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P
Paléocène. - C'est la plus ancienne période du Cénozoïque. Elle commence il y a 65,5 millions d'années et succède au Crétacé. Elle se termine ily a 55,8 millions d'années, précédant ainsi immédiatement l'Eocène.

Paléogène. -  Première époque du Cénozoïque. Elle suit immédiatement le Mésozoïque (65,5 millions d'années) et précède le Néogène (23,03 millions d'années. On la divise en trois périodes ou séries : Paléocène, Eocène et Oligocène.

Paléozoïque (anc. Ere primaire). - Correspond à la plus ancienne ère géologique contenant des  fossiles. Elle s'étend de 542 millions d'années à 251 millions d'années avant le présent. L'ère paléozoïque est divisée en 6 périodes : Cambrien, Ordovicien, Silurien, Dévonien, Carbonifère, Permien.

Palladium (Pd). - Métal blanc, très ductile et très dur, dont la propriété la plus remarquable
est d'absorber l'hydrogène. Le palladium se trouve dans certains sables aurifères et dans le minerai de platine. Ce corps simple a pour numéro atomique : 46. Masse atomique : 106,4; densité : 11,9. Il aussi dur que le platine et fond à 1550°C. Il s'unit directement presque tous les métalloïdes; fondu, il absorbe l'oxygène et donne avec les métaux des alliages importants. Il absorbe une forte proportion l'hydrogène en donnant un composé défini Pd4H2. Le palladium donne un grand nombre de composés. On l'utilise rarement pur. 

Pantellérite. - On désigne sous le nom de pantellérites des roches éruptives connues à l'île de Pantelleria et formant un groupe très spécial. Au point de vue de leur composition minéralogique, ce sont des roches porphyriques, dont la teinte varie du vert au noir et qui présentent de grands cristaux d'anorthose (feldspath sodicopotassique), d'augite aegyrinique (pyroxène sodifère) et de cossyrite (amphibole ferrifère et sodique), au milieu d'une pâte tantôt vitreuse, tantôt trachytique à microlithes d'anorthose. Au point de vue chimique, ces roches forment un groupe très homogène, caractérisé par l'abondance de silice (67 à 70%), une teneur très faible en alumine (6 à 10%°) et une forte proportion d'alcalis (10 à 12%), parmi lesquels prédomine surtout la soude (6,3 à 7,7 %). Malgré la proportion élevée de la silice dans ces roches, il n'y existe généralement pas de quartz, en sorte que l'excès manifeste de silice doit se trouver dans la pâte vitreuse. Par leur forte teneur en soude, caractère très important et caractéristique d'un petit nombre de roches très spéciales, les pantellérites se rapprochent surtout des trachytes sodiques ou des phonolithes, dont elles ne diffèrent guère que par l'excès de silice, plutôt que des pophyres quartzifères ou des ryolithes, dont on les rapproche aussi parce qu'elles présentent la même teneur en silice, sans tenir compte de la proportion relative des autres éléments chimiques. (L. Bertrand). 

Parallaxe. - En astronomie, on nomme ainsi l'angle formé au centre d'un astre par deux droites qui joindraient ce centre, l'une au centre de la Terre, l'autre à l'oeil de l'observateur placé à sa surface. - Parallaxe horizontale, parallaxe correspondant au cas où le centre de l'astre est dans le plan de l'horizon de l'observateur.

Parallèle. - Sur une sphère, tout cercle parallèle à l'équateur (et, partant, perpendiculaire à l'axe des pôles) . Tous les points situés sur un même parallèle ont la même latitude.

Parasélène. - Cercle lumineux autour de la Lune dû à la diffusion de la lumière lunaire par des cristaux de glace en suspension dans l'air.

Parhélie. - Image du soleil réfléchie dans un nuage formé de cristaux de glace. Les réflexion et réfraction de la lumière sur les faces latérales des cristaux de glace donnent lieu à une série d'images, qui sont disposées sur un cercle horizontal passant par le soleil, et que l'on appelait autrefois l'almicantarat solaire : c'est le cercle parhélique ordinaire. En certains points de ce cercle, il se produit des concentrations de lumière ou faux soleils : intersections de halos, parhélies, anthélies, paranthélies.

Parsec (symbole : pc). - Unité de longueur utilisée en astronomie. - C'est la distance à laquelle un astre qui présente une parallaxe annuelle d'une seconde d'arc. (La distance des astres). Autrement dit, si l'on note que pour les petits angles, la valeur du sinus et la mesure de l'angle (en radians) se confondent, une  distance D, exprimée en parsecs, correspond simplement à l'inverse d'une parallaxe p, exprimée en secondes d'arc : D = 1/p. Il s'ensuit qu'un parsec est égal à 206,265 unités astronomiques, soit 30,8568 millions de millions de kilomètres. Le parsec vaut 3,26 années-lumière. Pour parler de distances de galaxies, on utilise le plus souvent pour unités le kiloparsec (kpc), qui vaut mille parsecs, et le mégaparsec (Mpc), qui vaut un million de parsecs. 

Particule. - Très petite partie d'un corps. En physique on désigne ainsi plus particulièrement des objets microscopiques qui, selon les principes quantiques, se manifestent sous forme  cospusculaire (corpuscule) ou sous forme ondulatoire (onde). On appelle particule élémentaires les particules qui ne peuvent être décomposées en d'autres particules, par exemple l'électron, les quarks, le photon, etc.

Passage (ou transit). - Le passage ou transit (d'une planète inférieure) devant sur le disque du Soleil est une véritable éclipse de Soleil. Simplement, dans ce cas,  la Lune est remplacée par l'une des deux planètes susceptibles de se trouver entre la Terre et le Soleil : Mercure et Vénus. De plus, comme les diamètres apparents de ces deux planètes sont toujours très petits comparés à celui du Soleil, l'éclipse ne peut jamais être totale : les passages sont donc nécessairement des éclipses partielles ou annulaires. Quoi qu'il en soit,  ces passages se calculent par des méthodes analogues à celles employées pour les éclipses proprement dites. Historiquement, ceux de Vénus ont eu une importance très grande, au point de vue de la détermination des distances dans le Système solaire (Les Passages de Vénus devant le Soleil), mais ceux-ci, comme ceux de Mercure (La Découverte de Mercure), ne peuvent se produire qu'autant que la planète se trouve, au moment de sa conjonction inférieure, très près de l'un de ses noeuds, ce qui dans les deux cas est assez rare

Passage au méridien. - Chaque étoile dans sa révolution diurne (Le Jour et la Nuit) traverse deux fois le plan méridien : la première fois au point le plus élevé de sa courbe diurne, c'est le passage supérieur ou la culmination de l'étoile; la seconde fois au point le plus bas de la même courbe, c'est le passage inférieur. Si 'on observe une étoile qui se lève, on la voit monter depuis son lever jusqu'à son passage supérieur, puis descendre jusqu'à son coucher; son passage inférieur a lieu au-dessus de l'horizon. Si on observe une étoile circumpolaire (Les Constellations), c'est-à-dire une des étoiles qui ne se lèvent ni ne se couchent, à partir d'un passage inférieur, on la voit monter à l'Est, d'un côté du plan méridien, jusqu'à son passage supérieur, puis descendre de l'autre côté de ce plan jusqu'à un nouveau passage inférieur. (Guilmin).

