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M
Machelières, du mot mâcher. - Certains anatomistes ont appellé ainsi les dents molaires des Mammifères, parce qu'elles servent à mâcher.

Mâchoire (de mâcher). - Chacune des deux parties osseuses de la bouche, dans lesquelles sont implantées les dents : mâchoire supérieure, inférieure. La mâchoire supérieure est immobile; elle est formée chez l'humain de trois os pairs : les maxillaires supérieurs, les zygomatiques, les palatins, et d'un os impair : le vomer. La mâchoire inférieure, mobile, est formée par un seul os, le maxillaire inférieur, articulé avec l'os temporal. - La plupart des animaux possèdent des mâchoires. Rarement, il en existe moins de quatre. Tous les vertébrés en ont quatre, réunies symétriquement en deux ensembles, qui sont les maxillaires supérieurs et les maxillaires inférieurs. Elles portent presque toujours des dents. On donne, chez les insectes, le nom de mâchoires à la paire d'appendices, munis de palpes, qui se trouvent placés au-dessous des mandibules.

Macis. - Membrane épaisse, fendillée et frangée d'un rouge vif ou d'un rose clair qui enveloppe la noix muscade. Cette membrane, qui pour les botanistes est une arille charnue, a une saveur aromatique, piquante, et renferme une huile grasse fixe, odorante, colorée en jaune; une autre huile fixe, odorante, colorée en rouge; une huile volatile; une matière gommeuse qui représente un tiers environ de la substance du macis; enfin une petite quantité de ligneux. On emploie le macis comme aromatique dans l'art culinaire, dans la distillerie et la parfumerie. En médecine, on l'a considére comme un stimulant; mais il a aussi une influence narcotique. Les îles Moluques, l'île de la Réunion, l'île Maurice, Cayenne, et en général les pays qui produisent la muscade, fournissent également le macis au commerce.

Macromolécule biologique. - Grande molécule nécessaire à la vie construite à partir de molécules organiques plus petites.

Main. -  Partie du corps humain qui s'étend depuis le poignet jusqu'à l'extrémité des doigts. La main est formée, au point de vue osseux, par le carpe ou poignet, composé de huit petits os, puis par une sorte de grille (métacarpe), formée de cinq tiges, qui répondent à la paume. A chacune des cinq tiges s'ajoute le squelette des doigts, constitué par trois phalanges. Le pouce, seul, ne présente que deux plalanges. Sur le squelette s'appliquent les tendons extenseurs des doigts, les tendons des longs fléchisseurs, puis de petits muscles, les lombricaux et les interosseux. La face postérieure de la main est couverte d'une peau fine revêtue d'un léger duvet; la face antérieure, concave et glabre, constitue la paume, limitée par deux masses charnues saillantes : l'éminence thénar en dehors, et l'éminence hypothénar en dedans. La peau de la paume présente des plis et des saillies de dispositions variables. 

Malaire. - malaire, du latin mala = joue. - Qui a rapport à la joue : l'os malaire détermine le relief de la joue.

Maltase. - La Maltase  est une diastase ou ferment soluble qui dédouble le maltose on deux molécules de glucose. La maltase, déjà constatée par Béchamp, en 1865, dans des urines, par Bourquelot dans le pancréas et l'intestin grêle du Lapin, a été préparée à peu près pure par Léon Cusenier, en 1886. Cette diastase s'extrait, par maltage, des céréales et, en particulier, de l'orge, mais on la rencontre également dans les levures, les champignons, le sang des Mammifères. Elle est utilisée dans la fabrication des glucoses; c'est sur son action qu'est fondée la fabrication de plusieurs boissons alcooliques de l'extrême Orient, tirées de la fermentation des matières amylacées.

Mamelle, en latin mamilla. - Organe glanduleux, propre à la sécrétion du lait. Les mamelles chez les animaux ont une importance telle, qu'on en a fait le caractère distinctif d'une classe entière des vertébrés : les mammifères. Le nombre et la forme des manuelles présentent d'ailleurs une grande variété. Elles sont par paire, dont le nombre varie avec l'espèce : chez la jument, l'ânesse, la chèvre et la brebis, il n'y a qu'une paire de mamelles, inguinales: chez la vache, deux paires, inginales; chez la chienne et la chatte. quatre ou cinq paires, ventrales; chez la truie, six paires, ventrales et pectorales. - Dans l'espèce humaine, il y a deux mamelles, pectorales, atrophiées chez l'homme, et qui se développent che la femme à l'âge de la puberté. Les mamelles représentent une demi-sphère surmontée par une grosse papille, le mamelon, entourée par un disque coloré, l'aréole.
Les mamelles se composent d'une glande en grappe, dont les lobes déversent leur sécrétion dans des conduits excréteurs ou vaisseaux galactophores qui s'ouvrent au mamelon. 

Mammifères. - Classe d'animaux vertébrés, caractérisée par la présence de mamelles.  Les mammifères mettent au monde leurs petits vivants, et les nourrissent avec le lait produit par les femelles, qui portent des mamelles. Leur peau est généralement couverte de poils, leurs mâchoires munies de dents. Ils ont le sang chaud; leur appareil respiratoire comporte toujours des poumons, même chez les type, franchement aquatiques, tels que les cétacés. etc. Le genre de vie des mammifères est extrêmement varié. Les uns, comme les baleines, sont essentiellenient marins; les chauves-souris volent aussi facilement dans l'air que les oiseaux; les kangourous font des bonds prodigieux; les tatous peuvent se rouler en tire boule parfaite, et dévaler ainsi sur les pentes abruptes; les singes semblent voltiger entre les arbres au moyen de leurs bras longs et de leur grande quelle préhensile, etc. Les formes nocturnes sont aussi nombreuses que les formes diurnes : les premières ont les yeux organisés pour la vue de nuit, soit que leur pupille s'ouvre démesurément, compte les chats et les makis ; soit que les yeux, énormes, occupent presque toute la face, comme chez les loris et les tarsiers. Les membres, au nombre de quatre, peuvent cependant se réduire à deux nageoires pectorales, comme chez les cétacés : alors, le corps possède une véritable nageoire caudale horizontale, et même une dorsale. Chez les chauves-souris, la membrane des flancs unit entre eux les doigts démesurément allongés, ou bien s'étend entre les membres, dont elle laisse les extrémités libres, comme chez les écureuils et phalangers volants. Au régime nutritif correspondent des particularités non moins variées elles-mêmes (conformation de la langue, des dents et du tube digestif tout entier). Le passage entre les mammiféres et les oiseaux est fait par le curieux ornithorynque au crâne sans sutures apparentes, au bec de canard, et dont la femelle produit une sorte d'oeuf.
La distribution géographique des mammifères ne se laisse pas réduire à des formules nettes. On dirait que, dans l'ancien et le nouveau monde, des représentants des mêmes groupes forment des séries parallèles : marsupiaux, grands chats, tapirs, singes. La faune tropicale de l'ancien monde se caractérise par les rhinocéros et les éléphants, manquant aujourd'hui en Amérique tout comme les singes anthropoïdes. Mais parmi les herbivores, les formes les plus remarquables appartiennent souvent à l'hémisphère boréal grands cerfs, élans, bisons. Quand on étudie la série paléontologique, on voit par contre que, suivant les époques, tous les types ont été représentés dans les diverses régions du globe. - La classification des mammifères est la suivante, deux sous-classes: les aplacentaires (marsupiaux, monotrèmes) et les placentaires (édentés, carnivores, rongeurs, chiroptères, primates, etc.). 

