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O
Oasis. - Ilot de végétation situé au coeur d'un désert.

Obconique. - Épithète par laquelle, en botanique, on spécifie certaines parties des végétaux qui ont la forme d'un cône renversé; l'involucre est obconique dans l'Aster frutescent (A. fruticulosus, Lin.). - En zoologie, les antennes de certains insectes sont obconiques.

Obcordé. - Se dit principalement des feuilles oblongues partagées à leur sommet en 2 lobes arrondis et représentant ainsi la forme d'un coeur renversé. Les folioles de l'Oxalide oseille sont obcordées. Dans quelques Véroniques, les fruits ou capsules ont aussi cette forme, de même que les silicules de l'lbéride à tiges nues, du Thlaspi perfolié et du Thlaspi bourse à pasteur. On emploie dans le même sens le mot Obcordiforrne.

Obcurrent. - S'applique principalement aux cloisons de l'ovaire. On appelle obcurrentes des cloisons partielles dirigées les unes vers les autres et concourant, par leur rapprochement; à diviser en plusieurs loges la cavité de l'ovaire ou du péricarpe comme dans le lilas, les mufliers, les saxifrages, les acanthacées,les convolvulacées, etc.

Oblique, en latin obliquus. - Épithète que l'on ajoute au nom de certaines parties du corps dont la direction est oblique. Ce nom a été donné en particulier à des muscles; ainsi : - A l'abdomen : Le grand oblique ou oblique externe, large, mince, recouvre les parties latérales et antérieures de l'abdomen; le petit oblique ou oblique interne, situé au-dessous et derrière le précédent, recouvre les muscles sacro-spinal et transverse de l'abdomen. Ces muscles concourent à former les parois du ventre et ont pour usage de resserrer cette cavité. - A la tête : Le grand obblique ou oblique inférieur est arrondi, allongé et situé obliquement entre la première et la seconde vertèbre cervicale. Il s'étend du sommet de l'apophyse transverse de la première au tubercule de l'apophyse épineuse de !a seconde, obliquement. Étend la tête de son côté. Le petit oblique ou oblique supérieur s'attache en haut à l'occipital, en bas à la première vertèbre cervicale; il tourne la face en l'inclinant de son côté. - Au globe de l'oeil : Le grand oblique ou oblique supérieur imprime au globe de l'oeil un mouvement qui porte la pupille en bas et en dedans. Le petit oblique ou oblique inférieur porte le globe de l'oeil en haut et en avant, la pupille en haut et en dehors. (F.-N.).

Obovale. - Se dit des feuilles ayant la forme elliptique, mais l'extrémité supérieure plus, large que la base, de manière à figurer un ovale renversé, ainsi que l'indique le mot. L'arbousier des Alpes, la busserolle, le peplis aquatique, le samolus mouron d'eau, le saule petit marceau, etc., ont des feuilles obovales.

Obturateur, du latin obturare = boucher. - Ce nom a été employé en anatomie pour désigner certaines parties qui ferment une ouverture ou qui ont rapport à ces parties, tels sont les muscles obturateurs, les artères et veines obturatrices, le nerf obturateur. - Il y a deux Muscles obturateurs : l'Obturateur externe, situé au devant de la cuisse, s'attache au devant du pubis, à la circonférence du trou sous-pubien et se porte en se contournant sous le col du fémur, dans la cavité digitale du grand trochanter où il se fixe; l'Obturateur interne, à la partie postérieure de la cuisse, s'attache à la partie postérieure du pubis et se termine par un tendon qui passe sur l'échancrure sciatique, s'y réfléchit et va se fixer au même point que le précédent. Ces deux, muscles sont rotateurs de la cuisse en dehors. - L'artère obturatrice est fournie par l'artère hypogastrique ou une de ses branches, quelquefois par l'épigastrique; elle sort par le trou sous-pubien après avoir donné, des branches dans l'intérieur du bassin, et en fournit ensuite de nombreuses au dehors. - La veine obturatrice suit la même distribution. Le Nerf obturateur est principalement fourni par les deuxième et troisième nerfs lombaires; il suit les mêmes divisions que les vaisseaux. - On appelait autrefois, à tort, le trou sous-pubien Trou obturateur.

Obvoluté. - Ce mot s'applique principalement aux feuilles,considérées quant à leur disposition dans le bouton. La feuille obvolutée est pliée dans sa longueur et reçoit dans son pli la moitié d'une autre feuille pliée de la même manière. Cette disposition s'observe facilement dans les sauges, les marrubes, la. saponaire, les lycbnides, etc.

Occipital. - Qui appartient à l'occiput (région occipitale, os, muscles, vaisseaux, nerfs occipitaux, etc.).
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os occipital
Os occipital. - a, trou occipital ; b, crête occipitale;
c, condyle; d, apophyse basilaire; e, trou condylien.

Occipito-atloïdien. - Qui a rapport à l'occipital et à l'atlas : articulation occipito-atloïdienne.

Occipito-aurien (de occiput, et du latin auris = oreille). - Se dit d'un muscle qui, chez les mammifères, se porte de la tête à la conque de l'oreille, qu'il relève. Substantivement : L'occipito-aurien.

Occipito-axoïdien. - Qui a-rapport à l'occipital et à la vertèbre axis : articulation occipito-axoïdienne.

Occipito-cotyloïdien. - Se dit de la présentation du foetus, lors de l'accouchement, quand le sommet de sa tête correspond à la cavité cotyloïdienne de la mère : présentation occipito-cotyloïdienne gauche.