Pauli (principe de). - 

Pendule. -  Corps soumis à l'action de la pesanteur et mobile autour d'un point fixe. - Un pendule composé est constitué par tout corps mobile autour d'un axe fixe; le pendule mathématique ou pendule simple est un pendule idéal, composé d un point matériel pesant, suspendu à l'extrémité d'une tige inextensible et sans masse, l'autre extrémité de cette tige étant fixe. Le pendule prend sa position d'équilibre stable quand la verticale du centre de gravité passe par le point de suspension, ce centre de gravité étant lui-même au-dessous du point de suspension. Si l'on déplace le pendule de sa position d'équilibre, il tend à y revenir par une série d'oscillations. - On démontre en mécanique qu'un pendule simple, abandonné sans vitesse initiale dans une position autre que sa position d'équilibre, oscille de part et d'autre de sa position d 'équilibre, ses positions extrêmes étant symétriques par rapport à cette position. Si l'on désigne par t la durée d'une oscillation temps que met le pendule pour aller d'une position extrême à la position symétrique, par l la longueur du pendule (distance du point de suspension au centre de gravité de la masse pesante), par g l'accélération de la pesanteur, par a l'angle d'écart total. La période  t est donné très approximativement par la formule :

Si l'on suppose l'angle d'oscillation très petit, ce que l'on fait communément, on prend :
et cela permet de dire que les petites oscillations sont isochrones. (C'est Galilée qui a découvert cette loi de l'isochronisme en observant les oscillations d'une lampe suspendue à la voûte de la cathédrale de Pise).

Pendule de Foucault. - Par suite de la rotation de la Terre, les corps massifs en mouvement dans un plan horizontal ont, du fait de leur inertie, une tendance latérale : c'est pourquoi Foucault, après avoir montré qu'un pendule, sous l'influence de la force centrifuge composée, devait battre dans un plan animé d'une rotation continue dans le sens Est-Sud-Ouest-Nord, en fit l'expérience au Panthéon en 1851. C'est, historiquement, le premier argument dynamique donné en faveur de la rotation de la Terre sur-elle-même.

Péninsule et Presqu'île. - Les mots presqu'île et péninsule ont absolument la même signification : tous les deux désignent une portion de terre qui avance dans la mer et qui ne tient au continent ou à l'île dont elle dépend que par un côté. Néanmoins, dans le langage ordinaire, on applique plus spécialement le nom de presqu'île à une terre qui tient à la terre principale par un isthme,c.-à-d. par une portion plus resserrée, et celui de péninsule à une terre qui tient au continent par un large espace. Dans ce sens, on dit la presqu'île du Kamtchatka, et la Péninsule ibérique; la presqu'île de Crimée et la Péninsule scandinave. Au reste, cette distinction a fort peu d'importance.

Pergélisol. - Sol perpétuellement gelé.

Périastre (astronomie).- Point de l'orbite d'un corps céleste autour d'un autre corps où la distance qui les sépare est minimale (par opposition à l'apoastre). Quand l'orbite se fait autour de la Terre, on parle de périgée, quand elle s'effectue autour du soleil, c'est le périhélie

Péridot. - Rangés dans le groupe des nésosilicates, les péridots sont des minéraux vitreux, d'un vert poireau ou olive de nuances variées, infusibles, rayant difficilement le quartz, demi-transparents et ne devenant opaques que lorsqu'ils sont altéré. Il sont formés de silice, de magnésium et de fer oxydé. Ils cristallisent en prisme rhomboïdal ; leur densité varie entre 3,2 et 3,5.  On en connaît deux variétés principales : la chrysolithe et l'olivine.

  • La chrysolithe comprend toutes les sous-variétés cristallisées; sa cassure est vitreuse, sa couleur est le vert jaunâtre, passant au vert clair, au vert olive et même au vert brun. C'est une pierre généralement peu estimée.

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  • L'olivine (péridot proprement dit), très répandue, est d'une couleur, lorsqu'elle n'est pas altérée, vert jaunâtre, rappelant celui des olives; dans le cas contraire, elle varie du vert au jaune verdâtre, au brun, etc. On la rencontre à l'état de granulations ou en petits rognons à texture, quelquefois granulaire, avec un éclat vitreux.  C'est le péridot granuliforme de Haüy. On le trouve dans les basaltes et les laves pyrogéniques de l'Etna, du Vésuve, de France, d'Amérique, de Saxe, de Bohème, etc. Ce péridot, lorsqu'il a subi un degré d'altération extrême, prend le nom de limbilite. (F.-N.).

  • Périgée. - Point de l'orbite d'un corps céleste le plus rapproché de la Terre. Le mot est opposé à apogée. Lorsque ce n'est plus la Terre que l'on considère, mais un astre quelconque, on parle de périastre; et  lorsque c'est le Soleil de périhélie.

    Périhélie. - Point de l'orbite d'un corps céleste le plus rapproché du Soleil. Le mot est opposé à aphélie. Lorsque ce n'est plus la Terre que l'on considère, mais un astre quelconque, on parle de périastre; et  lorsque c'est la Terre de périgée.

    Période, Périodique. - Lorsqu'un phénomène se reproduit identique à lui-même à intervalles de temps réguliers, il est dit périodique; sa période est l'intervalle de temps qui sépare deux instants consécutifs correspondant à la prise d'une même valeur de la grandeur caractéristique du phénomène. 