Mandibule . - On nomme ainsi chez les oiseaux chacune des deux mâchoires enveloppées par la corne du bec. On distingue ainsi, la mandibule supérieure et la mandibule inférieure, chacune composée de deux maxillaires, comme les mâchoires des autres vertébrés. La mandibule supérieure possède en dessous une crête appelée culmen, et une région recouverte par la cire et nommée lorum. La mandibule inférieure présente une pointe dite dille ou myxa, et son bord inférieur est le gonys. - Chez les insectes, on nomme mandibules la première paire de mâchoires.

Manducation, du latin manducare = manger. - Au sens large, action de manger. - Plus spécialement, tout ce qui dans l'ingestion d'aliments précède la digestion (préhension, mastication, insalivation, déglutition).

Manne, manna des Latins. - Par ce nom dont l'étymologie est très obscure, on désigne un suc concret, sucré, doué de propriétés purgatives, et qui découle de certains végétaux, et plus particulièrement de quelques espèces du genre Frêne. L'espèce à feuilles rondes (Fraxinus rotundifolia) et le Frêne à leurs (Fraxinus ornus) sont ceux qui en produisent le plus. La manne a été traditionnellement récoltée en l'Italie méridionale, et principalement en Calabre, Pouille et Sicile. Elle coule d'elle-même, par un temps serein, dans les mois de juin et de juillet, du tronc et des grosses branches de l'arbre, sous la forme d'une liqueur très claire, qui s'épaissit ensuite peu à peu et se forme en morceaux qui durcissent et deviennent blancs; on les détache avec des couteaux de bois, et on les fait sécher sur du papier blanc; c'est la manne choisie. On recueille aussi sur les feuilles des grains de manne de la grosseur d'un très petit pois, qui sont des gouttes épaissies et durcies. Enfin, lorsque le suc cesse de couler, on fait sur l'écorce des incisions d'où s'écoule une liqueur sucrée qui se coagule et qui est quelquefois si abondante qu'elle se répand jusqu'à terre. On garnit souvent ces incisions de paille, le long de laquelle le suc forme des stalactites ou larmes. 

Manteau. - On donne souvent ce nom à la partie supérieure du corps des oiseaux; en fauconnerie, par exemple, un manteau uni, bigarré, etc. - On appelle également manteau chez les mollusques, cette portion des téguments qui enveloppe plus ou moins complètement le corps de ces animaux; ce sont d'ordinaire des expansions formées par les replis de la peau, qui est toujours molle et visqueuse. Ce manteau est souvent presque entièrement libre et constitue deux grands voiles qui cachent tout le reste de l'animal; d'autres fois, ces deux expansions se réunissent et forment un tube. Enfin ce n'est quelquefois qu'une espèce de disque dont les bords sont libres ou entourent le corps sous la forme d'un sac.

Marc, du latin amurea, marc. - On appelle ainsi les résidus de café et de divers fruits tels que pommes, poires, olives, raisin; etc., des racines, légumes ou herbes dont on a extrait le jus pour les usages domestiques ou industriels. Ces différents produits sont en général utilisés pour la nourriture des bestiaux et des volailles; ils constituent aussi un excellent engrais. Dans les pays vignobles, on distille le marc de raisin et on en fait une eau-de-vie qui a une certaine réputation locale, mais dont le goût particulier, désagréable aux personnes qui n'y ont pas été habituées de longue date, décèle l'origine.

Marcescent; du latin marcescere, se flétrir. - Se dit des organes foliacés des plantes qui se fanent et se dessèchent sur la plante au lieu de s'en détacher avant de tomber, telles sont les feuilles des chênes; le calice des mourons, des ronces, des rhinanthes et d'un grand nombre de plantes; la corolle des bruyères, des campanules, de plusieurs cucurbitacées, etc. - Il ne faut pas confondre ce terme avec le mot persistant, qui s'applique aux organes qui, comme les feuilles de pin, de sapin, restent pendant plusieurs années sur l'arbre sans se dessécher.

Marginé, du latin margo, bord. - Se dit de certains organes dont les bords sont prolongés en des expansions foliacées qui leur forment bordure. Les pétiole des feuilles d'orangers (Agrumes), ceux du pois ochrus, sont marginés plus ou moins largement. Les akènes de la tanaisie, de la camomille, de la matricaire, etc., sont marginés d'un anneau membraneux en forme de rebord. - Les graines elles-mêmes sont marginées lorsqu'elles sont pourvues d'un rebord saillant, mais étroit, qui est produit par l'expansion de leurs enveloppes, comme dans le cheiranthe sinué, la spargoute pentandre, etc.

Masséter, du grec masaomai, je mâche. - On nomme ainsi chez l'humain et chez les vertébrés en général un muscle situé à la partie postérieure de la joue, entre le niveau de l'oreille et l'angle de la mâchoire; il s'insère supérieurement, chez l'humain, à l'arcade-zygomatique, et inférieurement à, la branche montante du maxillaire inférieur (zygomato-maxillaire de Chaussier). Il rapproche la mâchoire inférieure de la supérieure et joue un rôle, important dans la mastication. Il reçoit une artère massétérine, née tantôt de la maxillaire interne, tantôt de la temporale profonde postérieure; une veine massétérine accompagne cette artère; enfin le nerf-maxillaire inférieur envoie à ce muscle le massétérin. (S.-Y.).

