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S
Sabot. - On désigne sous ce nom l'ongle des Mammifères-ongulés par opposition à celui des Mammifères onguiculés. Chez les Ongulés, l'ongle se développe de manière à recouvrir complètement la dernière phalange du doigt comme d'un dé à coudre, et l'animal n'appuie sur le sol que cette partie cornée qui protège parfaitement les régions palmaire et plantaire de l'extrémité des membres. Il n'y a d'exception que chez les Tylopodes (Chameaux et Lamas) où les sabots ne protègent que la région antérieure des phalanges : la région moyenne et postérieure de celles-ci forme une sole élargie et calleuse qui appuie sur le sol comme chez les Onguiculés, de telle sorte qu'au sens propre du mot, les Camélidés ne seraient pas de véritables Ongulés. (E. Trouessart).

Sac lacrymal. - C'est le commencement du canal nasal ou lacrymal; il est logé dans la gouttière lacrymale, formée elle-même par l'os- unguis et la branche montante du maxillaire supérieur, il se continue en bas avec le canal nasal, sans aucun changement.

Sacré, -ée. - Qui a rapport au sacrum; ainsi : 

Artères sacrées : Artère sacrée moyenne ou antérieure : née de la partie postérieure de l'aorte, elle se porte au-devant des vertèbres lombaires et se distribue au canal rahidien, aux muscles de la région lombaire et à la partie inférieure du rectumArtères sacrées latérales, une de chaque côté, fournies par les iliaques internes.

Canal sacré (Sacrum).

Nerfs sacrés, au nombre de 5 ou 6 paires, ils sortent du canal sacré par les trous du sacrum; ils se rendent aux parties qui forment cette légion et surtout aux muscles, et concourent à la formation du plexus-sciatique

Plexus sacré ou sciatique, formé par quelques-uns des nerfs lombaires et par les nerfs sacrés, est situé à la partie latérale et postérieure de la cavité-pelvienne et fournit des branches à toutes les parties contenues dans le bassin.

Région sacrée, qui est la continuation de la portion lombaire du tronc, s'étend en bas jusqu'au périnée, elle se compose de dehors en dedans des parties suivantes : la peau, l'aponévrose du grand dorsal, celle du sacro-spinal, l'os sacrum.

Sacrées (vertèbres). - Les cinq vertèbres sacrées sont soudées en un seul os, le sacrum, pièce osseuse résistante,  de forme pyramidale, deux fois plus large à sa base que le reste de la colonne vertébrale et sur les flancs de laquelle se fixe le bassin, auquel sont suspendus à leur tour les membres inférieurs. Leurs trous de conjugaison sont très nets et livrent passage à une touffe de nerfs, la queue de cheval; mais le canal rachidien qu'elles limitent est très étroit et la moelle épinière qu'il renferme, très effilée.  (F.-N. / A. Pizon).

Sacro-coccygien, qui a rapport au sacrum et au coccyx. - Articulation sacro-coccygienne : articulation qui a lieu entre le sommet du sacrum et la base du coccyx; elle est maintenue par les ligaments sacro-coccygiens antérieurs et postérieurs. - Muscle sacro-coccygien : le muscle sacro-coccygien antérieur est fléchisseur et le muscle sacro-coccygien postérieur extenseur du coccyx.

Sacro-lombaire (muscle). - Confondu inférieurement avec le long-dorsal, ce muscle s'attache d'une part à la crête de l'os iliaque, au sacrum, aux apophyses-épineuses des vertèbres-lombaires et dorsales; de là, arrivé au niveau de la douzième côte, il se divise en deux portions, l'interne constitue le muscle long dorsal, l'externe est le sacro-lombaire et remonte jusqu'aux apophyses transverses cervicales. Il redresse le rachis et contribue à le maintenir droit.

Sacrum, mot latin signifiant. chose consacrée, parce que les Anciens avaient coutume d'offrir aux dieux cette partie des victimes immolées en sacrifice. - Os situé à la partie inférieure de la colonne vertébrale, s'articulant avec les os iliaques pour former le bassin. Le sacrum, chez l'humain, est un os impair, symétrique et triangulaire, constitué par la soudure de cinq vertèbres atrophiées. Il s'unit aux os iliaques pour constituer le bassin ou ceinture pelvienne.

Sagapenum. - Espèce de gomme-résine, connue aussi sous le nom de gomme-séraphique, se rapprochant par ses caractères physiques et chimiques du galbanum et surtout de l'asa foetida. Dans le passé, le sagapenum entrait dans plusieurs préparations pharmaceutiques, telles que la thériaque, l'emplâtre diachylon gommé, etc. On le faisait venir en Europe depuis la Perse, et il arrivait en masses plus ou moins volumineuses, rarement en larmes. Selon les anciens auteurs, c'était, à son arrivée, une substance demi-transparente, molle, très impure, d'une odeur aliacée; il ne se colorait pas en rouge au contact de l'air et de la lumière comme l'asa foetida, et se distinguait du galbanum par sa couleur plus foncée. ll s'enflammait facilement et était composé de gomme et surtout de résine et d'huile volatile qui y dominaient.

Sagittale (gouttière, suture). - La gouttière sagittale s'étendant de la crête frontale à la protubérance- occipitale, est creusée sur l'os frontal, les deux pariétaux et sur l'occipital. - La suture sagittale est celle qui unit entre eux les deux pariétaux; elle est ainsi nommée, parce qu'elle rencontre à angle droit le milieu de l'arc formé par la suture fronto-pariétale et semble une flèche par rapport à cet arc.

Sagitté, -ée du latin sagitta = flèche. - Se dit de certaines parties des végétaux qui ont la forme d'un fer de flèche. Ainsi, les feuilles du liseron.

Salivaire (appareil). - Ensemble des organes qui sécrètent la salive (glandes salivaires ) ou qui forment les canaux par lesquels elle passe (conduits salivaires). Les trois principales glandes salivaires sont de chaque côté : la parotide, la sous-maxillaire et la sublinguale. Mais la salive est encore sécrétée par un grand nombre de petites glandes labiales, palatines, molaires, etc, Ce sont des glandes ou grappes formées d'un plus ou moins grand nombre d'acini.

Salive. - Liquide un peu visqueux qui coule dans la bouche. On doit considérer à part, d'après leur origine, la salive parotidienne, la salive sous-maxillaire, la salive sublinguale et bucco-labiale, et enfin la salive mixte, résultant du mélange des premières dans la cavité buccale : 1° La salive parotidienne, sécrétée par les glandes parotides et déversée dans la bouche par le canal de Sténon, est insipide et inodore au moment de la sécrétion. Sa densité est d'environ 1,006. Elle est alcaline et contient une quantité notable de carbonate de chaux en dissolution; elle transforme la fécule en dextrine et en sucre. 2° La salive sous-maxillaire, provenant de la glande sous-maxillaire, est fournie par le canal de Wharton; elle est moins fluide et un peu moins dense que la précédente, mais aussi alcaline. 3° La salive sublinguale et bucco-labiale se distingue des précédentes par sa grande viscosité; elle sert à agglutiner les parties du bol alimentaire et favorise la déglutition. 4° La salive mixte, c'est-à-dire formée par le mélange des précédentes, contient leurs principes constituants et un ferment soluble, la ptyaline ou diastase animale, qui jouit de la propriété de transformer l'amidon en glucose. - La sécrétion de la salive est surtout abondante pendant l'ingestion des aliments. Parfois, cependant, elle a lieu même en dehors des repas et constitue le ptyalisme.

Salvatelle (veine). - La veine salvatelle est située sur la face dorsale de la main près de son bord interne, commence à la face postérieure des doigts et à la face dorsale de la main par un réseau que forment des vénicules très nombreuses; en se réunissant en dedans de la main, elles constituent la veine salvatelle, qui remonte le long de la partie interne de l'avant-bras, où elle prend le nom de cubitale postérieure. - Les anciens médecins attribuaient à la saignée de cette veine une efficacité très grande dans certaines maladies, ce qui lui avait fait donner ce nom du latin salvus, en bonne santé, venant lui-même de servare, sauver.

Samare, samara, nom donné par Pline au fruit de l'orme. - On donne ce nom à un fruit sec, indéhiscent, divisé en 1 ou 2 loges qui contiennent plusieurs graines; le péricarpe est mince, membraneux et souvenu prolongé en ailes. Ces fruits existent dans l'orme, les érables, le frêne, le ptelea, etc. Dans l'érable, les 2 loges se séparent à la maturité, tandis qu'elles restent soudées dans le frêne et dans l'orme. D'après la classification des fruits adoptée par A. de Jussieu, le mot samare devrait être réservé au fruit composé d'un seul carpelle ailé. (Akène).

Sang. - Liquide rouge, qui circule dans les veines et dans les artères. Le sang est le liquide nourricier de l'organisme; il est porté dans tout le corps par les artères, et est ramené par les veines au coeur, qui l'envoie dans les poumons, où il s'oxygénise de nouveau. Le sang reçoit les matériaux provenant de la digestion, et il recueille les substances des déchets il est composé d'un liquide (plasma sanguin) dans lequel évoluent 40% de globules rouges et un petit nombre de globules blancs (1 blanc pour 1000 rouges). Le plasma contient environ 91% d'eau et 9% de matières fixes dissoutes formées principalement d'une substance albuminoïde : la fibrine. Les globules renferment 60 à 67% d'eau et 33 à 40% de matières fixes surtout constituées par de l'hémoglobine. Cette dernière substance sert d'intermédiaire pour la fixation de l'oxygène (hématose). Exposée à l'air, la fibrine, en se concrétant, détermine la coagulation du sang, qui se sépare en un sérum liquide et en un caillot de fibrine enveloppant les globules. 