    Vocabulaire - Un mouvement périodique est aussi appelé vibration. Le mouvement effectué au cours d'une période est une oscillation. On peut définir à partir de la période T une autre quantité, la fréquence f, qui son inverse : f = 1/T.
    En astronomie, on parle de période de révolution pour définir l'intervalle de temps qui sépare de passages consécutifs d'une astre au même point de son orbite, et de période de rotation, à propos du temps qui sépare deux orientations consécutives d'un corps en rotation dans la même direction de l'espace. - Plusieurs abus et facilités de langage sont également admis. La plus simple de ces facilités est celle qui fait utiliser les mots révolution et rotation à la place de période de révolution et période de rotation. Quant aux abus de langage, ils concernent les définitions de périodes pour le point de l'orbite ou la direction dans l'espace varient dans le temps, ce qui se produit chaque fois qu'ils sont définis à partir de la position d'un autre astre. Les différentes définitions du jour (période de rotation de la Terre) et de l'année (période de révolution de la Terre) sont des illustrations de cette extension de sens. 

    Période-luminosité (relation). - L'une des propriétés les plus remarquables des étoiles pulsantes a été découverte en 1912 par Henrietta Leavitt  qui étudiait alors les variables du Petit Nuage de Magellan (Toucan). L'astronome a montré que les cépheides, en particulier, obéissent à une relation entre leur période d'oscillation et leur luminosité intrinsèque. Cette relation période-luminosité est différente pour chaque famille de pulsantes. Par exemple, pour une même période de pulsation, les céphéides de population I sont plus brillantes en moyenne de 1,5 magnitude que les céphéides de population II. - On dispose là d'un outil précieux pour l'estimation des distances extragalactiques. Convenablement étalonnée, cette relation peut en effet être utilisée pour calculer à partir de la simple mesure de la période la magnitude absolue de l'astre. Par comparaison de cette dernière avec la magnitude apparente, on en déduit la distance de l'objet. La calibration de la relation période-luminosité reste cependant délicate. Car elle exige de connaître la distance d'au moins une céphéide. Or il n'existe aucune étoile de ce type suffisamment proche de la Terre pour qu'une mesure directe de sa distance (par la méthode des parallaxes trigonométriques), se révèle vraiment précise. Et cela, malgré les progrès notables enregistrés récemment dans ce domaine, grâce au satellite astrométrique Hipparcos. 

    Permafrost' Pergélisol.

    Permien. - Système géologique représentant la dernière période du Paléozoïque. Le Permien succède au Carbonifère et précède le Triassique, première période du Mésozoïque. Il  s'étend entre 299 et  251 milions d'années avant le présent.

    Perturbation. - En astronomie, on appelle perturbations les divers phénomènes qui affectent la trajectoire théoriquement ellipsoïdale d'une planète. Pour avoir les lois exactes des mouvements des planètes, il faut, en outre de l'action du Soleil, tenir compte des actions sans cesse variables que les planètes exercent entre elles. Le problème est très complexe; en ne tenant compte que de l'action du Soleil seul, on obtient une première approximation (celle de Képler), mais les petites forces provenant des autres planètes, forces perturbatrices, écartent à la longue la planète de son ellipse : cet effet constitue l'ensemble des perturbations. Les perturbations planétaires ont pour effet de modifier les différents éléments de l'ellipse, et ces modifications sont appelées inégalités.

    Pesanteur. - Force qui attirerr tous les corps en direction du centre de la Terre. - Quand un corps tombe dans le vide, la force constante de pesanteur lui communique un mouvement uniformément accéléré; l'accélération du mouvement est la vitesse du corps au bout d'une seconde de chute; cette accélération se représente par g. Dans l'air, la loi est plus ou moins modifiée suivant la forme et le poids spécifique de corps. La masse terrestre exerce sur tous les corps qui sont à sa surface une attraction qui n'est qu'un cas particulier de la loi de l'attraction universelle; deux corps quelconques exercent l'un sur l'autre une attraction dont l'intensité est proportionnelle aux masses des corps considérés et en raison inverse du carré de leur distance. Cette attraction de la masse terrestre est la cause de la chute des corps.  La variation de g, lorsqu'on se déplace à la surface de laTerre, est due à l'aplatissement terres tre et à la force centrifuge résultant de la rotation de la Terre. L'accélération de la pesanteur varie avec la latitude; elle est plus grande au pôle (9,83 m/s²) qu'à l'équateur (9,78 m/s²); elle varie aussi avec l'altitude; sous la latitude de 45°, elle est de 9,80665 m/s². A Paris, l'on prend généralement pour cette accélération 9,81 m/s², c'est-à-dire qu'un corps tombant en chute libre à Paris, acquiert au bout d'une seconde une vitesse de 9,81 m/s.

    Phase. - En astronomie, apparence variable sous laquelle une planète se présente successivement à nos regards pendant la durée de sa révolution. Ainsi, la lune n'est pas le seul astre qui présente des phases; toutes les plantes en présentent également. Pour les planètes suffisamment éloignées, les phases deviennent rapidement insensibles. Ce n'est pas le cas pour Mercure et Vénus.
    - En mécanique, la notion de phase se présente dans les mouvements vibratoires, dont le plus simple est le mouvement sinusoïdal. Ce mouvement est représenté par la formule : 

    y représentant l'élongation (distance du mobile à sa position initiale à l'instant t,, T étant la durée de la période (temps au bout duquel le mobile reprend sa même position par rapport à sa position primitive), la constante angulaire  étant la phase du mouvement. - En électricité, la puissance d'un courant alternatif est égale à e.i. cos, e étant la force électromotrice (ddp) et i l'intensité,  étant la différence de phase qui existe entre la force électromotrice et l'intensité vraies par suite de la self-induction du circuit. Dans le transport de l'énergie à grande distance, on emploie un système de trois courants sinusoïdaux présentant entre eux des différences de phases égales à 2/3 ; ce sont les courants triphasés.- En physique et chimie, on donne encore le nom de phases aux masses homogènes pouvant être obtenues avec un même groupe de substances constituantes. On parle aussi d'états de la matière. La glace, l'eau, la vapeur d'eau sont trois phases différentes d'une même substan ce. Le nombre d'équilibres possi bles des corps divers sous leurs états différents est régi par la loi des pha ses, imaginée par Gibbs pour étudier les équilibres chimiques.

    Phlogistique*. - Fluide imaginé par les anciens chimistes pour expliquer la combustion.

    Phosphate. - Sel de l'acide phosphorique. Les phosphates sont de précieux engrais.

    Phosphines. - Classe de composés organiques, dérivant de l'hydrogène phosphoré par substition de radicaux alcooliques à tout ou partie de l'hydrogène. 

    Phosphite. - Sel de l'acide phosphoreux.

