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E
Écaille (zoologie). - Les écailles sont des lames qu'on trouve à la surface de la peau chez un grand nombre d'animaux. Chez les mammfères, on trouve des écailles sur la queue des rats, des castors; sur tout le corps des fourmiliers. Chez un grand nombre de poissons les écailles recouvrent tout le corps, et ont une forme et une consistance qui varient d'une espèce à l'autre. Les serpents, les lézards ont le corps couvert d'écailles; la carapace de la tortue en est formée.

Échine (anatomie). - Nom vulgaire de l'épine du dos, parce qu'elle se fait remarquer par les saillies des apophyses épineuses des vertèbres; du mot grec échinos, hérisson.

Écorce, du latin cortex, qui pour primitif cor, peau, en celtique. - Partie extérieure de la tige des végétaux. Dans les tiges ligneuses des plantes dicotylédones, l'écorce atteint son organisation la plus compliquée; elle se compose de quatre couches distinctes : l'épiderme, la couche ou enveloppe subéreuse, l'enveloppe cellulaire et le liber ou les fibres corticales. L'enveloppe subéreuse (de super, liège, parce que cette partie fournit le liège) résulte ordinairement de l'assemblage de cellules par plusieurs rangées et souvent de différentes formes. Dans le chêne-liège, leur développement est considérable et leurs rangées très nombreuses. L'enveloppe cellulaire est nommée aussi moelle externe, couche herbacée, couche verte, à cause de sa couleur verte très prononcée qui la fait distinguer aisément de l'enveloppe subéreuse sous laquelle elle se trouve immédiatement. Parfois les cellules qui la composent, au lieu de contenir de la chlorophylle renferment des cristaux. Le liber ou dernière partie intérieure de, l'écorce, qui s'applique presque immédiatement sur le bois, résulte de l'assemblage de faisceaux de fibres grêles et colorées ordinairement d'un blanc brillant. Elles sont, en outre, très résistantes, et cette ténacité est surtout remarquable dans les plantes dont on tire parti pour la préparation de matières textiles; ainsi, les fibres du chanvre et du lin sont douées de cette précieuse propriété. Les fibres corticales sont disposées par couches superposées qui figurent chacune comme un feuillet; de là le nom de liber (= livre) qu'on a donné à cette enveloppe. Plusieurs auteurs ont reconnu, en outre de ces parties de l'écorce, une autre enveloppe étant aussi une couche cellulaire qui s'étend à la surface de l'écorce et qu'on a nommée périderme. C'est elle qui se détache de l'écorce des platanes, par exemple; ce périderme est simplement repoussé par un autre qui commence à se développer. Le périderme peut aussi être regardé comme une partie de la couche subéreuse. L'écorce présente souvent, lorsqu'elle est jeune de petites taches allongées qu'on nomme lenticelles. On leur attribue le même usage qu'aux stomates pour la respiration. Elles remplacent ceux-ci lorsque l'épiderme est tombé. (G-s.).

Ectoderme ou exoderme. - Feuillet externe du blastoderme. C'est une couche de cellules extérieure de la forme embryonnaire appelée gastrula. Dans le développement ultérieur de l'organisme, l'ectoderme donne naissance : 

1° au revêtement épidermique extérieur du corps ;

2° aux glandes qui dépendent de ce revêtement extérieur; 

3° aux éléments sensoriels; 

4° presque toujours au système nerveux central.

Chez les méduses hydroïdes, on entend par ectoderme  la couche extérieure cellulaire de la paroi du corps.
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Gastrula d'une méduse
(Les cellules formant le revêtement
externe constituent l'ectoderme).

Ectolécithal. - Se dit surtout des oeufs qui ont leur vitellus nutritif situé à la périphérie, au début de la segmentation. Dans les oeufs ectolécithals, les premiers phénomènes de la segmentation se dérobent à l'observation, puisque, se passant au centre, ils sont voilés par le vitellus jusqu'au moment où les noyaux, avec leur enveloppe de cytoplasme, émergent à la périphérie, et où le vitellus nutritif, riche en matières graisseuses et souvent granuleux, forme la masse centrale de l'oeuf, comme chez les insectes (Claus).

Écusson (zoologie), scutellum. - On appelle ainsi une pièce plus ou moins petite, ordinairement triangulaire, située sur le dos du mésothorax des insectes, entre les attaches des élytres ou des ailes. Elle est quelquefois très grande et recouvre alors la plus grande partie du dessus de l'abdomen. Un grand nombre d'insectes sont dépourvus d'écusson : ainsi les Lépidoptères, les Aptères, la plupart des Névroptères. Pour quelques naturalistes même, les Hyménoptères, les Diptères, plusieurs Hémiptères n'en ont pas; on a pris, pensent-ils, pour un écusson la partie postérieure du corselet on plutôt la partie postérieure de la poitrine ou du dos.