Occipito-frontal. - Qui appartient à l'occiput et au front. Muscle occipito-frontal, situé à la partie supérieure de la tête, il s'étend de l'occiput au front, et sur les côtés à la portion mastoïdienne du temporal; large, mince, charnu seulement à ses deux extrémités; la contraction de sa partie antérieure détermine le froncement en travers de la peau du front; celle de sa partie postérieure produit un effet opposé.

Occipito-latéral. - Se dit d'une présentation du foetus dans laquelle l'occiput de l'enfant répond à l'un des côtés du bassin de la mère.

Occipito-méningien. - Qui a rapport à l'occiput et aux méninges.

Occipito-mentonnier. - Qui s'étend de l'occiput au menton.

Occipito-pariétal. - Qui a rapport aux os occipital et pariétal : suture occipito-pariétale.

Occipito-pétreux. - Qui est formé par l'occipital et par l'apophyse pierreuse du temporal : hiatus Occipito-pétreux.

Occipito-sacré. - Se dit d'une présentation du foetus dans laquelle l'occiput de l'enfant répond à l'angle sacrovertébral de la mère.

Occipito-sacro-iliaque. - Se dit d'une présentation du foetus dans laquelle l'occiput de l'enfant répond à la symphyse sacro-iliaque de la mère.

Occipito-vertébral. - Qui appartient à l'occiput et aux vertèbres. Se dit du muscle appelé aussi Grand complexus, qui s'insère d'une part sur l'occipital, d'autre part sur les vertèbres.

Occiput (formé du préfixe oc, et de caput = tête). - Partie postérieure et inférieure de la tête (Occipital).

Ocelle, en latin ocellus = petit oeil. Les ocelles sont, chez les Insectes, les yeux simples isolés que l'on remarque généralement entre les deux yeux à facettes. On a encore appelé ocelles de petites taches arrondies, dont le centre est d'une autre nuance de couleur que la circonférence; on en voit souvent sur les ailes des papillons

Odorat (Olfaction). -

Oeil. - Oeil, pl. yeux , du latin oculus.
Organe de la vue. - Anatomie humaine. 1° Globe de l'oeil : L'oeil peut être comparé à une chambre noire photographique. Sa paroi, présentant à peu près la forme d'une sphère de vingt-deux millimètres de diamètre, est presque entièrement formée par la sclérotique ou cornée opaque, sorte de coque fibreuse, blanche, que tapisse intérieurement la choroïde, membrane mince, noirâtre, qui se termine antérieurement par deux feuillets : le muscle ciliaire et la couronne ou procès ciliaire. A sa partie antérieure, la sclérotique présente une ouverture à peu près circulaire, dans laquelle est enchâssée la cornée transparente. La plaque sensible est représentée par la rétine, membrane demi-transparente, constituée par les terminaisons du nerf optique. L'appareil optique est diaphragme au niveau de la jonction de la sclérotique et de la cornée par l'iris, membrane opaque percée d'une ouverture circulaire de diamètre variable, appelée pupille; il est composé d'une série de milieux transparents, qui sont, en allant d'avant en arrière : la cornée, l'humeur aqueuse, occupant la chambre antérieure, c'est-à-dire l'espace compris entre la cornée et l'iris; le cristallin, lentille biconvexe appliquée par sa face antérieure contre l'iris; l'humeur vitrée ou corps hyaloïde, substance gélatineuse qui remplit toute reste du globe. 2° Annexes de l'oeil : maintenu en arrière par la capsule de Tenon, le globe de l'oeil est recouvert en avant par la conjonctive, membrane muqueuse qui tapisse aussi la paroi interne des paupières; celles-ci protègent l'oeil en jouant le rôle d'obturateur. Le globe de l'oeil, mobile autour de son centre, est mis en mouvement par six muscles : droit supé rieur, droit interne, droit inférieur, droit externe, petit oblique et grand oblique. Dans l'orbite, au-dessus du globe de l'oeil, sont situées les glandes lacrymales, dont la fonction est de lubrifier la conjonctive. - Anatomie comparée. Chez tous les vertébrés, l'oeil a une structure très analogue à celle de l'oeil humain. L'oeil de tous les arthropodes pourvus de cet organe est immobile, souvent privé de cristallin et formé dans la plupart des cas de l'agglomération d'un grand nombre d'yeux élémentaires, dont l'ensemble constitue un oeil composé. Chez les insectes, les crustacés, le nerf optique se divise en filets, dont chacun se porte vers un ocelle particulier. La surface de l'oeil est un segment de polyèdre, dont Iliaque facette appartient à un oeil spécial.
Beaucoup d'arthropodes inférieurs sont dépourvus d'yeux.

Oesophage, du grec oisophagos = qui porte ce qu'on mange. - Canal qui sert à porter la nourriture de l'arrièrebouche à l'estomac. Chez l'humain, l'oesophage fait suite au pharynx. Placé à la partie inférieure de la région cervicale, il parcourt toute la région thoracique et traverse le diaphragme pour s'ouvrir dans l'estomac. Il mesure 25 centimètres de longueur, sur5 à 12 millimètres de largeur.