Sanglot, singultus des Latins. - Phénomène expressif du mouvement d'expiration qui, dans son mécanisme, se rapproche beaucoup du rire, excepté qu'il est la manifestation des affections tristes et qu'il se mêle souvent aux pleurs (larmes). Il est déterminé par une convulsion du diaphragme qui tour à tour s'élève et s'abaisse, mais dans une plus grande étendue que dans le rire et avec moins de rapidité. Il peut présenter aussi plusieurs degrés d'intensité et a les mêmes effets physiques sur la circulation.

Saphène. - On qualifie ainsi deux veines des membres inférieurs : la saphène interne ou grande saphène, qui naît de la veine dorsale interne du pied, et la veine saphène externe ou petite saphène qui fait suite à la veine dorsale externe du pied . - Il y a par ailleurs trois nerfs saphènes : le saphène interne et les nerfs saphènes péronier et tibial : le sciatique poplité externe et  le sciatique poplité interne. 

Saprophytes. - Ce terme s'applique aux champignons vivant des produits de la décomposition des substances organiques ou directement d'organismes morts, à la différence des champignons parasites, qui vivent sur les végétaux ou animaux vivants.

Savane. - Les savanes sont de grandes plaines herbeuses, qui limitent en général la zone des forêts équatoriales. Elles correspondent à la zone climatique qui succède immédiatement à la région équatoriale proprement dite, et qui est caractérisée par une moindre précipitation d'eau et par la régularité de l'alternance entre la saison sèche et la saison humide. C'est, en général, la sécheresse continue pendant cinq ou six mois de l'année qui exclut des savanes les formes arborescentes de la végétation. Celle-ci se réduit alors à de grandes herbes, généralement des graminées, à développement rapide, et qui constituent parfois d'épais taillis ou brousse. De semblables formes de végétation existent, en Afrique, dans la vallée du Zambèze, et en Amérique. En Amérique, au Nord du Mexique où - si l'on met à part l'extension qui ont aujourd'hui les zones cultivées - elles se prolongent par des prairies (la Grande Prairie) jusqu'au Canada; en Amérique du Sud, la savane correspond aux llanos, qui forment la bordure septentrionale de la forêt amazonienne et les pampas, qui prolongent celle-ci vers le Sud. Humboldt a décrit les alternatives de sécheresse et de fécondité des llanos, presque déserts à son époque; tant que règne l'alizé du Nord-Est, la vie semble suspendue; les arbres ne peuvent s'y développer, mais la végétation herbacée est très puissante au moment des alizés du Sud-Est. Les pampas elles aussi ont fini par être peuplées et cultivées ou à accueillir de l'élevage extensif, même en dehors des vallées fluviales. 

Saut, saltus des Latins. - C'est un mode de progression dans lequel, par un mouvement général du corps, celui-ci est détaché du sol, élevé de terre et projeté en l'air à une certaine hauteur, d'où il retombe ensuite par le fait seul de son poids. Le saut est le résultat de la flexion, puis de l'extension brusque des articulations des membres. Sous l'action de cette détente, qui opère à la façon d'un ressort, le corps est détaché de terre et lancé dans une direction donnée, en suivant, comme le ferait un objet inanimé, une courbe parabolique. La longueur ou la hauteur du saut lui-même, c.-à-d. la forme et la dimension de la parabole décrite, ne dépendent, en principe, que de la vitesse initiale imprimée au corps, et celle-ci est en raison tant de la longueur des leviers articulaires que de la force des muscles correspondants et du moindre poids relatif de l'animal. Le saut ou bond est chez certaines espèces animales le mode de locomotion normal; ainsi, parmi les Mammifères, le Lièvre, le Kangourou; parmi les Insectes, les sauterelles, les puces, parmi les Batraciens, les Grenouilles, etc. D'autres espèces, au contraire, et ce sont les plus nombreuses, ne l'emploient que pour la course : Chat, Chien, Cheval, etc. Quant à l'Humain, ce n'est qu'exceptionnellement qu'il y recourt. Pour le produire, l'humain fléchit d'abord toutes les articulations du corps, la tête en avant sur le cou, le rachis sur le bassin, le bassin sur la cuisse, la cuisse sur la jambe, etc.; à cette flexion générale il fait succéder une extension soudaine; le corps est projeté en haut, détaché du sol et lancé en l'air. Les autres mouvements qui, dans la gymnastique, accompagnent le saut : élévation des bras, ploiement ou redressement du tronc, etc., ne servent, d'une façon générale, qu'au maintien de l'état d'équilibre et au franchissement plus aisé des obstacles. 

Saveur, sapor des Latins. - On appelle ainsi une qualité particulière de certains corps, perçue par le sens du goût et qui constitue ainsi ceux que nous désignons sous le nom de sapides ou savoureux en opposition avec ceux qui sont dépourvus de cette qualité, et que, pour cette raison, on appelle insipides, c'est-à-dire sans saveur. Cette qualité perceptible, n'étant dans les corps qu'une manière d'être relative, n'existe donc réellement que par le rapport établi entre le corps sapide et l'organe destiné à en recevoir l'impression. De la même façon que l'odeur, la saveur est la réponse physiologie à l'action de certaines molécules sur des récepteurs  chimiques particuliers de l'organisme; en l'occurence ceux qui se situent sur la partie supérieure de la langue.

On a beaucoup discuté dans le passé pour connaître la cause immédiate de la sapidité des corps; les chimistes avaient imaginé l'existence d'un principe particulier qui leur était uni et dont il était distinct; d'autres avaient voulu que la saveur dépendit de la forme particulière des molécules des corps, rondes, angulaires, pointues et produisant des sensations, sapides en rapport avec leurs formes. Enfin il en est, et entre autres Maquer, qui ont placé la cause de la sapidité dans une sorte d'action chimique des corps.
Le nombre des saveurs est immense et il en existe pour ainsi dire autant que de corps sapides, chacun ayant en lui la sienne propre; de plus, mille circonstances peuvent en faire varier la sensation, ainsi le mélange des corps sapides dans des proportions différentes, les habitudes, les âges, l'état physiologique des individus, la faim, la soif, la réplétion où la vacuité de l'estomac, etc: Cette diversité infinie des saveurs a excité le zèle des classificateurs; ainsi on les a divisées en acides, acerbes, salées, âcres, douces, sucrées, fades, nauséeuses, etc. Mais, ainsi que nous l'avons dit plus haut, on sait combien l'habitude, par exemple, modifie cette sensation, puisque nous voyons tous les jours une saveur, désagréable. d'abord, devenir plus tard un condiment, un assaisonnement recherché. (F.-N.).

Scalènes (muscles), du grec scalénos, oblique, inégal. - Il y a deux muscles scalènes, situés à la partie supérieure du cou. - Le Scalène antérieur sur les parties latérales  :il s'attache à la première côte, et va, en montant obliquement, s'attacher aux apophyses- transverses cervicales. - Le Scalène postérieur a deux portions inférieurement, l'antérieure s'attache à la première côte, l'autre à la seconde; ces deux portions bientôt réunies remontent vers le rachis et s'attachent aux 6 dernières apophyses transverses cervicales. - Ils fléchissent le cou latéralement. Avant de se réunir, ses deux portions inférieures circonscrivent un espace triangulaire dans lequel se trouve l'artère-sous-clavière.

Scaphoïdes (os), du grec skaphè = barque, et eidos = aspect). - Se dit d'os de la main et du pied. 

Scapulaire, du latin scapulae, épaules, qui a rapport à l'épaule. - Aponévrose  scapulaire : elle recouvre les muscles de l'épaule. - Artères scapulaires : la supérieure naît ordinairement de la sous-clavière, inférieure, très grosse, est fournie par l'axillaire; la postérieure ou cervicale transverse naît de la sous-clavière, quelquefois d'un tronc qui lui est commun avec la thyroïdienne inférieure. Toutes ces artères se distribuent aux parties qui constituent l'épaule.

Scapulaires (plumes). - On donne aussi ce nom aux plumes qui recouvrent le membre, antérieur des oiseaux dans la région qui correspond à l'humérus.

Sciatique, qui est relatif à l'ischion. - Nerf sciatique, grand nerf sciatique; c'est le plus gros de nos nerfs; formé par les branches du plexus-sacré dont il semble être la continuation, il est plutôt, écrivait Cruveilhier, le plexus sacré lui-même condensé en un cordon nerveux; il sort du bassin par l'échancrure sciatique, formée elle-même par la réunion du sacrum et de l'os iliaque, descend obliquement le long de la partie postérieure moyenne de la cuisse jusqu'au jarret où il se divise en doux troncs nommés poplités. Dans ce trajet, il donne des branches aux parties voisines. - Artère sciatique  ou artère ischiatique*; c'est une des branches de terminaison de l'iliaque interne, sort du bassin par le grand trou sacro-sciatique, accompagne le nerf sciatique à la partie postérieure de la cuisse, jusque vers le milieu de ce membre. Elle donne des rameaux aux organes contenus dans le bassin, et hors du bassin elle se distribue à tous les muscles et autres parties situées à la portion postérieure de la cuisse.

Scissure, en latin scissura, fente, crevasse. - On appelle ainsi des fentes, des sillons qu'on observe à la surface de quelques organes; tels sont : - La Scissure de Glaser située au fond de la cavité-glénoïde du temporal; - La Grande Scissure du foie, ou sillon horizontal de cet organe. - La Grande Scissure de Sylvius sépare les lobes antérieurs de l'encéphale des lobes moyens; elle loge l'artère-cérébrale moyenne. - On trouve encore des scissures dans le poumon, dans la rate, dans le rein.

