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P
Pachyderme. - Dans le langage ordinaire, le mot pachyderme s'applique surtout à l'Eléphant, au Rhinocéros ou à l'Hippopotame. Ce n'est plus un terme utilisé en systématique, mais les anciens naturalistes réunissaient sous cette dénomination qui veut dire cuir épais, du grec pachys, épais, et derma, peau, des animaux mammifères qui ont en effet la peau presque toujours fort épaisse et qui de plus ont les doigts au nombre de 4, 3 ou 2 et ongulés, c'est-à-dire terminés par, des sabots, tels sont les Eléphants ou Proboscidiens, les Chevaux ou Solipèdes (auj. Equidés), ainsi que les diverses familles des Rhinocéros (Rhinicérotidés), des Tapirs (Tapiridés), des Damans (Hiracoïdés), des Hippopotames et des Cochons (Porcins) de toutes sortes. 
"Ils n'ont jamais de clavicules, leurs avant-bras- restent continuellement dans l'état de pronation, et ils sont réduits à paître les végétaux." (Cuvier) 
D'après la méthode du Règne animal, on pouvait y établir deux groupes, dont le premier constituait la famille des Proboscidiens et celle Solipèdes, l'autre celle des Pachydermes ordinaires, dont plusieurs se rapprochent des Ruminants par le squelette et même par la complication de l'estomac, tels sont les Hippopotames, les Pécaris, les Damans, etc. (P. G.).

Palais. - On appelle ainsi ou voûte palatine, en anatomie, la paroi supérieure de la cavité buccale; bornée en avant et sur les côtés par l'arcade dentaire et les dents de la mâchoire supérieure, en arrière par le voile du palais, elle est formée par les os-maxillaires supérieurs et palatins revêtus d'une membrane muqueuse; à sa surface se voient les orifices d'un grand nombre de glandules situées entre elle et les os. La voûte palatine sert de point d'appui à la langue dans la gustation, la mastication, la déglutition et l'articulation des sons. C'est à tort qu'on la considère vulgairement comme servant au sens du goût. - En botanique, le palais est la partie renflée de la lèvre inférieure de la corolle dans certaines fleurs bilabiées et qui ferme l'entrée de la gorge de la corolle; exemple: les Linaires, les Mufliers.

Palatin. . - Qui se rapporte au palais, à la bouche interne supérieure. - Fosse palatine ou voûte palatine, partie supérieure de la cavité buccale. - Membrane palatine, membrane qui recouvre la fosse palatine. - Os palatins, nom donné à deux petits os irréguliers, qui forment la partie de la fosse palatine en arrière des fosses nasales. - Nerfs palatins, branches du maxillaire supérieur, au nombre de trois : le nerf palatin antérieur, le nerf palatin moyen et le nerf palatin postérieur.

Palme. - On donne ordinairement ce nom aux feuilles des palmiers, et surtout à celles du dattier, à cause de leur découpure digitée en forme de palmes.

Palme (huile de). - Extraite du fruit d'une espèce de la famille des Palmiers, genre Eléide, l'El. de Guinée (El. guineensis, Lin.). 

Palme (vin de).- Liqueur que l'on retire de plusieurs espèces de Palmiers et surtout d'un Dattier, le D. cultivé (Phtenix dactylifera, Lin.).

Palmé.- Disposition. particulière chez certains animaux dont les doigts sont réunis par une membrane qui aide à la natation. Parmi les Mammifères, elle est très remarquable dans Ies genres Castor, Ornithorynque, etc. Mais c'est surtout chez les Oiseaux nageurs que l'on rencontre les doigts palmés, de telle sorte que ce caractère a semblé pouvoir servir à distinguer tout un ordre, le sixième de Cuvier, les Palmipèdes.

Palmipèdes. - Qui a les pieds palmés. On range parmi les Palmipèdes divers groupes d'oiseaux, comprenant ceux qui ont des pieds palmés, comme l'oie ou le canard. Les palmipèdes sont des oiseaux conformés pour la nage; leurs plumes sont enduites d'une substance huileuse, qui les empêche de se mouiller; leurs pattes sont pourvues de membranes réunissant les doigts; enfin, leur poids spécifique est diminué par la graisse qui est accumulée dans leur abdomen. Tous aquatiques, ils vivent de mollusques, de batraciens, de plantes aquatiques; les uns sont privés d'ailes ou possèdent des ailes rudimentaires (manchot, pingouin); d'autres, au contraire (oies, canards, mouettes, goélands, pélicans), sont de remarquables voiliers.

Palmi-phalangien. - Se dit des muscles lombricaux de la main.

Palpébral, -ale, qui appartient aux paupières. - Les artères palpébrales, l'une supérieure, l'autre inférieure; elles viennent de l'artère ophthalmique, branche de la carotide interne. - Les follicules palpébraux ou glandes de Méibomius, logés dans des sillons de la face interne des cartilages tarses, sécrètent l'humeur sébacée nommée chassie. - Le  muscle palpébral est l'Orbiculaire des paupières. - Les nerfs palpébraux sont fournis par les nerfs ophthalmiques.

Palpes. - Appendices articulés, mobiles, qui s'observent en nombres pairs sur les parties latérales de la bouche des insectes. Ce nom qui vient du latin palpare, tâter, indique que l'insecte s'en sert comme organe du toucher. Il s'en sert aussi pour saisir l'aliment, le redresser, le ramener, comme font les lèvres charnues dans les animaux supérieurs. C'est surtout chez les insectes à mâchoires que l'on distingue les palpes. On en compte ordinairement quatre, les supérieurs ou maxillaires et les inférieurs ou labiaux. Chez quelques Coléoptères (Carabes, Cicindèles), on en trouve six, dont deux paires fixées sur la mâchoire inférieure.

Pampre ou pampe. - Nom que l'on donne aux branches et sarments de la vigne chargés de feuilles et de fruits. C'est aussi le nom par lequel on désigne la partie herbacée et roulée sous forme d'un petit ruban qui est attachée au tuyau de la plupart des graminées.

Panaché. - On désigne ainsi les feuilles et les fleurs qui présentent des couleurs variées, tranchant les unes sur les autres.

Pancréas. - Glande abdominale, dont la fonction est de verser dans l'intestin un liquide incolore et gluant qui agit sur les graisses. Le paneréas  est une glande en grappes de couleur blanchâtre ou rosée, située dans l'abdomen, au-devant des première et deuxième vertèbres lombaires. Sa forme rappelle celle d'une langue de chien. Sa sécrétion aboutit par le canal de Wirsang et un conduit accessoire dans l'ampoule de Vater et, de là, dans le duodénum. 

Pancréatique (suc).  - Le suc pancréatique, incolore, alcalin, sirupeux, contient différents ferments : la trypsine ou diastase pancréatique, qui saccharifie l'amidon et la dextrine; le ferment saponificateur. qui émulsionne les graisses; la chymosine, qui agit sur le lait ; le ferment glycolytique, qui détruit la glycose du sang. Mélangé au suc intestinal, il dédouble les albuminoïdes sous l'influence d'une diastase intestinale, l'entérokinase, qui produit la trypsine, ferment susceptible d'opérer ce dédoublement.

Panicule, du latin panus = épi. - On nomme ainsi un mode d'inflorescence résultant d'un assemblage de fleurs portées par des pédoncules rameux d'autant plus longs qu'ils sont plus inférieurs, ce qui donne habituellement à la panicule la forme pyramidale comme dans les Yuccas et les Agaves. L'inflorescence en panicule se rencontre très fréquemment dans la famille des Graminées, ainsi : dans les bromes, la canne à sucre, les avoines, les paturins, les fetuques, etc. Dans les joncs diffus et sylvestre, plusieurs rhubarbes et oseilles, elle est très rameuse.


Panicule de l'avoine élevée.

La panicule est dite lâche lorsque les pédoncules secondaires, tertiaires, etc., sont longs, flexibles, éloignés les uns des autres, inclinés à leur sommet comme dans la Yucca gloriosa, l'avoine élevée, le brome des champs, etc: Elle est divariquée, c'est-à-dire que ses ramifications s'écartent les unes des autres dans tous les sens, en formant des angles très ouverts, comme dans le Prenanthes muralis, la gypsophile paniculée, la renouée divariquée, etc. On dit que les épis sont paniculés lorsque leurs ramifications sont disposées en panicules comme dans la verveine officinale, la menthe à feuilles rondes etc. (G-s.).

Pannicule adipeux ou graisseux. - Nom que par analogie les anatomistes ont donné au tissu cellulo-adipeux sous-cutané.

Pannicule charnu. - Chez l'humain il est constitué par le muscle peaucier du cou. Chez les quadrupèdes, le pannicule charnu (peaucier du cou et du tronc) s'étend de la face à l'encolure et se propage jusque sur la croupe et la partie interne de la cuisse en longueur, et en travers de l'épine dorso-lombaire à la ligne médiane de l'abdomen. Le pannicule charnu des mammifères est donc un vaste muscle membraniforme sous-cutané adhérent à la peau de l'animal qu'il fronce dans ses contractions. Le peaucier du cou de l'humain en est un dernier vestige.

Panse. - La panse est l'un quatre des estomacs que possèdent les ruminants. C'est le premier et le plus vaste. Les trois autres sont le rumen ou bonnet, le feuillet et la caillette.

Panspermie. - Ce terme désignait initialement la doctrine, admise dans ses grandes lignes à partir des travaux de Pasteur et de Tyndall, selon laquelle l'atmosphère, les eaux, le sol et la surface des corps solides sont encombrés de germes ou de spores, à l'origine des fermentations, de la putréfaction et des maladies. Par la suite, on a appelé panspermie à propos de l'hypothèse selon laquelle la vie sur Terre pourrait avoir trouvé son origine ailleurs dans l'univers. Elle serait issue de germes dissiminés dans l'espace et apportés sur notre planète par les météorites ou les comètes. Cette idée qui a été popularisée par Svante Arrhénius, au début du XXe siècle, ne résout en rien la question des commencements de la vie : elle ne fait que la déplacer.

Papavéracées. - Famille de dicotylédones dialypétales.

Papille, en latin papilla = mamelon. - On désigne sous ce nom de petites éminences que l'on remarque à la surface de la peau et des membranes muqueuses et dans lesquelles s'épanouissent les extrémités des vaisseaux et des nerfs; ordinairement coniques, elles sont quelquefois arrondies, renflées, etc. Les papilles de la peau font partie du derme dont elles occupent la face externe. Elles sont dites nerveuses, lorsqu'elles sont formées presque exclusivement par des nerfs;  on les rencontre en plus grande quantité dans les régions où s'exerce le sens du toucher, ainsi, à la paume des mains et à l'extrémité des doigts; au bord des lèvres, etc. Chez les animaux, elles existent nombreuses dans le museau de la taupe, le groin du porc, l'extrémité de la trompe de l'éléphant; même chez les oiseaux, à la plante des pieds et sous les doigts; ce sont les mêmes papilles que l'on trouve à la pointe de la langue et à sa base où elles sont volumineuses. Quant à celles que l'on a nommées vasculaires, à la peau, elles sont souvent mêlées avec les précédentes, d'autres fois elles existent seules. On les rencontre dans la muqueuse des lèvres; des gencives, de la voûte palatine, de l'oesophage et elles n'y sont pas mêlées avec les papilles nerveuses. Elles ne renferment pas de nerfs ni de corpuscules du tout. D'après ce que nous venons de dire, on voit qu'il n'existe de papilles bien prononcées que dans les parties qui sont le siège d'une sensation spéciale; et que partout ailleurs, sur les membranes qui sont le siège de sensations générales, il n'existe pas de papilles bien distinctes. En botanique, on a donné ce nom à de petites protubérances qui couvrent certains organes de quelques végétaux; elles sont filiformes, petites, molles, rapprochées. Le stigmate, dans les composées,  est souvent hérissé de papilles. (F.-N.).

Papillon. - On nomme papillon un insecte lépidoptère arrivé à leur dernière métamorphose. C'est à ce moment de leur existence qu'ils pondent des oeufs, desquels sortiront des chenilles qui, après quelques semaines de croissance, prendront l'état immobile de chrysalides, état duquel elles sortiront papillons. Souvent la chenille, avant de se transformer en chrysalide, se tresse un cocon dans lequel elle se met à l'abri. Les papillons sont les plus beaux des insectes, mais, l'état de chenilles, ils peuvent passer pour les plus malfaisants.

