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N
Nacre. - On reconnaît, quand on examine une coquille bivalve, que chacune de ses valves se compose de deux parties bien distinctes; la couche interne constitue la nacre la couche externe se nomme le têt. Ces deux parties, d'aspect très différent, sont sécrétées : la première, par la partie centrale et postérieure du manteau; la seconde, par les bords glanduleux de celui-ci. La nacre est formée de couches minces, presque parallèles entre elles, tandis que le tôt se compose de fibres coniques. L'analyse a montré que la nacre est une substance calcaire contenant en outre une petite quantité de matière organique; son irisation est due à un simple phénomène d'interférence et sa couleur varie suivant la structure de sa surface; ainsi on distingue : la nacre franche, qui est la plus recherchée, et la nacre bâtarde (blanche ou noire). La surabondance de sécrétion de la nacre, qui se produit chez certains bivalves, donne souvent naissance à des tubérosités, qui tantôt adhèrent à l'intérieur des valves, tantôt sont logées sous la partie charnue du mollusque; dans ce dernier cas, les dépôts successifs de matière nacrée augmentent le volume de ces tubérosités qui affectent la forme sphérique ou ovoïde et deviennent les perles fines si recherchées par leur translucidité et leur orient. (E. Maglin).

Nageoires, Penna des Latins. - On appelle ainsi les organes qui servent à la locomotion des Poissons, et qui leur tiennent véritablement lieu de membres. 

Nageoire dorsale. - On appelle ainsi la nageoire qui existe sur le dos des poissons. La forme, la grandeur, la consistance, la position, etc., de cet appendice ont été employées par les ichthyologistes comme caractères zoologiques dans les classifications.

Naissance. - Nous n'avons pas besoin de définir longuement la naissance; c'est la terminaison de la gestation chez les animaux mammifères, le passage, de la vie intra-utérine du foetus à la vie extra-utérine. Dans l'espèce humaine, elle a lieu  environ 280 jours après la conception - c'est-à-dire 9 mois calendaires (10 mois lunaires) -, quelques jours de plus, quelques jours de moins. 

Nasal. - Épithète que l'on applique à certaines parties du nez, ainsi : + Artère nasale, terminaison de l'artère ophthalmique; + Bosse nasale, située entre les arcades sourcilières; + Canal nasal ou lacrymal, par lequel les larmes coulent dans le nez; + Échancrure nasale, située au-dessous de la bosse nasale; - Plusieurs épines sont appelées nasales : + Fosses nasales; + Nerf nasal, branche de l'ophthalmique qui pénètre dans l'orbite par la fente sphénoïdale, puis dans les fosses nasales par le trou orbitaire interne antérieur; + Os naseaux ou os propre du nez.

Os nasal.
Os propre du nez 
vu par sa face externe.

Naseaux (anatomie, zoologie). - Expression par laquelle on désigne, chez les grands mammifères et particulièrement chez le cheval, la double ouverture extérieure de l'extrémité du canal qui conduit l'air dans les poumons. Ils sont formés par la peau qui en se repliant se continue avec la muqueuse (Membranes) du nez. Leur capacité doit être en rapport avec la quantité d'air nécessaire à une ample respiration. Ils sont très mobiles, peuvent se dilater et se rétrécir suivant le besoin. 

Natation. - Ensemble des mouvements qui permettent aux animaux de se mouvoir à volonté dans l'eau. Ils ne sont pas naturels à l'humain. Rien dans l'humain n'est fait pour ce genre d'exercice; que l'on compare la forme générale de son corps avec celle des poissons, d'une part, et d'autre part la conformation de ses membres avec celle des mammifères, des oiseaux, des reptiles nageurs, on sera bientôt convaincu, que pour nager, l'humain a besoin de faire des efforts considérables. Il en est de même d'un grand nombre d'autres animaux. 