Oeuf, du latin ovum. - Corps organique, qui se forme chez les femelles de plusieurs classes d'animaux et qui renferme un germe d'un animal de la même espèce. (S'emploie plus spécialement pour les oeufs à enveloppe dure, que pondent les femelles des oiseaux, des poissons, etc.). Les animaux qui pondent des oeufs sont dits ovipares, par opposition aux viripares, qui mettent au monde des petits libres. Tous les animaux ne sortent pas de I'oeuf sous leur forme définitive : les insectes, les amphibiens subissent des métamorphoses au sortir de l'oeuf (développement post-embryonnaire).  - Chez les crustacés, les oeufs sont ronds et entourés d'une coque plus ou moins résistante. Après la ponte, ils demeurent fréquemment fixés aux pattes abdominales des femelles ou dans les replis du test. Les mollusques donnent des oeuf de forme et de consistance variables avec les genres : certains les enferment dans une enveloppe dite oothègue ou ovisac; d'antres les fixent à un flotteur mucilagineux, que la femelle traîne avec elle sur l'eau, ou bien les attachent à des fragments de plantes marines. Les oeufs des insectes sont presque toujours entourés d'une coquille lisse, granuleuse, présentant, principalement chez les lépidoptères, un vif éclat métallique. Les araignées entourent les leurs d'un cocon soyeux et les portent toujours avec elles. - Parmi les vertébrés, les mammifères seuls sont vivipares; tous les autres sont ovipares, et leurs neufs, en général de grande taille, ont leur vitellus entouré de couches d'albumine. La plupart des poissons déposent leurs oeufs (petits et ronds) sur les plantes aquatiques, mais il en est, comme les hippocampes, qui les portent dans une poche ventrale; certains plagiostomes entourent les leurs d'une sorte de sachet corné, quadrangulaire et prolongé aux angles par des appendices rubanés, servant à fixer le tout aux plantes marines, Les oeufs des amphibiens, de consistance molle, sont portés, après la ponte, soit par les mâles, soit par les femelles, dans des renflements de la peau, ou agglutinés en cordons autour des pattes postérieures. Les reptiles pondent des oeufs allongés, cylindriques et sphéroïdaux aux deux extrémités, à coquille parcheminée : mais cette coque molle peut devenir dure quand elle est exposée à l'air. Certains reptiles comme la vipère, l'orvet, sont ovovipares, c'est-à-dire mettenut au monde des petits vivants, leurs oeufs éclosant dans le ventre de la mère. Chez les oiseaux, tous ovipares, l'oeuf présente cette forme particulière dite ovoïde, qui est un ovule asymétrique à ses sommets (gros bout et petit bout); la coquille est de nature calcaire. Sous la coquille existe une membrane; membrane coquillière, composée de deux feuillets séparés par une couche d'air plus épaisse au gros bout (chambre à air). La membrane extérieure est le chorion; l'intérieur renferme le vitellus (jaune), dans lequel on distingue le germe (cicatricule) et qui est entouré de couches d'albumine (blanc), que la progression en spirales dans l'oviducte termine en vrilles (chalazes). Les oeufs sont en général proportionnés comme taille aux oiseaux qui les produisent; la couleur de la coquille et les dessins dont elle est revêtue varient avec chaque espèce, mais sont toujours identiques chez les individus d'une même espèce; l'épaisseur aussi de cette coquille est variable: mince et fragile chez les petites espèces, elle devient épaisse et dure chez les grands oiseaux (casoars, autruches), mais pas assez, cependant, pour résister aux coups de bec que le jeune frappe au petit bout de l'oeuf au montent d'éclore. L'éclosion de l'oeuf a lieu au bout d'un certain nombre de jours, qui varie avec les espèces. 

Oiseaux, dn latin populaire uncellus. Les oiseaux forment une classe de l'embranchement des vertébrés. Ils sont ovipares, couverts de plumes, à respiration pulmonaire, à sang chaud, et leurs les membres postérieurs servent seuls à la marche; leurs membres antérieurs (ailes) sont adaptés au vol. Ils sont en général d'un poids médiocre par rapport à leur taille; les muscles de la poitrine sont très développés, et le squelette disposé pour leur donner attache; le sternum, toujours très long, possède chez les grands voiliers une arête antérieure saillante, qui fait défaut chez les coureurs, dont, en revanche, les membres postérieurs sont très puissants. Le plumage des oiseaux est un revêtement de nature épidermique, analogue aux ongles et aux poils chaque plume naît dans un follicule du derme. Les grandes plumes des ailes et de la queue (rémiges, tectrices ou couvertures) sont cependant insérées parfois sur les os eux-mêmes. Le plumage offre une disposition spéciale sur les ailes et sur la queue; sur le reste du corps, il ne couvre pas absolument toute la surface de la peau, malgré l'apparence extérieure : les plumes y sont disposées par places. Les pieds ont en général quatre doigts : la forme en est variable avec les ordres; les pattes sont recouvertes d'une gaine cornée : le bec, corné et dur, est extraordinairement variable. Les organes des sens, chez l'oiseau, sont bien développés : l'oeil surtout est parfait; l'oreille externe est réduite à un conduit dissimulé sous les plumes, mais l'oreille interne est aussi compliquée que chez les autres vertébrés : les cornets olfactifs des fosses nasales servent à l'odorat, et le sens du goût siège à la base de la langue. L'appareil digestif de l'oiseau  n'est pas aussi parfait que chez les mammifères; l'estomac manque, mais il est remplacé parle jabot, le ventricule succenturié et le gésier, renflements successifs et inégaux du tube intestinal, dont la partie supérieure est en rapport avec un foie et un pancréas, et dont la partie inférieure débouche, avec les uretères, dans un cloaque, auquel fait suite le rectum. Le régime des oiseaux est extraordinairement varié (carnivores, phytophages, granivores, frugivores, insectivores, omnivores); il est d'ailleurs indifférent à la taille; il existe de minuscules carnivores et de très grands phytophages. Les nids des oiseaux offrent des exemples de leur merveilleuse industrie; certains sont de véritables chefs-d'oeuvre.