Papilionacé, -e . En botanique se dit d'une corolle dialypétale, dont l'aspect rappelle celui d'un papillon. Les corolles papilionacées sont formées de cinq pétales un pétale étalé appelé étendard ou vexillum, deux pétales latéraux, recouverts en partie par l'étendard et appelés ailes; enfin, deux autres recouverts par les ailes et unis de manière à présenter vaguement la forme d'une quille d'un bateau. Ces deux derniers forment la carène.

Papule, Papula. - Candolle a désigné sous ce nom certaines protubérances arrondies molles, remplies d'un liquide aqueux et formées par une boursouflure de l'épiderme sur certaines plantes. Ce sont les glandes utriculaires de Guettard.

Parapétales. - Nom donné par Moench, puis par Link, à des parties de la corolle qui, dans certaines fleurs à nombreux, pétales, représentent le rang le plus intérieur de ces pétales et qui ne sont autre chose que des étamines avortées, comme dans l'ellébore, les nénuphars, etc. Ce terme ne paraît pas avoir été adopté par les botanistes modernes.

Paraphyses, du grec para, auprès et phuomai, je nais. - Ancien terme de donné par Villdenow à des tubes membraneux, souvent articulés, qui sont entremêlés avec les organes sexuels dans les mousses et qui, dans les champignons, se trouvent avec les thèques. Ces paraphyses sont formés de cellules allongées et vides, et semblent être analogues aux organes avec lesquels ils sont mêlés. Il n'y a que cette différence qu'ils sont restés avortés tandis que les organes ont pris leur développement. (Anaphyses).

Parasites, du grec para, chez; dans et sitos, nourriture. - On donne le nom de parasites à des organismes qui se développent et vivent aux dépens d'autres organismes; de là naturellement des parasites végétaux et des parasites animaux (Parasitisme). Parmi les premiers, on peut citer le gui, l'orobanche, la cuscute, et une grande quantité de champignons, de lichens et autres plantes cryptogames, telles que l'oïdium de la vigne, l'érysiphe qui produit la maladie nommée blanc ou meunier, le sphacelia de l'ergot, etc. Tous ces parasites se développent sur d'autres plantes; d'autres vivent aux dépens des animaux. Ils sont extrêmement petits, appartiennent aux cryptogames et se rencontrent chez l'humain dans la teigne faveuse, la teigne tonsurante, la teigne décalvante, le muguet, etc. Il est d'autres végétaux parasites qui vivent seulement à la surface d'autres végétaux sans en tirer aucun suc nourricier, tels que le lierre, plusieurs agarics, etc.; on les appelle fausses plantes parasites (épiphytes) pour les distinguer des autres qui sont les vraies parasites. Il existe un grand nombre d'animaux parasites et la plupart d'entre eux se développent soit à la surface, soit dans l'intérieur du corps des animaux, où ils donnent lieu le plus souvent à des complications fâcheuses dans les maladies, et il est souvent difficile dans ce cas de déterminer s'ils sont cause ou effet. Les uns se rencontrent dans la profondeur des organes ou dans certaines cavités comme le tube digestif, les canaux biliaires, et ont été nommés pour cela Entozaires; tels sont le filaire de Médine, la douve du foie, la trichine, les cysticerques, les échinocoques, les acéphalocystes, etc. D'autres vivent sous l'épiderme, comme le sarcopte de la gale, ou à la surface de la peau, tels sont le pou et la puce; ils ont reçu le nom d'Epizoaires. (F- N.).

Parasitisme. - Mode d'existence des organismes qui vivent sur d'autres organismes en parasites.

Parenchyme, étymologiquement, effusion du sang hors des vaisseaux, et concrété ensuite, d'après les idées anciennes, pour former la substance propre du foie, de la rate, des reins, etc. -  Le sens de ce mot a beaucoup varié au cours des âges. D'une façon générale, on l'applique aujourd'hui au tissu propre de chaque organe, à ce qui en fait la caractéristique, indépendamment des fibres musculaires, conjonctives et nerveuses qui lui sont surajoutées, et des canaux d'excrétion, des vaisseaux sanguins, etc., plus ou moins intriqués dans ce tissu lui-même. On peut distinguer des parenchymes de diverses sortes. Les uns sont glandulaires et sécrètent des produits divers (mamelle, pancréas, foie, etc.); d'autres servent à excréter des substances nuisibles : rein, poumon, etc. D'autres, enfin, sont le siège du développement d'éléments anatomiques spéciaux : ovaire, testicule. Par extension, on peut parler du parenchyme de l'utérus, du coeur,etc., bien que ces organes n'aient pas un tissu qui leur soit tout à fait spécial, mais simplement pour désigner le corps mène de l'organe. La structure particulière de chaque parenchyme est étudiée avec l'organe correspondant. - En botanique, le parenchyme est un tissu végétal formé exclusivement de phytocystes-cellules, c.-à-d. de phytocystes dont aucun des diamètres ne l'emporte notablement sur les autres. Les tissus jeunes sont d'ordinaire exclusivement parenchymateux : ce n'est que plus tard que leurs cellules se transforment en fibres, sclérides, vaisseaux (tissu vasculaire) de diverses sortes. Mais on trouve aussi des parenchymes dans certains organes adultes. Les plus importants sont ceux de la feuille, de l'écorce, de la moelle de la tige. (Dr. L. Laloy).

Pariétal. -e.  - . Se dit des différents organes qui ont trait à la paroi d'une cavité (ex. plèvre pariétale). - En anatomie se dit des os qui forment les côtés et une partie de la voûte crânienne. Les os pariétaux sont situés de chaque cté de la ligne médiane du crâne, réunis par leurs bords internes, placés entre le frontal en avant et l'occipital en arrière, Chacun d'eux a la forme d'un segment de sphère quadrilatère, La face externe présente un relief accusé, dit bosse pariétale. - En botanique, se dit d'une partie qui s'insère dans la paroi d'une autre ( ex. : insertion pariétale, insertion des étamines sur la paroi du calice tubulé). - Classe de plantes dicotylédones comprenant les plantes à placentation pariétale (cistinées, violanées, passiflorées, etc.). 

Parotide (glande), du grec para, auprès de, et du génitif ôtos, oreille. - C'est la plus volumineuse des glandes salivaires. Elle occupe toute l'excavation parotidienne, et répond en dehors à la peau; en avant elle embrasse le bord postérieur de la branche montante du maxillaire supérieur; en arrière elle se moule sur le conduit auditif externe et répond en outre à l'apophyse mastoïde du temporal; en dedans elle est en rapport avec l'apophyse styloïde et les muscles qui en naissent; en haut avec l'arcade- zygomatique et l'articulation de la mâchoire; de plus, elle touche à presque tous les vaisseaux et les nerfs de cette région et reçoit des branches artérielles nombreuses de la carotide externe, et des rameaux qui en partent; ses rameaux nerveux viennent du nerf auriculaire antérieur, du facial, etc. La Parotide, d'un blanc rougeâtre; d'une consistance ferme, est composée de petites granulations arrondies, distinctes les unes des autres, d'où partent des radicules qui, par leur rapprochement, et leur réunion successive, forment un canal excréteur nommé le canal de Sténon. Celui-ci se dirige d'arrière en avant, horizontalement, sur la face externe du muscle masséter; un peu au-dessous de l'arcade zygomatique; puis il se courbe de dehors en dedans et vient s'ouvrir dans la bouche, vis-à-vis de l'intervalle qui sépare les seconde et troisième molaires supérieures.

Passériformes, passereaux. - Les passériformes ou passeraux forment un ordre d'oiseaux. Ce sont en général des oiseaux chanteurs, et ils déploient beaucoup d'industrie et d'ingéniosité dans la construction de leurs nids. A part les calaos, les corbeaux, ils sont en général de taille médiocre (ex. : moineaux, alouettes, mésanges, colibris, étourneaux, etc.).

Pathétique. - On appelle souvent muscle pathétique, l'oblique supérieur de l'oeil. - On désigne aussi sous le nom de nerfs pathétiques, les nerfs de la quatrième paire, qui, partant de la base de l'encéphale derrière les tubercules quadrijumeaux, vont se rendre dans l'orbite et se distribuent par plusieurs filets dans le muscle oblique supérieur.

Patte. - Pied et jambe des quadrupèdes et des oiseaux autres que les oiseaux de proie (serres). Les pattes servent aux animaux de soutien ou d'organe de locomotion : aussi désigne-t-on sous ce nom des appendices fort divers. Chez les vers chétopodes, les pattes ne sont que des poils plus ou moins complexes. Ce sont surtout les insectes qui ont les pattes les plus différenciées, destinées,, suivant les cas, à fouir, à creuser, à nager, etc, Chez les vertébrés, les membres ne portent le nom de pattes que s'ils servent à la locomotion sur terre. Leurs formes sont fort variables, suivant qu'elles sont adaptées pour la course (cheval), le saut (kangourou). Le vol (chauve-souris), la préhension (humain), la natation (otarie), etc.

Paturon (anatomie du cheval). - Région du membre du cheval située entre le boulet et la couronne, et formée par le premier os phalangien et les tendons qui l'entourent. 

Paupière. - Nom des voiles musculo-membraneux placés au-devant du globe oculaire et qu'ils recouvrent en se rapprochant. Chez l'humain et les autres mammifères, il y a deux paupières; la supérieure, plus large, et l'inférieure. La face antérieure est cutanée, la  face postérieure conjonctive; sur le bord libre, la lévre antérieure donne implantation aux cils, la postérieure présente les orifices des glandes de Meibomius. Les bords libres circonscrivent la fente palpébrale et se rejoignent pour former les commissures, au point d'union sont les orifices du canal lacrymal; à l'angle interne, on observe la caroncule lacrymale. Les paupières sont surtout des organes de protection : le clignement, volontaire ou réflexe, en est la manifestation; par les cils, il écarte les poussières et les corps étrangers; par les larmes, qui il étale, il les dissout et les entraîne. Enfin, l'occlusion involontaire des paupières, au moment du sommeil, résulte de ce que la tonicité du releveur devient plus faible que celle de l'orbiculaire. - Chez les oiseaux, la paupière inférieure l'emporte sur la supérieure; de plus, il existe une troisième paupière, transversale, dite nyctitante, que l'on observe également chez les squales. Chez les serpents, le sac conjonctival reste fermé, de telle sorte qu'il existe, en avant de la cornée, une mince membrane transparente. Enfin, chez les mollusques, on observe, autour de la cornée, des élevures des téguments, qui forment de véritables paupières.

Peau. - Membrane qui recouvre le corps de l'humain et de beaucoup d'animaux : on
distingue dans la peau l'épiderme et le derme,
Se dit improprement pour épiderme, couche extérieure de la peau.  . La couche intérieur s'appelle le derme. L'épiderme est un tissu épithélial, formé lui-même par deux couches qui sont de dehors en dedans la couche cornée et la couche de Malpighi. Le derme est un tissu conjonctif a mailles serrées, présentant du côté le plus superficiel des papilles qui font saillie dans la couche inférieure de l'épiderme; parmi ces papilles, les unes sont tactiles, les autres vasculaires. Les deux parties constituantes de la peau renferment des nerfs, mais le derme seul contient des vaisseaux. La peau comprend en outre des productions secondaire, dont les principales sont les poils, les glandes sébacées, les glandes sudoripares et les ongles.

Peaucier. - Le terme s'applique à ce qui a rapport à la peau. - Le muscle peaucier; entièrement charnu, est situé à la partie antérieure latérale du cou, immédiatement sous la peau. Il est très mince; ses fibres, nées du tissu cellulaire qui recouvre les muscles deltoïde et grand pectoral, montent en se rapprochant les unes des autres et vont se confondre les unes avec celles du releveur du menton, les autres s'attachent à l'os maxillaire inférieur; un faisceau se perd dans la commissure des lèvres, qu'il contribue à abaisser; il fronce surtout la peau en travers. Un autre muscle véritablement peaucier est l'occipito-frontal qui relève les sourcils et fronce la peau du front. - Chez d'autres Mammifères, à cet appareil peaucier déjà bien plus developpé, vient se joindre un nouveau muscle qui, de toute la peau du ventre du dos et même des cuisses, va le plus ordinairement s'insérer à l'humérus; il présente du reste de nombreuses différences dans la série des animaux de cette classe, et il atteint un très grand degré de développement, surtout chez le hérisson et le porc-épic (Insectivores). On en trouve encore des vestiges chez certains oiseaux pour les mouvements des plumes, chez quelques reptiles, chez les poissons. Chez les invertébrés à corps mou, il n'y a, pour ainsi dire, que des muscles peauciers.

