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Les
gens
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| Varron (M.
Terentius Varro), écrivain romain (116-27 av. J.-C.), que ses contemporains
surnommèrent « le plus savant des Romains », naquit
probablement près de Béate en Sabine. Il fut élevé
par un chevalier romain, L. Aelius Stilo, dont l'érudition était
très vaste, et qui avait commenté les Chants Saliens Varron fut certainement le plus fécond
des écrivains antiques. Il nous apprend lui-même qu'à
soixante-dix-huit ans il avait déjà écrit 490 volumes;
comme il ne cessa pas de composer des ouvrages jusqu'à ses derniers
jours, on peut admettre le chiffre de 600 volumes indiqué au IVe
s. ap. J.-C. par le poète Ausone. Les oeuvres
de Varron traitaient des sujets les plus variés; nous savons qu'il
avait écrit des tragédies, des épigrammes, de très
nombreux discours, des traités de philosophie,
de grammaire, de morale,
des ouvrages d'histoire et d'érudition. De tout ce que Varron produisit,
il ne reste aujourd'hui qu'un traité complet, le De Re rustica;
nous possédons en outre une partie du De Lingua latina (6
livres seulement sur 24, dont se composait l'ouvrage entier); et quant
aux autres oeuvres de l'écrivain, nous ne connaissons avec quelque
détail, soit par des fragments et des citations, soit par des allusions
postérieures, que les Antiquitates rerum humanarum et divinarum,
et les Saturas Menippeae Le De Re rustica de Varron est le
plus important de tous les traités d'agriculture que l'antiquité
nous a laissés. Moins sec que l'ouvrage similaire de Caton
l'Ancien, il est, d'autre part, bien supérieur à la compilation
de Columelle. Écrit sons la forme d'un
dialogue, il est divisé en 3 livres, dont le premier est consacré
à la culture des champs et des jardins, le second à l'élevage
des troupeaux, le troisième à l'élevage des abeilles Le De Lingua latina était dédié à Cicéron; c'était un traité complet sur la langue latine. Dans les six livres qui en restent (liv. V - X), Varron étudie l'étymologie et l'analogie; ses observations sont souvent judicieuses; mais toutes ses assertions ne sont pas exactes. La perte de l'ouvrage intitulé Antiquitates
rerum humanarum et divinarum est des plus regrettables; car Varron
y avait réuni en 41 livres tout ce qu'il savait sur l'histoire de
l'Italie, de ses habitants et de Rome, sur la religion italique et la religion
romaine, sur les cultes d'Italie et de Rome. Ovide,
pour ses Fastes Les Satires Ménippées
(Saturae Menippeae
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Varron (Publius Terentius
Varro Atacinus), poète épique romain (82-37 av. J.-C.), d'Atace
(c'est le nom ancien de la rivière de l'Aude), dans la prov. de
NarbonneDesierant latrare canes urbesque silebant, |
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.