Olfactif, -ive, du latin olfactus; odorat; qui a rapport à l'olfaction. - Membrane olfactive, c'est celle du sens de l'odorat. - Nerfs olfactifs. On appelle ainsi les, filets mous et grisâtres qui se détachent de la face inférieure des lobes olfactifs, pour se porter à travers la lame criblée de l'ethmoïde dans l'épithélium olfactif. Ces lobes communiquent eux-mêmes, d'autre part, avec l'axe cérébro-spinal par deux prolongements dont l'un, externe, part de la lèvre postérieure de la scissure de Sylvius; l'autre interne, plus court, part de l'angle interne du lobe frontal. Le point de jonction de ces deux origines correspond à l'extrémité antérieure du corps calleux; bientôt le tronc qui en résulte s'élargit pour former le lobe olfactif dont il a été question plus haut.

Olfaction. - Fonction grâce à laquelle les odeurs sont perçues. La région olfactive est située dans les fosses nasales supérieures ( Nez).

Olivaire (corps) ou Olive. - On appelle ainsi une saille oblongue à contour nettement accusé, située de chaque côté, sur la partie antérieure de la moelle allongée; en dehors des pyramides, longue de 1,2 à 1,5 cm, et offrant quelque ressemblance avec une olive.

Ombelle, ombellule, du latin umbella, ombelle, parasol. - On donne ce nom à une inflorescence qui se compose de fleurs portées sur des pédoncules, partant d'un même point et se réunissant à leur sommet à une hauteur, égale, de maniére à simuler une sorte de parasol ouvert. Cette disposition des fleurs a donné son nom à l'importante famille des Ombellifères qui comprend la carotte, le persil, le panais, le céleri,.etc. L'ombelle peut être simple ou composée; dans le premier cas les pédoncules ombellés ne se subdivisent pas, et sont terminés par les fleurs comme dans le butome, l'agapanthe en ombelle, l'asclépiade de Syrie, qui sont des plantes de familles différentes; dans le second cas, les pédoncules ombellés se subdivisent en petites ombelles ou Ombellules, qui portent chacune une fleur. Toutes les ombellifères ont des ombelles composées. A labase des ombellules on voit de petites bractées formant une colerette analogue à l'involucre et que l'on nomme involucelle. Souvent aussi l'ombelle est accompagnée d'un involucre. (G-s.).

Ombilic. - L'ombilic ou cicatrice ombilicale n'est autre chose que la cicatrice déprimée de l'orifice par lequel, à la naissance, passait le cordon vasculaire réunissant le foetus au placenta. Le cordon ombilical est constitué par trois vaisseaux sanguins : la veine ombilicale qui se dirige vers le foie, les deux artères ombilicales qui vont se jeter dans les deux hypogastriques et le conduit de l'ouraque, débris allantoïdien situé entre les deux artères et réunissant l'ombilic et le sommet de la vessie. Après la naissance, le cordon lié tombe, les vaisseaux et l'ouraque s'oblitèrent et la peau se ferme par une cicatrice médiane, tantôt surélevée, plus souvent déprimée en infundibulum. Chez l'adulte, l'ombilic situé au-dessus du plan médian du corps présente l'aspect d'un infundibulum à bords plissés. - La peau relativement immobile en ce point, surtout de bas en haut, s'enfonce en doigt de gant, tiraillée qu'elle est par les cordons oblitérés que forment les éléments du cordon. Elle adhère par les bords de l'infundibulum avec les couches profondes qui s'arrêtent à elles, formant un anneau (anneau ombilical) à bords très nets et qui, de la superficie à la profondeur, est constitué par le tissu cellulaire sous-cutané souvent considérablement infiltré de graisse et l'aponévrose entrecroisée de la ligne blanche. Au-dessous on trouve le tissu cellulaire sous-péritonéal et enfin le péritoine viscéral qui vient passer en arrière de l'ombilic en prenant quelques adhérences au pourtour de l'anneau ombilical. (A19).

Ombilical. - Ce terme s'applique à ce qui a un rapport avec l'ombilic.

Cordon ombilical.  - le cordon ombilical  s'étend du placenta à l'ombilic du foetus; d'une longueur qui varie dans l'espèce humaine, mais qui est ordinairement de 45 à  60 cm. Le cordon ombilical a une surface bosselée, noueuse et est destiné à porter, de la mère à l'enfant, les matériaux de la nutrition. Il est composé de la veine et des artères ombilicales, et dans les premiers mois de la gestation, des vaisseaux omphalo-mésentériques; on y a admis l'existence des nerfs. Il a pour enveloppes les membranes dites amnios et chorion. Sa grosseur est de 15 à 20 mm. .

Région ombilicale. - C'est une des divisions de l'abdomen admises par les anatomistes. Elle correspond à l'ombilic et est limitée par deux lignes idéales, horizontales, l'une supérieure passent à peu près au niveau de la base du thorax, l'autre inférieure au niveau de la base du bassin. Cette région est ensuite divisée en trois autres, une moyenne qui retient le nom d'ombilicale, et deux latérales ou lombaires.

Vésicule ombilicale. - Elle est formée par la membrane interne du blastoderme, et communique largement avec l'intestin dans les premiers temps de la vie embryonnaire, par un canal nommé omphalo-mesentérique; bientôt celui-ci s'oblitère peu à peu, et ne forme plus qu'un simple pédicule. Cette vésicule communique aussi avec l'embryon par les vaisseaux omphalo-mésentériques.

Vaisseaux ombilicaux. - Ils consistent en deux artères et une veine contournées les unes sur les autres. C'est la veine qui apporte au foetus le sang destiné à sa nutrition, et qui remplit véritablement les fonctions d'artères; tandis que les artères rapportent le sang qui a servi à la nutrition du foetus et font l'office de veines. (F.-N.). 