Sclérenchyme. - Ce terme désigne un tissu végétal formé de cellules à parois épaissies. Elles sont ordinairement très allongées, terminées en pointes aux deux extrémités et prennent alors le nom de fibres. Les fibres sont tantôt isolées par petits groupes, comme dans le liber du nérion ou laurier-rose, de la fraxinelle, du cannelier de Sri Lanka, ou bien, ce qui est plus ordinaire, elles sont associées pour former des faisceaux fibreux. Au point de vue chimique, elles se rapportent à deux types principaux. Les unes offrent une paroi cellulosique, elles sont souples et résistantes, ce qui en fait d'excellents textiles. Le second type comprend les fibres à paroi lignifiée et, par suite, plus ou moins rigides. Le sclérenchyme peut aussi se présenter sous forme de cellules courtes, de diamètres à peu près égaux, qui ne diffèrent du parenchyme ordinaire que par leur membrane épaisse, leurs ponctuations canaliculées et par l'absence de contenu vivant. La cavité de ces cellules est presque entièrement comblée par l'épaississement de la paroi. Elles se rencontrent, soit isolées dans les parenchymes ordinaires, soit associées en nodules, comme dans les poires pierreuses, soit en couches continues, comme dans le noyau des fruits. (Dr L. Laloy).

Sclérotique. - C'est l'enveloppe-fibreuse de l'oeil qui lui sert de soutien et contribue à la fermeté élastique du globe oculaire. Elle s'étend depuis l'entrée du nerf optique en arrière jusqu'à la cornée avec laquelle ses fibres s'unissent intimement (sillon scléro-cornéen). Épaisse d'environ un millimètre en arrière, elle va en s'amincissant en avant. Sa face externe convexe est entourée d'une couche de tissu cellulaire lâche, sa face interne concave est en contact avec la choroïde. La sclérotique est formée d'un feutrage de tissu fibreux avec quelques fibres élastiques. On y trouve comme dans la cornée des cellules fixes et plates pourvues de noyaux, les tendons des muscles de l'oeil s'enfoncent dans son tissu en éventail pour s'y insérer au niveau de la pénétration du nerf optique ; la sclérotique est perforée d'une multitude de trous pour le passage des fibres nerveuses, d'où le nom de lame criblée. Les filets nerveux (Valdeyen) se trouvent près de la cornée.

Scrotum. - Sorte de poche brunâtre, rugueuse, couverte de poils, se continuant avec la peau des régions ambiantes et servant d'enveloppe cutanée commune aux deux testicules (enveloppes des testicules, bourses). La scrotum est partagé en deux parties latérales par une ligne saillante, le raphé, qui s'étend de l'anus à la racine du pénis. Sa structure est la même que celle de la peau, avec cette différence que cette partie de la peau est mince et délicate. Elle laisse voir par transparence les vaisseaux qui rampent au-dessous d'elle. On désigne parfois le scrotum comme synonyme des enveloppes des testicules connues vulgairement sous le nom de bourses. En procédant de dehors en dedans, ces enveloppes sont le scrotum, le dartos, la tunique celluleuse, la tunique érythroïde ou musculaire ou crémaster, la tunique fibreuse commune et la tunique vaginale. Le crémaster, formé de fibres striées pâles et constitué par un faisceau interne et un faisceau externe et de plus par des anses musculaires, a la forme d'un sac allongé, sorte de susnensoir naturel des testicules. (Ch. Debierre).

Secondaire (structure). - Structure régulière formée par des protéines par liaison hydrogène intramoléculaire entre l'atome d'oxygène d'un résidu d'acide aminé et l'hydrogène attaché à l'atome d'azote d'un résidu d'acide aminé.

Sécrétion. - Production par un tissu vivant d'une substance particulière qui peut circuler dans l'organisme par le sang ou être évacuée à l'extérieur à partir de la surface d'une muqueuse. (Voir aussi Sécrétions végétales).

Segmentation. - Division de l'oeuf qui aboutit à la formation des feuillets blastodermiques.

Semi-flosculeuses (fleurs). -  Nom donné par Tournefort aux fleurs composées dont chaque capitule est formé uniquement de fleurs ligulées ou de demi-fleurons.

Semi-lunaire, qui est en demi-lune. - Ganglions semi-lunaires; situés dans la profondeur de la région épigastrique, ils font partie du nerf grand sympathique. - Os semi-lunaire; c'est le deuxième de la rangée supérieure du carpe; de forme irrégulière, il s'articule en haut avec le radius, en bas avec l'unciforme et le grand os, en dehors avec le scaphoïde, en dedans avec le pyramidal; en avant et en arrière il don ne attache à des ligaments. - Valvules semi-lunaires ou sygmoïdes, au nombre de trois, situées à l'intérieur de l'aorte, près de son insertion dans le ventricule gauche.

Séminule. - Corps reproducteur des plantes cryptogames.

Sépale. - Nom donné par Necker à chacune des pièces qui composent le calice, comme on appelle pétale chacune de celles qui forment la corolle.

Septum, mot latin qui signifie cloison. - Le Septum lucidum est la cloison qui sépare les deux ventricules du cerveau. - En botanique ce mot et celui de cloison s'emploient pour désigner des séparations membraneuses entre les parties du fruit.

Sérosité. - On appelle ainsi le liquide sécrété par les membranes séreuses  et qui suinte de toute leur surface sous la forme d'une rosée presque incolore. Dans l'état normal, on admet généralement que ce liquide ne se trouve, guère que dans la proportion suffisante pour humecter ces membranes, et que si dans les autopsies on la rencontre en quantité plus ou moins considérable, c'est que, très probablement, elle est due à la transsudation cadavérique. Cependant on observe que sur les animaux vivants on la trouve toujours en quantité appréciable dans les points les plus déclives. Quant à la fonction de ce liquide, il semble uniquement destiné à faciliter le jeu et les déplacements des organes renfermés dans les cavités splanchniques; la présence des membranes séreuses dans les articulations et l'existence de la sérosité  dans ces sacs membraneux tendraient à appuyer cette assertion. Le liquide séreux est limpide, d'une teinte légèrement citrine, alcaline, assez analogue au sérum du sang dilué dans sept fois son volume d'eau. L'analyse de la sérosité sécrétée par l'arachnoïde a donné à Berzélius, sur 1000 parties : eau, 988,30; albumine, 1,66; substance soluble dans l'alcool et lactate de soude, 3,32; substance animale insoluble dans l'alcool, 0,26; soude et sels divers, 0,46. (F-N.).

Serres. - On appelle ainsi les griffes ou ongles acérés des oiseaux de proie (rapaces).

Sertule (botanique). - Richard a donné ce nom aux inflorescences en ombelle essentiellement simples.

Sésamoïde (os), de sésame, et du grec eidos = aspect; qui ressemble à la graine de sésame. - Les os sésamoïdes sont des petits os du carpe et du tarse.

Sessile. - Se dit d'une feuille sans pétiole, d'une fleur sans pédicelle, d'une anthère sans filet, de l'ovaire sans pédicule, etc.

Sétacé, du latin seta, soie. - On appelle ainsi, chez les insectes, certaines parties semblables à une soie de cochon, à extrémité libre, plus grêle que la base. On rencontre cette conformation dans les palpes, les antennes, chez quelques familles ou quelques genres d'insectes. - En botanique, une partie d'une plante, d'une surface est dite sétacée lorsqu'elle est couverte de soies raides comme celles du cochon.

Sève, du latin sapa = vin cuit). - Liquide nourricier, qui circule dans les diverses parties des végétaux. La sève circule dans les tissus des vegétaux par des vaisseaux qui la distribuent de proche en proche dans tout l'ensemble de la plante. Elle arrive jusqu'aux parties vertes contenant de la chlorophylle, s'y élabore par le fait de la respiration et revient dans les parties constitutives de la plante, dont elle augmente les éléments. La sève ascendante ou brute a son origine dans les extrémités les plus ténues des racines, dont le rôle absorbant par endosmose attire l'eau contenue dans le sol, et qui tient en dissolution les matières utiles à la végétation. Par capillarité et en raison aussi de l'évaporation que subissent les parties aériennes des végétaux, elle monte, se chargeant peu à peu de matières de réserve. La sève descendante ou élaborée, ayant perdu une forte partie de son eau dans les feuilles, redescend par les vaisseaux de l'écorce (tubes criblés) et se répand lentement par diffusion partout où elle a besoin d'être utilisée pour former les tissus d'accroissement. Lorsqu'on enlève un anneau d'écorce à une tige ou a un rameau, il se forme un bourrelet dit à la sève descendante, qui est arrêtée dans sa course. C'est ce phénomène que l'on met en pratique pour faire affluer la sève sur certains points dans l'incision annulaire.

Sevrage, Ablactatio des Latins. - Le sevrage consiste à priver les petits des mammifères de l'allaitement, et à les faire vivre d'aliments qui sont étrangers à ce genre de nourriture. 

Sexe. - Confomation  particulière de l'être vivant, qui lui assigne un rôle spécial dans l'acte de la génération (sexe masculin, sexe féminin). La nature des éléments fécondateurs (gamètes mâles : spermatozoïdes, gamètes femelles : ovules) détermine, au travers de leur composition chromosomique, la sexualité, l'apparition de caractères spéciaux (caractères secondaires), et  qui font que tel individu est dit mâle ou femelle. On réserve habituellement le nom de mâle à l'individu dont les éléments fécondateurs sont petits et mobiles, et de femelle à celui dont les éléments reproducteurs sont gros et immobiles; mais cette distinction n'a rien d'absolu. Quand les deux sexes si réunis sur un même individu, cet individu est dit hermaphrodite. Les neutres (fourmis, abeilles ouvrières), peuvent être considérés comme des hermaphrodites chez lesquels sexe ne s'est pas différencié; il en est de même des organismes parthénogénétiques, bien que ces derniers soient considérés comme femelles, en raison, non de la nature de l'élément reproducteur, mais des appareils annexes. Chez les plantes, il existe des organes mâle et femelle. Si ces organes sont réunis dans la même fleur, celle-ci est dite hermaphrodite. Au contraire. les organes reproducteurs sont nettement séparés, la fleur est sexuée. Une plante peut porter, en même temps. des fleurs mâles et des fleurs femelles : elle est alors monoïque. Si, au contraire, il n'existe qu'une seule sorte de fleur pour chaque plante, elle est dioïque. Bien entendu. et contre l'habitude dans certaines campagnes, est dite le femelle la plante qui porte la graine, mâle celle qui contient le pollen

Sexualité. - Ensemble de tous les caractères spéciaux, morphologiques ou physiologiques, externes ou internes, ou encore comportementaux, que présentent les individus et qui sont déterminés par la reproduction sexuelle.