Mastication, du grec mastax, mâchoire. - On nomme ainsi l'un des actes mécaniques qui, chez les animaux, concourent à la digestion. Cet acte n'existe véritablement que chez les mammifères; il a lieu dans la bouche et consiste en une trituration des aliments entre les dents molaires, sous l'influence des  mouvements des mâchoires, de la langue et des joues. La salive, abondamment versée dans la bouche en ce moment, amollit la masse alimentaire, en même temps qu'elle y exerce ses propriétés chimiques. La mastication a pour effet spécial d'assurer le broiement des matières végétales et d'en préparer ainsi la digestion; voilà pour pourquoi cet acte est prolongé chez les espèces phytophages (qui mangent des végétaux), et atteint une si remarquable perfection chez les ruminants. Chez l'humain, la mastication est une des conditions indispensables du maintien des fonctions digestives; et c'est pour en assurer la bonne exécution que l'on recommande de ne pas manger trop vite, de se tenir les dents en bon état.

Maturation. - En botanique, série de transformations qui se produisent dans un fruit qui mûrit, pour l'amener à l'état de maturité. D'un point de vue botanique, on dit qu'un fruit est mûr quand il a atteint tout son développement, et qu'il se détache naturellement du végétal qui l'a produit ; au point de vue alimentaire, on regarde comme mûr le fruit qui a acquis toutes les qualités qu'on exige pour qu'il paraisse sur la table. Cette maturité relative coïncide quelquefois avec la maturité physiologique. Dans leur jeune âge, les baies et les drupes sont ordinairement verts, acides et riches en tanin. Les acides les plus répandus sont les acides citrique (citrons, oranges), tartrique (raisin) et malique (pommier, sorbes, cormes). Les chloroleucites du fruit jeune renferment de l'amidon, parfois même en proportion telle que le fruit non mûr est farineux (banane). Pendant la maturation, sous l'action de la chaleur et de la lumière, s'opère une résorption progressive de ces principes : elle est complète pour l'amidon, presque complète pour la chlorophylle et le tanin, seulement partielle pour les acides organiques; il arrive même que certains fruits (oranges et citrons) se chargent de plus en plus d'acides en mûrissant. D'autres fruits (olives, accumulent de l'huile dans leur péricarpe : l'olive jeune renferme de la mannite, qui disparaît par la suite. On peut avancer artificiellement la maturité des fruits, soit à l'aide d'incisions annulaires de l'écorce, soit en cultivant la plante sous verre (en serre, par exemple). Certains fruits (figues, cerises et, en général, fruits à noyau) doivent acquérir toute leur maturité sur l'arbre qui les porte; beaucoup de fruits à pépins doivent, au contraire, être cueillis avant leur maturité. - En biologie générale, ensemble des phénomènes qui conduisent la cellule germinative à la qualité d'élément sexuel apte à la reproduction. En dehors de la réduction chromatique, découverte par Weismann, la maturation sexuelle consiste en bipartition des cellules germinatives, qui deviennent successivement des spermatogonies, des spermatocytes, des spermatides et enfin des spermatozoïdes, représentant l'élément sexuel mûr. L'ovogénèse est calquée sur la spermatogénèse, avec cette différence que l'ovocyte, en se divisant, donne naissance à un seul élément sexuel, l'ovule, et à des globules polaires, qui sont inactifs et disparaissent. Guignard a montré que, chez les végétaux, la maturation des éléments sexuels est comparable à celle qui vient d'être décrite chez les animaux. - 

Maxillaire, du latin maxilla = mâchoire. - Qui a rapport aux mâchoires. - Os maxillaires : la mâchoire supérieure est formée de deux os symétriques, Les maxillaires supérieurs; la mâchoire inférieure, par un seul os. le maxillaire inférieur, rappelant la forme d'un fer àcheval, et dont les extrémités sont relevées en angle droit et terminées par deux apophyses (apophyse coronoïde et condyle) séparées par l'échancrure sigmoïde. - Artère maxillaire interne : l'une des branches de la carotide externe. - Glande maxillaire : l'une des trois glandes salivaires que l'humain et la plupart des autres mammifères possèdent de chaque côté de la tête. 

Méat. - Terme qui signifie passage, conduit ou orifice. - En, anatomie, on parle de méat auditif (ouverture du conduit auditif externe), des méats des fosses nasales, du méat urinaire (orifice externe du canal de l'urètre). - En botanique, on nomme méat l'espace vide entre les cellules des parenchymes végétaux lâches. Les grands méats constituent des lacunes.

Méconium. - Au moment de la naissance et avant que l'enfant ait absorbé une nourriture quelconque, il rend des excréments spéciaux : le méconium. C'est une substance molle, visqueuse, d'un vert plus ou moins foncé, presque sans odeur et aseptique. Le méconium est constitué par les débris de la desquamation épithéliale qui se sont accumulés dans l'intestin pendant la dernière période de la vie intra-utérine, par du mucus et enfin par de la bile, qui lui donne sa coloration verdâtre. L'enfant rend 75 grammes de méconium en moyenne (Depaul), et l'évacuation complète n'a lieu que vers le troisième jour. L'écoulement du méconium mélangé aux eaux, au moment où les membranes se rompent, indique que l'enfant souffre, et souvent il y a lieu d'intervenir alors rapidement. Toutefois l'intervention est moins urgente quand, le liquide amniotique étant sorti clair tout d'abord, la sortie du méconium se produit avec une présentation du siège. Il peut s'agir dans ce cas d'une simple expulsion, par suite de la compression de l'abdomen de l'enfant pendant les contractions utérines, et cela sans gêne de la part de l'enfant. (Dr P. Langlois).

Médian, qui est au milieu. - Nerf médian, ainsi nommé de la position qu'il occupe en avant du bras; il naît par un gros tronc de la partie antérieure du plexus- brachial, descend derrière la partie interne du biceps en côtoyant l'artère brachiale qui est en dehors, passe au devant du pli du bras, derrière la veine médiane; il s'enfonce ensuite entre le brachial antérieur et le rond-pronateur, continue son trajet jusque sous le ligament annulaire du carpe, et, arrivé dans la paume de la main, il se divise en autant de rameaux qu'il y a de doigts. Il porte notamment le mouvement à l'avant-bras, à la main et aux doigts, et surtout au pouce, à l'index et au médius. - Les veines médianes sont au nombre de trois : 1° la veine médiane commune, formée par les veines antérieures du carpe et de l'avant-bras, elle est située entre la radiale et la cubitale; 2° la médiane céphalique résulte de la division de la précédente; c'est sa branche externe qui va s'unir à la radiale pour former la céphalique; 3° la médiane basilique est la branche interne de cette division; ordinairement plus petite, mais plus superficielle, elle va s'unir à la cubitale pour constituer la basilique.