Pectine, acide pectique. - Il existe dans les organes de la plupart des végétaux une une substance en relation directe avec les matières pulpeuses et les gelées végétales; de cette substance dérivent la pectine et l'acide pectique. On prépare la pectine en exprimant à froid le jus de poires, précipitant la chaux et l'albumine à l'aide de acide oxalique et du tanin, traitant par l'alcool et abandonnant la liqueur à elle-même. La pectine se précipite sous la forme de filaments gélatineux. C'est une matière neutre soluble dans l'eau et incristallisable. La pectine soumise à l'action prolongée des alcalis se transforme en un acide d'aspect également gélatineux, on l'appelle l'acide pectique. Ce dernier se tire ordinairement de la pulpe de carottes ou de navets. Le jus clarifié est soumis à l'action du chlorure de calcium, qui donne lieu à un précipité de pectate de chaux, d'où, par l'acide chlorhydrique, on déduit l'acide pectique.

Pectiné, du latin pecten, pubis. - Nom donné à un muscle de la partie supérieure et interne de la cuisse. Il est aplati, triangulaire, et s'étend du pubis et de l'éminence ileo-pectinée, au-dessous du petit trochanter; c'est le sus-pubio-fémoral de Chaussier. Il sert à la flexion de la cuisse sur le bassin.

Pectoral, -ale , qui a rapport à la poitrine; du génitif latin pectoris, poitrine. - Ainsi, en anatomie, on dit région pectorale, cavité pectorale. Deux muscles sont particulièrement désignés par cette épithète :

Le Grand Pectoral (Sterno-huméral de Chaussier), situé à la partie antérieure du thorax et de l'aisselle; triangulaire, aplati, large en dedans, étroit et épais en dehors. Il s'attache, en forme d'éventail, à la moitié interne de la clavicule, à la partie moyenue de la face antérieure du sternum et aux cartilages des six premières côtes; de ces différents points, il descend en se rétrécissant et s'épaississant pour aller s'attacher au bord antérieur de la gouttière bicipitale de l'humérus. Lorsque le bras est pendant; il le porte en dedans; s'il est élevé, il l'abaisse et le porte en dedans; il lui imprime aussi un mouvement de rotation en dedans.

Le Petit Pectoral (Costo-coracoïdien de Chaussier), plus petit et plus mince, moins large et de même forme; il s'étend de l'apophyse coracoide aux trois côtes qui suivent la première ou la seconde. Il porte l'apophyse coracoïde et par conséquent l'épaule en avant et en bas. Quand l'omoplate est fixé, il soulève les côtes.

En zoologie, on dit que les mamelles sont pectorales, lorsqu'elles correspondent à la poitrine, comme cela a lieu chez l'humain; ainsi, les singes, les chauves-souris, les éléphants, etc., ont deux mamelles pectorales; les galéopithèques en ont quatre. Les poissons ont, pour la plupart, des nageoires pectorales.  - Cuvier a donné le nom de Pectorales pédiculées à sa Treizième famille des Poissons acanthoptérygiens; elle comprend les genres Baudroie et Batracoïdes.

Pédalé. - Se dit des feuilles dont le pétiole commun est divisé à son sommet en deux branches divergentes, qui portent un rang de folioles sur leur côté intérieur, comme dans plusieurs hellébores et dans l'arum dracunculus.

Pédicule, en latin pediculus, petit pied. - Ce mot s'applique à toute partie d'une plante qui en supporte une autre et qui est plus mince ou plus grêle qu'elle; ainsi les boutons de l'aune, les urnes des mousses, etc., sont supportés par des pédicules; mais ce nom s'emploie plutôt pour désigner la partie qui soutient le chapeau des Champignons.

Pédieux, -euse, qui appartient au pied. - Artère pédieuse, c'est la continuation de l'artère-tibiale antérieure; du cou-de-pied à l'extrémité postérieure du premier os métatarsien, là, elle pénètre dans le premier espace interosseux et gagne la plante du pied où elle s'anastomose avec l'artère plantaire interne. - Muscle pédieux; situé à la région dorsale du pied, aplati, mince, triangulaire, il fournit un tendon à la première phalange du gros orteil, et aux deuxième et troisième des trois orteils suivants. En arrière, il s'attache au calcanéum et au ligament qui l'unit à l'astragale. Il étend les quatre orteils et les dirige en dehors.

Pédoncule. - En botanique, organe allongé, supportant un autre organe.  En anatomie, nom donné à certaines protubérances du cerveau. - En zoologie, on nomme ainsitoute pièceou tige reliant une partie à une autre, un organe à un autre.

Peigne. - Ce terme peut désigner une lamelle cornée et dentelée existant chez les scorpions à la base de la dernière paire de pattes de chaque côté de l'orifice génital et qui remplit probablement les fonctions d'organes de tact.

Peignes de scorpion.
p, p, Peignes de scorpion.

On donne également le nom de peigne à un organe spécial de l'oeil des oiseaux, prolongement de la choroïde traversant la rétine et s'étendant obliquement à travers le corps vitré jusqu'au cristallin.

Oeil d'un oiseau de proie nocturne.
Oeil d'un oiseau de proie nocture.
p, peigne.

Pelage. - Selon une définition étroite, le pelage est la couleur principale du poil de certains animaux. Mais en sens plus général, on entend par ce mot la peau des mammifères, revêtue de poils; en effet, on dit : l'hermine, la marte ont le pelage fin et soyeux; le cerf l'a de couleur fauve; la panthère l'a parsemé d'anneaux noirs sur un fond fauve, le tigre l'a marqué de larges bandes noires, etc.

Pelté. - Ce terme s'applique à tout organe inséré à la partie qui le supporte par sa face inférieure et non par un point de sa circonférence, comme cela a lieu dans la plupart des cas. Ainsi les feuilles sont peltées dans la capucine, le ricin, l'hydrocotyle, etc. On peut dire aussi que le stigmate très élargi de la petite pyrole, du sarracenia, etc., est pelté.

Pelvien, enne,  du latin pelvis, bassin, qui, a rapport au bassin. - La cavité pelvienne ou le bassin; les membres pelviens sont les membres inférieurs ou abdominaux. Chaussier a donné le nom d'artère pelvienne à l'iliaque interne.

Pénis. - Chez les mammifères, c'est l'organe mâle de la copulation.

Pennée, Pinnée. - Adjectif par lequel, on désigne, les feuilles composées de folioles disposées de chaque côté d'un pétiole commun. Telle, est la feuille du robinier (faux acacia).

Pennes, en latin, penna, grande plume. - Nom donné par les ornithologistes, aux grandes plumes, des membres antérieurs (ailes) des oiseaux et à celles qui sont implantées sur le croupion et qui forment la queue.

Pennule ou Pinnule. - Nom donné à chacune des divisions ou folioles d'une feuille composée.

Pépins. - On donne vulgairement ce nom aux graines qui se trouvent logées dans la chaire de certains fruits, tels que les poires, les pommes, les groseilles, le raisin, etc.

Péponide, du grec pepôn, melon. - On nomme ainsi, parmi les fruits syncarpés' indéhiscents, une sorte de baie qui, suivant de Mirbel, est divisée intérieurement en plusieurs loges par un placentaire rayonnant, portant les graines vers la circonférence du fruit et se détruisant souvent au centre à la maturité. Suivant Alph. de Candolle, la Péponide résulte de plusieurs carpelles verticillés, indéhiscents, à bords non rentrants, formant un fruit uniloculaire, charnus, à placentas pariétaux. Ses graines sont nombreuses et entourées d'une pulpe abondante. Elle est globuleuse dans les melons, la bryone; oblongue dans le concombre cultivé; lagéniforme, c'est-à-dire en forme de bouteille, dans la courge gourde; fusiforme, c'est-à-dire en forme de fuseau, dans le concombre d'Égypte; courbée dans le concombre serpentin (cornichon), etc.

Pepsine. - Substance que l'on rencontre dans le suc gastrique et à laquelle les physiologistes attribuent une part très importante dans la digestion stomachale. On isole la pepsine en versant de l'alcool sur du suc gastrique préalablement concentré dans le vide. La pepsine se précipite à l'état de matière amorphe.

Peptidique (liaison). - Liaison formée entre deux acides aminés par une réaction de déshydratation.

Perfolié. - Se dit des feuilles dont le limbe est traversé par la tige (ex. : chlora perfoliata).

Perforant, -ante. - Adiectif par lequel on désigne certaines parties du corps; ainsi : les artères perforantes de la cuisse sont des branches de la crurale qui s'engagent à travers les ouvertures du muscle grand adducteur. Les artères perforantes de la main se détachent de l'arcade palmaire profonde et s'enfoncent dans les espaces interosseux. Les artères perforantes du pied naissent de l'arcade plantaire. - On appelle muscles perforants ceux dont les tendons passent dans l'écartement des fibres d'autres muscles : tels sont les fléchisseurs profonds des doigts et des orteils.

Périanthe, du grec peri, autour, et anthos, fleur. - Terme employé par Linné pour désigner les calices et les involucres. D'autres botanistes l'ont appliqué à l'ensemble des enveloppes florales, qu'elles soient simples ou doubles ou réduites à l'état d'écailles accompagnant les organes sexuels. Mirbel et R. Brown ont restreint la signification de ce terme, en l'appliquant seulement aux enveloppes florales qui, dans les monocotylédones, semblent être de même nature et dans lesquelles Jussieu ne reconnaissait qu'un calice, comme dans le lis dont les enveloppes se composent de 6 pièces colorées. Aujourd'hui, on reconnaît deux verticilles, l'un externe qui est le calice composé de 3 sépales, l'autre interne qui est la corolle formée de 3 pétales. Dans les plantes apétales, le périanthe, qui ne se compose par conséquent que du calice a été nommé périgone, terme qui, depuis, a été admis par plusieurs botanistes.

Péricarde, Pericardium. - Membrane fibro-séreuse composée de deux feuillets, qui enveloppe le coeur et une partie des gros vaisseaux. Son feuillet externe fibreux est dense, épais, il s'unit en dehors aux parois du médiastin; en dedans il adhère au feuillet séreux ou interne; celui-ci constitue un sac sans ouverture, comme toutes les séreuses; sa surface lisse et libre est en contact avec elle-même et sans cesse lubrifiée par un fluide qui permet le glissement facile, propre à favoriser les mouvements du coeur. Les artères du péricarde, très petites, proviennent des thymiques, des bronchiques, des oesophagiennes, etc.

Péricarpe , du grec peri, autour, et carpos, fruit. - C'est toute la partie du fruit qui n'appartient pas à la graine et qui enveloppe celle-ci. Ainsi dans la noix (fruit du noyer) le brou et la coquille ou bois qui entourent la graine constituent le péricarpe. Comme dans la feuille dépliée qui forme le carpelle, lequel devient le fruit, on reconnaît trois couches dans le péricarpe. Dans la pomme, par exemple, la peau ou partie extérieure qu'on enlève est l'épicarpe (épi = sur), la chair que l'on mange est le mésocarpe (mésos = qui est au milieu); enfin, les parties cartilagineuses qui enveloppent immédiatement les pépins constituent l'endocarpe (endos = en dedans). - Ces différentes parties sont loin de présenter le même développement dans tous les fruits. Ainsi le péricarpe du baguenaudier a conservé sa ressemblance avec la feuille; il est membraneux; ses parties intérieure et extérieure, et celle qui existe entre les deux, représentent les trois couches énumérées ci-dessus. - Comme le mésocarpe est presque toujours la chair des fruits, Richard l'a nommé sarcocarpe (sarcos = chair, pulpe), mais ce terme ne peut pas s'appliquer, par conséquent, aux fruits herbacés à cause de son étymologie. Le péricarpe est simple lorsque sa cavité ne se compose que d'une seule loge, comme dans la cerise, la pêche, l'amande. D'autres fois il est partagé en deux, trois, etc., ou un assez grand nombre de loges. Ces séparations portent le nom de cloisons. (G-s.).

Périchondre, du grec peri, par-dessus, et chondros, cartilage. - Membrane fibreuse qui recouvre les cartilages et qui est semblable au périoste, dont elle diffère seulement par une vascularité moins prononcée.

Péricline, du grec peri, autour, et cliné, lit. - Nom donné parfois à l'involucre des fleurs dans la famille des Composées.