Ombilical (cordon). -  En botanique, on appelle aussi cordon ombilical un prolongement du placenta, formé de vaisseaux unissant la graine à l'ovaire et servant à conduire la nourriture à l'embryon. On désigne plus souvent cet organe sous le nom de funicule. L.-C. Richard l'a nommé podosperme. Le cordon ombilical est ordinairement assez court, comme dans le haricot, le genêt, le ricin. Dans quelques magnoliers, il offre une longueur remarquable. A la maturité des fruits de ces végétaux, les graines d'un rouge corail pendent en dehors, attachées à l'extrémité d'un cordon ombilical qui a plus de 2 cm de longueur.  Dans le pavot, les primevères, etc., les graines sont sessiles, c'est-à-dire que le funicule ne se distingue pas. Le cordon ombilical est filiforme dans la giroflée, le groseillier à maquereau, urciné ou en crochet dans l'acanthe, la justicie, etc.; enfin, il est dit pappiforme quand il est formé de filets soyeux réunis en aigrette, comme dans les asclépias.

Omnivores. - Ce sont les animaux qui font usage de toute sorte de nourriture, du latin omnia, toutes choses, et vorare, dévorer. L'humain, omnivore lui-même, a rendu omnivores presque tous les animaux domestiques; on en trouve aussi parmi ceux qui n'ont pas été domestiqués, l'ours, le raton, etc.

Omoplate, du grec omos = épaule, et platus = large. - Os large, mince, triangulaire, situé à la partie postérieure de l'épaule. Par extension : le plat de l'épaule. L'omoplate ou scapalum, légèrement bombée, présente au thorax sa cavité appelée fosse sous-scapulaire â laquelle s'insère le muscle sousscapulaire. Sa face postérieure présente une saillie osseuse appelée épine de l'omoplate où s'attachent les muscles trapèze et deltoïde, et qui se termine par une éminence, l'acromion. L'angle supérieur externe présente un renflement, creusé d'une cavité glénoïde, où s'articule la tête de l'humérus.

Omphalo-mésentériques (vaisseaux). - Ce sont les vaisseaux qui servent à établir les communications entre l'embryon et la vésicule-ombilicale; il y a deux veines qui pénètrent dans l'embryon et se jettent dans le vestibule du coeur, et deux artères qui sortent de l'embryon pour porter à la mère le sang qui a servi à la nutrition.

Ongle, unguis des Latins. - On désigne sous ce nom une lame d'aspect corné qui revêt la face dorsale de la dernière phalange des doigts et des orteils. - Elle présente deux parties bien distinctes : une racine qui est recouverte par la peau; le corps qui s'étend depuis le repli de la peau qui couvre sa racine jusqu'au sillon creusé entre sa partie libre et la pulpe du doigt. Il présente à sa partie supérieure un espace de couleur blanche, de forme semi-lunaire qui lui a mérité le nom de lunule. Le corps de l'ongle offre des stries longitudinales qui correspondent aux papilles de la peau, disposées en séries linéaires et parallèles à la direction de l'ongle. Les ongles sont formés de deux lames; l'une superficielle offrant l'aspect de la corne, qui se continue avec la lame externe de l'épiderme, formée de lamelles imbriquées les unes sur les autres, et qui recouvre la partie supérieure de l'ongle; sous cette couche s'en forme une seconde profonde, molle, se continuant avec le corps muqueux qui soulève la première en la poussant en haut et en avant, et ainsi de suite. Lorsqu'un ongle tombe, on voit le derme sous-unguéal se recouvrir sur tous ses points d'un verni qui est la couche la plus profonde de l'ongle. Une ou deux semaines après, une lame cornée apparaît sur la lunule; puis, à mesure que de nouvelles lames se forment, les premières avancent, et l'ongle s'est totalement reproduit au bout de deux mois et demi à trois mois; la portion de peau qui entoure la racine de l'ongle, et à laquelle on a donné le nom de matrice de l'ongle, est celle qui le reproduit. - La plupart des peuples coupent leurs ongles au niveau des doigts; en sorte que la longueur que nous voyons à ces corps n'est pas celle qui leur est naturelle. Abandonnés à leur accroissement , ils se prolongent en se recourbant du côté de la flexion. Cet accroissement a cependant un terme limité; chez les vieillards il n'est pas rare de voir l'ongle du gros orteil acquérir une grande longueur. On raconte l'histoire d'une vieille femme piémontaise qui s'était crue possédée; elle se fit exorciser et, s'imaginant que le diable s'était retiré dans ses ongles; elle les laissa croître au point que celui du gros orteil gauche avait douze centimètres de longueur. (DGS).

Onglet, dérivé d'ongle, terme par lequel on désigne la base plus ou moins rétrécie du pétale, qui supporte la partie élargie ou limbe. Les pétales n'ont pas tous d'onglet apparent; mais ceux qui en sont pourvus comme dans l'oeillet et en général les Caryophyllées, dans la rose, dans la giroflée, ainsi que toutes les Brassicacées, sont dits onguiculés; ceux auxquels. l'onglet manque sont dits sessiles. L'onglet est souvent d'une teinte différente de celle de la lame.

Onguiculés. - On donne ce nom aux Mammifères qui ont l'extrémité de la dernière phalange des doigts armée d'un ongle. Tous les plantigrades sont onguiculés.

Ongulé. - Se dit des animaux dont le pied est terminé par un sabot continu, ou divisé seulement en deux parties. Les Ongulés forment  une division de mammifères comprenant ceux qui ont le doigt enveloppé par un sabot, comme les chevaux, hippopotames, etc. . - En botanique se dit d'un pétale muni d'un onglet. 