Médiastin, du latin medius, au milieu. - Cloison membraneuse formée par l'adossement des deux plèvres, divisant la poitrine en deux parties, l'une droite, l'autre gauche, recevant dans ses intervalles le coeur renfermé dans le péricarde, l'aorte, l'oesophage, la veine cave supérieure, l'artère pulmonaire, la trachée, la veine azygos, le canal-thoracique.

Membranes. - Organe, ou partie d'organe, disposé en feuillet mince. On distingue les membranes muqueuses, séreuses ou fibreuses. - En biologie cellulaire, on identifie plusieurs types de membranes : celle qui sépare le noyau du cytoplasme; ou encore celle qui sépare l'intérieur de l'extérieur de la cellule et qui est appelée la membrane plasmique. - En botanique, on nomme membrane l'assise ou ensemble d'assises cellulaires, assez fortement cohérentes entre elles pour servir d'enve loppes à d'autres parties, par exemple l'épiderme
d'une tige. 

Membre. - Appendice du tronc de l'humain et de la plupart des autres animaux, destiné à l'exercice des fonctions de relation. Chez l'humain. les membres sont au nombre de quatre-: deux membres inférieurs, pelviens ou abdominaux, qui servent à la sustentation et à la locomotion, et deux membres supérieurs ou thoraciques, qui servent au toucher et à la préhension. Chaque membre est composé de trois segments réunis par des articulations. Au membre supérieur on distingue le bras, l'avant-bras et la main; au membre inférieur : la cuisse, la jambe et le pied.

Méninges, du grec méninx = membrane. - Nom commun des enveloppes membraneuses de l'encéphale et de la moelle épinière chez les vertébrés. Les trois méninges; la dure-mère, l'arachnoïde et la pie-mère.

Menstruation. -  On parle de menstruation pour désigner soit la période de quelques jours au cours de laquelle ont lieu les menstrues (règles), soit la fonction physiologique consistant dans le flux régulier des menstrues au cours de la vie de la femme. La menstruation comprend alors : 1° la période d'établissement qui correspond sensiblement avec la puberté; 2° La période d'état, qlui correspond à la vie génitale de la femme; 3° la période de cessation ou ménopause. - La période menstruelle ou intervalle entre le début de deux menstrues consécutives (cycle menstruel) varie, suivant les femmes, de vingt-cinq à  trente jours environ; elle est même variable chez une même femme. - La menstruation est sous la dépendance de l'ovulation et lui est consécutive. Les femmes ne sont ordinairement fécondes que quand elles sont réglées (entre dix et dix-huit ans, selon les pays et les sujets). Les menstrues sont presque toujours suspendues pendant la grossesse et ordinairement pendant l'allaitement. Chez la mère qui n'est pas nourrice, elles réapparaissent au bout de dix semaines environ (retour de couches). - Les menstrues ne sont pas absolument propres à l'espèce humaine. On les voit se produire chez quelques femelles de singes.

Menstrues, du latin menstruus = mensuel; (synonymes : Règles, ménorrhée, flux cataménial, mois). - Les menstrues sont un flux périodique de liquide sanglant femme, dont la période est environ un mois (Menstruation). Elles sont constituées par du sérum sanguin venant de l'utérus, contenant des globules blancs et rouges et des sécrétions muqueuses avec des débris d'épithélium. Pauvres en globules rouges et peu colorées au début et à la fin de la période d'écoulement, elles sont, à la période d'état, formées de sang  presque pur. La quantité moyenne de sang qui s'écoule est de 150 à 200 grammes. Variable avec les sujets, elle est faible chez les femmes obèses ou anémiques. Le flux menstruel est le plus souvent précédé et accompagné, surtout au début, d'une sensation de pesanteur et quelquesfois d'une véritable douleur. 

Menton, du nom latin mentum. - Saillie située chez l'humain à la partie inférieure de la face, et formée principalement par un muscle nommé releveur du menton, et par une saillie de la partie moyenne du bord de l'os-maxillaire inférieur.

Mentonnier, nom donné aux parties qui se rapportent au menton : l'artère mentonnière est la terminaison de l'artère dentaire inférieure; le nerf mentonnier est aussi la terminaison du nerf dentaire inférieur; le trou mentonnier est l'orifice externe du canal dentaire inférieur; il donne passage au nerf et à l'artère ci-dessus nommés : il est situé de chaque côté de la symphyse du maxillaire inférieur, à sa face externe.

Méristème. - Naegeli a donné ce nom au tissu cellulaire générateur des jeunes tiges, tissu doué au plus haut degré de la faculté de multiplier ses cellules par division, c.-à-d. par formation de cloisons perpendiculaires à leur plus grand diamètre. Par les divisions répétées ce tissu, d'abord homogène donne naissance finalement à des cordons qui deviendront des faisceaux fibro-vasculaires et dans lesquels le cambium continuera à jouer le rôle de tissu générateur.

Mésenchyme. - D'après les frères Hertwig, et leur opinion est admise par Kuppfer, Disse, Waldeyer, Kollmann, Rückert, etc., sous le nom de mésoderme, il y a lieu de distinguer deux formations différentes. Dans un cas, le mésoderme se sépare de l'entoderme sous forme de plissement ou d'évagination et conserve l'aspect d'une membrane cellulaire régulière; c'est le mésoderme épithélial. Dans l'autre cas, il se détache des feuillets primordiaux des cellules qui s'insinuent entre ces deux feuillets, s'y multiplient d'une façon active et élaborent une sorte de tissu muqueux par sécrétion d'une substance fondamentale; c'est le mésoderme mésenchymateux, c'est le mésenchyme (tissu intermédiaire, tissu de soutien) qui donne naissance au tissu conjonctif et au sang.  Certains organismes ont un mésoderme exclusivement mésenchymateux (Mollusques, Cténophores), d'autres exclusivement épithélial (Choetognathes); enfin les Vertébrés possèdent à la fois un mésoderme épithélial et un mésoderme mésenchymateux. Les Pseudocoeliens ont un mésoderme mésenchymateux qui reste massif ou se creuse secondairement; les Enterocoeliens ont un mésoderme feuilleté, épithélial, creusé d'un coelome d'origine entérique, auquel s'ajoute par surcroît un  mésenchyme. Mais comme le schizocoele n'est pas toujours lié à un mésenchyme, et l'entéroeoele toujours limité par un mésoderme épithélial, la théorie des frères Hertwig ne saurait être aujourd'hui acceptée dans son intégralité. (Ch. Debierre).