Sexupare. - Qui donne naissance à des individus sexués. On désigne en particulier sous ce nom des pucerons qui ne diffèrent des générations parthénogénétiques qui les précèdent qu'en ce qu'ils donnent naissance à des individus sexués.

Sigmoïde, qui a de la ressemblance avec le  (sigma) des Grecs. - Cavités sigmoïdes : ce sont deux surfaces concaves de l'extrémité supérieure du cubitus, encroûtées de cartilages et qui s'articulent, la plus grande avec l'humérus, et l'autre avec l'extrémité supérieure du radius. - Valvules sigmoïdes : on appelle ainsi trois replis membraneux situés à l'orifice de l'artère pulmonaire; trois autres replis de la même nature existent à l'orifice de l'aorte et portent le même nom.

Silique, silicule. - On appelle ainsi le fruit des plantes de la famille des Brassicacées (Crucifères) et de quelques autres groupes. Il appartient à la section des fruits simples, syncarpés, déhiscents.

Sillon. - On désigne généralement sous ce nom les rainures que l'on observe à la surface des os, et particulièrement celles qui logent des artères; tandis que le nom de gouttières est plus spécialement appliqué celles qui reçoivent les veines. - Divers organes, comme le foie, offrent aussi des sillons plus ou moins profonds. 

Simple. - Cette épithète sert à qualifier certaines parties des végétaux qui présentent cette disposition particulière. Nous donnerons pour exemples la racine, la tige, etc., qui ne sont pas ramifiées; la feuille dont toutes les parties sont continues ensemble; le fruit qui provient d'un ovaire unique; la fleur qui n'a que le nombre normal des pétales qu'elle doit avoir et qui n'est point augmenté par la transformation des parties qui la composent; le périanthe qui ne présente qu'une seule enveloppe, etc. -  On a donné vulgairement le nom de simples aux plantes médicinales.

Sinciput. - Mot latin francisé par lequel on désigne le sommet de la tête, nommé encore vertex, latin, bregma, grec : les os pariétaux sont quelquefois appelés os du sinciput.

Sinus. - Mot latin conservé en français, par lequel on désigne une cavité plus ou moins irrégulière, dont l'ouverture est beaucoup plus rétrécie que la cavité dans laquelle elle conduit; la plupart de ces cavités n'ont aucune analogie de fonctions. - Les Sinus méningiens sont des canaux veineux creusés dans l'épaisseur de la dure-mère; ce sont le Sinus longitudinal supérieur, le Sinus longitudinal inférieur, le Sinus droit, les Sinus latéraux; les Sinus occipitaux, les Sinus pétreux supérieur et inférieur, le Sinus transverse, le Sinus caverneux, le Sinus coronaire. Le Sinus de la veine porte est le tronc résultant de la réunion de la veine ombilicale avec la veine-porte. - Il existe dans l'épaisseur de certains os de la face, du crâne, des fosses nasales, des cavités nommées Sinus, de grandeurs et de formes diverses, ce sont les Sinus maxillaires, les Sinus frontaux, Sphénoïdaux, etc.

Siphon, du grec siphôn, tube. - On appelle ainsi le canal qui traverse la cloison de certaines coquilles et qui fait communiquer ensemble leurs diverses parties. - Dans les coquilles de certains Mollusques de la classe des Gastéropodes, on observe ce que l'on appelle le Siphon; c'est un prolongement ou replis tubuleux du manteau, destiné à amener aux branchies l'eau nécessaire pour la respiration. Si le Siphon reste droit et immobile, le têt se prolonge en forme de long canal, comme cela a lieu dans les Fuseaux; si en restant immobile il se recourbe en dessus, il forme unicanal recourbé de la coquille, comme dans les Casques; s'il est constamment mobile, il détermine la formation d'une échancrure; c'est ce qu'on observe dans les Buccins.

Soie, soies. - La matière filamenteuse que désigne le nom de soie et que l'on tisse pour fabriquer des étoffes estimées, est fournie par un Insecte lépidoptère connu sous le nom vulgaire de ver à soie, et que Linné a nommé Bombyce du mûrier (Bombyx mori). Ce papillon n'est pas le seul dont la chenille sécrète de la soie pour se former une coque résistante et perméable au moment où elle va se transformer en chrysalide. Loin de là, ce fait s'observe chez tous les bombycites et chez beaucoup d'autres Lépidoptères; d'autres insectes encore parmi les Coléoptères, la plupart des Hyménoptères et plusieurs névroptères présentent le même phénomène. Il est aussi des insectes qui emploient la soie qu'ils produisent à former une espèce de nid pour leurs oeufs. - On donne encore le nom de soies à des poils rigides, brillants et relativement assez gros, que l'on observe chez divers animaux. On rencontre des Mammifères qui, comme le Sanglier, les Fourmiliers, etc., portent des soies dans leur pelage, tantôt sur tout le corps, tantôt sur le dos, le cou ou la queue des larves d'insectes, des Insectes parfaits portent fréquemment des soies en certains points de leur enveloppe. Ce sont des soies d'une configuration compliquée qui arment les pieds membraneux de beaucoup d'espèces d'Annélides. - Par imitation du langage adopté en zoologie, les botanistes nomment soies les poils raides et isolés que l'on voit souvent au sommet des feuilles. - On appelle encore soie le pédoncule filiforme qui soutient chez les mousses l'organe. nommé urne.

Soredion. - On a donné  ce nom à des amas de propagules que l'on rencontre à la surface du thalle de certains lichens, lorsque ces corps reproducteurs sont accumulée çà et là sous la forme de taches pulvérulentes.

Souche, cespesdes Latins. - Ce mot, employé dans le langage ordinaire dans des sens divers, sert à désigner en botanique la portion persistante de la tige des plantes vivaces, de laquelle partent annuellement les tiges aériennes. - Dans la souche à racine pivotante, le pivot primitif s'allonge et s'accroît indéfiniment; pendant ce temps les tiges qui succèdent chaque année aux tiges détruites des années précédentes prennent naissance successivement sur la partie inférieure persistante de ces tiges détruites. C'est cette partie que les jardiniers désignent sous le nom de collet. - Une autre espèce de souche est la souche à rhizomes.

Soupir, suspirium des Latins. - On désigne sous ce nom une des modifications de la fonction respiratoire dans laquelle on dilate largement la poitrine, de manière à y faire pénétrer l'air peu à peu. Ce mouvement est souvent un signe d'une affections morale; souvent aussi c'est une inspiration destinée à réparer une gêne plus ou moins prolongée de la respiration.

Sourcil, supercilium des Latins. - Les sourcils sont deux éminences arquées, situées au dessous du front, de chaque côté de la racine du nez et qui ont pour base les arcades sourcilières de l'os frontal; elles sont formées par ces arcades, le muscle sourcilier, une partie de l'orbiculaire des paupières et de l'occipito-frontal, des vaisseaux fournis par les optiques, des nerfs provenant de la branche frontale de l'ophthalmique et du facial, de la peau épaisse et dense en cet endroit. Celle-ci est recouverte de poils plus ou moins longs, nombreux, serrés chez les sujets bruns, un peu moins chez les blonds; ils sont ordinairement plus gros que les cheveux. - On connaît le rôle important que les sourcils jouent dans l'expression de la physionomie. Ils servent aussi par leur froncement à modérer l'impression de la lumière; et d'une autre part ils empêchent la sueur de tomber entre les paupières.

Sourcilier, -ère, qui a rapport aux sourcils. - Arcades sourcilières. - Artère sourcilière, branche de l'ophthalmique qui elle-même nait de la carotide interne. - Muscle sourcilier; il s'étend depuis les côtés de la bosse nasale jusqu'à la partie moyenne de l'arcade sourcilière; aplati, allongé, plus large en dedans qu'en dehors, il correspond en avant au pyramidal et à l'orbiculaire des paupières, en arrière il est appliqué sur l'arcade sourcilière. Il s'attache à la bosse nasale d'une part, puis à la partie externe de l'arcade sourcilière. il abaisse les sourcils, les rapproche et les fronce.

Sous-arbrisseau, suffrutex en latin, dont on a fait suffrutescent, sous-frutescent. - On désigne ainsi les plantes plus ou moins ligneuses, au moins à leur base, dont la taille reste peu élevée et dont les tiges ne donnent pas de bourgeons proprement dits.

Sous-clavier, -ère, qui est sous la clavicule. - Artères sous-clavières : l'une à droite et l'autre à gauche. La droite naît du tronc brachio-céphalique, improprement appelé innominé; moins longue que l'autre, elle se dirige obliquement en haut et en dehors. La sous-clavière gauche, au contraire, naît directement de l'aorte, remonte verticalement en haut. Arrivées au niveau de la première côte, ces deux artères présentent la même disposition, deviennent horizontales, passent entre les deux muscles scalènes et prennent le nom d'axillaires. - Muscle sous-clavier : situé en haut et au-devant de la poitrine, il s'attache d'une part à la clavicule et au ligament coraco-claviculaire et descend d'autre part se fixer par un tendon à la première côte. Il abaisse la clavicule, ou élève la première côte. - Veines sous-clavières : au nombre de deux, elles succèdent aux axillaires et s'étendent jusqu'à la veine supérieure qu'elles forment par leur réunion. La droite très courte, la gauche plus longue et plus volumineuse, elles reçoivent les jugulaires, les vertébrales et les intercostales supérieures. La dernière reçoit encore la mammaire interne et la thyroïdienne inférieure, et enfin le canal-thoracique.