Péridion. - On donne ce nom à une enveloppe fibreuse ou membraneuse qui recouvre les organes reproducteurs de certaines familles de Champignons, telles que les Lycoperdacées, les Hypoxylées et quelques Mucedinées. Dans les moisissures (végétations qui appartiennent à cette dernière famille), le Peridiurn ou Péridion est formé par la simple dilatation du filament. Dans les Lycoperdacées, cet organe est composé de filaments entre-croisés qui forment deux couches distinctes (péridion externe et péridion interne).

Périgone, Périgonium, du grec peri, autour, et gonê, organes sexuels. - Nom donné par Ehrhardt et adopté par Candolle à l'enveloppe des organes sexuels dans les plantes, principalement dans les mousses

Périgyne, du grec, peri, autour, gyné, pistil : autour de l'ovaire. - Terme s'appliquant à l'insertion de la corolle et des étamines. Si l'on prend une fleur d'abricotier ou une rose simple et qu'on en fasse une coupe longitudinale, on voit les étamines insérées sur la face interne du calice et au-dessus du point d'attache du pistil; elles sont alors périgynes. Ce caractère a fourni à A.-L. deJussieu d'importantes divisions dans les classes de sa méthode de classification. Il se retrouve dans des familles tout entières, presque sans exception, comme dans les Rosacées, les Cactées, les Ombellifères, les Cucurbitacées, etc.

Périnée. - C'est, dans l'espèce humaine, la région inférieure du tronc; limitée en arrière par l'anus, elle présente à sa partie moyenne une ligne médiane nommée raphé, qui la traverse d'avant en arrière.

Périoste, du grec peri,autour, et ostéon, os. - Membrane- fibreuse, blanche, résistante, qui enveloppe les os de toute part, excepté aux insertions-musculaires et aux articulations. encroûtées de cartilages; au niveau de ces dernières, il se confond avec les ligaments qui les unissent, passe de l'un à l'autre, et donne ainsi au squelette une véritable continuité par le système fibreux. Sa face interne est unie à l'os sous-jacent au moyen d'une multitude de minuscules vasculaires fournissant un liquide qui passe à l'état de cartilage, et, enfin, de tissu osseux. Il joue par là un rôle important dans l'ossification et la nutrition des os, ainsi que l'ont d'abord montré Troja, Duhamel-Dumonceau, Béclard, Cruveilhier, et après eux Flourens.

Périsperme, du grec peri = autour, et sperma = graine. - Nom donné par Jussieu à une partie de la graine. Il est synonyme d'endosperme, terme plus souvent adopté (Albumen).

Péristaltique (mouvement), du grec peristellô, je comprime. - On appelle ainsi le mouvement par lequel s'opère le resserrement successif des diverses portions de l'intestin, par suite de la contraction de la membrane-musculaire; ce mouvement a pour effet de pousser dans le même sens les matières alimentaires, depuis le pylore jusqu'à l'anus. On lui donne aussi le nom de péristole, qui a la même étymologie. Le mouvement est dit antipéristaltique lorsque le resserrement a lieu dans un sens inverse.

Péristaphylin, du grec peri, autour, et staphylé, raisin, et par extension la luette. - Nom donné à deux muscles du voile du palais. - Péristaphylin externe ou inférieur : il est mince, aplati, s'attache en haut à l'apophyse ptérigooïde et à la trompe d'Eustache; en bas à l'os palatin et au voile du palais. - Péristaphylin interne ou supérieur. il s'étend de la portion pierreuse du temporal au voile du palais. Ces deux muscles tendent et relèvent le voile du palais.

Péritoine, du grec peritonaion; de peri = autour, et teinein = tendre. - Membrane séreuse qui tapisse l'intérieur des parois abdominales, servant d'enveloppe et de soutien à la presque totalité des organes contenus dans cette cavité. Les principaux replis qui constituent le péritoine sont les deux feuillets du mésentère, le mésocôlon et l'épiploon.

Péristome, du grec peri, autour, et stoma, bouche. - Quand on traite des Mousses, on appelle Péristome externe le bord libre du feuillet externe de l'urne, et Péristome interne celui du feuillet interne.

Périsystole, du grec péri, autour, et systolé, contraction. - Nom donné à l'intervalle qui sépare la diastole de la systole dans les contractions du coeur.

Perle, du bas latin pirula = petite poire). - Corps dur, brillant, nacré et rond, qui se forme dans l'intérieur de certains coquillages, particulièrement des huîtres perlières, mulettes, etc. . Les perles. que l'on a d'abord supposéest formées par un dépôt  de nacre autour d'un noyau dur, sont dues en réalité à une excitation parasitaire (acarien ou douve). contre laquelle se défend le mollusque. La perforation de la coquille ou l'introduction d'un corps étranger provoquent le même résultat; c'est ainsi qu'on trouve aujourd'hui dans le commerce des perles obtenues par culture, en provoquant chez divers mollusques la formation de perles par l'introduction d'un grain de nacre. Les mollusques qui donnent des perles sont surtout des lamellibranches (mulette perlière, anodontes, moules et autres bivalves des eaux douces et salées), mais c'est l'huître perlière (méléagrine), répandue de la mer Rouge à  la Polynésie, qui fournit les plus belles.

Péroné, du grec peronè = agrafe). - Os long et grêle, situé à la partie externe de la jambe. Le péroné placé parallèlement au tibia, dont il est séparé par l'espace interosseux, forme avec lui le squelette de la jambe.

Péronier, -ère, qui a rapport au péroné.

 L'artère péronière, née de la poplitée, descend obliquement en dehors sur le bord interne du péroné jusqu'au tiers inférieur de la jambe. Située d'abord sur le jambier postérieur, puis dans son épaisseur, et couverte par le fléchisseur du gros orteil, le soléaire et les jumeaux, elle donne des rameaux aux muscles de la jambe; arrivée à ce point, elle se divise en, deux branches, l'une postérieure et l'autre antérieure, qui se distribuent à toute la région externe inférieure de la jambe et au pied.

Les Muscles péroniers sont au nombre de trois : 1° le grand péronier ou long péronier latéral (péronéo-soustarsien de Chaussier) s'étend d'abord de la partie supérieure externe du péroné à la partie postérieure dé la malléole externe et de là à la partie postérieure du premier métatarsien. Il étend le pied sur la jambe en élevant la pointe en dehors; 2° le moyen péronier ou court péronier latéral (grand péronéo-sus- métatarsien, Chauss.) s'étend de la face externe du péroné à l'extrémité postérieure du cinquième métatarsien. Il étend le pied sur la jambe en élevant un peu son bord externe; 3° le petit péronier ou péronier antérieur (petit péronéo-sus-métatarsien, Ch.) se porte du tiers inférieur de la face interne du péroné à l'extrémité postérieure du cinquième métatarsien. Il a les mêmes usages que le précédent. (F.-N.).

Perroquets. - On désigne communément sous le nom de perroquets les psittaciformes de grande taille (tels que cacatoès, aras, loris, amazones, nestors). Les psittaciformes plus petits sont appelés pérruches.

Perruche. - Nom vulgaire d'une quantité d'oiseaux de taille moyenne ou petite, appartenant à la famille des psittaciformes : il s'agit de la plupart des petits perroquets, en laissant celui de loris aux espèces des Moluques et de la Nouvelle-Guinée. Les perruches américaines sont en général des conurus et des psittacula; les australiennes, des Melopsittacus, euphema, lathamus; les africaines et indiennes, des palaeornis, etc.

Persistant, -ante. - On appelle ainsi les parties des plantes qui se maintiennent un temps assez long sur le végétal; ainsi : les feuilles du pin, du lierre, qui restent plus d'une année, sont persistantes; le calice, qui subsiste après la floraison, comme dans le rhinante, est persistant; la corolle est persistante dans la campanule, parce qu'elles se dessèche sans se détacher après la fécondation, etc.

Pétale, du celtique pe, article, et dalen, feuille. - Nom donné aux parties dont l'ensemble forme la corolle. Les pétales peuvent être libres ou plus ou moins soudés; dans le premier cas, comme dans le pavot, la corolle est dialypétale (terme remplaçant celui de polypélale) dans le second, comme dans le tabac, la digitale, la corolle est gamopétale (= monopétale de Tournefort). Quand ou considère isolément un pétale, dans l'oeillet, par exemple, on distingue deux parties essentielles; à la base, la portion rétrécie est l'onglet; à la partie supérieure élargie est la lame. Quelquefois cet onglet, est très peu apparent et même nul dans les roses ou les pétales sont dits sessiles, tandis que dans l'oeillet, l'arabette des Alpes, etc., ils sont onguiculés. - Les pétales sont entiers comme dans le camélia ou échancrés comme dans beaucoup de caryophyllées; dans la mauve, etc., ou dentés ou frangés, dans certains oeillets. Dans la morgeline ou mouron de oiseaux (Stellaria media, ViII.), le limbe ou lame est bifide, c'est-à-dire qu'il est séparé en deux parties jusqu'à l'onglet. Les pétales sont encore réguliers ou irréguliers. (G-s.).

Pétiole. - On nomme ainsi dans la feuille la partie inférieure rétrécie qui lui sert de support. Les feuilles auxquelles le pétiole manque, comme dans la menthe sauvage, sont sessiles. Dans certains cas, le pétiole est articulé, c'est-à-dire qu'à son point d'attache, il présente soit un bourrelet, soit un étranglement, en un mot, une articulation où il se disjoint naturellement à l'aide d'un léger effort; telles sont les feuilles du marronnier d'Inde, du noyer; aussi tombent-elles spontanément pendant l'automne. Celles du chêne, au contraire, ne sont pas articulées et se flétrissent, se dessèchent sur l'arbre sans tomber. On considère en général, comme feuilles composées, celles qui sont articulées; c'est un caractère dont se servent les botanistes pour les distinguer des feuilles simples. Dans certains cas où la différence serait difficile à établir (dans l'épine-vinette), les feuilles semblent être simples au premier abord, mais leur articulation fait reconnaître qu'elles sont composées. Le pétiole  varie en longueur et en épaisseur. Il peut être cylindrique, ou creusé en gouttière et engainant comme dans les graminées. Le pétiole n'est pas toujours une partie rétrécie, quelquefois il est dilaté et prend diverses formes. (G.-s.).

Phagocytose.  Action propre à certaines cellules (par exemple les leucocytes) ou à certains micro-organismes (amibes, notamment), capables d'englober et de digérer des particules de matière présentes dans leur milieu. La phagocytose intervient dans un grand nombre de phénomènes physiques et morbides. Les phagocytes détruisent les vieux globules rouges, résorbent les exsudats; ils affluent vers les points enflammés, et constituent de la sorte une barrière protectrice. Ils ingèrent et détruisent les microbes pathogenes, et fixent en partie leurs toxines. Ils jouent un rôle important dans l'évolution individuelle, puisque ce sont eux qui, dans la métamorphose des insectes et des batraciens, dévorent les tissus larvaires appelés à disparaître.

Phagothérapie. - Traitement des maladies bactériennes à l'aide de bactériophages spécifiques à une bactérie particulière.

Phalange. - Nom donné à chacun des petits os qui forment les doigts* et les orteils; ils sont au nombre de trois à chaque doigt ou orteil, le pouce seul n'en a que deux. Ils sont distingués par leur ordre numérique en comptant de la base vers l'extrémité de chaque doigt. Chaussier, en suivant le même ordre, les a nommés phalanges, phalangines et phalangettes.

Phanérogames, du grec phaneros = visible, et gamos =  mariage). -  Division du règne végétal, comprenant les plantes dont les organes de reproduction sont apparents , par opposition aux cryptogames. Les planérogames  sont les plantes à fleurs.

Pharynx. - Conduit musculo-membraneux qui fait suite à la bouche (dont le sépare le voile dlu palais) et se continue par l'oesophage. Appendu à la base du crâne, situé en avant des cinq premières vertèbres cervicales, le pharynx est longé sur les côtés par les gros vaisseaux du cou (carotides, jugulaires) et par des nerfs très importants (glosso-pharyngien, spinal, pneumo-gastrique, grand hypoglosse, grand sympathique). On peut diviser le pharynx en trois parles ; le pharynx supérieur ou naso-pharynx, le pharynx buccal ou arrière-bouche, et le pharynx inférieur ou oesophagien. Le pharynx donne passage aux aliments et à l'air de la respiration; il joue son rôle dans la phonation en renforçant les harmoniques du son glottique, et surtout dans la déglutition.

Phosphodiester (liaison). - Liaison chimique covalente qui maintient ensemble les chaînes polynucléotidiques, avec un groupe phosphate reliant deux sucres pentoses de nucléotides voisins.