Nauplius. - On donne ce nom à une phase larvaire très répandue chez les Crustacés et que l'on considère comme le type primitif de ces animaux. C'est sous la figure du Nauplius que les formes inférieures sortent de l'oeuf, et, si on ne la retrouve généralement pas au cours de l'évolution des formes supérieures, c'est que cette phase a lieu dans l'œuf et que le jeune animal éclôt à un degré d'organisation plus élevée, d'ordinaire sous la forme Zoea. Les Nauplius varient par leurs caractères extérieurs suivant les groupes d'où ils proviennent, mais ils présentent toujours un ensemble de caractères constants : ce sont des larves de forme ovale, non segmentées, portant trois paires de membres et dont la région postérieure, amincie, se termine par l'anus; elles portent un oeil simple, médian. Les Crustacés inférieurs ne présentent que cette forme larvaire, et quelques-uns même ne s'en écartent que peu à l'âge adulte; les types plus élevés en organisation traversent, après cette phase et à la faveur de mues successives, d'autres phases larvaires plus ou moins nombreuses, par lesquelles ils se rapprochent de leur forme définitive et de l'âge adulte. (R . Moniez).

Naviculaire . - Se dit des organes des plantes dont la forme offre une certaine ressemblance avec une nacelle. Un bon exemple de pétales naviculaires se trouve dans une plante nommée Cookie ponctuée (Cookia punctata, Sonnerat). Ce terme s'applique souvent aux enveloppes florales des graminées, glumes ou glumelles, concaves et plus ou moins comprimées latéralement; ainsi les glumes du blé d'été sont naviculaires. Les valves d'un fruit peuvent être aussi naviculaires, comme dans le pastel (isatis tinctoria, L). 

Naviculaire (os). - En anatomie vétérinaire, on nomme os naviculaire un petit os allongé, situé derrière l'articulation des deux dernières phalanges. Sa face externe forme une coulisse sur laquelle glisse le tendon élargi du muscle perforant ou fléchisseur profond des phalanges. Cet os a encore reçu les noms de os de la noix, petit sésamoïde

Nerf. - Cordon qui relie un centre nerveux au différents organes et par lequel transitent les informations (concernant la motilité, la sensibilité, la nutritions, etc.) entre ces centres nerveux et ces organes.

Nerf occipital et sous-occipital. - Au nombre de deux, ces nerfs vont l'un à droite, l'autre à gauche. Ils naissent des parties latérales, à l'extrémité supérieure de la moelle épinière, au-dessous de son renflement supérieur. Ils sortent du canal vertébral, entre l'occipital et l'atlas, par le conduit fibreux qui loge l'artère vertébrale, et se divisent ensuite chacun en deux branches, l'une antérieure, l'autre postérieure.

Nervation, nervures (botanique). - On appelle Nervures, les faisceaux vasculaires qui parcourent le limbe de la feuille. La Nervation est le mode de distribution des nervures dans le limbe.

Nerveux (système). - Ensemble des nerfs et des organes (moelle, cerveau) qui commandent, via ces nerfs, aux différentes fonctions du corps.

Neurépine. - Chacune des apophyses épineuses des arcs vertébraux supérieurs ou neurapophyses.

Neurone. - Les neurones ou cellules nerveuses sont les cellules dont est constitué le système nerveux, et par lesquelles transitent les influx nerveux. Le corps cellulaire proprement dit des neurones est doté de prolongements de deux sortes : l'axone et les dendrites. L'axone, filiforme, est relié à l'axone d'autres neurones ou à un quelconque organe effecteur (muscle, en particulier) par une jonction appelée synapse. Les dendrites, pour leur part, sont une série de prolongements rayonnants, qui relient directement le neurone considéré aux neurones qui l'environnent.



Jean-Gaël Barbara, La naissance du neurone. Constitution d'un objet scientifique au XXe siècle, Vrin, 2010.2711622614
Névramphipétale (botanique), . - Se dit des fleurs dont les pétales sont entourés d'une nervure (synonyme peu usité de synanthérées).

Névraxe (anatomie).  - Ensemble des centres nerveux comprenant l'encéphale et la moelle épinière (Système nerveux).