Edentés (ou Xénarthres). - Super-ordre de mammifères dépourvus de dents incisives et comprenant, entre autres espèces remarquables, le fourmilier, le tatou, l'ai, etc. Les édentés sont des animaux lourds de formes et de mouvements; ils sont fouisseurs ou grimpeurs.

Electriques (organes). - Organes de certains poissons (gymnote, torpille) utilisés par ceux-ci pour délivrer à volonté une commotion électrique.

Élevage (économie rurale). - L'élevage du bétail consiste à exploiter des mères pour la production des jeunes animaux conduits jusqu'à leur sevrage ou jusqu'au moment de leur développement suffisant pour qu'ils puissent à leur tour être exploités d'une façon quelconque. L'agriculteur qui opère ainsi fait des élèves et il est appelé éleveur

Élytres (entomologie), Elytrum, du grec elytron = enveloppe, étui; on les désigne quelquefois sous ce dernier nom. - Ce sont des enveloppes qui recouvrent les ailes des insectes plus particulièrement compris dans l'ordre des Coléoptères. On sait que beaucoup d'insectes, tels que les hannetons, les cantharides, ont, au lieu des deux ailes supérieures ou antérieures, deux espèces d'écailles plus ou moins épaisses, plus ou moins solides, opaques, qui s'ouvrent et se ferment, et sous lesquelles les ailes se replient transversalement dans le repos; ce sont les élytres. Il y a d'autres insectes dans lesquels l'extrémité de ces écailles est membraneuse, comme les ailes; on les nomme alors demi-étuis ou hémélytres. Ces organes ne servent pas seulement à recouvrir et à protéger les ailes, ils ont encore pour but de garantir le corps de l'insecte qui, ordinairement, est mou à sa partie supérieure. Les élytres présentent de très grandes différences dans leurs formes, leur contexture, leurs proportions, leur consistance, leurs surfaces, dans leurs bords et leurs extrémités; différences qui ont fourni aux entomologistes un grand nombre de bons caractères propres à classer et à faire distinguer les insectes de cet ordre.

Elévateurs (muscles). - Muscles destinés à élever une partie quelconque du corps. Ce nom a été plus particulièrement donné à quelques muscles de la face : 1° Élévateur de l'oeil; c'est le droit supérieur de l'oeil. 2° Élévateur de la paupière supérieure (orbito-palpébral de Chaussier), situé à la partie supérieure de l'orbite, s'étend de la gaine méningienne du nerf optique au bord supérieur du cartilage tarse de la paupière supérieure. 3° Élévateur commun de la lèvre supérieure et de l'aile du nez (grand sus-maxillo-labial, Chauss.); sur les côtés du nez, il va de l'apophyse montante de l'os maxillaire aux cartilages de l'aile du nez et à la peau de la lèvre supérieure. 4° Élévateur propre de la lèvre supérieure (Moyen sus-maxillo-labial, Chauss.); dans l'épaisseur de la joue, il s'étend de la partie inférieure de la base de l'orbite à la peau de la lèvre supérieure. - Le nom et la situation de ces muscles indiquent leurs fonctions.

Émarginé (biologie). - Cette épithète, employée quelquefois en zoologie et plus particulièrement en botanique, s'applique aux organes qui présentent une échancrure peu profonde et arrondie; ainsi les feuilles du buis, les pétales du géranium sanguin sont émarginés.

Embranchement*. -  Division du tronc d'arbre en plusieurs branches. - Division principale d'une science, d'une série classée, etc., d'un règne de la nature, etc.: les vertébrés forment un grand embranchement du règne animal. - L'idée de l'embranchement est due à Cuvier, qui l'inaugura en 1812, en répartissant les animaux en quatre embranchements : vertébrés, mollusques, articulés, rayonnés. Par la suite, on a distingué le plus généralement dans le règne animal non plus quatre, mais neuf embranchements : arthropodes, coelentérés,, échinodermes, molluscoïdes, mollusques, protozoaires, tuniciers, vers et vertébrés. On a réuni parfois les arthropodes et les vers en un seul embranchement sous le nom d'annelés; de même, les molluscoïdes et les tuniciers ont été classés par certains auteurs dans l'embranchement des mollusques. Dans les classifications actuelles l'embranchement correspond au niveau situé entre le phylum et la classe.