Mésentère, du grec mesos, milieu, et entéron, intestin. - On nomme ainsi, chez les vertébrés, un repli du péritoine qui enveloppe les intestins à la manière d'une écharpe, les suspend à la colonne vertébrale et en règle la mobilité.

Mésentérique, du mot mésentère. - On désigne par cette épithète divers organes qui sont maintenus entre les feuillets du mésentère; ce sont des glandes appartenant au système absorbant, des veines et des artères. - On distingue, chez l'humain, l'artère mésentérique supérieure, qui naît de l'aorte en avant, à droite, et un peu au-dessous du tronc coeliaque, et qui se distribue surtout à l'intestin grêle; et l'artère mésentérique inférieure, qui naît aussi de l'aorte, mais en avant et à gauche, un peu au-dessus de sa division en iliaques primitives. On distingue de même deux veines mésentériques. - On nomme plexus mésentériques des lacis de filets nerveux appartenant au système du grand sympathique; le supérieur se voit autour de l'artère mésentérique supérieure; l'inférieur entoure l'artère mésentérique inférieure et les artères iliaques primitives.

Mésocôlon. - Repli du péritoine qui soutien le côlon.

Mésoderme. - En embryologie, c'est le nom donné au feuillet moyen qui apparaît dans la gastrula, entre l'ectoderme et l'endoderme; il se divise ultérieurement en deux lames : le mésoderme ou mésoblaste pariétal du côté de l'ectoderme, et le mésoderme ou mésoblaste viscéral du côté de l'endoderme. Ces deux lames limitent une cavité appelée coelome. - En botanique, c'est la partie de l'écorce située entre la couche tubéreuse et l'enveloppe herbacée.

Mésogastre. - Région de l'abdomen, située entre les régions épigastrique et hypogastrique.

Mésolobe. - Nom donné par Chaussier au corps calleux, partie moyenne du cerveau.

Mésorectum, du grec mesos, moyen, et du nom rectum, portion triangulaire du péritoine qui s'étend de la face antérieure du sacrum à la face postérieure du rectum.

Mésothorax (anatomie, zoologie), du grec mesos, moyen, et thorax, poitrine. - Anneau moyen du thorax chez les insectes.

Métacarpe, du grec méta, après, et carpos, poignet. - Portion du squelette des vertébrés, correspondant à la paume de la main, formée normalement de 5 os parallèles articulés en haut avec les os du carpe, et supportant chacun un des doigts de la main. - En général, il y a autant d'os au métacarpe que l'animal a de doigts. Cependant on observe parfois qu'un os métacarpien rudimentaire est la trace d'un doigt non développé; et, d'une autre part, chez les ruminants, les deux os métacarpiens qui soutiennent les deux doigts posant sur le sol sont soudés en un seul os nommé le canon; ce même nom désigne aussi l'os métacarpien qui soutient le doigt unique des animaux du genre cheval. - Les oiseaux ont deux os métacarpiens soudés par leurs extrémités et faisant partie de ce qu'on nomme le bout de l'aile. Il n'existe rien d'analogue au métacarpe chez les poissons.

Métacarpien, du mot métacarpe. - Ce nom désigne d'abord les os mêmes du métacarpe, que l'on distingue par leur numéro d'ordre en commençant par celui qui soutient le pouce; il s'applique, en outre, à divers organes tenant au métacarpe. Nous signalerons surtout : - Le ligament métacarpien, sorte de bandelette aponévrotique qui maintient dans leur position l'extrémité inférieure des quatre derniers os métacarpiens. - L'artère métacarpienne ou dorsale du métacarpe est un rameau de l'artère radiale qui se distribue à la peau du dos de la main et au muscle-abducteur de l'index.

Métamère ou Zoonite (zoologie, embryologie).  - Chacun des anneaux d'un ver ou d'un arthropode. Le terme de métamère a été créé par le  Haeckel. Pour ce naturaliste, en effet, tout métamère, qu'il soit d'un ver, d'un crustacé, d'un insecte, représentait un individu, un élément distinct d'une série d'êtres unis bout à bout, une unité morphologique de ce tout, qui est un animal, ou, pour mieux dire, une colonie animale.

Métamérie. - Division primitive de la corde dorsale de l'embryon et des tissus environnants en segments ou métamères. Chacun des segments constituant la métamérie présente les caractères généraux et les propriétés principales de l'individu auquel il appartient, ce qui a fait penser à divers auteurs que la métamérie est la marque de l'existence, dans la phylogénie de l'être, d'une colonie animale qui aurait disparu par coalescence. Chez les vertébrés supérieurs, la division primitive ne persiste pas, et c'est une nouvelle division de la corde dorsale qui aboutit à la formation des vertèbres.

Métamorphose. - Changements de forme ou de structure qui surviennent pendant la vie de certains animaux. La métamorphose est un développement post-embryonnaire, qui ne compte que du jour où l'animal a quitté l'oeuf et, par conséquent, dans la règle, le corps de la mère. Les animaux qui subissent le plus de métamorphoses régulières sont certainement les insectes, puisque, en général, aucun deux n'éclôt sous la forme définitive apte à reproduire son espèce; mais il en est beaucoup d'autres qui passent par divers états (échinodermes, mollusques, crustacés, poissons, batraciens). - Les insectes sortent de l'oeuf à l'état de larve, puis, après plusieurs mues, qu'accompagnent parfois de grands changements de formes, ils passent par un état, ordinairement dormant, qui est celui de nymphe, pupe ou chrysalide; enfin, ils apparaissent à l'état d'insecte parfait. Plusieurs années peuvent être consacrées à ce développement; il peut aussi se faire en quelqucs jours. Mais, des trois états, le plus court est généralement celui d'insecte parfait, car le mâle ne survit guère à l'accouplement, non plus que la femelle à la ponte. Cependant quelques coléoptères vivent plusieurs années à l'état parfait. On distingue les insectes à métamorphoses complètes, et les insectes à métamorphoses incomplètes : les premiers passant par les trois états, comme : chenille, chrysalide et papillon; les autres (sauterelles et punaises) ayant leur forme définitive au sortir de l'oeuf et ne faisant que grossir et acquérir des ailes au fur et à mesure de leurs mues. On appelle aussi les premiers métaboles (hémimétaboles étant le nom de ceux qui ont des métamorphoses incomplètes, comme : les orthoptères, les hémiptères, etc., et holométaboles celui des insectes qui subissent des métamorphoses complètes), et les seconds amétaboles.

Métaphragme.  - Cloison membraneuse ou chitineuse qui sépare le dernier segment thoracique de l'abdomen, chez les insectes.