    Phosphore (P). - Corps simple de numéro atomique 15, transparent, incolore ou légèrement ambré, très inflammable, lumineux dans l'obscurité, et dont l'odeur rappelle un peu celle de l'ail. Découvert en 1609 par Brandt et Kunckel qui, chacun de son côté, le retirèrent de l'urine, le phosphore fut reconnu par Galm, en 1769, dans les os calcinés, d'où, six ans plus tard, Scheele parvint à l'extraire. Son procédé, longtemps employé, consistait à traiter les os par l'acide chlorhydrique, de façon à dissoudre la matière minérale; un lait de chaux précipitait de cette solution un phosphate bicalcique insoluble. Ce phosphate bicalcique, traité par l'acide sulfurique, est transformé en acide phosphorique avec un peu de phosphate monocalcique; la solution de ces produits est mélangée de charbon de bois pulvérisé, de façon à former une masse pâteuse, que l'on sèche au four : l'acide orthophosphorique se transforme en acide métaphosphorique. On introduit alors le tout dans des cornues en terre chauffées au rouge, et les vapeurs de phosphore qui se dégagent vont se condenser dans des récipients remplis d'eau. Le phosphore ainsi obtenu est impur : autrefois, on le purifiait par une seconde distillation;, aujourd'hui, presque tout le phosphore se prépare par réduction directe des phosphates avec du sable et du charbon, au four électrique. Le phosphore fond à 44°C et bout à 280°C; il a pour densité 1,83; sa masse atomique est de 30,97. Il est insoluble dans l'eau, peu soluble dans la benzine, l'éther; il se dissout facilement dans le chlorure de soufre et le sulfure de carbone. Le phosphore prend feu à l'air libre, à une température qui dépasse à peine son point de fusion : un simple frottement est suffisant pour l'enflammer : ses brûlures sont extrêmement dangereuses. Il brûle avec une flamme très éclairante, en donnant de l'anhydride phosphorique P4O10 ou 2P2O5. Il s'oxyde lentement à la température ordinaire, en donnant des lueurs caractéristiques (phosphorescence). Lorsqu'on chauffe le phosphore dans le vide ou dans une atmosphère d'azote à 240 °C, il se transforme, et la modification allotropique que l'on obtient (phosphore rouge) a des propriétés toutes différentes; entre autres, le phosphore rouge, moins inflammable, est insoluble dans le sulfure de carbone, et il n'est pas toxique. La facilité avec laquelle le phosphore s'enflamme l'a fait utiliser pour la fabrication des allumettes chimiques. - Le phosphore forme de nombreuses combinaisons avec l'oxygène, qui sont des anhydrides ou des acides; citons :

    L'acide hypophosphoreux POH2(OH) ou H3PO2, que l'on obtient en décomposant l'eau par le phosphore en présence d'un alcalin; ses sels, les hypophosphites, sont des réducteurs énergiques;

    L'anhydride phosphoreux P2O3, qui se produit par oxydation lente du phosphore. Il se transforme en acide phosphoreux H3PO3; au contact de l'eau;

    L'acide hypophosphorique P2O6H4, qui se forme aussi dans l'oxydation lente du phosphore â l'air humide;

    L'anhydride (2P2O5) et l'acide phosphorique (H3PO4). 

    Parmi les autres composés du phosphore, citons les chlorures PCI3 et PCI5 utilisés comme réactifs servant â substituer le chlore à l'oxygène dans certains composés; le sulfure P4S2 qui était employé dans la fabrication des allumettes.

    Photochimie. - Branche de la chimie étudiant les effets de la lumière sur les réactions chimiques.

    Photodésintégration. - 

    Photodissociation. - 

    Photométrie*. - 

    Photon. - Particule de la lumière appartenant à la famille des bosons. Elle est le vecteur de l'interaction électromagnétique. Autrement dit c'est le quantum d'énergie électromagnétique associé à l'onde lumineuse.

    Photosphère. - Couche superficielle du Soleil, correspondant à la région que l'on peut observer dans des conditions ordinaires. Elle émet le flot de rayonnement visible qui nous parvient. De ce point de vue, il est possible d'y voir en quelque sorte la surface de notre étoile. Mais cette notion reste peu satisfaisante dans le cas d'un objet constitué de plasma et partiellement transparent. La photosphère apparaît davantage comme une région de transition entre des régions plus profondes que l'opacité de la matière solaire (variable selon la longueur d'onde considérée) empêche d'observer directement, et des régions plus élévées et plus diluées, dont le rayonnement qui nous en parvient se trouve comme noyé par celui de la photosphère. Les astronomes définissent  donc plutôt la photosphère comme  la basse atmosphère du Soleil. Il s'agit d'une couche d'environ 500 km d'épaisseur, et dont la température moyenne est de 5785 K.

    Phyllite. - Sous le nom de phyllites, on comprend les minéraux qui se divisent en fines lamelles, et qui sont aussi des silicates d'alumine où entrent souvent du fluor, du fer, de le magnésium. Le couteau les entame aisément et l'ongle peut les rayer. Au premier abord, on est tenté de les confondre avec le gypse qui se divise aussi en fines lamelles mais le gypse est cassant, tandis que les phyllites ne le sont pas. On distingue deux sortes de phyllites : les micas, qui sont élastiques, et les chlorites, qui ne le sont pas.
    Les micas sont des silicates d'alumine et de potasse, avec ou sans magnésium: ils se reconnaissent à leurs lamelles flexibles, divisibles presque à l'infini en feuilles minces. Ils présentent différentes teintes : le brun, le vert, le noir, le blanc d'argent, le jaune d'or. Les principales variétés sont  : la muscovite, la séricite, le lépidomélane, la biotite, la phlogopite, etc.

    Tantôt le mica est en larges feuilles translucides (on s'en est servi pour faire des vitrages); tantôt le mica est en petites paillettes brillantes disséminées dans les pierres et dans les sables : ce sont ces paillettes de couleur jaune d'or qu'on employait autrefois, sous le nom de sable d'or, pour sécher l'écriture.

    Les chlorites sont en feuilles vertes, flexibles, mais non élastiques : ce sont des silicates d'alumine, avec du magnésium, du fer et de l'eau. On trouve les chlorites en abondance dans les terrains granitiques et schisteux des Alpes et de la Bohème. Onctueux au toucher, ils se laisseraient aisément confondre avec les talcs verts.

    Physique*. - Science qui étudie les propriétés  de corps matériels et établit les lois qui rendent compte des phénomènes qui s'attachent à ces corps.

    Plaine. - Etendue de terrain plat.

    Planck (loi de). - 

    Planètes. - Corps naturel massif, de forme sphéroïdale, n'émettant pas de lumière propre, gravitant autour d'une étoile.

    Planétésimal. - Corps solide existant à l'origine du Système solaire (ou d'un quelconque système planétaire) et dont l'agrégation avec  d'autres corps de même nature a abouti, par accrétion, à la formation des planètes.