Phospholipide. - Constituant majeur des membranes; composé de deux acides gras et d'un groupe contenant du phosphate attaché à un squelette de glycérol.

Photosynthèse. - Processus par lequel les plantes utilisent l'énergie lumineuse pour produire des glucides à partir du dioxyde de carbone (CO2) atmosphérique, fixé grâce à la chlorophylle. 

Phrénique (anatomie), du grec phren, diaphragme. - Le centre phrénique est une large aponévrose occupant la partie moyenne et postérieure du diaphragme, et d'où partent les fibres charnues qui constituent ce muscle. Quelques anatomistes ont aussi décrit sous le nom de phréniques les vaisseaux et les nerfs diaphragmatiques.

Phylle, du grec phyllon, feuille. - Le botaniste Link a proposé ce mot pour désigner les folioles qui composent le calice; mais on a donné la préférence, dans le même sens, au teme sépale. Phylle ne s'emploie donc guère que dans les compositions d'adjectifs tels que Gamophylle, Polyphylle, qui indiquent que le calice ou l'involucre sont dans le premier cas à folioles soudées, et dans le second à folioles libres.

Phyllode, diminutif de phyllon, feuille. - Nom proposé par Candolle et adopté depuis pour désigner les pétioles élargis, dilatés, qui existent quelquefois dans les feuilles dépourvues de limbe. Le développement et la structure intime du phyllode ont une différence marquée avec le limbe; à première vue, il est surtout caractérisé par des nervures toutes longitudinales, et par sa direction d'ordinaire verticale, ce qui le fait différer des feuilles véritables dirigées horizontalement par rapport à la tige. Plusieurs acacias d'Australie, des buplèvres, etc., présentent des exemples de phyllodes.

Phyllosome. - Les Phyllosomes, que Latreille et Milne-Edwards, puis Leach, ont décrits, en y comprenant des formes analogues, comme le groupe des Stomapodes bicuirassés (Les Crustacés), ne sont, ainsi que leurs congénères, que des larves de Palinurides, en particulier de la Langouste, comme l'a établi Costa. Ce sont des organismes pélagiques, remarquables par leur carapace déprimée, en forme de feuille transparente et divisée par un profond sillon, en deux boucliers et chez lesquels les pattes bifides proprement dites, ou pattes-mâchoires, de la première et de la deuxième paires, de la Zoea, existent sous une forme plus rapprochée de l'état permanent. Les Phyllosomes, au sortir de l'oeuf, ont donc déjà 4 paires de pattes bifides; il ne manque que les 2 paires de pattes postérieures du thorax, et l'abdomen est rudimentaire. (Dr L. Hn).

Phylogénèse, du grec phulè = tribu, et gennân = engendrer), Recherche et établissement de l'arbre généalogique des organismes ou développement paléontologique de l'espèce, par opposition à l'ontogénie ou développement embryogénique de l'individu. Une classification vraiment naturelle des organismes n'est autre chose que la restitution de leur filiation, de l'arbre généalogique des espèces. Elle utilise les données fournies par l'anatomie comparée, l'embryogénie et la paléontologie et, aujourd'hui la génétique. 

Physiologie*, du grec phusis = nature, et logos = discours). - Science qui traite de la vie et des fonctions organiques par lesquelles la vie se manifeste.

Phyton (histoire de la botanique), du grec phyton, plante. - Charles Gaudichaud, botaniste de la première moitié du XIXe siècle, en reprenant des idées déjà émises en 1719 par l'astronome La Hire, et vers 1810 par le botaniste Dupetit-Thouars, a imaginé un système sur la constitution des végétaux, dans lequel il considèrait une plante phanérogame comme résultant de la réunion de plusieurs individus identiques ou éléments primordiaux. Chacun de ces individus est nommé par lui un phyton et se compose d'un système supérieur ou ascendant, et d'un système inférieur ou descendant. Le système supérieur comprend trois parties ou mérithalles, le mérithalle tigellaire, le mérithalle pétiolaire , le mérithalle limbaire; le système inférieur ne comporte que le mérithalle radiculaire. Chaque phyton, composant le végétal, a son système descendant engagé dans la tige sous la forme d'une couche vasculaire enveloppante qui contribue à constituer le corps ligneux. Le système ascendant s'élève librement en scions à l'extrémité des branches ou dans le prolongement de la tige elle-même. C'est lui qui produit l'accroissement en hauteur ou élongation, tandis que le système descendant, en se développant, produit l'accroissement en largeur ou en diamètre. - Ce système d'idées n'a pas fait l'unanimité parmi les contemporains de son auteur. Ils on considéré qu'il expliquait d'une façon ingénieuse, tous les résultats du travail d'accroissement des tiges chez les végétaux phanérogames, mais il leur supposait un mode d'accomplissement que l'observation des faits ne démontraient pas et semblait contredire en plusieurs points. Le principal opposant des thèses de Gaudichaud a été Mirbel. (Ad. F.).

Pie-mère, Pia mater des Latins. - On appelle ainsi la plus intérieure des trois membranes qui revêtent l'axe cérébro-spinal,  (Méninges) et par conséquent, c'est l'enveloppe immédiate de ce système; Elle est constituée par une trame celluleuse dans laquelle rampent un grand nombre de vaisseaux-artériels et veineux. Son étendue est beaucoup plus considérable que celle du feuillet viscéral de l'arachnoïde, ce qui tient à ce que celle-ci passe comme un pont au-dessus de tous les sillons qu'elle rencontre, tandis que la pie-mère se déprime au niveau de chacun d'eux, sans quitter un, seul instant les parties sous-jacentes. Sa surface externe est unie à l'arachnoïde par un tissu cellulaire lâche; sa surface interne, à la substance nerveuse au moyen d'un grand nombre d'artérioles et de veinules. La pie-mère envoie, dans l'intérieur du cerveau, quelques replis particuliers qui sont la toile choroïdienne, les plexus-choroïdes et la membrane qui tapisse les ventricules. Au niveau de l'origine des nerfs, elle se prolonge sur eux et constitue leur névrilème. (F. -N).

Pied. - Partie de l'extrémité de la jambe, qui sert aux animaux à se soutenir et a marcher. Le pied est la partie inférieure du membre pelvien chez l'humain; il pose sur le sol, et supporte le poids du corps. Relié aux deux os de la jambe par l'articulation du cou-de-pied, il comprend trois segments osseux bien distincts. En arrière, le tarse, formé de sept os courts solidement reliés entre eux, Les plus importants de ces os sont l'astragale et le calcanéum. En avant du tarse est une sorte de gril, formé de cinq tiges osseuses, le métatarse. A chacune des cinq tiges osseuses s'ajoute le squelette des orteils, représenté comme celui des doigts par trois phalanges. Le petit orteil n'a que deux phalanges. Sur ce squelette s'appliquent les tendons des extenseurs et du muscle pédieux; à la face inférieure sont les tendons des fléchisseurs. La face inférieure du pied ou plante est creusée en forme de voûte, et repose sur le sol  par trois points d'appui. Le pied est surtout un organe de locomotion, servant, à la reptation, mais il peut être modifié en va organe pointu, tronqué, etc., servant à fouir. - On entend par pied, chez les mollusques, un organe musculeux correspondant à la face inférieure du corps et affectant des formes et des dimensions très diverses suivant les groupes. Au-dessus du pied vient le manteau.

Pignons. - On donne ce nom à desgraines de plantes très différentes. Ainsi :  1° les fruits du Pin pignon, beaucoup plus gros que dans les autres espèces de pin, portent le nom de pignons doux, pour les distinguer de ceux dont nous parlons ci-dessous. Ils sont oblongs, leur amande blanche et huileuse a une saveur douce et agréable. On les sert sur la table en Italie et en Provence. On en fait des dragées; - 2° le Gros Pignon d'Inde, le Médicinier (Curcas purgans, Médic.); - 3° le Petit Pignon d'Inde, Graine des Moluques, Grains de Tilly, est la graine du Croton tiglium.

Pilier. - On a employé cette expression pour désigner certaines parties du corps. Ainsi : pilier de voile du palais; Pilier du diaphragme; la Voûte à trois piliers.

Pinces. - La majeure partie des Crustacés et quelques Arachnides ont les premières pattes disposées de manière à s'en servir comme d'organes de préhension, aussi les a-t-on appelées Pinces. On appelle également Pince la partie antérieure de la paroi ou muraille dans le pied du cheval. Enfin, on a  donné le nom de Pinces aux dents-incisivesmitoyennes du cheval.

Pinéale (glande). - Dans l'espèce humaine, la glande pinéale est une petite masse de substance cérébrale grise, en forme de pomme de pin, reposant dans le sillon qui sépare les tubercules quadrijumeaux antérieurs, au-dessous du bourrelet du corps calleux, derrière le troisième ventricule. Elle est rattachée au cerveau moyen par trois paires de pédoncules, dont les antérieurs portent encore les noms de freins ou rênes de la glande pinéale. Ce corps renferme presque toujours des concrétions pierreuses. C'est le Conarium de Galien et de Chaussier. Pendant longtemps, la glande pinéale, dans laquelle Descartes avait, on ne sait pourquoi, placé le siège de l'âme, était resté énigmatique. Les études d'anatomie comparée et d'embryologie ont démontré que lcette glande est le résultat d'une évagination du plafond du thalamencéphale et qu'elle est un oeil avorté, le troisième oeil des vertébrés. En effet, on retrouve cet oeil médian chez les larves d'Ascidies et chez les Pyrosomes adultes. Chez plusieurs Lézards (Hatteria, Anguis fragilis, Lacerta vivipara, etc.), cet oeil pariétal comprend une cornée, un cristallin, une rétine. Véritable oeil, il est relié au cerveau par un pédicule comparable au nerf optique et vient se loger sous la peau du crâne en passant à travers le trou pariétal qui existe dans le crâne de ces espèces et qui est beaucoup plus développé encore chez les grands Sauriens (Ichthyosaures, Plésiosaures, etc.). Chez les Amphibiens cette communication se trouve déjà interrompue pendant la période embryonnaire, par suite de l'oblitération du trou pariétal, et, chez les Oiseaux et les Mammifères, la glande pinéale demeure dans le crâne. (Ch. Debierre).

Pipérine (chimie organique). - On appelle ainsi une matière cristallisable, azotée, non alcaline, insipide, inodore, insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool. Signalée d'abord par Olerstedt dans le poivre noir, elle en a été retirée d'une manière évidente par Pelletier.

Piquants. - On appelle piquants certains appendices de la peau qui, chez quelques animaux, tels que le hérisson, le porc-épic (Insectivores), constituent une véritable arme défensive pour l'animal : c'est une espèce de large bouclier formé par la peau, dont les poils, un peu modifiés, sont devenus des piquants qui garnissent le sommet de la tête, le dos, les épaules et les côtés du corps. Ils sont coniques et se rétrécissent à leur base en un petit pédicule qui les attache à la peau. Ces épines, plus longues, plus solides chez le Porc-épic que chez le hérisson, sont susceptibles de se redresser, au gré de l'animal, par le moyen des muscles-peauciers.

Pisiforme (os) (du latin pisum = pois, et de forme) . - Petit os de la première rangée du carpe. Surajouté à l'os pyramidal et faisant saillie sous la peau, il constitue le bord interne de la gouttière carpienne.

Pistil. - Le pistil ou gynécée est l'ensemble des organes femelles de la fleur des Phanérogames- Angiospermes. Chez les Gymnospermes, où l'ovule est nu, on ne saurait en effet parler de pistil. Au contraire, chez les Angiospermes, un certain nombre de parties ou feuilles modifiées se sont surajoutées à l'ovule pour le protéger et faciliter l'introduction du tube pollinique. Ce sont l'ovaire, formé d'un ou de plusieurs carpelles, le style et le stigmate. - Certaines espèces n'ont que des fleurs unisexuelles (monoïques ou dioïques); dans ce cas, le pistil fait défaut dans les fleurs mâles, de même que les étamines dans les fleurs femelles. Ces organes ont alors avorté, et il ne faut pas confondre cette unisexualité secondaire des Angiospermes avec celle des Gymnospermes qui est primitive. (Dr L. Laloy).

Pistillaire (cordon). - On nomme cordon pistillaire l'assemblage de plusieurs vaisseaux qui transmettent l'émanation pollinique du style dans les ovules.

