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Tendon (anatomie,
physiologie).
- Les tendons sont des cordons
fibreux,
résistants, blancs et nacrés, qui terminent les muscles
et servent à l'insertion de ceux-ci
sur le squelette. La coupe transversale d'un
tendon démontre que le corps du tendon est traversé par des
cloisons
de tissu conjonctif (formation fibreuse cloisonnante) qui le divisent en
faisceaux. Ces faisceaux sont constitués par un grand nombre de
fibres entourées d'une gaine qui envoie
dans leur épaisseur des prolongements anastomosés
entre eux et formant au sein de la fibre un cloisonnement rétiforme.
A la surface des faisceaux de tissu conjonctif
sent disposées en rangées longitudinales et parallèles
des cellules du tissu conjonctif (cellules tendineuses). En outre, à
la surface de la fibre tendineuse du tendon simple, tel qu'on le trouve
dans la queue de rat ou de souris, est étendu un endothélium,
et dans le tendon composé circule un réseau élastique
entre les faisceaux tendineux. L'union du faisceau tendineux se fait avec
l'extrémité de la fibre musculaire. Pour cela, l'extrémité
arrondie de la fibre musculaire recouverte de son sarcolemme vient se loger
dans une cupule de la fibre tendineuse, etl'union se fait par l'intermédiaire
d'une matière cimentaire et le passage du tissu conjonctif du muscle
dans le tendon. Les tendons sont des organes très peu vasculaires.
Leurs nerfs, en revanche, y sont nombreux
Les tendons sont constitués par
des réunions de fibrilles tendineuses,
dérivées du tissu conjonctif. Leur rôle est essentiellement
de servir d'intermédiaire entre les muscles,
organes contractiles, et les
os, leviers passifs.
Leur insertion sur l'os se fait étroitement
avec le périoste; il n'en est pas de
même avec le muscle : tendons et muscles n'entrent pas directement
en contact, mais c'est par une enveloppe spéciale que les adhérences
se produisent. Les tendons jouissent d'une élasticité faible,
suffisante pour amortir les contractions violentes des masses musculaires,
sans toutefois affaiblir leur énergie finale. Ils présentent
une résistance à la traction considérable, le tendon
du plantaire grêle, qui n'a que quelques
millimètres carrés de section, peut supporter sans se rompre
une charge de 16 kilogrammes.
La nutrition
des tendons est relativement assez active, mais c'est surtout leur sensibilité
qui est remarquable. La sensibilité tactile
est peu développée, mais c'est. là sensibilité
à la la traction qui acquiert une intensité exquise; grâce
à un réseau de terminaisons nerveuses disséminé
dans tout le tissu, du tendon. Le prétendu sens musculaire qui nous
donne la notion de l'effort accompli, de la position de nos membres,
est surtout un sens tendineux. C'est grâce aux nombreux corpuscules
de Paccini, répandus dans les tendons et qui subissent les pressions
provoquées par la contraction musculaire, que nous nous rendons
compte de tous nos mouvements. Les tendons glissent dans des gaines connectives
spéciales, qui sécrètent un liquide particulier, la
synovie,
destiné à lubrifier les surfaces en contact. (Ch.
D. / J.-P. Langlois). |
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