Métatarse, métatarsien, du grec meta, après, et tarsos, plante du pied. - Le métatarse est cette partie du pied située entre le tarse et les orteils; chez l'humain, il est composé de cinq os désignés sous le nom de métatarsiens, numériquement de dedans en dehors. Ils s'articulent en avant avec chacun des doigts, en arrière avec les trois os cunéiformes et le cuboïde de la seconde rangée des os du tarse. - Les articulations métatarsiennes sont celles des os métatarsiens entre eux. - L'artère métatarsienne est une des branches externes de la pédieuse.

Métazoaires, du préfixe grec méta, et de zôon = animal.  - Ce terme sert à regrouper tous les animaux pluricellulaires. - Haeckel avait défini les métazoaires comme des animaux possédant des organes cellulaires différentiels : la gastrula est la forme larvaire des métazoaires.

Micropyle. - En botanique, on nomme ainsi l'orifice du sommet organique l'ovule, par lequel pénètre le tube pollinique et par où passe le sac embryonnaire.

Microspore. - Spore de petite dimension qu'on observe dans les espèces de Champignons qui présentent deux sortes de spores de volume différent. Il y en a en outre chez les Lycopodiacées Hétérosporées. Ces organes de reproduction sont abrités et se développent dans les Microsporanges.

Miel. - Substance sucrée, sirupeuse, que certains insectes, et principalement les abeilles, préparent avec les matières recueillies dans les fleurs.  Le miel résulte de la transformation que subit, dans le jabot ou premier estomac de l'abeille, le nectar que l'insecte a recueilli sur les fleurs. Cette transformation s'opère sous l'influence du suc gastrique et de la salive. Elle consiste principalement dans l'évaporation d'une notable quantité d'eau et l'interversion du saccharose en dextrose et lévulose. Le miel contient environ 1/5 de son poids d'eau et 77% de sucre interverti (dextrose et lévulose). Le reste, soit 3%, est formé pour moitié de saccharose, et pour l'autre moitié de gomme, cire, pollen, matières azotées et substances minérales. C'est un produit visqueux, aromatique, à saveur sucrée, à couleur variant en général du banc jaunâtre au brun noir. Il est déposé par les abeilles dans une partie des cellules des rayons ou gâteaux de cire qu'elles édifient à l'intérieur de la ruche. La récolte des gâteaux est opérée de fin mai au commencement d'août. Pour extraire le miel, ou bien les gâteaux sont mis à égoutter à une température favorable (20° à 30°), puis on les broie et les soumet à une certaine pression, ou bien on les dispose dans un extracteur. Il y a trois qualités de miel : le miel vierge, recueilli par le premier écoulement, qui est le miel surfin; le miel fin, obtenu par un second écoulement, et le miel commun, exprimé à la presse, qui contient généralement des débris de cire, de cellules  et d'insectes.

Miellat, Miellée, miellure. - Matière sucrée plus ou moins liquide, mucilagineuse, se rapprochant par sa nature de la manne, et qu'on trouve en été sous la forme de gouttes sur les feuilles, les fleurs, les tiges, les bourgeons de certaines plantes (feuilles d'érable, de tilleul, etc.). Elle est produite souvent par une maladie ou par la piqûre de pucerons qui s'attachent à la face inférieure des feuilles, et font jaillir de temps en temps des gouttelettes de la matière dont viennent se repaître les abeilles, les guêpes, etc. D'autres fois, c'est une sécrétion produite par une grande abondance de sucs que l'ardeur du Soleil fait paraître au dehors; quelle qu'en soit la cause, la production de cette substance nuit aux plantes, qui finissent par en souffrir lorsqu'elle se fait en trop grande quantité.

Migrations. - Voyages que certains animaux entreprennent à des époques périodiques. Les migrations d'animaux adultes peuvent être considérées comme subordonnées it l'instinct de conservation : défaut d'aliments (certains singes, grands tropeaux d'herbivaures africains), variations de la température (oiseaux), nécessité de la reproduction (poissons); quelquefois, les conditions mécaniques courants marins, courants aériens) semblent seules intervenir. Les migrations du pigeon voyageur paraissent être d'origine plus complexe. Les animaux à migration font toujours preuve d'un sens extraordinaire de l'orientation.

Mitose. - mitose, du grec mitos = filament. - Division indirecte de la cellule, dans laquelle chaque chromosome se dédouble, de sorte qu'à la fin du processus de division cellulaire, chaque cellule résultante possède la même formule chromosomique que la cellule initiale.

Moelle, du latin medulla, même sens. - Ce mot peut avoir plusieurs sens : on parle ainsi de moelle osseuse pour désigner la substance qui remplit le canal médullaire des os, de moelle épinière ou vertébrale pour parler de la partie du système cérébro-spinal contenue dans le canal vertébral, ou encore de moelle allongée, qui correspond au bulbe rachidien. - En botanique, on applle moelle la région axiale du cylindre central, ou stèle de la tige et de la racine, occupée généralement par du parenchyme. Dans la moelle s'accumulent parfois des substances de réserve, comme la moelle des tiges aériennes de la canne à sucre et des tiges souterraines de la pomme de terre, etc. Souvent, en vieillissant, elle se déchire ou se résorbe de manière que la tige devient fistuleuse.

Molaires, du latin molaris, de
mola = meule à moudre). - Se dit des grosses dents qui servent à broyer les aliments. Disposées pour écraser et triturer comme des meules, les molaires présentent, en règle, une vaste surface masticatoire, avec couronne tranchante ou tuberculeuse, servant à broyer les aliments déjà divisés par les incisives et les canines. Elles sont très développées chez les herbivores. - Les molaires de l'humain sont au nombre de vingt; dix pour chaque mâchoire. On les divise en petites et grosses molaires : huit petites molaires et douze grosses : ces dernières n'apparaissent qu'il la seconde dentition. Les racines sont doubles, triples ou quadruples. Les dernières molaires (dents de sagesse) poussent vers vingt-trois ans.

Mollet, du mot mou. - Saillie de la partie supérieure et postérieure de la jambe, qui est formée par le double ventre charnu des muscles jumeaux soutenu par le muscle soléaire en dessous.

Monochlamydé (histoire de la botanique), du grec monos, un seul; et chlamys, manteau. - Candolle nommait ainsi les végétaux dont les fleurs ne présentent qu'une seule enveloppe florale (Apétales). Les Monochlamydés formaient un des deux sous-embranchements dans lesquels il partageait les Exogènes on Dicotylédones

Monocline, du grec monos, seul , et klinè, lit. - Jussieu a adopté ce mot pour désigner les végétaux à fleurs-hermaphrodites, c'est-à-dire réunissant dans chacune d'elles les étamines et les pistils; il s'applique aussi à ces fleurs elles-mêmes.