Sous-épineux, -euse, qui est situé sous l'épine de l'omoplate. - Muscle sous-épineux, situé dans la fosse sous-épineuse à laquelle il s'attache dans une assez grande étendue, ses fibres convergent pour former un tendon qui va se fixer à la grosse tubérosité de l'humérus. Il est rotateur de cet os de dedans en dehors. - Fosse sous-épineuse. 

Sous-maxillaire (glande). - C'est une des glandes salivaires. Située au côté interne de la branche et du corps de l'osmaxillaire inférieur, plus petite que la parotide, de forme ovalaire, elle répond en dehors à l'angle de la mâchoire. Son canal excréteur, nommé conduit de Warthon, se porte en avant et traverse la muqueuse buccale en avant du frein de la langue.

Sous-occipital, situé au-dessous de l'occipital. Ex. :  nerf sous-occipital. 

Sous-orbitaire, qui est situé au dessous de l'orbite, telle l'artère sous-orbitaire, qui est une branche de la maxillaire interne, qui s'en sépare au niveau de la fosse- zygomatique, pour pénétrer dans le canal sous-orbitaire. Ce canal est creusé dans l'épaisseur de la paroi inférieure de la cavité orbitaire, commence en arrière par une simple gouttière qui se convertit bientôt en un conduit destiné à loger les vaisseaux et les nerfs sous-orbitaires.

Sous-scapulaire, situé sous le scapulum (omoplate). - Artère sous-scapulaire, c'est la scapulaire inférieure. - Fosse sous-scapulaire. - Muscle sous-scapulaire; il s'attache dans presque toute l'étendue de la fosse-scapulaire, de là ses fibres vont en convergeant se réunir sur un tendon qui, se confondant en partie avec la capsule de l'articulation scapulo-humérale, va s'attacher à la petite tubérosité de l'humérus. Il est rotateur de l'humérus en dedans.

Spadice, spadix des Latins. - On désigne par ce nom une inflorescenceindéfinie, propre aux végétaux monocotylédonés. C'est un épi de fleurs unisexuées plus ou moins embrassé par une spathe. Les fleurs rapprochées et sessiles sont portées sur un axe commun épais et souvent charnu. Le spadice est simple dans les aroïdées en général; dans les palmiers il est rameux et porte généralement le nom de régime.

Sperma ceti Blanc de Baleine.

Spermatique (cordon). - Nom donné à l'ensemble des organes qui se portent du canal inguinal au testicule. Il est formé par le canal déférent, l'artère spermatique, l'artère déférentielle, les veines spermatiques, les lymphatiques et les nerfs du testicule. Du bord supérieur du testicule, le cordon monte vers le canal inguinal qu'il traverse et, arrivé dans le ventre, ses éléments se séparent. Les vaisseaux et les nerfs remontent vers la région lombaire. Le canal déférent croise l'artère épigastrique et descend dans le bassin pour gagner la face postérieure de la vessie. Le cordon est enveloppé, outre la peau et le tissu cellulaire sous-cutané, par le fascia superficialis, le crémaster, un prolongement du fascia transversalis.

Spermatogénèse. - Ensemble des processus évolutifs qui aboutissent à la formation des spermatozoïdes. Dans les culs-de-sac testiculaires ou l'endothéliumn des canaux séminifères, on rencontre des éléments histologiques jeunes ou cellules germinales, qui donnent naissance, par une série de transformations successives, aux spermatozoides. - Chez les végétaux, la spermatogénèse existe aussi. L'anthéridie des cryptogames donne les cellules mères des anthérozoïdes, et l'anthère des phanérogames donne les cellules mères du pollen.

Spermatosome (du gr. sperma, atos = semence, et sôma = corps). - Elément séminal  (Spermatozoïde) non encore arrivé à maturité, et qu'on trouve en pleine transformation dans les canaux séminifères du testicule.

Spermatozoïde, du grec sperma, atos = semence, et zéon, animal, et eidos, forme). - Le spermatozoïde ou gamète mâle est l'élément caractéristique du sperme. C'est une cellule vibratile hautement différenciée, qui se fusionne avec l'ovule mûr dans le phénomène de la fécondation. Il provient de la transformation d'une cellule des tubes testiculaires qu'on a appelée spermatoblaste. (Spermatogénèse). 
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Spermatozoïdes
Spermatozoïdes
de l'homme.

Les spermatozoïdes diffèrent de formes avec les espèces. Ils sont essentiellement constitués par une tête ovoïde, dont la pointe antérieure présente un petit globule clair; et d'un cil vibratile ou flagellum plus ou moins long (la queue), parfois muni d'une membrane ondulante en forme de nageoire, et formé par un filament axile, qui traverse le segment intermédiaire et va s'attacher à la base de la tête; ce filament axile, strié en long, est entouré, sauf à son extrémité qui est nue, d'une gaine protoplasmique. Le spermatozoïde progresse, la tête en avant, par suite des ondulations du flagellum.

Sperme, du gr. sperma = semence, est un substance complexe, produite par les organes génitaux des animaux mâles et contenant comme éléments essentiels les spermatozoïdes.  Le sperme de l'homme est une substance demi-fluide, visqueuse, blanchâtre, d'odeur caractéristique, empesant le linge, formée des produits de six organes échelonnés des testicules au méat urinaire. Ce sont :

1° le sperme proprement dit, fourni par le testicule et constitué surtout par des spermatozoïdes baignant dans une petite quantité de sérosité;

2° le liquide des follicules annexés au canal déférent et voisins des vésicules séminales et celui des vésicules séminales elles-mêmes, où le sperme s'emmagasine (il contient des cellules épithéliales, des globules blancs, des sympexions);

3° le liquide prostatique, qui donne au sperme son odeur spéciale et son aspect crémeux; 

4° le liquide des glandes de Cowper ou de Méry, limpide et filant, qui donne au sperme sa viscosité. 

5° le mucus des glandes de Littré. 

Le sperme peut être éjaculé sans diminution notable de quantité, alors que les testicules sont détruits ou altérés ou que les canaux déférents présentent une solution de continuité (castration); mais ce sperme est dépourvu de spermatozoïdes et donc impropre à la fécondation. 

Spermiole. - Nom donné parfois dans le langage courant aux oeufs de grenouilles et de crapauds, qui forment, à la surface des eaux des mares, une sorte de gelée agglomérée.

Spermogonie. - On donne ce nom à des cavités, généralement sphériques, enfoncées dans l'épaisseur du thalle des Lichens, et émergeant seulement par le petit orifice qui les fait communiquer avec l'extérieur. Ces orifices, de teinte sombre, forment de petites saillies souvent très nombreuses à la surface du thalle. - La cavité de la spermogonie porte de petits filaments dressés sur les parois et dirigés vers le centre. Ce sont les stérigmates; ils sont simples ou rameux et donnent naissance à de petits bâtonnets formés d'une seule cellule, nommés spermaties. Ces corpuscules se détachent à maturité et s'échappent de la cavité de la spermogonie. (Dr. L. Laloy).

Sphénoïdal, -ale, qui appartient au sphénoïde. - Cornets sphénoïdaux, ce sont deux petites portions de l'os sphénoïde, auquel elles ne sont réunies que dans l'adulte et qui sont contiguës à l'ethmoïde, avec lequel ils s'articulent ainsi qu'avec le vomer et l'os palatin. - Fente sphénoïdale ou orbitaire supérieure, située entre la grande et la petite aile du sphénoïde. - Sinus sphénoïdaux, creusés dans l'épaisseur du corps du sphénoïde.

Sphénoïde, du grec sphèn = coin, eidos = aspect). l'os sphénoïde est un des os de la tête, la base du crâne. De forme irrégulière, le sphénoïde est un os impair, symétrique. Il se compose dun corps médian et de pièces latérales. Le corps a une forme cubique et sa face supérieure constitue la selle turcique. Des faces latérales se détachent les ailes du sphénoïde (petites ailes et grandes ailes).

Sphincter, du grec sphiggo, que l'on prononce sphingô = je serre. - Nom que l'on donne à plusieurs muscles annulaires destinés à fermer, à resserrer certaines ouvertures  naturelles. Ainsi il a été appliqué à l'orbiculaire des lèvresou labial; mais plus particulièrement à ceux qui ferment l'anus. Ils sont au nombre de deux , le sphincter externe, membraneux, s'insère au sommet du coccyx, entoure l'anus par deux faisceaux musculaires qui se réunissent au-devant de cette ouverture; le sphincter interne, analogue au précédent, est considéré par la plupart des anatomistes comme la terminaison des fibres circulaires du rectum.

Spinal, -nale, qui a rapport à l'épine dorsale ou rachis. - Artères spinales, elles naissent des vertébrales, au nombre de trois, une antérieure et deux postérieures. - Nerf spinal ou Accessoires de Willis; il naît de la partie supérieure de la portion cervicale de la moelle et de la partie inférieure du bulbe rachidien par un grand nombre de filets émanant de ces deux sources, remonte en haut et pénètre dans le crâne par le trou occipital, s'engage dans le trou déchiré postérieur avec le pneumo-gastrique, en sort bientôt en s'éloignant de ce nerf, se réunit à l'hypoglosse, l'abandonne, se jette en dehors dans le muscle sterno-mastoïdien et s'engage sous le trapèze dans lequel il se termine. Dans ce trajet ce nerf donne et reçoit un certain nombre de filets, parmi lesquels on peut citer les rameaux pharyngiens et laryngés.