Placenta, mot latin signifiant gâteau; du grec
plakous = gâteau.). - Masse charnue et spongieuse en forme de gâteau, faisant partie des enveloppes de l'oeuf, chez les mammifères. (C'est par le placenta que se nourrit le foetus.
Uni aux membranes, il constitue le délivre). - En botanique, artie de la surface de l'ovaire, sur laquelle sont insérés les ovules.

Placentaires. - Grande division de mammifères, comprenant ceux qui possèdent un placenta. 

Placentation. - Terme utilisé en botanique pour décrire la disposition des placentas dans le pistil. La placentation est dite axile quand les placentas se soudent avec l'axe ou la columelle; elle est dite pariétale quand les placentas se trouvent sur les parois du fruit; elle est centrale quand les placentas sont réunis au centre et à la base de l'ovaire; elle est diffuse quand tous les points de l'ovaire donnent des ovules.

Plantaire, qui a rapport à la plante du pied. - Ainsi l'aponévrose plantaire s'étend du calcanéum à l'extrémité antérieure des os du métatarse et transversalement du bord interne au bord externe du pied. Les artères plantaires, sont des branches de terminaison de la tibiale postérieure; l'interne, plus petite, passe sous l'adducteur du gros orteil et de son court fléchisseur, et se termine dans l'épaisseur de la peau de la plante du pied l'externe; qui semble la continuation du tronc principal vase terminer de même. Le muscle plantaire grêle s'étend de la partie postérieure du condyle externe du fémur à la face-postérieure du calcanéum. Long, charnu seulement à sa partie supérieure, il se termine en bas par un tendon très grêle et aplati. Sa rupture est-assez fréquente (coup-de-fouet). Les nerfs plantaires sont des branches qui terminent le nerf tibial postérieur. Les veines plantaires affectent les mêmes dispositions que les artères.

Plantes. - Nom général sous lequel on comprend tout ce qui vit en étant fixé au sol par des racines : la botanique est l'étude des plantes. La plante, comme l'animal, possède la propriété de se nourrir, de se développer et de se reproduite; mais elle en diffère par l'absence de système nerveux et par la cellulose qui enveloppe ses cellules. On divise les plantes en vasculaires, qui possèdent des racines et peuvent avoir des fleurs (phanérogames) ou en être privées cryptogames vasculaires, et en plantes sans-racin., qui peuvent avoir des feuilles (muscinées) ou en être dépourvues (tallophytes). Dans une plante phanérogame, on distingue la racine, la tige, les feuilles, les- fleurs et les fruits, qui reçoivent des noms caractérisant leur forme ou leur disposition. 

Plantigrades. - Le mot plantigrade, plantigrada, du latin planta, plante du pied, et gradior, je marche, désigne les animaux qui marchent sur la plante des pieds. - Ce mot a servi autrefois à désigner une ancienne division des Mammifères introduite par Cuvier. Les plantigrades formaient ainsi un tribu qu'il rangeait dans l'ordre des Carnassiers, famille des Carnivores. En effet, ces animaux, lorsqu'ils marchent ou qu'ils se tiennent debout, appuient sur la terre toute la plante du pied, qui est dépourvue .de poils. Les plantigrades de Cuvier sont  des animaux nocturnes, remarquables par la lenteur de leurs mouvements. Ils se nourrissent moins exclusivement de chair que les Carnivores digitigrades. La plupart de ceux des pays froids passent l'hiver en léthargie. Tous ont 5 doigts à tous les pieds. Ils comprennent les genres : Ours, Ratons, Petits Pandas, Ictides ou Binturongs (Viverridés), Coatis, Kinkajous ou Pottos (placé ici par Cuvier), Blaireaux, Gloutons, Ratels. 

Plantule, diminutif de plante. - On nomme ainsi le jeune embryon d'une graine à l'état de germination. On distingue ordinairement quatre parties principales dans la plantule : la radicule, portion qui s'enfonce dans la terre et est destinée à devenir racine; la tigelle, partie ascendante qui est la petite tige; le ou les cotylédons, qui sont les feuilles séminales et entre lesquelles naît un petit bourgeon qui est la gemmule, appelée plumule par quelques auteurs.

Plasma, du grec plasma, ouvrage façonné. - Nom que l'on a donné à la composante liquide du sang dans laquelle nagent les globules. C'est le sérum moins la fibrine qui s'est coagulée et a entraîné les globules sanguins

Plastron. - On appelle ainsi la partie inférieure du double bouclier, dans lequel est enfermé le corps des tortues; on sait que la partie supérieure porte le nom de carapace. Le plastron est formé de pièces ordinairement au nombre de neuf qui représentent le sternum. Un cadre composé de pièces osseuses auxquelles on a cru trouver quelque analogie avec la partie cartilagineuse des côtes, entoure la carapace en réunissant toutes les côtes qui la composent et ne laissant de passage que pour la tête et la queue.

Plein, pleine. - Se dit en général des organes qui n'offrent pas de cavités intérieures; ainsi la tige est pleine dans le mais et quelques céréales, c'est l'opposé de la tige fistuleuse. - La fleur est aussi dite pleine ou double lorsque, par la culture, les étamines, quelquefois aussi les pistils, se sont transformées en pétales comme chez les Rosacées dans le premier cas, les Renonculacées dans le second.

Plèvre, du grec pleura, côté. - On appelle ainsi une membrane séreuse mince, demi-transparente, formant un sac sans ouverture, qui recouvre le poumon de la même manière que toutes les autres séreuses enveloppent les organes qu'elles protègent. Il y en a une pour chaque poumon; elles ne communiquent pas ensemble, et divisent la poitrine en deux cavités, en s'adossant l'une à l'autre pour former le médiastin. Leur surface interne est lisse, polie, sans adhérence et lubrifiée. Leur organisation est celle des membranes séreuses.

Plexus solaire. - Réseau nerveux formé par l'assemblage de plusieurs ganglions et de filets très multipliés appartenant au système nerveux du grand sympathique et qui correspond en arrière à la colonne vertébrale, à l'aorte, en avant à l'estomac, en haut au foie et au diaphragme, en bas au pancréas. Le plexus solaire est l'origine de presque tous les plexus-intestinaux. Son nom vient de ce qu'il rayonne comme le Soleil.

Plumage. - . - On appelle ainsi l'ensemble des plumes qui couvrent le corps des Oiseaux.

Plume. - Les plumes sont des appendice- tégumentaires, analogues aux poils qui recouvrent la peau des mammifères ou aux écailles des reptiles, et que possède celle des oiseaux. Une plume se compose d'une tige dont la base est creuse et plongée dans le bulbe, et de barbes qui, elles-mêmes, portent des barbules à peine visibles à l'oeil nu. Leur tissu, leur éclat, leur force, leur forme générale varient à l'infini. On trouve parmi les plumes des différences analogues à celles qui existent dans les poils des mammifères; le duvet, que l'on observe si abondamment sur les oiseaux aquatiques et qui nous fournit l'édredon chez l'eider, représente le poil laineux, tandis que la plume proprement dite répond au poil soyeux. - Deux fois par an l'oiseau mue, c'est-à-dire renouvelle ses plumes, et dans plusieurs espèces le plumage d'hiver offre une autre disposition de couleurs que celui d'été. Parfois aussi les jeunes oiseaux ont un plumage spécial ou livrée; c'est ce, qu'on observe chez les oiseaux dont le mâle et la femelle portent le même plumage. Le plus souvent le mâle seul est peint de couleurs vives, tandis que la femelle, fréquemment plus grosse que lui, montre des teintes plus uniformes et plus ternes; les jeunes des deux sexes ressemblent alors à la femelle. 

Plumule (botanique), diminutif de plume. - On nommait ainsi, à cause de sa délicatesse, le petit bourgeon qui naît entre les cotylédons d'un embryon, et qui lest destiné à devenir la plante. On lui a préféré ensuit ele nom de gemmule.

Pneumatophore (zoologie). - Vésicule aérienne, servant d'appareil flotteur aux siphonophores. Le pneumatophore est exactement la portion renflée de la tige qui contient la vésicule aérienne, le tout formant l'appareil hydrostatique, si développé chez certaines physalies.

Pneumogastrique (nerf). - Ce nerf, dit encore nerf vague ou nerf de la dixième paire cranienne, naît du bulbe rachidien, immédiatement au-dessous du glosso-pharyngien; il sort du crâne par le trou déchiré postérieur, présente ensuite plusieurs ganglions et s'anastomose avec les nerfs voisins; puis il descend le long du cou en dehors de l'artère-carotide primitive et en arrière de la veine jugulaire interne. En pénétrant dans le thorax, il passe derrière la veine-sous-clavière et accompagne l'oesophage jusqu'à l'estomac. Les nerfs pneumogastriques envoient des rameaux au larynx, au pharynx, au coeur, mais surtout ils gouvernent les phénomènes digestifs. La section d'un seul pneumogastrique n'est pas mortelle, mais si les deux nerfs sont coupés, l'asphyxie survient par suite de la paralysie des muscles de la glotte.

Poignet. - Le poignet est situé entre l'avant-bras et la main. Arrondi chez la femme et l'enfant, il est aplati sur ses deux faces chez l'homme. La face antérieure, à peau fine et glabre, adhérente aux parties profondes, présente des plis de flexion; la face postérieure, convexe, à peau plus épaisse, mobile, présente des poils assez nombreux. Sous la peau est un tissu cellulaire, chargé de graisse, traversé par les réseaux veineux et lymphatiques, qui de la main se rendent à l'avant-bras; c'est aussi dans ce tissu que cheminent les terminaisons des nerfs cutanés et quelques filets venus du radial, du cubital et du médian. A l'extrémité du diamètre transversal du poignet on sent en dehors la partie postérieure du radius, avec son apophyse styloïde qui descend plus bas que la tête du cubitus située en dedans. Ces parties osseuses sont surtout saillantes en arrière, tandis qu'à la partie inférieure de la région, le scaphoïde en dehors, le pisiforme en dedans sont plus saillants en avant et constituent la base des éminences thénar et hypothénar. Ainsi sont formées deux gouttières qui servent au passage des éléments qui de l'avant-bras vont à la main. Toutes ces parties sont maintenues, appliquées contre les os par une aponévrose, continuation de celle de l'avant-bras. Prenant point d'appui sur les crêtes osseuses sous-jacentes et renforcée par des fibres surajoutées, elle constitue les deux ligaments annulaires antérieur et postérieur. Les gouttières sont ainsi transformées en canaux dans lesquels, grâce à des gaines synoviales qui les accompagnent, glissent les tendons venus de l'avant-bras. Les artères radiale et cubitale donnent plusieurs branches à la région où elles forment comme un cercle artériel en s'anastomosant entre elles, et aussi avec les rameaux terminaux des deux interosseuses. Le squelette de la région est formé par l'extrémité inférieure du radius et du cubitus articulés ensemble (articulation radio-cubitale) et réunis en bas par un ligament radio-cubital triangulaire, continuant en dedans la face concave articulaire qui termine le radius. Cette cavité reçoit le condyle carpien en une diarthrose, dont la synoviale est très lâche, surtout en arrière, et communique souvent avec les synoviales voisines. Des ligaments antérieurs, postérieurs et latéraux complètent cette articulation.

Poil. - Les poils sont des appendices filiformes présents sur la peau de certains animaux, et principalement des mammifères,dont le corps est à peu près entièrement couvert Ie poils. Ce poils sont tantôt très gros, constituant, alors de véritables piquants, comme chez le Hérisson, et plus encore le porc-épic; tantôt raides, comme dans les soies du cochon; tantôt très longs, comme dans les crins du cheval; tantôt souples et fins, et diversement colorés, comme dans les animaux qui  fournissent des fourrures, la laine. - Chez l'humain, la peau paraît nue parce que les poils sont extrêmement fins (duvet) sur l'essentiel du corps et ne se voient bien que par places, sur les bras, les jambes, la poitrine, la région pubienne, et surtout à la tête (cheveux, barbe, sourcils). Sauf pour les cheveux, ces poils plus épais que ceux qui constituent le duvet correspondent à caractères sexuels secondaires qui apparaissent à la puberté.

Pollen, mot latin signifiant farine. - Poussière contenue dans les sacs polliniques de l'anthère et qui est l'agent de fécondation mâle chez les phanérogames. Le pollen est composé de petites masses sphériques, cubiques, ovoïdes, etc. (grains de pollen), de couleur ordinairement jaunâtre, parfois rouge, brune, blanche ou bleue. Ce sont ces grains de pollen qui pénètrent dans l'ovaire par le stigmate et le style du pistil et fécondent l'ovule.

