanique), du latin cuspis, pointe de javelot. - On nomme cuspidées les feuilles allongées, se rétrécissant insensiblement et se terminant en une pointe aiguë et dure, qui rappelle une pointe de flèche ou de lance; on peut citer comme exemples les feuilles de l'ananas et des yuccas. Cette forme est commune chez les plantes monocotylédones; elle n'est pas rare chez les dicotylédones.

Cuticule (botanique), diminutif du latin cutis, peau. - Pellicule mince entièrement transparente qui recouvre l'épiderme des plantes sur les parties herbacées. Au niveau des stomates, la cuticule est fendue pour laisser pénétrer les gaz entre les lèvres de ces organes; elle se moule sur les poils et toutes les aspérités que présente l'épiderme.

Cyathiforme (botanique). - Terme qui s'applique à certains organes en forme de gobelet; ainsi, dans la consoude tubéreuse, la corolle est dite cyathiforme. Les glandes qui accompagnent les pétiole du pêcher, du cerisier, du ricin, etc., sont aussi cyathiformes.

Cyclose (botanique), du grec kyklos, cercle. - La sève descendante des végétaux-dicotylédonés chemine des feuilles vers les racines entre l'écorce et le bois, là où une couche celluleuse spéciale, nommée cambium, offre un réseau abondant de canaux intercellulaires nommés vaisseaux de la sève, vaisseaux laticifères, vaisseaux du suc propre. La sève, tout en poursuivant ce mouvement général de descente, circule dans les vaisseaux laticifères en serpentant à travers les mille mailles du réseau de ces vaisseaux. C'est ce mouvement de circulation que l'on nomme cyclose.

Cyme ou Cime. - Grappe de fleurs dont chacun des pédoncules égaux se termine par une fleur unique.

Cyon (nerf de). - La découverte de ce petit filet nerveux que l'on a nommé le nerf de Cyon a joué un rôle important dans l'étude de la physiologie générale de la circulation. En 1866, Ludwig et Cyon reconnurent que chez le Lapin il existait un très petit nerf qui, partant de la surface interne du coeur, remontait vers le pneumogastrique avec lequel il se confondait pour se rendre à la moelle allongée. Accolé pendant la plus grande partie de son trajet à la carotide avec le pneumogastrique et le grand sympathique, il avait été longtemps pris pour une branche de ce dernier système. Ce nerf existe évidemment chez les autres animaux, mais il n'est pas isolé pendant une partie de son trajet et ne peut ainsi être étudié séparément. L'excitation du bout périphérique, en rapport avec le coeur, ne produit aucun effet sur la circulation, tandis que l'excitation du bord central réuni aux centres bulbaires détermine un abaissement notable de la pression intravasculaire, baisse qui ne persiste que pendant l'excitation. C'était le premier exemple d'un nerf dépresseur. Cette diminution de pression est due à la dilatation de toutes les artérioles du corps, mais principalement des vaisseaux qui se rendent aux viscères abdominaux. Le nerf dépresseur est un nerf centripète, exerçant son action comme les nerfs sensitifs, et il serait doué d'une certaine action sur les centres nerveux. Outre la diminution de pression on observe également une diminution dans la fréquence du pouls, mais ces deux phénomènes ne sont pas liés nécessairement l'un à l'autre, car il suffit de sectionner les pneumogastriques pour ne plus observer le ralentissement du rythme cardiaque. (Dr P. Langlois).

Cypéracées. - Famille de plantes Monocotylédones périspermées: ordre des Cypérales; elles sont herbacées, annuelles ou vivace, à rhizome court, fibreux, stolonifère, engainé, portant quelquefois des tubercules charnus, remplis d'une substance amylacée, chaume anguleux ou cylindrique, fleurs en épis ovoïdes, globuleux ou cylindriques formant, par leur réunion des panicules ou des corymbes. Très voisines des Graminées avec lesquelles elles ont de grandes affinités, les Cypéracées en diffèrent surtout par leur embryon albumineux, par leur chanvre presque sans noeuds. On trouve des plantes de ce groupe sous tous les climats, et surtout dans le Nord où elles le disputent en nombre aux Graminées. En général, les Cypéracées contiennent peu de sucre et de fécule, et leurs feuilles peu de suc, ce qui les rend peu propres à la nourriture du bétail. 

Cystide (botanique). - On nomme cystides des cellules stériles qui accompagnent les basides et sont à celles-ci ce que les paraphyses sont aux thèques dans les Ascomycètes. Elles renferment des granulations de diverse nature, hyalines ou colorées et parfois de petits cristaux octaédriques d'oxalate de chaux. Ces cellules sont de dimensions considérables en largeur et en hauteur.

Cystique (anatomie), du grec kystis, vessie. - Se dit de ce qui appartient à la vésicule biliaire. Chez l'humain et la plupart des autres mammifères, le canal cystique, né de cette vésicule et abouché avec le canal hépatique et le canal cholédoque, donne passage à la bile, lorsque, pendant les digestions, elle se rend de la vésicule dans le duodénum, et pendant leur intervalle va du foie dans la vésicule. La fossette cystique est un petit enfoncement dans lequel est située la vésicule, à la face inférieure du lobe droit du foie.  L'artère cystique est une branche de l'hépatique qui se divise en deux rameaux. La veine cystique se rend dans la veine porte. Les nerfs cystiques viennent du plexus-hépatique. La bile cystique est celle qui a séjourné dans la vésicule. Les calculs cystiques sont ceux qui se forment dans la vésicule.

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