Spire, en latin spira. - Dans la plus grande partie des coquilles univalves (valve) le corps de la coquille est le résultat d'un enroulement oblique de droite à gauche, si l'on va de la base au sommet; on donne le nom de spire à toute cette partie d'une coquille spirivalve formée par l'enroulement du cône; quelquefois on distingue de la totalité de la spire le dernier tour qui est ordinairement le plus gros et où se trouve l'ouverture. - L'enroulement se fait généralement de droite à gauche, quelquefois dans le sens contraire. - La spire, dans sa forme générale, présente encore de grandes différences; ainsi elle est aplatie, écrasée, élevée, couronnée, etc.

Splanchnique, du grec splagchna, prononcé Splanchna, viscères, entrailles. - La  signification de l'adjectif splanchnique n'a pas été restreinte seulement à ce qui a rapport aux entrailles, on l'a étendue aux trois grandes cavités du corps: le crâne, le thorax et l'abdomen, ainsi qu'à tous les organes qu'elles contiennent. - Nerfs splanchniques. - Situés dans l'abdomen, ils émanent du grand sympathique et sont au nombre de deux : le Grand Splanchnique, né de plusieurs ganglions thoraciques, il traverse immédiatement le diaphragme et se jette dans le ganglion semi-lunaire. Le Petit Splanchnique traverse le diaphragme avec le précédent et se divise en trois branches, l'une s'anastomose avec le grand splanchnique; les deux autres se rendent dans le plexus solaire et dans le plexus rénal. - Trisplanchnique*. - Nom donné par Chaussier au nerf grand sympathique.

Splénique, qui a rapport à la rate, nommée en latin splen. - Artère splénique, la plus grosse des branches du tronc coeliaque; elle se porte de droite à gauche jusqu'à la scissure du foie. Très flexueuse, elle donne dans ce petit trajet les artères pancréatiques, la gastro-épiploïque gauche, quelquefois des rameaux gastriques; enfin les artères dites vaisseaux courts (vasa brevia) qui vont à l'estomac, au nombre de 5 ou 6. Après cela elle pénètre dans la rate, où elle se divise. - La Veine splénique, provenant de la réunion de toutes les veinules de la rate, se joint à la mésentérique supérieure pour former la veine porte abdominale.

Splénius (muscle), du grec splénion, espèce de bandage, à cause de la forme d'une compresse fendue. - Muscle situé à la partie postérieure du cou et supérieure du dos, il est divisé en haut en deux portions, l'une interne, qui s'attache au sommet des apophyses- épineuses des deux premières cervicales, est le Splenius du cou des auteurs, qui nomment Splenius de la tête la seconde portion qui s'attache à l'occipital et à l'apophyse mastoïde; en bas il se termine en pointe et se fixe aux apophyses épineuses des premières dorsales et de la dernière cervicale. Chacun d'eux étend la tête et l'incline de son côté.

Spondyle. -Synonyme de vertèbre, en grec spondylos.

Spongiole, diminutif du latin spongia = éponge. - Certaines parties terminales des plantes, et particulièrement les extrémités des racines et le stigmate dans le pistil, sont formés de tissu cellulaire perméable, sans épiderme qui le recouvre. Candolle considéra ces parties comme des organes distincts d'absorption et les nomma spongioles. Cette manière de voir n'a pu être adoptée après des observations anatomiques plus exactes. Si le mot est resté dans la langue des botanistes, il désigne aujourd'hui les extrémités des radicelles sans entraîner en rien l'idée d'organes spéciaux et distincts, et il ne s'applique jamais au stigmate.

Sporange, du grec sporos = graine, et aggeion= vase. - On nomme ainsi les organes qui, dans beaucoup de plantes cryptogames (Mousses, Fougères, etc.), renferment les spores ou corpuscules reproducteurs. 

Spore. - Chez les Champignons, les Lichens et les Algues, certaines cellules, spécialisées ou non, donnent naissance, en se segmentant, à des corpuscules unicellulaires de petite taille, qui s'échappent de la plante mère et qui s'entourent d'une membrane de cellulose. Placées dans des conditions favorables; elles se segmentent et reproduisent, sans fécondation préalable, le végétal dont elles sont issues. - Mais, déjà chez les Algues supérieures, on rencontre les premiers indices de la sexualité. Il y a tantôt des spores mobiles ciliées, qui s'unissent pour produire un corps (oospore) susceptible de germination; tantôt des spores femelles, immobiles, de grande taille, renfermées dans des oogones, et des corpuscules mâles, mobiles, issus d'anthéridies. Tel est le cas des Vauchériées, des Oedogoniées, et surtout des Characées, des Fucacées et des Floridées. - Chez les Cryptogames supérieurs, les phénomènes se compliquent d'alternances de générations, un thalle ou sporogone donnant des spores asexuées qui produisent un prothalle à anthéridies et oogones. (Dr L. Laloy).

Sporocarpe. - Formation non essentielle à la reproduction, qui, chez certains Cryptogames, enveloppe les spores ou les corps reproducteurs femelles et constitue une sorte de fruit. On peut considérer les Ascomycètes (et avec eux les Lichens), les Urédinées et les Basidiomycètes comme pourvus d'un sporocarpe au sens large du mot. - Un grand nombre d'Algues présentent également des fructifications plus ou moins nettes : telles sont les Fucacées et surtout les Floridées. Chez les Characées, l'oogemme fécondée devient un sporocarpe très caractéristique. - Enfin, chez les Cryptogames à prothalle, les archégones et les sporanges peuvent être considérés comme des sporocarpes. Il y a, en somme, dans la plupart des familles de Cryptogames, des formations plus ou moins complexes qui préparent et annoncent ce que sera le fruit des Phanérogames. (Dr L. Laloy).

Sporocyste. - Phase du développement de certains Trématodes, en particulier des Distomides ; c'est le sac germinatif où se forme l'embryon infusoriforme, soit directement, soit indirectement, soit après la transformation du sporocyste en rédie.

Sporule (botanique). - Les sporules sont des corpuscules reproducteurs qui semblent de petits bourgeons rudimentaires et que possèdent, outre les spores, certains végétaux-cryptogames, tels que Hépatiques.

Squelette. - Charpente osseuse du corps des vertébrés qui sont les seuls animaux à avoir un véritable squelette. Rudimentaire et réduit à une notocorde chez les embryons et chez quelques formes adultes, composé d'une colonne vertébrale et de la tête chez certains reptiles et poissons, il se complique, chez la plupart des vertébrés, par l'adjonction d'appendices : les membres. Le squelette de l'humain se compose de la tête, supportée par une colonne de trente-trois vertèbres, Les douze vertèbres dorsales sont complétées par douze paires de longues arcades osseuses, les côtes. qui se réunissent en avant sur le sternum. L'ensemble constitue le thorax. A la colonne vertébrale, par l'intermédiaire du thorax et du bassin, sont appendues deux paires de membres homologues : les membres supérieurs bras, comprenant le bras proprement dit, l'avantbras et la main, et les membres inférieurs, jambes, comprenant la cuisse, la jambe proprement dite et le pied. Le squelette des autres animaux est construit sur le modèle de celui de l'humain, mais il y a des différences dans la forme, le nombre des os, etc.

Staminal, staminé, staminifère, du grec stama et stéma, qui a rapport aux étamines. - Les fleurs Staminées ou Staminifères sont les fleurs dioïques mâles, c'est-à-dire celles qui ne portent que des organes mâles, par opposition aux fleurs pistillées, qui ne portent que des femelles.

Staphyle. - Ce mot grec, qui signifie grain de raisin, a été donné quelquefois à la luette, à cause de quelque ressemblance de forme avec ce fruit. De là on a fait dériver les mots qui commencent ainsi.

Stemmates, du grec stemma, bandeau frontal. - Nom employé par quelques anciens auteurs pour désigner les yeux simples ou lisses que certains insectes (cigale, sphex, etc.), portent sur le front, entre leurs yeux à facettes ou yeux composés.

Steppe. - Nom que l'on donne aux grandes plaines herbeuses du Sud de la Russie, de l'Asie russe, et par extension à  des biomes partageant les même caractéristiques. Les steppes sont caractérisées par leur relief très peu accusé, et leur végétation en général composée presque entièrement de graminées, à l'exclusion des arbres. Ils sont sous la dépendance étroite d'un climat continental, où la saison des pluies est d'une très courte durée. On distingue les steppes herbeuse et les steppes salines. Le sol de celles-ci est chargée de chlorures, et passe lentement au désert.

Stercorine. - La stercorine est le produit de transformation de la cholestérine dans la partie supérieure de l'intestin des omnivores. Elle existe normalement dans leurs matières fécales. On l'en extrait par une longue digestion à l'éther de la matière desséchée, suivie d'un traitement par la potasse du résidu de la distillation, pour enlever les matières grasses, et enfin cristallisation dans l'éther. La stercorine cristallise en aiguilles transparentes, très déliées, souvent réunies en gerbes. C'est un corps neutre, inodore, insoluble dans l'eau, soluble dans l'éther et l'alcool, inattaquable aux alcalis. L'acide sulfurique colore la stercorine en rouge. (C. M.).

