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Croissance
(zoologie et botanique).
- Les animaux et les plantes
viennent au monde sans avoir atteint leur complet développement;
il leur faut se développer et croître, pour arriver à
leur taille et à leurs formes définitives, à ce que
l'on nomme leur âge adulte. Cette croissance, qui constitue l'un
des aspects de l'ontogénèse, n'a jamais lieu chez les corps
vivants par l'addition de nouvelle matière à la surface
de leur corps. Un tel mode d'accroissement, que l'on désigne par
le mot de juxtaposition (ponere, placer; juxta, à
côté de), n'appartient qu'aux minéraux.
Les êtres vivants croissent en prenant
au dehors des matériaux divers, tels que les aliments, les boissons,
l'air respiré. Ingérées, ces substances sont élaborées,
transformées en des matières semblables à celles du
corps et arrivent enfin à en faire partie : on dit pour exprimer
ce travail que les êtres vivants croissent par intussusception
(suscipere, prendre; intus, à l'intérieur)
et par assimilation (assimilare, rendre semblable à); on
pourrait représenter les deux idées par un seul mot se
nourrir, nutrition. En même temps que les êtres vivants
prennent autour d'eux de nouveaux matériaux, ils en rejettent sans
cesse d'autres hors de leur corps.
Leur croissance ne peut donc avoir lieu
qu'à cette condition que la quantité des matériaux
nouvellement acquis surpasse la quantité des matériaux éliminés,
ou, pour parler l'ancien langage des physiologistes, pendant la période
d'accroissernent, le mouvement de composition est plus actif que le mouvement
de décomposition.
La croissance d'un être vivant est
d'ailleurs d'autant plus rapide que cet être est plus jeune. En général
aussi la croissance totale d'une espèce exige une plus grande durée
lorsque vie est très longue, et inversement; mais ce principe ne
serait plus vrai si l'on considérait des êtres vivants très
différemment organisés; il se vérifie en général
pour les plantes d'une même famille ou les animaux
d'une même classe. |
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