    Planétoïde. - On a parfois donné ce nom aux astéroïdes.

    Plasma. - Gaz à très haute température et entièrement ou partiellement ionisé.

    Plateau. - Un plateau est une plaine située à une certaine hauteur au dessus du terrain environnant. Les plateaux des masses montueuses sont des espaces assez étendus, à peu près horizontaux, légèrement accidentés; tel est le grand plateau des Andes dans l'Amérique du Sud. - On applique aussi le nom de plateau à une portion du sol qui domine la contrée environnante, bien que cette portion soit elle-même très accidentée; par exemple, le plateau de l'Abyssinie, le plateau central de l'Asie, ou même la Meseta espagnole. - Chaque plateau présente une ligne de partage des eaux plus ou moins régulière, et souvent de grandes dépressions, dans lesquelles les eaux se réunissent pour former des lacs. - Notons enfin qu'on appelle plateau continental, la partie immergée des masses continentales; ces plateaux se terminent abruptement (talus continental) pour laisser la place à la crôute océanique. (Rozet).

    Platine (Pt). - Corps simple de numéro atomique 78; masse atomique : 195,23. Fond à 1773 °C. Métal précieux, découvert en 1735 dans les sables aurifères de Colombie et existant avec l'or et le diamant dans les débris de roches anciennes (Brésil, Colombie, Bornéo, Sibérie, Oural). Le platine est toujours mélangé dans la nature avec d'autres métaux ayant des propriétés analogues aux siennes : palladium, iridium. rhodium, ruthénium et osmium. Ces derniers sont appelés métaux de la mine de platine. On l'extrait des alluvions par lavage des sables. Le minerai, traité par l'eau régale, abandonne son métal, qu'il suffit de précipiter par du sel ammoniac pour obtenir une masse jaune qui, par calcination, donne le platine en mousse. La séparation du platine est assez compliquée. C'est un métal blanc grisâtre, mou, ductile, malleable, très tenace, a pour densité 21,4; il condense dans ses pores, surtout à l'état de mousse, des quantités considérables de gaz; cette condensation facilite les combinaisons (action catalytique). Le platine ne s'oxyde à aucune température, se combine facilement au phosphore, à l'arsenic, au silicium et aux métaux fusibles, plus difficilement au soufre, au chlore, au fluor; il est inattaquable par les acides chlorhydrique et azotique séparés, mais attaqué facilement par l'eau régale, et plus lentement par l'acide sulfurique nitreux, la potasse, l'azotate de potassium, le cyanure de potassium. Avec l'oxygène, le platine forme un oxyde basique ou oxyde platineux PtO et un anhydride PtO2 ou oxyde platinique; avec le chlore, il forme les composés correspondants PtCl2 (chlorure platineux) et PtCl4 (chlorure platinique). Le premier donne avec les sels alcalins les chloroplatinites, les seconds des chloroplatinates, dont l'insolubilité a été utilisée dans l'extraction et la purification du platine. Un certain nombre de combinaisons ammoniacales se rattachent aux deux chlorures précédents. Enfin, l'action du cyanure de potassium sur le platine donne du platinocyanure de potassium  en cristaux dichroïques, fluorescents. 

    Pléistocène. - Première période du Quaternaire. Elle suit le Pliocène et précède l'Holocène. Elle due de 1,81 million d'années à 11 560 ans avant le présent.

    Pliocène. - Epoque géologique finale du Néogène, qui précède immédiatement le Pléistocène et qui succède au Miocène. Elle s'étend de 5,3 à 1,81 millions d'années avant le présent.

    Plomb (Pb). - Corps simple de numéro atomique 82; masse atomique :  207,2.C'est un métal gris, fusible à relativement basse température (température de fusion :  327,4 °C), très malléable, qui se raie à l'ongle, onze fois plus dense que l'eau. Ses usages sont très connus : avec l'étain, il forme la soudure des plombiers; avec l'antimoine, il a constitué le métal des caractères d'imprimerie. - Très répandu dans la nature, le plomb se trouve rarement à l'état natif, mais à l'état de galène, de céruse, de massicot ou de minium.

  • La galène est un sulfure de plomb (PbS) cristallisé en cube. Elle est d'un gris de plomb, douée d'un brillant éclat métallique, non ductile et ne se coupant pas. Presque tout le plomb du commerce est extrait de la galène : pour cela, il suffit de griller la galène avec du fer

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  • La céruse (PbCO3) est an carbonate de plomb qui se rencontre en filons  exploitables elle est incolore, blanche ou jaunâtre, donne une poussière blanche.

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  • Le massicot (PbO) est un oxyde jaune de plomb.

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  • Le minium (Pb3O4) est un oxyde rouge qui se forme par l'altération superficielle de la galène.
  • Pluie. - Eau qui tombe par gouttes de l'atmosphère. La pluie est produite par la condensation en gouttelettes de la vapeur d'eau de l'air venue des zones d'évaporation océaniques, et transportées en masses nuageuses. La condensation se produit lorsque survient une diminution notable de température qui abaisse le point de saturation de l'air, Cette condition est réalisée surtout lorsque les vents marins frappent des surfaces continentales qui les obligent à s'élever. Aussi, les chaînes de montagnes en bordure des mers sont-elles généralement fort arrosées. La pluie est un élément essentiel du climat d'un pays. Elle est en même temps le principal facteur de l'hydrographie, et sa répartition saisonnière règle le régime des cours d'eau. Mesurée au pluvionièlre , elle est en rapport avec les vents dominants, l'altitude et l'exposition du lieu. Dans les régions de climat océanique de la zone tempérée, les pluies sont abondantes et régulières, favorisant la végétation, particulièrement celle des céréales et des arbres. En France, il tombe environ 600 millimètres d'eau par an. Au contraire, dans les régions de climat continental, et notamment dans les dépressions sans écoulement vers la mer, elles deviennent plus rares, moins régulières, et leur absence est la cause principale de la physionomie désertique de certaines régions. Dans les pays tropicaux, l'alternance des vents de mousson donne naissance à une saison humide régulière, caractérisée par de fortes précipitations pendant trois à six mois de l'année (lnde, Vietnâm). Enfin, dans la zone équatoriale, les pluies, particulièrement les fortes pluies d'orage, sont fréquentes et alimentent une végétation d'une incomparable richesse (forêts).

    Plutonium (Pu). -  Corps simple artificiel  de numéro atomique 94 et de masse atomique 144.

    Poids. - Le poids est la force que la pesanteur exerce sur un corps.