Pollinie. - Dans certaines familles de plantes, telles que les Aristolochiacées, Asclépiadacées, les Orchidacées, etc., le pollen s'agglomère en masses solides qu'on a appelées pollinies ou pollinide).

Pollinisation. - Fécondation d'une fleur par le pollen. La pollinisation est directe quand le pollen d'une fleur féconde le pistil de la même fleur; elle est indirecte quand le pollen provient d'une autre fleur, soit de la même plante, soit d'une plante voisine. Le plus souvent, la polonisation est indirecte, même chez les fleurs hermaphrodites, car les ovules et les étamines arrivent rarement en même temps à maturité. Si le pollen est mûr le premier, il y a protandrie; au contraire, si c'est le pistil, il y a protogynie. Cette pollinisation indirecte favorise la formation des métis et des hybrides. En général, la pollinisation demande une intervention auxiliaire (transport par le vent, l'eau, les insectes mellifères, etc.). Enfin, souvent, les humains pratiquent la pollinisation artificielle, soit pour aider à la formation des variétés nouvelles, soit encore pour obtenir une fécondation plus complète. C'est ainsi que l'on cueille les fleurs mâles des dattiers et avant de les secouer sur les fleurs des pieds femelles.

Pollinode. - Nom donné autrefois à certaines cellules de la fructification des champignons ascomycètes, où l'on croyait à tort que prenaient naissance des organes reproducteurs mâles.

Polyandre, du grec poly, beaucoup, et aner, andros, mâle, - Se dit des fleurs-hermaphrodites renfermant chacune de nombreuses étamines-hypogynes.Linné a désigné sous le nom de Polyandrie la treizième classe de son système sexuel.

Polygame. - De dit des végétaux qui portent sur le même pied tantôt des fleurs-hermaphrodites, tantôt des fleurs mâles seulement, ou bien des fleurs femelles. Linné a fait de la Polygamie un élément de son système de classification.

Polymère. - Chaîne formée par l'assemblage de monomères liées par des liaisons covalentes; la polymérisation est le processus de formation d'un polymère à partir de monomères par condensation.

Polynucléotide. - Longue chaîne de nucléotides.

Polypeptide. - Longue chaîne d'acides aminés liés par des liaisons peptidiques.

Polysaccharide. - Longue chaîne de monosaccharides; dans une protéine, ce peut être une séquence linéaire à structure primaire ramifiée ou non ramifiée d'acides aminés.

Pomme.  - Ce mot appliqué communément au fruit du pommier, prend dans le vocabulaire botanique un sens plus étendu. On donne ainsi le nom de Pomme ou Mélonide à tout fruit simple syncarpé, indéhiscent et charnu, formé de cinq carpelles soudés, infères par rapport au calice et adhérents à cette enveloppe florale qui se confond avec l'épicarpe et se développe avec lui. L'endocarpe est cartilagineux (pomme proprement dite) ou ligneux (nèfle), le mésocarpe très charnu (pomme, poire, nèfle, sorbe, etc.). - Chez les Latins, le mot pomme (pomum) avait lui aussi beaucoup plus d'extension que celui qu'il a aujourd'hui dans la langue ordinaire, où il ne désigne que le fruit du Pommier, tandis qu'il s'appliquait presque généralement à tous les fruits dans lesquels la partie pulpeuse ou charnue, le mésocarpe, est très abondante. Le mot malum était plus restreint et s'employait pour désigner la pomme d'abord, puis l'orange malum aureum, le citron malum medicum, etc.

Pommette. - On appelle ainsi la partie saillante que présente la joue au-dessous de l'angle externe de l'oeil; elle est formée par le relief que fait sur la face l'os malaire (os de la pommette).

Pont de Varole, également appelé Protubérance annulaire et Mésocéphale de Chaussier. - Partie de l'encéphale, dont elle constitue la base; en forme de pont. C'est une éminence blanchâtre intermédiaire au cerveau et au cervelet et qui par sa face antérieure, repose sur la gouttière basilaire.  - Un sillon médian longitudinal loge l'artère basilaire. Sa face postérieure correspond au quatrième ventricule, en haut il se confond avec les pédoncules-cérébraux, en bas il se continue avec le bulbe rachidien.

Ponte des oiseaux. - La ponte est la déposition des oeufs. Chez les oiseaux n'a lieu généralement qu'une fois par an, quelques espèces en font deux et même plus; la domesticité et les soins de l'humain l'ont rendue encore plus fréquente. Le nombre des oeufs varie beaucoup suivant les espèces et il n'est pas proportionné à la grosseur de l'oiseau. Le roitelet en pond de 8 à 12, la perdrix jusqu'à 18 ou 20. - Voici le nombre des pontes et des oeufs dans quelques groupes-:: chez les grands rapaces diurnes il y a souvent deux pontes par an; une seule chez les autres. Le nombre des oeufs varie de 2 à 4. Les pies-grièches deux, quelquefois trois pontes de 6 à 8 oeufs. Les oiseaux nageurs ne font qu'une ponte, mais souvent elle est considérable. Chez les échassiers, les grosses espères ne pondent que 2 oeufs, les petites jusqu'à 16. Les passereaux (Passériformes) varient beaucoup, le nombre de leurs oeufs va de 2 à 18 ou 20; il y a de deux à quatre pontes. Quelques oiseaux ne pondent qu'un seul oeuf, tel est le Pétrel-tempête, etc.

Poplité, -ée, qui a rapport au Jarret, en latin poples, poplitis. - L'artère poplitée, située dans le creux du jarret. C'est la continuation de la fémorale après qu'elle a traversé le muscle grand adducteur. Sa direction est oblique de dedans en dehors et elle s'étend depuis le tiers inférieur de la cuisse au quart supérieur de la jambe. Elle donne naissance à la tibiale antérieure, et un peu après se termine en se divisant en péronière et tibiale postérieure. - Le muscle poplité s'étend du condyle externe du fémur à la partie postérieure supérieure du tibia, il fléchit la jambe sur la cuisse. - Les nerfs poplités, l'un externe et l'autre interne, résultent de la bifurcation du nerf sciatique; ils se distribuent à la jambe. - La veine poplitée se comporte comme l'artère.

Pores, du grec poros, passage. - Dans le langage courant, on appelle pores les orifices de glandes spéciales fournissant à la surface de la peau des matières particulières, telles que la sueur, la matière grasse ou sébacée, etc. Quelquefois, chez les animaux, on nomme pore un simple orifice de communication entre deux cavités internes, ou celui d'une cavité du corps avec l'extérieur. - En botanique, on appelle ainsi non seulement de petites ouvertures microscopiques qui se trouvent à la surface des végétaux, et par lesquelles s'accomplissent certaines fonctions, comme dans les animaux, mais encore des sortes de trous parfaitement visibles dans certains organes, et donnant passage à des corps spéciaux. Ainsi dans les étamines, les anthères opèrent quelquefois leur déhiscence (c'est-à-dire l'acte par lequel s'ouvrent les loges au moment de la fécondation) par un pore; les Solanum et le Poranthera présentent cette organisation assez rare. Dans le Tetratheca juncea, il y a plusieurs pores qui se confondent en un seul au sommet. La déhiscence de la capsule peut aussi, dans certains cas, avoir lieu par des pores au lieu de se pratiquer par la désunion des valves. Ainsi le fruit du Muflier gueule-de-loup, se rompt en deux points différents au sommet pour livrer passage aux graines; on dit alors que le péricarpe est bâillant. Dans les Campanules, ces pores sont vers le bas.

Porte (veine). - Système vasculaire particulier, dont les nombreuses ramifications s'étendent d'une part dans l'intestin et de l'autre dans le foie. Long de 10 cm à 12 cm le tronc de la veine porte reçoit le sang veineux que lui apportent, de presque tous les viscères abdominaux; les veines splénique et mésentériques supérieure et inférieure, et le verse dans le foie. Cette portion, nommée veine porte abdominale ou ventrale, monte obliquement de gauche à droite; arrivée dans le sillon transversal du foie, où elle prend le nom de veine porte hépatique, elle se divise en deux branches qui, s'écartant à angle droit, forment une espèce de canal connu sous le nom de sinus de la veine porte; celui-ci distribue le sang dans le lobe droit et dans le lobe gauche par d'innombrables ramifications à la manière des artères. Bientôt d'autres radicules reprennent le sang, qui a subi dans le foie des changements particuliers, et, après s'être réuni à celui qui vient de la veine hépatique, il passe dans les radicules de la veine sus-hépatiques et de là dans la veine cave inférieure. Cette circulation spéciale de la veine porte est impliquée dans la formation du sucre nécessaire à la combustion dans l'acte respiratoire.

Portée. - On appelle, ainsi l'ensemble de petits que portent à la fois les femelles des Mammifères; on a même étendu  la signification de ce mot à la durée de la gestation. Le nombre de petits à chaque portée varie beaucoup; ainsi, très majoritairement d'un seul dans l'espèce humaine, les quadrumanes et les Ruminants, il y en a  jusqu'à six, huit et même plus chez les Carnivores, les Rongeurs. Le cochon en a jusqu'à 14 à la fois.

Pouce, en latin pollex, de pollere, avoir de la force. - C'est le doigt externe de la main (son analogue du pied est le gros orteil). Il n'est composé que de 2 phalanges au lieu de 3 comme les autres doigts, et est formé en outre par la peau, du tissu cellulaire, des tendons, des vaisseaux et des nerfs.

Poumon. - Viscère contenu dans le thorax et qui est le principal organe de la respiration. Le poumon est entouré par les plèvres et composé de petites cavités remplies d'air, communiquant avec l'atmosphère par les bronches, la trachée, le larynx, le pharynx, la bouche et le nez. Il y a deux poumons, séparés l'un de l'autre par le médiastin et des organes abdominaux par le diaphragme. En pénétrant dans le hile du poumon, la bronche gauche se divise en deux branches; la bronche droite, en trois branches qui se rendent aux lobes pulmonaires. Elles se ramifient ensuite en rameaux et ramuscules innombrables, dont les derniers s'ouvrent dans les lobules pulmonaires. eux-mêmes divisés en petites loges ou alvéoles. L'alvéole est constituée par un réseau capillaire très abondant, composé des dernières ramifications de l'artère pulmonaire : c'est là que se passent les phénomènes de l'hématose.

Prairie. - Surface de terre enherbée. 

Précordial, -ale,  qui a rapport au diaphragme, du latin praecordia = diaphragme. - On nomme région précordiale, la région épigastrique.

Préfloraison. - On nomme ainsi l'agencement des parties florales dans le bouton. Linné avait employé dans ce sens le mot estivation, dont on se sert encore. La préfloraison est dite imbriquée, lorsque les parties se recouvrent dans une partie de leur hauteur, comme dans le camellia; elle est quinconciale, lorsque, sur cinq parties, deux sont placées plus extérieurement, deux plus intérieurement et recouvertes des deux côtés, la cinquième située entre l'une des deux premières, qui la recouvre par le bord correspondant. Cette disposition se trouve dans le liseron des haies. La préfloraison est valvaire lorsque les bords des parties sont contigus danss toute leur longueur, comme dans le gui.

Prémolaire (dent). - Dent située entre la canine et les molaires.

Prion : particule infectieuse constituée de protéines qui se répliquent sans ADN ni ARN. On distingue : la PrPc: protéine prion normale et la PrPsc: forme infectieuse d'une protéine prion.

Proboscidiens. - Ordre de mammifères pachydermes dont le nez est prolongé en trompe comme l'éléphant.

Procombant, du latin procumbere, se coucher. - Ce mot s'applique principalement à la tige de certaines plantes, qui est couchée, étendue sur le sol, sans y émettre de racines; telles sont la renouée des oiseaux, l'herniaire velue, le serpolet, la mauve à feuilles rondes, etc.

Proie (oiseaux de). - Ces oiseaux ont correspondu à une division dans la classification de Cuvier, plus tard remplacée par celle des Rapaces, dont quelques naturalistes font aujourd'hui un super-ordre, divisé en deux ordres : celui des Falconiformes (Rapaces diurnes : Aigles, Buses, Faucons, Vautours, etc.) et celui des Strigiformes (Rapaces généralement nocturnes : Hiboux et Chouettes, etc.).



Carlo Hindian, Carl Millier, Les oiseaux de proie, L'homme éditions, 2005. - Cet ouvrage nous fait découvrir le monde fascinant des oiseaux de proie, mais apporte également une réflexion sur les fondements de la relation entre l'humain et son environnement. (couv.).