Névrilème. - Sorte de gaine qui enveloppe les nerfs. Le névrilème est une gaine de tissu lamineux, qui forme l'enveloppe de chaque nerf. Il se prolonge autour de chaque fibre nerveuse et y amène les vaisseaux nourriciers. Le névrilème du tronc nerveux se continue avec la pie-mère; il disparaît à l'extrémité des nerfs.

Névrilité, neurilité ou nervilité. - La névrililé est la propriété des nerfs d'agir, soit pour percevoir les impressions, soit pour imprimer des mouvements; c'est l'analogue de la propriété musculaire, qui est la contractilité. Comme cette dernière, la névrilité persiste un certain temps après l'excision de la cellule nerveuse, ainsi que l'on peut le constater par les agents chimiques, physiques, ou l'électricité.

Névroglie.  - Substance qui remplit les espace intercellulaires du  système nerveux. La névroglie, ou tissu connectif des centres nerveux se présente tantôt sous forme de filaments formant des réseaux serrés (substance grise), tantôt sous forme de lamelles réticulées (substance blanche), ou encore sous forme de gelée. 

Nez. - C'est cette portion saillante de la face,, particulière à l'humain, située au-dessous du front, au-dessus de la lèvre supérieure, en avant des fosses nasales. Il a la forme d'une pyramide triangulaire, dont le sommet, nommé racine, se continue avec la partie inférieure du front; les faces latérales sont les ailes. La base, terminée en avant par une saillie arrondie que l'on nomme lobe, est percée de deux ouvertures ovalaires d'avant en arrière qui constituent les narines, continuellement béantes et livrant passage à l'air et au mucus sécrété par les fosses nasales. Les parties solides, qui donnent et maintiennent au nez la forme que nous lui connaissons, sont les apophyses montantes de l'os maxillaire supérieur, les os propres du nez, plusieurs cartilages minces, dont le plus considérable est le cartilage de la cloison qui complète en avant la cloison osseuse des fosses nasales formée par le vomer. Les cartilages latéraux des ailes du nez ou des narines, donnent à cet organe sa forme, ses dimensions, et permettent les mouvements qui lui sont imprimés par les muscles pyramidaux, transverses, élévateurs des ailes du nez, incisifs. Une portion de la peau de la face, une membrane muqueuse, prolongement de la pituitaire, des artères, des veines, des vaisseaux lymphatiques complètent l'ensemble des parties qui constituent le nez. Placé à l'entrée des fosses nasales, c'est par lui que s'introduisent les émanations qui vont provoquer le sens de l'odorat, et la pins grande partie de l'air qui pénètre dans les poumons. Chez la majeure partie des animaux supérieurs, le nez prend les noms de groin; trompe, museau, etc.

Nid. - On appelle ainsi généralement une espèce de loge que construisent la plupart des oiseaux pour y déposer leurs oeufs et y élever leurs petits. Mais ce ne sont pas les seuls animaux qui aient besoin de recourir à ce moyen; beaucoup de mammifères, quelques poissons même, parfois certains mollusques, mais surtout une grande quantité d'insectes font des nids; il est vrai que la plupart du temps ces constructions ne sont pas seulement destinées à recevoir la progéniture, mais qu'elles servent encore d'habitation permanente à une famille ou à des générations nombreuses. 

Noué. - Lorsque dans la fleur la fécondation de l'ovaire a eu lieu, les parties qui y ont concouru, et qui sont désormais inutiles, se dessèchent et tombent pour faire place au jeune fruit. On dit alors que le fruit est noué. Dans cet état, il craint moins les intempéries de la saison; mais il n'est pas assez vigoureux encore pour résister aux pluies froides, aux gelées blanches, surtout lorsqu'elles sont suivies d'un soleil ardent ou d'un vent âpre et vif.