    Point matériel. - Intervenant dans les questions de dynamique, le concept de point matériel est à mi-chemin entre les mathématiques et la physique. Les mathématiques permettent de définir le point comme un espace sans dimensions; la physique en appelle à une des caractéristques classiques de la matière : sa masse. Ainsi le point matériel est l'élément d'une corps supposé infiniment petit et cependant massif (la masse pouvant être prendre une valeur arbitraire, indépendamment de toute considération réaliste). Lorsqu'on parle, par exemple, du mouvement du centre de gravité (ou de masse) de la Terre pour décrire son déplacement orbital, c'est d'un point matériel particulier qu'il s'agit. Le centre de masse est à la fois ponctuel  au sens mathématique et possédant la masse de la Terre toute entière, comme si elle y était concentrée.

    Point vernal (Le Repérage des astresColure). - C'est le premier des points équinoxiaux, ou point d'intersection de l'équateur celeste avec l'écliptique. C'est en même temps le point où se trouve le Soleil le jour de l'équinoxe de printemps (dans l'hémisphère nord), et il est appelé pour cette raison point vernal (du latin ver = printemps). Ce point change d'une année sur l'autre du fait de la précession de l'axe de rotation de la Terre. Il est actuellement dans la direction de la constellation des Poissons.

    Points cardinaux. - Les points cardinaux sont les points de rencontre de la méridienne d'un lieu et de l'horizontale perpendiculaire à cette ligne avec l'horizon apparent. Dans l'hémisphère Nord, la direction de l'ombre d'un style vertical à midi, ou la méridienne, étant prolongée depuis le style jusqu'à l'horizon, donne le point cardinal appelé Nord ou Septentrion. L'extrémité opposée de cette ligne est le Sud ou le Midi. Si l'on se place de manière à voir le Nord devant soi, l'Est, le Levant ou l'Orient est à droite; l'Ouest, le Couchant ou l'Occident, se trouve à gauche. (Le Repérage des astres*).



    Michel Viegnes, Imaginaires des points cardinaux, Imago, 2005.

    Polarisation. - Ensemble des propriétés particulières que présente un rayon de lumière réfléchi ou réfracté.  Lorsqu'une lumière naturelle, c'est-à-dire provenant directement d'une source (soleil ou flamme par exemple), a été réfléchie par un miroir, ou réfractée, on dit qui elle est polarisée. Les nouvelles propriétés qu'elle a acquises constituent les phénomènes de polarisation. Lorsqu'un rayon a été polarisé par réflexion sur un premier miroir (polariseur), on constate, en le recevant sur un second (analyseur), que l'intensité du rayon réfléchi varie avec l'angle d'incidence sur l'analyseur, et l'on peut même obtenir l'extinction totale, lorsque le rayon incident tombe sous un certain angle appelé angle de polarisation, Le plan d'incidence correspondant est le plan de polarisation, et la tangente de l'angle de polarisation égale l'inverse de l'indice de réfraction de la substance (loi de Brewster). Pour étudier les phénomènes de polarisation, on a recours le plus souvent à la double réfraction. - Les curieux effets de coloration des lames minces cristallisées, quand on les observe avec un analyseur en lumière polarisée, ont été désignés par Arago sous le nom de polarisation chromatique. Il appela polarisation rotatoire les phénomènes produits par l'interposition d'un quartz perpendiculaire entre un polariseur et un analyseur biréfringent. Il fut constaté que le plan de polarisation est dévié à droite (quartz dextrogyre) ou à gauche (quartz lévogyre). On a trouvé, depuis, de nombreuses substances qui possèdent, comme le quartz, le pouvoir rotatoire. - Faraday montra qu'un corps transparent placé, entre les branches d'un puissant électro-aimant, acquiert temporairement le pouvoir rotatoire. Ce phénomène est appelé polarisation rotatoire magnétique. -  Plan de polarisation : plan déterminé par le rayon incident et le rayon polarisé. - Angle de polarisation : angle d'incidence sous lequel la polarisation est complète. - Polarisation d'une pile : diminution de l'intensité du courant d'une pile, par suite de réactions chimiques intérieures.

    Pôle. - La Terre effectue son mouvement de rotation autour d'une droite idéale légèrement inclinée sur le plan de l'orbite, l'axe de la Terre. Les deux points où cet axe rencontre la surface de notre globe sont les pôles de la Terre : pôle nord et pôle Sud. Les autres planètes ont d'ailleurs, de même que la Terre, leurs axes et  leurs pôles. Si maintenant on prolonge par la pensée jusqu'à la sphère céleste l'axe de la Terre, on a l'axe du monde, et les points on cet axe semble s'appuyer sur  la voûte céleste sont les pôles du monde, ou pôles de l'équateur céleste : pôle boréal dans l'hémisphère boréal, pôle austral dans l'hémisphère austral. Le ciel étoilé paraît tourner autour de ces pôles en sens contraire du mouvement de rotation de la Terre, c.à-d., si l'on regarde, par exemple, le pôle Nord, en sens contraire du mouvement des aiguilles d'une montre, et, chaque nuit, les mêmes étoiles se retrouvent à la même place par rapport à ces pôles. C'est le mouvement diurne. En réalité, il se produit, par suite du mouvement de précession, un déplacement continu du pôle; mais il est séculaire, c.-à-d. appréciable seulement au bout d'un nombre considérable d'années. Les pôles de l'écliptique sont les extrémités de la perpendiculaire au plan de l'écliptique menée par son centre; ils sont éloignés des pôles de l'équateur d'une quantité égale à l'inclinaison de l'écliptique. Les pôles de l'horizon sont les extrémités de la perpendiculaire menée au cercle d'horizon par le pied de l'observateur; celui qui est au-dessus de sa tête est le zénith, l'autre, à l'antipode, le nadir.

    Polonium (Po). - Corps simple radioactif gris-argenté, et de numéro atomique 84; masse atomique :  209. C'est la première substance radioactive, voisine du bismuth, découverte par Marie Curie et Pierre Curie (1898) dans la pechblende où elle accompagne le radium.

    Population stellaire. - On désigne ainsi les différentes familles d'étoiles rangées selon leur composition chimique. Cette notion a été introduite par Baade en 1941. L'astronome distinguait : 

    Population I - Les étoiles que l'on rencontre dans le voisinage du Soleil, dans les amas ouverts, et plus généralement dans le disque des galaxies spirales sont dites de population I. Elles correspondent à des étoiles relaivement jeunes.

    Population II  - Ces étoiles sont plus anciennes que les précédentes. On les rencontre principalement dans le halo des galaxies spirales et constituent en particulier la population des amas globulaires.