Stéréome. - Le faisceau fibre-vasculaire des Monocotylédones renferme deux arcs de fibres épaisses dont l'un occupe le côté externe et embrasse le liber, l'autre le côté interne entourant les fibres ligneuses; ces deux arcs se réunissent parfois à leurs extrémités formant au faisceau une gaine prosenchymateuse complète. Schwendener regardait ces deux arcs comme la nature libérienne et en désignait l'ensemble sous le nom de stéréome; Guillaud a proposé le nom de stéréème. Certains auteurs considèrent le stéréome comme entièrement de nature ligneuse. Enfin, l'opinion de Mohl, la plus vraisemblable, c'est que l'arc externe est de nature libérienne, l'arc interne de nature ligneuse. (Dr. L. Hn).

Sternal, -nale, qui a rapport au sternum. - Chaussier a désigné sous le nom de côtes sternales celles qui s'articulent directement avec le sternum, et par opposition, asternales, les plus inférieures qui n'ont pas un rapport immédiat avec cet os. - La région sternale est cette partie de la paroi antérieure de la poitrine qui correspond au sternum.

Sterno-cléido-mastoïdien ou sterno-mastoïdien (muscle). - Muscle situé à la partie antérieure latérale du cou, il est allongé, aplati. Simple en haut, où il s'attache à l'apophyse mastoïde et à la ligne courbe occipitale supérieure, il est divisé en bas en deux portions, dont l'une est interne et va se fixer au sternum, l'autre externe, à la portion interne de la clavicule. Il fléchit la tête et devient inspirateur dans les inspirations difficiles.

Sternum. -  Os plat, situé au milieu de la partie antérieure de la poitrine. Le sternum, chez l'humain, est un os impair, médian, situé à la partie antérieure du thorax. Il est plat, allongé, assez étroit; les Anciens le comparaient, pour sa forme, à l'épée de gladiateur. Il est presque entièrement formé de tissu spongieux. On le divise en trois parties; la partie supérieure, le manubrium, s'articule avec les clavicules et les deux premières paires de côtes; la partie moyenne, longue et plus étroite, s'articule avec les cinq paires de côtes suivantes : c'est le corps; la partie inférieure, grêle et pointue, s'appelle appendice xytphoïde. - On donne aussi le nom de sternum à la partie inférieure de la cuirasse dermique des arthropodes.

Stéroïde. - Type de lipide composé de quatre cycles d'hydrocarbures fondus formant une structure plane.

Stigmate, de stigma, mot grec et latin qui signifie marque. - On appelle ainsi, en botanique, cette partie du pistil ou carpelle qui en forme l'extrémité supérieure, et qui est destinée à retenir le pollen des étamines et à déterminer la formation du boyau pollinique avant son cheminement jusqu'à l'ovaire. Cette partie, qui ne manque jamais, arrête les graines de pollen au moyen de sa surface comme veloutée ou hérissée de papilles, et humectée par une matière visqueuse qui a encore pour effet de favoriser le gonflement graduel de ces graines. Quelquefois le style manque et le stigmate repose immédiatement sur l'ovaire; on dit alors qu'il est sessile. Le stigmate varie dans sa forme, dans sa disposition, suivant que le style est simple ou multiple. - En zoologie, on appelle stigmates les orifices extérieurs des trachées respiratoires chez les Insectes.

Stimulus, mot latin passé dans le langage français, et qui signifie aiguillon. - On comprend sous ce nom tout ce qui est capable de produire une excitation dans l'organisme.

Stipe, stipes des Latins. - Ce mot, synonyme de tige dans certains cas, sert particulièrement à désigner les tiges des végétaux monocotylédonés, et cette partie des champignons qui supporte le chapeau.

Stipule. - Le pétiole des feuilles des Phanérogames est souvent accompagné d'appendices en forme de gaines ou de lames de largeur variable, libres ou soudées au pétiole, qui ont reçu le nom de stipules. On peut observer tous les degrés intermédiaires, depuis le cas où ces organes font complètement défaut ou bien sont caducs jusqu'à celui où ils sont représentés par des, gaines très développées comme chez les Ombellifères, ou par des lames d'apparence foliacée qui peuvent même remplacer complètement le limbe foliaire, comme chez le Lathyrus aphaca. Quelquefois aussi les stipules sont remplacées par des épines. Si nous nous demandons quelle est la signification morphologique des stipules, nous sommes amenés, dans la majorité des cas, à leur donner le qualificatif d'organes rudimentaires. Elles représentent le dernier vestige d'un état de choses antérieur. Si l'on considère les premiers appendices foliaires nés d'une jeune pousse, on constate qu'ils ont la forme d'écailles embrassantes. C'est seulement plus haut sur la tige que, du milieu de l'extrémité de l'écaille, naît le limbe de la feuille proprement dite; les côtés de l'écaille persistent sous la forme de stipules. Les pousses des Rosiers présentent ces modifications d'une façon très nette. Il est remarquable, d'autre part, de constater la forte ressemblance de ces écailles foliaires primordiales avec celle des bourgeons et avec les sépales et les pétales. Ces organes, loin d'être des différenciations secondaires de la feuille complexe, sont, au contraire, des organes arrêtés dans leur développement et qui nous retracent la disposition de la feuille primitive des Angiospermes. Chez les Monocotylédones, les stipules sont généralement représentées par la gaine, qui se prolonge en un limbe foliaire plus simple que celui des Dicotylédones. En somme, dans les deux groupes de Phanérogames, l'appendice foliaire primitif était constitué par une écaille engainant plus ou moins la tige. C'est du sommet de cette écaille qu'est né ensuite le limbe foliaire. Les stipules sont les restes, en général réduits, quelquefois au contraire. hypertrophiés de la partie de l'écaille qui n'a pas été employée à la constitution de la feuille. Les preuves de cette évolution paléontologique sont données par le développement individuel de la feuille et par l'anatomie comparée. (A19).

Stolons. - Coulants et Propagules : il est des végétaux qui, comme le fraisier commun, la renoncule rampante, émettent des pousses grêles et flexibles qui rampent à la surface du sol, portant un bourgeon à leur extrémité. Après avoir couru un certain espace sans rien produire, elles donnent un bouquet de feuilles tournées vers le haut. De la partie inférieure naissent bientôt des racines et un nouvel individu est ainsi complété. On peut dès lors le séparer de l'ancien. Ces pousses d'une nature toute spéciale se nomment coulants, gourmands, stolons, etc.; peu à peu les liens qu'ils établissent entre les nouveaux individus et le végétal primitif se rompent par flétrissure. Cette opération naturelle peut être regardée comme le modèle du marcottage qu'effectuent les jardiniers pour beaucoup d'autres végétaux. On nomme stolonifères les plantes qui produisent des stolons. Quelques-unes à feuilles épaisses, dites plantes grasses, offrent aussi de véritables coulants; mais organisées pour vivre quelque temps avec le seul secours de leurs feuilles, elles n'ont pas besoin que le nouvel individu placé à l'extrémité du coulant ait poussé des racines avant d'être séparé du végétal primitif. Ces bourgeons si vivaces végètent d'eux-mêmes et se complètent, bien que le coulant ait été coupé; on nomme propagule cette modification du coulant. Mais ce mot a été aussi employé dans un autre sens (Propagules).

Stomates, du grec stoma, bouche. - Les stomates sont des sortes de pores situés dans le tissu épidermique des feuilles chez les végétaux. Ce nom leur a été donné par Linck, et de Candolle l'a consacré et vulgarisé. Depuis Grew et Guettard, les botanistes nommaient ces organes des glandes; en Allemagne on a conservé l'usage de !es nommer Haudrüsen (= glandes cutanées). Le mode de distribution des stomates sur les feuilles est très variable; le plus souvent disséminés sans ordre apparent, ils sont d'autres fois groupés en des points déterminés. On n'en observe jamais sur les nervures. En général, chez les végétaux herbacés, les deux faces de la feuille possèdent autant de stomates; mais chez les végétaux ligneux ces petits organes sont rares à la face supérieure et abondants à la face inférieure des feuilles. D'après Krocker, on compte par millimètre carré les nombres suivants de stomates : Pin d'Alep, 4; Epicéa, 5; Asclepias curassavica, 200; Nymphaea caerulea, 443; Solanum sanctum, 623; Agave americana, 26. (Ad. F.).

Strychnine. - Alcaloïde tiré de la noix vomique. Poison extrêmement violent. On le prépare en traitant la noix vomique en poudre par l'action de l'acide sulfurique étendu. Par le refroidissement la Strychnine cristallise, et il reste dans l'alcool la brucine, autre alcali contenu dans la noix vomique.

Style. - Prolongement cylindrique, qui part du sommet de l'ovaire et se termine en un corps glandulaire et plus ou moins dilaté, qui est le stigmate. Le style est la partie la moins essentielle du gynécée, et souvent il manque tout à fait, ou est tellement raccourci que le stigmate peut être considéré comme sessile. Le style varie beaucoup de forme, de dimension et d'organisation dans les différentes plantes, sans que ces variations soient en rapport direct avec l'organisation de l'ovaire. Il peut être simple avec un ovaire pluriloculaire, ou divisé en autant de branches qu'il y a de carpelles, avec un ovaire uniloculaire.  Le seul caractère qui offre quelque importance est tiré de sa longueur, relativement à celle des étamines. Lorsqu'il est plus long que les étamines, la fleur est dite dolichostylée; et, lorsqu'il est plus court, elle est dite brachystylée. Les conséquences de ce caractère sont très importantes au point de vue de la pollinisation et de la fécondation croisée. L'hétérostylie, très nette chez la Primevère, se rencontre aussi dans beaucoup d'autres genres de Primulacées, chez la Pulmonaire, le Sarrasin, etc. Dans quelques cas rares, notamment chez la Salicaire, il y a même trois formes différentes de fleurs, l'une à style long, l'autre à style moyen, la troisième à style court. Ce trimorphisme a été observé aussi chez les Oxalis et les Pontederia du Brésil.  Dans tous les cas, la fleur ne peut être fécondée que si un insecte apporte sur le stigmate du pollen puisé dans une autre fleur de même espèce, mais dont les étamines se trouvent à la hauteur où est le stigmate dans la première. La fécondation croisée est donc indispensable, puisque dans une même fleur un style long s'accompagne toujours d'étamines courtes et réciproquement. (Dr. L. Laloy).