Noyau, du latin nucleus ou nucellus, ayant peur primitif cnaou (naou), en celtique, noix. - En botanique, on nomme ainsi, en botanique, une loge du fruit dont les parois sont osseuses et contenant une seule graine ou amande. Le noyau est surtout renfermé dans les drupes, comme les abricots, les pêches, les prunes, etc. Il fait partie du péricarpe et non de la graine, comme on l'a cru pendant longtemps. C'est l'endocarpe solidifié. Lorsque les fruits, comme les nèfles, renferment plusieurs noyaux, ceux-ci sont nommés macules, et le fruit nuculaine. Dans quelques plantes, telles que certaines rhamnées, le noyau est divisé en plusieurs loges. - On donne aussi le nom de noyau à l'organite cellulaire qui renferme le génome de la cellule.

Nucelle. - On appelle ainsi dans la fleur le petit renflement globuleux qui constitué l'ovule à son premier âge. Et plus spécialement, on désigne sous le nom de nucelle, la troisième des tuniques constituantes de l'ovule dans l'ordre de leur superposition, la plus extérieure étant considérée comme la première. La cavité du nucelle est tapissée par le sac embryonnaire, qui dépasse souvent cette cavité, et c'est dans le sac embryonnaire que se développe la vésicle embryonnaire dans laquelle se forme l'embryon.

Nucléique (acide). - Macromolécule biologique qui porte l'information génétique d'une cellule et porte des instructions pour le fonctionnement de la cellule.

Nucléotide. - Monomère d'acides nucléiques; contient un sucre pentose, un ou plusieurs groupes phosphate et une base azotée.

Nuculaine. - On donne ce nom à un fruit qui est formé par la réunion de plusieurs drupes, et qui renferme ainsi plusieurs noyaux. Le fruit provient d'un ovaire libre ou adhérent: Le premier cas se rencontre dans le Sapotillier, le second dans le Néflier. - On emploie rarement le terme de Nuculaine, et, pour simplifier la nomenclature, on dit de préférence que la drupe est à 2 ou plusieurs noyaux. - Dans le Cornouiller, les noyaux sont soudés de façon à n'en présenter en apparence qu'un seul au centre du fruit. La drupe est alors dite à noyau multiluculane.

Nuque, cervix des latins. - C'est la partie postérieure et creuse du cou, au-dessous de l'occiput.

Nutrition. - La nutrition est l'ensemble des processus biologiques qui contribuent à développer et à entretenir le corps d'un être vivant, en introduisant constamment dans son intérieur des matériaux assimilables empruntés au monde extérieur et en éliminant les molécules matérielles qui ont terminé leur rôle dans l'organisme et ne doivent plus en faire partie; c'est ce qui constitue le double mouvement de composition et de décomposition, ou si l'on préfère d'assimilation et de désassimilation. Au sens actuel du mot, on ne rattache à la nutrition que les processus en relation avec l'absorption des aliments, leur digestion et leur excrétion. Dans le passé, la respiration était aussi considérée comme un des aspects de la nutrition. - Plusieurs fonctions secondaires effectuent ces deux grands processus de la vie : ainsi, chez les animaux, l'introduction des principes alimentaires par l'absorption digestive constitue la fonction de la digestion; au moyen de l'absorption générale, chez les animaux et les végétaux s'opère l'introduction d'eau et de substances liquides ou gazeuses, d'où la production de la lymphe chez les premiers, de  la sève chez les seconds; puis l'oxygène, les gaz pénètrent à leur tour par l'absorption respiratoire, c'est la respiration. Enfin la circulation distribue le sang dans le corps des animaux, la sève dans les végétaux. Voilà pour le mouvement de composition; quant au mouvement de décomposition, il s'opère par l'exhalation externe, l'exhalation respiratoire, par l'expulsion de l'eau et de l'acide carbonique, par la sécrétion, l'excrétion urinaire, les sécrétions biliaires, salivaires, etc. Ces différents actes constituent les fonctions de sécrétion et d'exhalation.

Nymphe. - En entomologie la nymphe correspond à un stade du développement de la métamorphose des Insectes. - On nomme aussi ainsi, en anatomie, les petites lèvres de la vulve.

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