    On ajoute aujourd'hui à ces deux types de populations une population I extrême, constituée des étoiles les plus jeunes, et l'on évoque aussi la possible existence d'étoiles de population III, qui seraient les premières étoiles formées, et dont on attend qu'elles ne présentent aucun signe de pollution par des éléments lourds, puisqu'il n'y aurait eu aucune génération d'étoiles antérieures. Actuellement aucune étoile de population III n'est connue. Il est possible, en fait qu'il n'en existe plus. Si les toutes premières étoiles étaient très massives, elles ont dû exploser très tôt et disperser autour d'elles les éléments qu'elles avaient synthétisées, affectant ainsi la composition chimique de leurs contemporaines. 

    Porphyre. - Le porphyre est une roche éruptive ancienne composée dune pâte feldspathique, dans laquelle sont disséminés des cristaux de feldspath. Cette roche forme généralement d'étroits filons et des veinules, plutôt que des massifs considérables. Autrefois, on a quelquefois employé le porphyre pour le pavage des rues; on a fait des essais à Paris notamment. Le porphyre poli présente, sur un fond généralement roue vif ou violacé, des taches blanchâtres de feldspath. Il est employé en architecture, surtout comme élément décoratif. 

    Position. - Place d'un objet dans l'espace déterminée par ses coordonnées.

    Positon (parfois on trouve aussi : Positron). - c'est le nom donné à l'anti-électron, ou électron positif (Les particules élémentaires).

    Potassium  (K). - Corps simple de numéro atomique  19; masse atomique : 39,096. Ce métal alcalin est extrait de la potasse par Davy en 1807. Le potassium existe à l'état de chlorure dans l'eau de mer; on le prépare en traitant le carbonate de potassium par le charbon. On l'extrait aussi par électrolyse du chlorure fondu, etc. Le potassium a pour densité 0,859; il fond à 63,65°C, et bout à 760°C ; il est dur et cassant à froid, mou comme la cire à 15°C. Il est très oxydable et décompose l'eau à froid en enflammant l'hydrogène dégagé, Cette propriété réductrice le fait employer dans la métallurgie de l'aluminium, du mégnésium et, dans les laboratoires, pour l'analyse des gaz; cependant, la violence de ses réactions lui fait préférer le sodium. Le potassium se combine directement à l'oxygène, et donne deux oxydes, K2O, dont l'hydrate KOH est la potasse et le peroxyde K2O2 ; de même, il donne, directement avec le soufre, des sulfures. Le chlorure de potassium KCl se retire des eaux-mères des marais salants et de gisements naturels comme la sylvinite, la carnallite, des salins de betteraves, des cendres de varechs; le bromure et l'iodure de potassium peuvent se préparer par l'action directe du brome et de l'iode sur la potasse. Les ferrocyanures de potassium (cyanure de fer et de potassium) sont employés dans la fabrication du bleu de Prusse; le sulfate de potassium SO4K2 (sel de Glaser) est un purgatif employé en médecine et en agriculture; le chlorate de potasium sert à la préparation de l'oxygène et à la fabrication des allumettes, des explosifs. etc.; le bichromate de potassium à la fabrication du jaune de chrome; l'hypochlorite de potassium ou eau de Javel est un décolorant et un désinfectant; le permanganate de potassium sert de désinfectant; le silicate ou liqueur des cailloux a été employé pour enduire certaines pierres tendres afin de les durcir. L'azotate on salpêtre, ou nitre, sert à fabriquer Ia poudre noire ses sels sont presque tous solubles dans l'eau et colorent la flamme en violet.

    Potentiel. - En mécanique, l'énergie potentielle d'un corps est le travail que le corps serait susceptible de fournir. - En électricité, le potentiel en un point d'un champ électrique est le nombre d'unités de travail qu'il faudrait effectuer pour transporter une charge depuis ce conducteur jusqu'à l'infini  (en pratique, jusqu'au sol qui est considéré comme de potentiel nul). Deux corps qui ont même potentiel sont dits au même niveau électrique. En mettant en contact deux corps ayant un potentiel différent, le potentiel de l'un s'élève, celui de l'autre s'abaisse, jusqu'à ce que les deux corps aient atteint le même niveau électrique. Les différences de potentiel se mesurent en volts. Tous les points qui, dans un champ électrique, ont même potentiel sont situés sur une surface que l'on appelle surface équipotentielle ou surface de même niveau.

    Poussière. - 

    Poynting-Robertson (effet). - 

    Praséodyme (Pr). - Corps simple de numéro atomique 59; masse atomique :  140,91. C'est un métal jaune clair  extrait d'un oxyde du groupe des terres rares. Il fond à 140 °C ; ses sels sont verts, et il se rapproche du cérium par ses propriétés.

    Prébiotique. - Sert à qualifier tout phénomène ou condition jugés nécessaire à l'apparition d'organismes vivants.

    Précession. - Mouvement rétrograde des points équinoxiaux.

    Pression. -  On peut définir la pression en un point de la façon suivante : considérons un plan passant par ce point et sur ce plan entourons le point d'une courbe fermée sans inflexion et très petite; à l'intérieur, l'aire est aussi très petite : c'est ce que l'on appelle un élément de surface. Cet élément est soumis à l'action mutuelle de tous les points voisins, action qui se compose en une force unique appliquée en un certain point de l'élément de surface ou, dans le cas le plus général, en deux forces appliquées en deux points A et B de cet élément. Supposons maintenant que par le point situé au milieu de AB nous menions de s droites égales et parallèles à ces deux forces, et que nous construisions la résultante de ces deux forces ainsi transportées; appelons dF cette résultante. Si maintenant nous faisons tendre vers zéro l'élément de surface considérée de façon à ce qu'il contienne toujours le point en question, les deux forces auxquelles nous avons ramené toutes les autres tendront vers la résultante dF que nous venons de considérer. Celle-ci en même temps tendra on direction vers une position déterminée et en grandeur vers zéro, mais le rapport dF/dS tendra en général vers une limite; c'est cette -limite que l'on appelle la pression au point considéré; elle est dirigée vers la direction limite de dF. Tous les corps, qu'ils soient solides, liquides ou gazeux, sont soumis, en chaque point de leur surface, à des pressions. Sans parler de celles qui peuvent être dues à des actions moléculaires et en s'en tenant exclusivement à celles exercées par des agents extérieurs : pesanteur, atmosphère, actions et réactions diverses nées de causes artificielles, on conçoit qu'elles peuvent déterminer, dans la position et l'état des corps, deux ordres de modifications : les unes portant sur leur volume, les autres sur leur forme ou leur équilibre. Lorsque la pression a pour résultat une diminution de volume, elle prend le nom de compression. La pression que la couche d'air qui enveloppe la Terre exerce sur tous les objets placés à sa surface s'appelle pression atmosphérique, celle des fluides pesants sur les parois des vases qui les contiennent, pression hydrostatique. Le principe d'Archimède domine toute l'hydrostatique. Il a des applications importantes : la presse hydraulique, les niveaux, etc.