Oogone. - Dans la reproduction sexuée de certaines Algues et de Champignons, l'oogone est l'organe où se forment les cellules femelles (Oosphère); il est généralement placé à l'extrémité d'un rameau et subit des modifications déterminées par le mode d'accroissement de la plante.

Oosphère. - C'est la masse des cellules femelles qui naît dans l'oogone. Après la fécondation, cette masse s'entoure d'une membrane propre et forme l'oospore. Chez les Fucacées, plusieurs oosphères se forment dans chaque oogone, et les oospores peuvent germer tout de suite, contrairement à ce qui arrive pour les autres Algues. Le sac qui renferme l'oospore s'appelle oosporange et quelquefois archégone.

Opposé. - Se dit d'organes de même nature, placés deux à deux, l'un devant l'autre, à une même hauteur. Ainsi les feuilles qui naissent par paire l'une en face de l'autre, comme dans le lilas, les jasmins, sont dites opposées. On observe aussi, mais rarement, les étamines opposées aux pétales ou aux lobes de la corolle, lorsqu'elles sont insérées en face de ces parties. En général le mot opposé est le contraire d'alterne en botanique.

Orbiculaire, du latin orbiuculus = petit cercle. - Nom donné à deux muscles : 1° Orbiculaire des lèvres ou Labial; 2° Orbiculaire des paupières ou Palpébral; il est situé au devant et autour de l'orbite et dans l'épaisseur des paupières qu'il rapproche l'une de l'autre.

Orbite. - Les orbites ou fosses orbitaires, au nombre de deux, sont situées de chaque côté du sommet des fosses nasales, au-dessus des sinus maxillaires, au-dessous de l'étage antérieur du crâne; elles ont la forme de pyramides quadrangulaires creuses. La base par où entrent dans l'oeil les rayons visuels regarde en avant et un peu en dehors. Elle est limitée par le rebord orbitaire, fermée par des paties molles, les paupières, doublées du muscle orbiculaire et surmontées des sourcils. En dedans, le rebord orbitaire s'efface pour loger les voies lacrymales.
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Orbite de l'oeil.
Orbite. - os nasal; b, os malaire; c, os frontal; d, trou sus-orbitaire; e, goutère lacrymale; f, trou optique; g, fente sphénoïdale; h, canal sous-orbitaire.

Le sommet de l'orbite est perforé (trou optique, fente orbitaire) pour laisser pénétrer le nerf optique, organe de la vision de l'oeil, les nerfs moteurs des muscles de l'oeil et les vaisseaux ophtalmiques.

Ordre. - Nom d'un groupe admis dans les classifications des naturalistes, principalement depuis Linné. Ce classificateur avait appliqué à peu près la même hiérarchie aux règnes animal et végétal. Les espèces étaient groupées en genres; les genres en ordres, ceux-ci en classes et les classes, en un règne. Par la suite on a intercalé la famille entre le genre et l'ordre, et (parfois) la cohorte entre l'ordre et la classe. - Linné, dès ses premières publications, rangeait les genres naturels de plantes dans 98 ordres, disposés eux-mêmes en 24 classes. Les genres naturels d'animaux étaient groupés dans 25 ordres formant 6 classes. Dans sa méthode de classification des végétaux, Jussieu adopta pour le groupe formé de plusieurs genres suffisamment analogues le nom de famille ou ordre naturel. Au XIXe siècle, les botanistes qui ont perdu l'habitude d'employer le mot ordre, préférant ne distinguer que des familles, avant de le réintroduire dans leurs classifications. Les zoologistes, eux, ont toujours conservé cette division, mais on adopté le terme de famille introduit par les botanistes. Dans son Règne animal, G. Cuvier a réparti toutes les familles naturelles de genres d'animaux dans 76 ordres, dont 27 pour l'embranchement des Vertébrés; 14 pour celui des Mollusques; 24 pour celui des Articulés,  11 pour celui des Zoophytes.

Oreille, du latin auricula. - Organe de l'ouïe, et particulièrement partie externe de l'organe placée de chaque côté de la tête. L'oreille est l'ensemble des organes qui nous font percevoir les sons avec leurs caractères variables. Elle comprend une portion externe en rapport avec l'atmosphère (oreille externe), une portion interne qui contient les terminaisons du nerf auditif (oreille interne), et, entre les deux, une portion constituée principalement par des osselets (oreille moyenne). L'oreille externe est constituée par le pavillon de l'oreille et le conduit auditif externe. Le pavillon de l'oreille, en forme de conque, présente des replis et des éminences divers. Le conduit auditif externe se termine par la paroi externe du tympan. L'oreille moyenne est une cavité remplie d'air. Elle se compose de la caisse du tympan, sorte de tambour dont les deux bases sont légèrement déprimées, qui communique par la trompe d'Eustache avec le pharynx. Dans l'intérieur de cette caisse se trouve la chaîne des osselets : marteau, enclume et étrier. L'oreille intente est la partie essentielle de l'ouïe. Elle est située dans le rocher, et est constituée par une série de cavités osseuses dans lesquelles se trouvent des cavités membraneuses. C'est le labyrinthe, où aboutit le nerf auditif en un grand nombre de terminaisons. - Les vibrations sonores recueillies par le pavillon de l'oreille, qui les renforce, arrivent au tympan qui entreà son tour en vibration. La chaîne des osselets transmet ces derniers au labyrinthe et aux terminaisons du nerf auditif. - Anatomie comparée : l'appareil auditif existe chez les invertébrés; il porte le nom d'otocyste. Certains insectes possèdent un tympan. Les otocystes des mollusques contiennent une petite concrétion dure, dite otolithe. Les poissons ont une oreille réduite au labyrinthe; les oiseaux n'ont pas de pavillon : celui-ci est l'apanage des mammiféres.