Stylo- du grec stylos, stylet. Le nom de plusieurs muscles comporte ce préfixe : - Le muscle stylo-glosse du grec glôssa, langue. Muscle fixé d'une part à la base de l'apophyse styloïde du temporal et d'autre part à la pointe et à la base de la langue; il porte la langue en haut, en arrière et de côté. - Le muscle stylo-hyoïdien va de l'apophyse styloïde, au côté de l'os hyoïde; il élève l'os hyoïde. - Le muscle stylo-pharyngien se porte de l'apophyse styloïde au pharynx où il se confond avec les autres muscles de cet organe; il élève le pharynx et le porte en arrière.m à une saillie de l'extrémité inférieure du radius et de celle du cubitus.-

Succenturié. - On qualifie de succentorié un organe qui remplace un autre organe du même genre. Le ventricule succenturié des oiseaux est un renflement de l'oesophage.

Sudoripares (glandes), du latin sudor = sueur, et parere = produire; qui produit la sueur. - Les glandes sudoripares sont constituées par un èpithélium cellules cylindriques, entouré d'un réseau capillaire pourvu de lymphatiques très abondants dans le tissu cellulaire sous-cutané.

Sueur. - La sueur de l'Humain est un liquide incolore ou quelque peu jaunâtre, d'une saveur salée et d'une odeur forte variable selon les individus et surtout selon la coloration de la peau et du système pileux.  Elle est toujours mêlée à de la matière sébacée riche en substances grasses. Elle est sécrétée par des glandes spéciales de la peau nommées glandes sudoripares. La sueur renferme 99% d'eau et 1% de matières fixes où l'on a reconnu de l'urée, des lactates alcalins, du chlorure de sodium et quelques autres sels, des acides gras et un acide particulier, l'acide hydrotique ou sudorique, qui est uni à diverses bases minérales. La sueur récente a une réaction acide prononcée. La composition générale de la sueur est ainsi la même que celle de l'urine, avec cette différence que ses éléments fondamentaux y sont en quantité normalement moindre : de l'eau, 990 p. 1000 ; des sels minéraux et particulièrement du chlorure de sodium (5 p. 1000) et enfin de l'urée (1 p. 1000). Mais pendant l'été la sueur, sécrétée plus abondamment, peut éliminer à elle seule le tiers de la totalité de l'urée, ce qui revient à dire que dans ces conditions les glandes sudoripares équivalent fonctionnellement à un rein. D'où la nécessité hygiénique de maintenir ouverts, par de fréquents lavages du corps, les pores excréteurs de ces glandes pour les empêcher de s'obstruer par les débris de l'épiderme mort et les produits des glandes sébacées. La quantité de sueur éliminée journellement est considérable : dans les conditions ordinaires, alors que le corps ne se livre à aucun exercice violent et qu'elle n'apparaît cependant pas sous la forme de gouttelettes, il s'en forme jusqu'à un demi-litre par jour. Elle se mélange avec le produit des glandes sébacées. Pendant la course ou tout autre travail physique violent, sa quantité peut atteindre 300 à 400 grammes à l'heure et contrebalance alors le rejet de l'eau par l'urine, dont l'émission est alors diminuée. Son évaporation a alors pour conséquence de déterminer un rafraîchissement de la surface du corps et de contribuer ainsi à lui maintenir sa constance de température. Il en est de même lorsque la sécrétion sudoripare est augmentée par l'élévation de la température extérieure; à ce titre elle est par excellence un des meilleurs régulateurs de notre température interne. Pour ce qui est des autres mammifères, il en est comme le cheval, le boeuf, le mouton où cette sécrétion est abondante lorsque l'animal s'échauffe; mais le chien, le chat et le porc en donnent à peine quelques signes. (Ad. F. / A. P.).

Supère. - Terme que l'on emploie pour désigner la position du pistil, dans la fleur où l'ovaire est libre de toute soudure avec la corolle ou les autres parties de la fleur, et leur est pour ainsi dire supérieur. (Infère).

Supination, du latin supinus, couché sur le dos. - Ce mot s'applique à cette position de l'avant-bras de l'humain où la main étendue au bout du bras, le pouce du côté externe du poignet, présente sa face palmaire en avant ou en haut, et sa face dorsale en arrière ou en bas. Dans la supination, les os-radius et cubitus de l'avant-bras sont parallèles l'un à l'autre. (Pronation).

Sural, -ale, du latin sura, le mollet, le gras de la jambe. - On a désigné sous ce nom les parties qui ont rapport au mollet

Surgeon, probablement du latin surgere, se relever. - On nomme ainsi une pousse naissant du collet ou de la souche d'un arbre, et qui, séparée de cet arbre avec une portion de la racine, peut végéter et former un nouvel individu. - En horticulture, on emploie quelquefois les surgeons pour multiplier les plantes. Plus souvent on les retranche dès qu'ils se montrent pour ne pas laisser l'arbre s'épuiser. Ou procède toujours ainsi avec les arbres ou arbrisseaux greffés, car le surgeon reproduit le sauvageon et menace d'appauvrir le sujet greffé sur ce sauvageon.

Surrénales (capsules). - Nommées encore Reins succenturiés, capsules* atrabilaires. Ces deux organes, placés à la partie supérieure des reins dont-ils recouvrent l'extrémité, appliqués immédiatement sur chacun d'eux, sont plus longs que larges, de couleur d'un brun jaunâtre en dehors, d'un rouge foncé à l'intérieur; ils sont d'un tissu dense, serré, composé de deux substances, l'externe jaunâtre, l'interne molle et d'un rouge-brun. Elles contiennent une humeur brune, rougeâtre, qu'on a cru être l'atrabile des Anciens.

Sus-épineux (ligaments). - Au nombre de deux, l'un, dit dorso-lombaire, s'étend sur les apophyses-épineuses des vertèbres- dorsales et lombaires; l'autre ou cervical, depuis la-septième vertèbre cervicale jusqu'à l'occipital.

Sus-épineux (muscle). - Épais, allongé, triangulaire, ce muscle se porte de l'épine de l'omoplate et de la fosse sus-épineuse à la grosse tubérosité de l'humérus. Il élève le bras et le porte en dehors.

Sus-hépatique. - Qui est situé au-dessus du foie. Par ex. : Veines sus-hépatiques = veines propres du foie.

Sus-hyoidien. -Qui est placé au-dessus de l'os hyoïde.

Sus-orbitaire, situé au-dessus de l'orbite. - Artère sus-orbitaire ou sourcilière, branche de l'ophthalmique, qui elle-même naît de la carotide interne.

Suture. - On appelle ainsi les articulations immobiles qui réunissent les os du crâne et ceux de la face.

Sycône. - On a parfois désigné sous le nom de sycône une inflorescence toute spéciale qui se rapproche des capitules, et qu'on observe dans quelques genres de la famille des Morées. Dans le genre Dorstenia qui appartient à l'Amérique tropicale, les fleurs sont enfoncées en partie dans un réceptacle irrégulièrement carré ou orbiculaire, et dont les bords relevés semblent vouloir se réunir pour enfermer les fleurs dans la concavité du réceptacle. Dans le genre voisin, celui des figuiers, ficus, cette tendance est complètement satisfaite; l'inflorescence est un corps lisse et en forme de poire qui dissimule complètemont les fleurs; c'est, en un mot, ce que tout le monde connaît plus tard sous le nom de figue.

Sympathique (nerf grand)  ou substantivement le grand sympathique. - Partie du système nerveux, longeant la colonne vertébrale et formant un système à part, régulateur des fonctions végétatives de l'organisme.

Symphyse. - Connexion de deux os ensemble. Articulation fixe (ex. : symphyse du pubis). 

Synarthrose. - Mode d'articulation immobile.

Syncarpés (fruits). - Type de fruits formés de carpelles soudés en une seule masse.

Symphyse. - Nom donné à certaines articulations par contiguïté et ligaments interosseux. Exemples : symphysepubienne, symphyse sacro-iliaque.

Synovial, -ale, qui a rapport à la synovie. - Les capsules ou membranes synoviales constituent un genre de séreuses destinées à recouvrir les surfaces articulaires qui, sont encroûtées de cartilages; un de leurs feuillets tapisse une surface et se réfléchit sur l'autre; elles forment ainsi de petits sacs clos de toute part, interposés entre les surfaces articulaires et où se sécrète la synovie qui facilite le glissement des parties. 

Synovie, du grec syn, avec, et ôon, oeuf, à cause de sa ressemblance avec du blanc d'oeuf? - Liquide clair, jaunâtre, d'aspect huileux, sécrété par les synoviales. Son analyse a donné (synovie du cheval) à peu près les mêmes éléments que celle de la sérosité, seulement on peut y signaler une augmentation de l'albumine (6,40, au lieu de 1,66). Elle a pour effet de lubrifier les surfaces articulaires et de faciliter leur glissement les unes sur les autres.

Système*. - Méthode de classification fondée sur l'emploi d'un seul ou d'un petit nombre de caractères (ex. : le système de Linné).

Systole, du grec systolè, action de resserrer. - On sait que le coeur est le siège d'un mouvement alternatif de contraction, c'est la systole, et de relâchement ou dilatation, c'est la diastole. La systole se compose de deux contractions qui se succèdent rapidement; la première se manifeste à la base de l'organe et a lieu dans les parois des oreillettes; la seconde glisse pour ainsi dire à la suite de la première, de la base vers le sommet du coeur, et resserre énergiquement les parois des ventricules.

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