    Primaire (ère) (Paléozïque)

    Printemps (L'Année et les saisons*). - C'est une des quatre saisons de l'année. Il se place entre l'hiver et l'été et  commence lorsque le Soleil, s'avançant vers le zénith, a atteint une hauteur méridienne moyenne, entre sa plus grande et sa plus petite; c'est-à-dire, lorsqu'il est arrivé au point de l'écliptique qui coupe l'équateur, et il finit lorsque le Soleil, continuant de s'approcher du zénith, a atteint sa plus grande hauteur méridienne, c'est-à-dire, lorsqu'il est arrivé au point de l'écliptique qui coupe le colure des solstices : ainsi pour les habitants de l'hémisphère boréal, au moins pour les habitants de la zone tempérée et de la zone glaciale boréales, le printemps, qui suit l'hiver et précède l'été, commence le 20 ou 21 mars; et il finit le 21 ou  22 juin. Mais pour les habitants de la zone tempérée et de la zone glaciale australes; le printemps commence le 22 ou 23 septembre; et il finit  le 21 ou 22 décembre. Au printemps dans un hémisphère correspond l'automne dans l'hémisphère opposé.

    Prisme. - 

    Processus. - 

    Projections cartographiques. - 

    Prométhium (Pm). - Corps simple de numéro atomique 61; masse atomique :  145. C'est un élément du groupe des terres rares.

    Proplyd (protoplanetary disk). - Petit nodule visible dans certaines nébuleuses. Se comprend comme une première étape dans la formation d'un système planétaire.

    Proctactinum (Pa). - Corps simple métallique gris-argenté, et de numéro atomique 91; masse atomique :  231,036. 

    Proto-étoile. - 

    Protogalaxie. - 

    Protogine (pétrographie). - On a donné ce nom à des roches très développées dans les massifs du Mont Blanc et du Pelvoux, d'aspect grossièrement schistoïdes, renfermant du quartz, du feldspath et de la chlorite. Ces roches sont des granites, de composition un peu spéciale et ayant pris souvent un aspect particulier par suite des actions mécaniques énergiques auxquelles elles ont été soumises pendant les plissements des massifs on elles se rencontrent. La protogine du Mont Blanc est, au point de vue pétrographique, d'après Michel Lévy, un granite à grands éléments, pauvre en mica noir et dans lequel le feldspath n'est que rarement de l'orthose, ici remplacé par du microcline et surtout par de l'anorthose, c-à-d, la variété triclinique sodique d'orthose. Le quartz se trouve en grandes plages moulant tous les autres éléments, comme dans un granite typique; mais il a été habituellement froissé, et ces plages souvent transformées en mosaïque par les actions mécaniques. D'autre part, le mica noir se montre généralement altéré et verdi, et il y a eu injection, dans les cassures de la roche broyée, d'une nouvelle venue de quartz très finement grenu chargé d'un peu de chlorite, qui moule tous les fragments de la roche. La protogine du Pelvoux, étudiée par Termier, est un granite à gros grain, renfermant de la biotite verdie et chloritisée, un feldspath plagioclase très voisin de l'albite moulé par un autre feldspath sodico-potassique (anorthose et associations pethitiques) et du quartz. Au point de vue chimique, ce granite se caractérise surtout par sa richesse en alcalis et principalement en soude, dont la proportion dépasse celle de la potasse. (L. B.).

    Protoplanète. - Planète en formation. 

    Proton. - Le proton est l'une des particules qui, avec le neutron, composent, en nombre variable, les noyaux des atomes. Il possède une charge positive, égale (et de signe opposé) à celle de l'électron. De même que le neutron, le proton est constitué de trois quarks. C'est un baryon.

    Protubérance. - Saillie lumineuse  irrrégulière, vaguement cônique, ayant l'apparence d'une flamme, que l'on observe (par exemple lors des éclipses totales) à la surface (chromosphère) du Soleil. De façon plus générale, on désigne sous le nom de protubérance les filaments lumineux, ainsi que les amas, jets, panaches, etc., qui se présentent comme appendices de la chromosphère. On a montré que ces protubérances peuvent s'élever à 400.000 kilomètres de la surface solaire; elles se transforment avec la plus grande rapidité.

    Pulsar. - Etoile à neutrons en rotation rapide émettant dans une direction déterminée, comme un phare, un faisceau de rayonnement électromagnétique qui, lorsqu'il est capté, donne l'image d'une étoile ayant des pulsations très rapides (pulsar = pulsating star). Ces pulsations ont une période qui est de l'ordre de la milliseconde à l'ordre de la seconde.

    Pyrite. - La pyrite (du grec pyr, pur =  feu) est une combinaison de soufre avec le fer ou le cuivre pyrite de fer. - On appela d'abord pyrite le sulfure jaune de fer, parce qu'il donne du feu au choc de l'acier. On applique aujourd'hui ce nom, par extension, aux autres sulfures métalliques, et aussi à certains arséniures et à des composés doubles de métaux et de soufre. Il y a trois genres de pyrites de fer : le cubique, ou jaune; le marcite, ou blanc, et le magnétique. On emploie beaucoup les pyrites cubiques pour la fabrication de la couperose et de l'acide sulfurique, et, en Suède, pour celle du soufre sublimé : on en exporte d'Espagne en Grande-Bretagne. La pyrite de cuivre (calcopyrite de Dana) est le minerai de cuivre ordinaire de la Cornouaille. C'est un sulfure double de cuivre et de fer, ainsi composé : soufre, 34.9 %; cuivre, 36.6%; fer, 30.5%.

    Pyroxène. - Les pyroxènes sont des minéraux rangés dans le groupe des Inosilicates. Les éléments des pyroxènes sont la silice, le fer, la chaux, le magnésie. On distingue plusieurs espèces, parmi lesquelles : 

  • Le diopside, qui est blanc, vert pâle, ou gris verdâtre; 

  •  
  • Le diallage, qui est jaune ou brun, chatoyant;

  •  
  • L'augite, qui est d'un brun très foncé ou très noir. On le nomme pyroxène des volcans, parce qu'il est abondamment disséminé dans les roches éruptives.
  • .


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