Organe. - L'organe, constitué de plusieurs tissus, est une partie du corps dans laquelle on peut reconnaître une ou plusieurs fonctions particulières. Les organes de diverses espèces, en se réunissant pour une même fonction, forment les appareils. - Organes plastiques : ce sont ceux qui préparent les matériaux assimilables et servent à la nutrition (tube digestif). - Organes rudimentaires : ce sont des organes atrophiés sans fonction actuelle, mais avant joué un rôle dans les espèces à partir desquelles l'espèce concernée à évolué L'adaptation, la sélection, le balancement des organes en donnent l'explication. Les organes rudimentaires dérivant du corps de Wolff en sont un des plus beaux exemples. (Ch. Debierre).

Organe de Corti (Oreille).

Organe de Jacobson. - Tube cartilagineux dans lequel s'enfonce la muqueuse des fosses nasales. II est placé sur le plancher des fosses nasales et communique avec le conduit de Sténon. Très développé chez les carnassiers, les ongulés, etc., il est avorte dans les primates. Chez l'humain il n'existe que durant la vie embryonnaire. La similitude de texture entre la muqueuse de cet organe et celle de la région olfactive, la terminaison identique des nerfs dans les deux cas, font de l'organe de Jacobson un annexe de l'appareil olfactif.

Organe de Rösenmuller (Utérus, corps de Wolff).

Orteils (anatomie), communément nommés doigts de pied. Ils sont au nombre de cinq; le premier, nommé gros orteil, diffère du pouce de la main, en ce qu'il n'est pas opposable aux autres. Du reste ils ont une grande analogie avec les doigts, si ce n'est qu'ils sont plus courts et non effilés. Ils offrent aussi les mêmes rapports avec des muscles extenseurs et des fléchisseurs, le même mode d'articulations; des artères et des veines analogues.

Os. - Partie dure et solidequi forme la charpente du corps de l'humain et des autres animaux vertébrés. Les os constituent dans leur ensemble le squelette des vertébrés; ils sont unis entre eux par des articulations et servent de levier aux masses musculaires qui s'insèrent sur eux. Le nombre des os varie suivant les espèces animales; chez l'humain adulte, il est de 206. A savoir : 26 pour la colonne vertébrale, 31 pour le crâne, la face et la langue, 25 pour le thorax, 64 pour les membres supérieurs et 60 pour les memebres inférieurs. D'après leur forme, un divise les os en os longs et os courts. Dans les os longs, on distingue un corps ou diaphyse, et deux extrémités ou épiphyses. Si l'on coupe un os long dans le sens de sa longueur, on le trouve plus ou moins rempli d'une substance rougeâtre on jaunâtre, la moelle, contenue dans le corps de l'os. Une membrane, le périoste, enveloppe l'os dans presque toute son étendue. Les os sont constitués par une substance organique, l'osséine, imprégnée de substances minérales diverses, dont voici une analyse : substance organique, 310; phosphate de chaux, 597; carbonate de chaux, 73; phosphate de magnésie, 13; chlorure de sodium, 7.

Os crochu ou os unciforme. -  Quatrième os de la seconde rangée du carpe - On donne aussi le nom d'os crochu à un petit os du genou chez le cheval.

Osséine ou Ostéine. - Substance particulière qui constitue le tissu cellulaire de la peau et des cartilages des animaux, et qui se trouve encore dans les parties osseuses. L'osséine se retire des os en traitant ceux-ci par l'acide chlorhydrique; les matières minérales, phosphate et carbonate de calcium, sont dissoutes, et l'osséine se trouve isolée. L'osséine possède la propriété de se transformer en gélatine par l'action prolongée de l'eau bouillante; cette transformation s'opère en quelques minutes, si l'on acidule la liqueur. La gélatine est d ailleurs isomère de l'osséine; avec l'acide sulfurique et les alcalis, l'osséine donne de la leucine et du glycocolle. L'osséine est fort altérable, surtout lorsqu'elle est humide. Exposée à l'air dans ce dernier état, elle se putréfie très rapidement; mais elle a la propriété de se combiner à certains oxydes métalliques et au tanin, en formant des composés insolubles dans l'eau et imputrescibles. C'est sur des réactions analogues de l'osséine que sont fondées plusieurs industries importantes, relatives à la conservation et au travail des peaux des animaux

Osselets . - On appelle ainsi en anatomie les petits os, ainsi les osselets de l'oreille interne (ou osselets du tympan). 
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Osselets du tympan.

Osselets du tympan. - 1. Marteau. - 2. Enclume. - 3. - Os lenticulaire. - 4. Etrier. - 5. Base de l'étrier.

En botanique, on nomme osselets les les petits noyaux contenus dans les Nuculaines.

Osseuse (moelle). -  La moelle osseuse est une substance molle et grasse renfermée à l'intérieur des os. La moelle osseuse varie de couleur suivant l'âge et l'état pathologique des individus. Chez les foetus et les jeunes organismes, elle est rouge; chez les adolescents, elle prend un aspect gélatineux; rosée chez l'adulte, elle devient jaunâtre, opaque. 

Ossification.  - Conversion en os des parties membraneuses et cartilagineuses. L'ossifieation est normale ou pathologique : 1° Ossification normale : On distingue l'ossification enchondrale, qui augmente l'os en longueur, et l'ossification périostique qui l'augmente en épaisseur. L'ossification pour chaque os se propage autour de différents points très déterminés pour chacun d'eux, et qu'on nomme points d'ossification. Elle se fait progressivement et chaque os est complétement ossifié à un âge à peu près fixe, ce qui permet de déterminer, d'après l'examen des os, l'âge d'un sujet; 2° Ossification pathologique : les dépôts calcaires des tissus doivent être considérés comme des phénoménes de vieillesse.