Prolifère, du latin proles, lignée, et fero, je porte. - On dit qu'une feuille est prolifère lorsqu'elle donne naissance à d'autres feuilles, comme cela a lieu dans la lenticule (Lemnacées). On peut voir aussi dans nos jardins des roses du centre desquelles il naît une fleur nouvelle on un bourgeon feuillé; il en est de même de l'oeillet, de l'anémone, etc. On dit alors que ces fleurs sont prolifères.

Pronation, du latin pronus, penché en avant. - On donne ce nom au mouvement par lequel la main, pivotant sur le poignet de dehors en dedans, présente sa face dorsale à la place de sa face palmaire; le pouce est alors du côté du corps et, si le bras est étendu horizontalement, la paume de la main regarde le sol. L'extrémité inférieure de l'os-radius tourne dans ce mouvement autour du cubitus, et les deux os prennent réciproquement la disposition des branches d'un X très allongé. Tous les mammifères qui emploient l'extrémité antérieure pour marcher ont l'avant-bras fixé dans la pronation. (Supination).

Propagules, propagula, du latin propago, bouture, rejeton. - On a d'abord donné ce nom aux petits corps qui composent la matière pulvérulente existant dans certaines plantes Cryptogames, telles que des Lichens. Ce nom nous vient des anciens botanistes qui avaient reconnu dans ces corps les éléments reproducteurs du végétal. Par la suite on a donné particulièrement le nom de Propagules à des portions de végétaux tels que des algues microscopiques, par exemple, à l'aide desquelles la reproduction a lieu. Ainsi, dans ces plantes à structure très simple, les organes de végétation et de reproduction sont confondus et chaque partie qui se désunit reproduit un végétal en tout semblable à celui dont elle provient. Ces parties sont formées de cellules unies ordinairement bout à bout et quelquefois aussi ne résultent que d'une seule cellule.

Prostate, du grec prostatis = qui est placé devant. - Corps glanduleux, propre au sexe masculin, qui enveloppe le col vésical et la première partie de l'urètre. La prostate offre la forme et le volume d'un marron; elle est située dans la région supérieure du périnée. La prostate se compose d'une partie sécrétante produisant le liquide prostatique qui est un des composants du sperme. 

Protéine . - Macromolécule biologique composée d'une ou plusieurs chaînes d'acides aminés.

Prothalle. - On donne le nom de prothalle à la génération sexuée des Cryptogames supérieures. C'est à ce stade de son développement que la plante porte des archégones et des anthéridies, qui, après fécondation, donnent naissance à une plante asexuée, thalle ou sporogone. Certains botanistes ont vu ici une lutte d'importance entre ces deux phases, dans laquelles ils voyaient la caractérisation toute l'évolution du règne végétal. Chez les Mousses et les Hépatiques, le prothalle est beaucoup plus développé que le sporogone : celui-ci est réduit à une capsule contenant des spores et germant sur le pied femelle lui-mème. Chez les Fougères et les Equisétinées le prothalle est réduit à une lame celluleuse verte portant les organes mâles et femelles. Bientôt, surtout chez les Lycopodinées et les Lépidodendrées, il y a tendance à la séparation des sexes; il y a des prothalles mâles et femelles, et en même temps le prothalle tend à ne plus se séparer de la spore qui lui a donné naissance et à germer sur place. Cette réduction progressive du prothalie atteint son maximum chez les Phanérogames. (Dr L. Laloy).

Protolécithe. -  Substance de réserve nutritive contenue dans l'oeuf non segmenté, par opposition au deutolécithe ou substance de réserve renfermée dans les cellules de l'embryon.

Protoméride. - Premier individu [méride] d'une colonie animale. Dans les associations linéaires, le protoméride constitue la tête.

Protonéma ou Protonème. - Organes filamenteux verdâtres engendrés par les spores des mousses, et d'où naissent ensuite les nouvelles tiges

Protoneurone. - Premier neurone de la chaîne centripète ou centrifuge, de l'axe réflexe ou volontaire. Se dit principalement du premier neurone de la chaîne centripète. Tous les protoneurones centripètes (radiculaire, acoustique, optique, olfactif, etc.) se réduisent, malgré leurs apparences morphologiques différentes, à une cellule bipolaire munie de deux prolongements : l'une périphérique et protoplasmique, l'autre cylindraxile, et dérivent de la crête ganglionnaire de Sagemahl ou cordon ganglionnaire de His.

Protoplasique. - Se dit des cellules filles qui, dans la division d'un blastomère, reçoivent toutes deux également toutes les substances provenant de la cellule mère.

Protoplasme ou protoplasma,, du préfixe proto, et du grec plasma = formation. - Substance qui constitue le corps de la cellule vivante et qui contient généralement une partie différenciée, le noyau. 

Protubérance, du latin pro, sur, et tuberare = proéminer. - Ce terme sert à désigner, en anatomie, différentes parties saillantes; ainsi la Protubérance occipitale est une éminence située au milieu de la face externe de l'occipital; la Protubérance annulaire ou cérébrale est ce qu'on appelle le pont de Varole, etc.

Psoas, mot grec qui signifie les reins, les lombes. - On appelle Psoas deux muscles situés dans la région lombaire : - 1° le Grand Psoas, étendu obliquement entre les lombes et la partie supérieure de la cuisse, est épais et arrondi à sa partie moyenne, aplati supérieurement, tendineux en bas, il s'attache à la dernière vertèbre-dorsale, à toutes les lombaires, excepté la cinquième, et descend au-devant de la branche horizontale du pubis, pour aller se fixer au petit trochanter. Il fléchit la cuisse sur le bassin, en la tournant en dehors. - 2° le Petit Psoas, qui manque quelquefois, est grêle, allongé; situé au-devant du précédent, il a à peu près les mêmes attaches en haut; en bas, il se fixe à l'éminence iléo-pectinée. Il seconde l'action du précédent.

Ptérygoïde, du grec pteryx, rygos, aile, et eidos, ressemblance. - On appelle ainsi deux apophyses situées à la face inférieure de l'os sphénoïde.

Ptérygoïdien. - Ce mot sert à qualifier différentes parties; ainsi : - Artère ptérygoïdienne ou vidienne, branche fournie par la maxillaire interne, dans le sommet de la fosse- zygomatique. - Fosse* ptérygoïdienne. - Excavations que l'on remarque à la face postérieure des apophyses- ptérygoïdes, entre les deux lames ou ailes de ces apophyses. Elles donnent attache aux muscles ptérygoïdiens internes. - Muscles plérygoïdiens : l'externe, ou petit Ptérygoïde triangulaire, épais, va de la face externe de l'apophyse- ptérygoïde, de la tubérosité du palatin, au col du condyle de la mâchoire inférieure, qu'il tire en dedans et en avant; l'interne, ou grand Ptérygoïdien, part du même point, et va se fixer à la face interne de l'apophyse montante du maxillaire inférieur, qu'il porte vers le côté opposé. - Nerfs ptérygoïdiens, ce nom a été donné à deux nerfs : l'un est une branche du maxillaire inférieur; l'autre, nommé aussi nerf vidien, naît du ganglion sphéno-palatin.

Pubescent, du latin pubescere, se couvrir de duvet. - On applique cette épithète aux organes des plantes qui sont couverts de petits poils mous, courts et duveteux : ainsi les feuilles de cynoglosse, les anthères de la digitale pourprée sont pubescentes; il en est de même des stigmates de l'érable sycomore, des fruits de pêcher, etc.

Pubien. - Qui a rapport au pubis. - Arcade pubienne. Échancrure que présente en avant l'orifice inférieur du bassin, et qui a pour limite de chaque côté la lame qui unit le pubis à l'ischion et qui borne en dedans le trou sous-pubien. - Symphyse pubienne : articulation des deux os pubis entre eux. Elle est formée par l'union de deux surfaces ovalaires, réunies par un ligament interosseux, un ligament antérieur et un ligament inférieur ou sous-pubien. - Ligaments pubiens : les deux ligaments ci-dessus. - Région pubienne-: partie moyenne de la région hypogastrique et sous-ombilicale.

Pubis. - Partie médiane et inférieure du ventre, ainsi appelée parce qu'elle se couvre de poils à l'époque de la puberté (en latin pubescere, se couvrir de duvet). On donne aussi le nom de pubis à la portion antérieure de l'os iliaque. - Ligaments du pubis : faisceau fibreux qui s'étend de l'épine du pubis à l'éminence iléo-pectinée et recouvre la crête pectinéale (ligament de A. Cooper).

Pulpe, pulpa des Latins. - On appelle ainsi la partie molle et parenchymateuse des substances végétales, qui se rencontre surtout dans plusieurs fruits, racines ou feuilles.  Exemples : les pulpes de casse, de tamarin, de pruneaux, de dattes, de cynorrhodon, de bulbes de lis, de scille, etc.

Punctum saliens, mots latins qui signifient, en français, point sautant. Quelques anatomistes ont désigné sous ce nom les premiers rudiments du coeur de l'embryon, que l'on dit reconnaissable par ses mouvements.

Pupe. - Lors de la métamorphose des insectes, stade intermédiaire entre la larve et l'imago (Nymphe).

Pupille, Pupilla. - Ouverture centrale de la rétine vulgairement Prunelle. On a aussi donné ce nom à la terminaison du nerf optique sur la rétine (tache aveugle).

Purine. - Type de base azotée dans l'ADN et l'ARN (Acides nucléiques); l'adénine et la guanine sont des purines.

Pylore, du grec pyloros = gardien des portes. - On appelle ainsi l'orifice inférieur de l'estomac, dit aussi orifice droit, duodénal, pylorique; situé dans l'épigastre, au-dessous et en arrière du foie, il correspond en bas et en arrière au pancréas; à droite, au col de la vésicule-biliaire. Il forme l'extrémité droite de l'estomac qu'il fait communiquer avec le duodénum. Evasé d'abord, il se termine brusquement par un bourrelet circulaire. fibre-muqueux, nommé valvule du pylore, renfermant des fibres musculaires auxquelles certains anatomistes ont donné le nom de muscle pylorique; en se contractant, elles rétrécissent cette ouverture, déjà étroite et pouvant admettre à peine le petit doigt dans un grand nombre de cas. Une artère, l'artère pylorique, branche de l'hépatique, lui envoie des rameaux aussi bien qu'à la petite courbure de l'estomac.

Pyramidal, -dale, qui a la forme d'une pyramide. - Les muscles pyramidaux; ils sont au nombre de trois : 1° le Pyramidal de l'abdomen, triangulaire, s'attache en bas au pubis et aux ligaments qui s'y insèrent, remonte le long de la ligne blanche, où il se termine à 30 ou 40 cm de son origine; il manque souvent; 2° le Pyramidal de la cuisse, allongé et triangulaire, s'attache d'une part au sacrum, à une portion de l'os iliaque et du ligament sacro-sciatique; d'autre part, sortant du bassin par l'échancrure sciatique, il va fixer à la cavité trochantérienne; il est rotateur de la cuisse; 3° le Pyramidal du nez, grêle, triangulaire, continu avec le muscle frontal, s'épanouit en bas sur le dos du nez. - L'os pyramidal ou cunéiforme, le troisième de la rangée supérieure du carpe, s'articule en bas avec l'os crochu, en dehors avec le semi-lunaire, en avant avec le pisiforme. - Les corps pyramidaux; éminences paires que l'on observe à la surface du bulbe rachidien.

Pyramide. - Ce terme a plusieurs usages en anatomie. - Pyramide du tympan : la pyramide du tympan est une petite éminence osseuse qu'on observe dans la caisse du tympan. Elle renferme le muscle de l'étrier. - Les pyramides du bulbe sont, deux grosses saillies blanches du bulbe rachidien comprises entre le sillon médian antérieur de cet organe et l'olive. Elles sont constituées par les faisceaux pyramidaux qui descendent du cerveau dans la moelle. - La pyramide de Lalouette est le prolongement supérieur de la glande thyroïde.

Pyrimidine. - Type de base azotée dans l'ADN et l'ARN; la cytosine, la thymine et l'uracile sont des pyrimidines.

Pyxide, du grec pyxis, boîte. - On donne ce nom à un fruit capsulaire qui s'ouvre en travers comme une boîte à savonnette, de manière à ce que la portion inférieure portant les placentas reste attachée au réceptacle et que la partie supérieure se détache circulairement ainsi qu'un opercule. Cette organisation se trouve dans la jusquiame et le mouron rouge.  Linné nommait la pyxide Capsula circumcisa.

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