Monocotylédones. -  Se dit des plantes qui, comme le lis, n'ont qu'un seul cotylédon.  -  Classe des phanérogames, caractérisée par la présence d'un seul cotylédon à l'embryon.
Outre le caractère principal qui a fait donner son nom à la classe, les monocotylédones possèdent des caractères secondaires dont les princicipaux sont les suivants  : feuilles souvent dépourvues de pétiole, à nervures non ramifiées, parallèles; les pièces des verticilles (sépales, pétales, étamines) sont généralement disposées par trois, alors quelles le sont par quatre ou par cinq chez les dicotylédones. On distingue dans les monocotylédones celles dont les fleurs ont un périanthe coloré (liliacées, amaryllidacèes, etc.), celles dont le périanthe n'est pas coloré (palmiérées, juncaginaceae), enfin celles qui sont totalement dépourvues de périanthe (graminées, cypéracées, etc.).

Monodelphes (histoire de la zoologie). - Nom proposé par Blainville pour désigner les Mammifères qu'il rangeait dans les ordres des Bimanes, Quadrumanes, Carnassiers, Rongeurs, Edentés (sauf les Monotrèmes : Ornithorynques, Échidnés), Pachydermes, Ruminants et Cétacés. Les Marsupiaux étaient alors désignés, par opposition, sous le nom correspondant de Didelphes. Souvent on comprenait aussi sous ce nom les Monotrèmes dont on faisait un ordre; mais  Blainville avait créé pour eux la dénomination spéciale d'Ornithodelphes. Les Monodelphes, que l'on appellerait plutôt aujourd'hui mammiferes placentaires (Placenta), étaient considérés comme une sous-classe caractérisée par l'absence d'os marsupiaux et une reproduction normale donnant le jour à des petits d'un développement avancé à la suite d'une gestation simple et unique; c'est ce que rappelle le nom de la sous-classe.

Monogame, du grec monos, un seul, et gamos, mariage. - En zoologie, se dit des animaux qui conservent un unique partenaire sexuel pendant  toute une saison ou plus longtemps. - En botanique, se dit d'une calathide (famille des Composées) lorsqu'elle ne renferme que des fleurs d'un seul et même sexe.

Monoïque, du grec monos, un seul, et oikos, logis. - On désigne sous ce nom des plantes qui offrent, réunies sur le même individu, des fleurs mâles ou staminifères et des fleurs femelles ou pistillées. Le mûrier, le bouleau, le pin, le maïs, le noyer, les courges, les melons, sont des végétaux monoïques.

Monomère. - La plus petite unité de molécules plus grosses appelées polymères.

Monosaccharide. - Unité simple ou monomère d'hydrates de carbone.

Monopétale , du grec monos = un seul, et pétalos =pétale). - On nomme ainsi toute corolle formée d'une seule pièce, par suite de la soudure des pétales voisins les uns aux autres. - Tournefort avait désigné sous ce nom la 20e classe de sa méthode de classification, qui comprenait les arbres et les arbustes à corolle formée d'une pièce. A.-L. de Jussieu a ensuite groupé, sous le nom de Dicotylédones monopétales, les familles rangées dans les 8e, 9e, 10e et 14e classes de sa méthode, et qui, toutes, sont caractérisées par une corolle d'une seule pièce. Candolle, trouvant le mot monopétale propre à donner l'idée fausse de l'existence d'un seul pétale, a proposé d'y substituer celui de gamopétale, qui signifie a pétales soudés. Toujours commodes dans les descriptes,  ces termes ne renvoient plus aujourd'hui un caractère utilisables en sytématique, car il rapproche indûment des plantes qui n'ont pas d'affinité biologique réelle. - Le nombre des pétales soudés se reconnaît ordinairement sans peine au nombre des lobes, divisions ou dents qui se voient au bord libre de la corolle. La corolle gamopétale est réqulière lorsque ses parties ou lobes sont égaux et semblables (fleurs de la campanule, du volubilis) ; irrégulière, lorsqu'elle se compose de parties inégales et dissemblables (fleurs de la sauge, du muflier, de la digitale). (G-s.).

Monophylle, du grec monos, un seul, et phyllon, feuille. - Se dit parfois du calice dont les divisions ou sépales sont soudées entre elles, comme dans les fleurs de l'oeillet, du pois. Candolle lui préfèrait le mot plus exact de gamophylle, qui exprime la soudure des sépales et non leur réduction à un seul; du reste, on applique plus volontiers au calice les mots de monosépale et gamosépale pour désigner cette même disposition; on réservé alors le mot de gamophylle pour l'involucre ou le calicule.

Monosépale, du grec monos, un seul, et du français sépale. - Se dit du calice formant une seule pièce par la soudure des sépales les unes avec les autres.

Monosperme, du grec monos, un seul, et sperma, graine. - Ce mot exprime une disposition de l'ovaire ou du fruit où chaque loge ne contient qu'un seul ovule ou une seule graine.

Morphologie*. - Etude de la forme extérieure des organismes vivants.

Mort. - La vie de toutes les espèces d'êtres organisés est limitée dans sa durée, et la mort en est le terme. Chez les végétaux, les diverses parties cessent peu à peu et très lentement de participer au mouvement vital, et le moment de la mort est insaisissable; mais chez les animaux la mort envahit plus rapidement l'organisme, et la cessation des phénomènes de sensibilité, de mouvement, dans beaucoup d'espèces, celle de la respiration et de la circulation, marquent d'une manière beaucoup plus appréciable le moment où la vie prend son terme. 

Morula (biologie, embryologie). - Phase de la segmentation de l'oeuf dans laquelle tous les blastomères, plus ou moins semblables entre eux, se réunissent en une masse sphérique, d'aspect framboisé ou mûriforme, et dépourvue de cavité de segmentation.

Moustaches, du nom grec mystax. - On nomme ainsi chez l'humain, comme chacun sait, les poils de la barbe qui ombragent la lèvre supérieure jusqu'autour des deux commissures des lèvres. Souvent chez les autres mammifères on trouve, à l'extrémité postérieure de chacune de ces commissures, un certain nombre de poils gros, longs et rigides, tantôt droits, tantôt contournés, que par analogie on nomme moustaches. Les chiens, les chats, les phoques, plusieurs autres espèces de carnivores, beaucoup de rongeurs en offrent des exemples. Ces poils, parfois fort longs, susceptibles de se dresser, servent d'organes supplémentaires du toucher, et paraissent en général provoquer à leur base, dès qu'on les touche, une grande sensibilité.