Ostéoblaste, du grec ostéo  = os, et blastos = bourgeon, germe.  - Cellule jeune, restée ou revenue à l'état embryonnaire, que l'on observe dans la moelle osseuse et la couche ostéogène du périoste (moelle sous-périostique). C'est elle qui élabore la substance osseuse fondamentale (osséine), dans laquelle elle finit par être emprisonnée.

Ostéoclaste. - Nom donné par Kölliker aux grandes cellules de la moelle osseuse ou myéloplaxes qui détruisent la substance osseuse persistante et y creusent des lacunes (lacunes de Howship).

Ostéoplaste, du grec ostéo  = os, et plastès = qui forme.  - Cavité de la substance fondamentale de l'os qui renferme la cellule osseuse dérivée de l'ostéoblaste.

Ouïe. - Celui des cinq sens par lequel ou perçoit les sons. .- Au pluriel, le terme désigne les ouvertures que les poissons ont aux côtés de la tête, et qui donnent issue à l'eau amenée dans leur bouche par la respiration.

Ouraque, du grec ouron = urine, et echein = contenir. - C'est, dans l'embryon, une portion de l'aIlantoïde qui traverse l'ombilic, se resserre d'abord en un canal qui fait communiquer la cavité de cette membrane avec la vessie, et devient plus tard un simple ligament.

Ovaire, du latin scientifique ovarium, de ovum = oeuf. - Organe des animaux ovipares, où se forment les oeufs. Dans l'espèce humaine, l'ovaire est une glande paire, symétrique, qui produit l'ovule.  - En botanique, l'ovaire est la partie intérieure du pistil, qui renferme les semences. 

Ovale. - Nom donné à certaines parties du corps, ainsi : - Fenêtre ovale, ouverture qui fait communiquer le tympan de l'oreille avec le vestibule; elle est bouchée par la base de l'os dit l'étrier. - Trou ovale ou sous-pubien, improprement appelé obturateur, ouverture qui existe dans l'os coxal et qui résulte de l'écartement de deux branches osseuses qui naissant de la cavité-cotyloïde, se contournent et se réunissent pour le circonscrire. A peu près ovale chez  l'homme, il est presque triangulaire chez la femme.

Oviducte. - L'oviducte, du latin ovum = oeuf, et ducere, sup. ductum = conduire,  est la partie des organes génitaux qui conduit l'oeuf vers l'extérieur. - Dans l'espèce humaine, l'oviducte a reçu le nom de trompe de Fallope. Il recueille l'ovule après la rupture de l'ovisac et, le conduit, grâce aux cils vibratiles de sa muqueuse, jusqu'à l'utérus. - Chez les Oiseaux, l'oviducte conduit l'énorme ovule de l'ovaire presque dans le cloaque, par suite des contractions péristaltiques de ses couches musculaires.  La même disposition existe, à peu de chose près, chez les Batraciens, les Reptiles et les Poissons. - Chez les Insectes, l'oviducte résulte de la réunion des tubes qui naissent des ovaires; il présente souvent à son extrémité inférieure, près de l'orifice génital, des glandes dont les produits servent à envelopper et à fixer les oeufs au moment de la ponte. (NLI).

Ovipares (zoologie), du latin ovum, oeuf et parere, mettre au jour. - Nom par lequel on désigne les animaux qui se reproduisent par des oeufs; ainsi les oiseaux, les reptiles sont ovipares. (ovovivipares, vivipares).

Oviscapte. - Organe de ponte destiné à faire pénétrer les oeufs, soit dans le sol (Gryllides, Locustides), soit sous l'écorce des végétaux (Hémniptères-Homoptères, Hymnoptères térébrants et gallicoles), soit sous la peau de certains animaux (Hyménoptères pupivores). Il se transforme en aiguillon (Hyménoptères mellifères, fouisseurs, vespides, etc.). Il est formé de pièces dues à des modifications de certains anneaux de l'abdomen. La forme est très variable, depuis le sabre des Locustides jusqu'à la longue tarière des Pimples. (P. T.).

Ovovivipares, du latin ovum, oeuf, vivus, vivant et parere, mettre au jour. - On a désigné sous ce nom quelques animaux ovipares dont les oeufs éclosent dans le corps des femelles, comme cela se remarque chez quelques ophidiens (la vipère). 

Ovule. - Nom donné à la gamète - c'est-à-dire à la cellule reproductrice  femelle (la gamète mâle étant le spermatozoïde). Le terme s'applique communément à un oeuf non fécondé, ou oeuf vierge. La formation de l'ovule a lieu dans l'ovaire et se nomme l'oogénèse ou ovogénèse. - En botanique, onn nomme ovule le ou les corps que contient la cavité de l'ovaire, et qui sont destinés à devenir des graines. L'ovule est ordinairement fixé par une sorte de petit pédicelle nommé cordon ombilical ou funicule, sur une partie plus ou moins renflée, nommée placenta. Lorsque l'ovaire, ou une de ses loges, ne renferme qu'un seul ovule, on dit que la loge est uni-ovulée, comme dans les céréales graminées. Considéré quant à sa position dans la loge, l'ovule peut être ou dressé, ou renversé, ou ascendant. Les loges peuvent contenir 2, 3, 4, ou un plus grand nombre d'ovules; lorsque ce nombre est indéterminé, les loges sont multi-ovulées.

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Dictionnaire Les mots du vivant
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