Mucilage. - Substance végétale, qui semble un état particulier de la gomme, dont elle se rapproche beaucoup, une gomme non encore élaborée, peu consistante, qui n'en a pas encore tous les caractères physiques et chimiques, que l'on retire en grande quantité des racines de guimauve, de grande consoude, des graines de lin, des semences de coing, des bulbes de quelques liliacées, etc. Elle se coagule par l'alcool et rend l'eau plus visqueuse; plus filante que la gomme, elle forme une émulsion avec l'huile et donne de l'acide mucique et de l'acide oxalique par l'acide nitrique. 

Mucosités, Mucus, du nom latin mucus. - Matières liquides, visqueuses et filantes, sans odeur ni saveur, incolores ou légèrement opalescentes, qui recouvrent les membranes nommées pour cela muqueuses, et qui sont sécrétées d'une façon continue par la surface libre de ces membranes. Ainsi la bouche est humectée par des mucosités auxquelles se mêle la salive en plus ou moins grande proportion; les amygdales sécrètent particulièrement des mucosités pour faciliter le passage des corps étrangers dans le gosier. Les fosses nasales sont humectées par une mucosité, le mucus nasal; la muqueuse des voies respiratoires est lubrifiée par le mucus bronchique. Ces liquides onctueux servent à protéger la surface des muqueuses contre le contact des corps étrangers et l'action desséchante de l'air; ils sont produits par des organes plus ou moins compliqués nommés cryptes, follicules, glandes muqueuses.

Mucroné, du latin  mucro = pointe de glaive. - Se dit des organes des plantes terminés en une pointe droite et rigide comme celle d'une épée.

Mue. - Changement dans le plumage, le poil, la peau, auquel les animaux sont sujets à certaines époques de leur vie. Temps où arrive ce changement. Chez les mammifères et les oiseaux, ce sont les poils et les plumes qui tombent, pour être remplacés par d'autres. Chez les reptiles c'est l'épiderme entier qui se détache, comme un fourreau  d'où sort l'animal. Les arthropodes éprouvent mues semblables; les crustacés changent de peau même pendant l'état adulte, tandis que les insectes muent surtout à l'état de larve (toutefois, les sauterelles et les punaises, qui ont leur forme définitive au sortir de l'oeuf, subissent des mues en grossissant). L'acte de muer s'appelle ecdysis ou exuvation. - Modification qui s'opère dans le timbre de la voix humaine, au moment de la puberté. Cechangement du timbre et de la hauteur de la voix, tient aux modifications anatomiques qui s'accomplissent dans le larynx et les organes voisins. Il coïncide avec l'évolution des organes génitaux.

Mufle. - On appelle ainsi cette surface nue, plus ou moins saillante, qui termine le museau de certains Mammifères, et particulièrement des ruminants : tels sont le boeuf, les antilopes, le cerf, le daim, le chevreuil; quelques-uns cependant n'ont ont pas, ainsi le renne, les chèvres, la girafe, etc.

Muqueux (tissu). - Avec Bordeu, Meckel et d'autres après lui ont désigné sous le nom de tissu muqueux le tissu cellulaire. Virchow considère comme tel le tissu cellulaire sous-cutané de l'embryon rendu glutineux par la substance amorphe qui écarte ses éléments. Enfin on a appelé le tissu mésodermique qui précède le squelette (prosquelette) du nom de tissu muqueux. Le type de ce tissu est dans le cordon ombilical. Il est essentiellement composé par de grandes cellules étoilées et anastomosées avec substance intermédiaire ou fondamentale, abondante et gélatiniforme.

Murique (botanique), du latin murex, pointe de rocher. - Se dit des organes des plantes qui sont hérissés de pointes ou d'aiguillons à large base.

Muscle, du latin musculus = petit rat). - Organe fibreux, irritable, dont les contractions produisent tous les mouvements de l'animal.

Muscles adducteurs. - Il s'agit des muscles responsables des mouvements par lequel une partie est éloignée de l'axe du corps.

Muscle iliaque. - Ce muscle s'étend de la face interne de l'os iliaque au petit trochanter du fémur. Uni au psoas, il a la même action : flexion sur la cuisse et rotation au dehors du membre inférieur.

Muscles releveurs. - Plusieurs muscles ont reçu ce nom à cause des fonctions qu'ils sont chargés de remplir. Ainsi le Releveur de l'aile du nez est le pyramidal du nez; le Releveur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure est l'élévateur commun, etc.; le Releveur commun des lèvres est le muscle Canin; le Releveur du menton est le muscle de la houppe du menton; le Releveur de la luette, etc.

Musculature. - Ensemble et disposition des  muscles du corps humain et de celui de autres animaux.

Mutique (zoologie, botanique).  - Cette expression s'applique à tout organe qui n'est terminé ni par une arête ni par une pointe. Elle est opposée à celles de aristé, mucroné; acuminé. On l'emploie surtout en botanique.

Mycélium, du grec mykès = champignon.  - On désigne sous ce nom la souche, le tronc des champignons, qui a pour origine les spores, corps extrêmement petits qui servent à la reproduction des champignons comme les graines à celle des autres plantes. - « Lorsque l'on place, dit Léveillé, sur du sable mouillé, et mieux encore sur des lames minces de verre, des spores que l'on recouvre d'une cloche, on voit, quand la température est modérée ou chaude, au bout de quelques jours, naître des filaments d'un, deux ou trois points de leur surface. Ces filaments sont rampants, se divisent, s'anastomosent et finissent par former un tissu plus ou moins épais. C'est ce tissu que l'on appelle Mycelium, Blanc de champignon, etc. »  (Dict. d'hist. nat. d'Orbigny, art. Mycologie). - C'est de ce mycélium que naissent les champignons à des époques déterminées; ceux- ci, à leur tour, portent les organes de la reproduction ou les spores, et lorsque l'époque de la fructification est écoulée, le champignon meurt et le mycélium rentre dans le repos. Aussi le  mycologiste que nous venons de citer pense-t-il que « le champignon lui-même n'est pas une plante, mais un fruit plus ou moins composé; et la plus grande preuve, dit-il, qu'on puisse en donner, c'est que le mycélium a une existence propre, qu'il est annuel ou vivace et qu'à une époque fixe, quand les circonstances sont favorables, on le voit donner naissance à des champignons, comme les arbres donnent naissance à des fleurs, et par suite à des fruits. » (Article cité).

Mycologie*. - Etude des champignons.

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