Embryogénie,du grec embruon = embryon, et genos = naissance). - Série des formes par lesquelles passe un organisme animal ou végétal, depuis l'état d'oeuf ou de spore jusqu'à l'état adulte. Tout organisme vivant provient d'une cellule initiale appelée, suivant les cas, oeuf ou spore. Les premiers stades de l'évolution individuelle consistent dans la segmentation de l'oeuf. Les formes successives que traverse un animal depuis l'oeuf jusqu'à l'état adulte s'appellent les formes embryonnaires. L'embryogénie peut être dilatée ou condensée; dans le premier cas, l'oeuf a peu de vitellus nutritif, et le développement est libre; dans le second, l'oeuf a beaucoup de vitellus, et son développement est parasitaire (poussin, enfant).

Embryologie*. -  Science qui s'occupe du développement des organismes, depuis l'état d'eouf ou de spore jusqu'à l'état adulte. On distingue l'embryologie générale, l'embryologie descriptive et l'embryologie comparée. L'embryologie générale étudie ce qui est commun à toutes les évolutions individuelles des êtres vivants. L'embryologie descriptive comprend l'étude des formes par lesquelles passent tous les organismes vivants. l'embryologie comparée rapproche les unes des autres les embryogénies des divers organismes et indique leur parenté réelle.

Embryon, du grec embruon; de bruein, = germer). - Foetus commençant à se former. Plante en germe. En zoologie, la dénomination d'embryon peut s'appliquer dès que l'oeuf commence à se segmenter; on conserve ce nom jusqu'au moment où le germe animal sort de la membrane de l'oeuf. Chez l'humain et les autres mammifères supérieurs, l'embryon se développe dans l'utérus maternel. - En botanique, le terme d'embryon désigne la partie la plus essentielle de la graine des phanérogames, mais, cependant s'applique aussi à tout état rudimentaire de l'organisme qui provient du développement d'un oeuf.

Éminence. - Nom donné, en anatomie,  à plusieurs parties renflées et saillantes; ainsi  : - L'Éminence thénar est cette partie saillante de la main située en dedans da pouce et formée par les muscles court abducteur, opposant, court fléchisseur, adducteur du pouce. - L'Éminence hypothénar est cette autre saillie en dedans de la première, formée par le muscle palmaire cutané, l'adducteur du petit doigt et son court fléchisseur. - Les Éminence mamillaires sont deux petits tubercules médullaires situés au-devant de la protubérance annulaire, entre les bras de la moelle allongée. - A la face inférieure du foie, il existe deux saillies nommées Éminences portes; elles sont situées l'une devant, l'autre derrière la partie moyenne; on a donné encore à celle-ci le nom de petit lobe du foie ou lobe de Spigel.  Il existe encore plusieurs autres saillies auxquelles on a donné le nom d'éminences.

Empreinte. - Impression laissée sur de la roche (ou de la terre meuble) par un animal ou un végétal. - On donne aussi ce nom en anatomie aux inégalités des os sur lesquelles s'attachent les fibres des tendons et des ligaments.

Émulgents (histoire de l'anatomie). - Expression impropre par laquelle on a désigné les vaisseaux connus avec plus de raison sous les noms d'artère et veines rénales.

Encens, du latin incensum = chose brûlée.. - On désigne en botanique sous le nom d'encens plusieurs substances de nature résineuse ou gommo-résineuse, qui ont pour caractère commun de répandre une odeur agréable quand on les brûle. La plus intéressante est l'encens indien, appelé aussi encens mâle ou oliban, qui provient d'un arbrisseau de la famille des burséracées, dont le nom scientifique est Boswellia carteri. Cette espèce est originaire d'Ethiopie, mais elle ne parvenait jadis qu'indirectement en Europe, après être passée par l'Inde, ce qui l'a fait rapporter par erreur à une espèce de cette région, boswellia serrata. Cette gomme-résine se présente généralement sous forme de petites boules sèches, blanches en dedans, jaunâtres et poudreuses à l'extérieur; leur saveur est légèrement âcre, amère et aromatique.  L'odeur balsamique que répand cette substance quand on la brûle l'a fait employer depuis longtemps dans les cérémonies religieuses, et elle est devenue l'emblème de l'hommage rendu à la divinité. L'encens entre dans la composition du baume du Commandeur, de la thériaque, des pilules de cynoglosse et de l'emplâtre de Vigo. L'encens est souvent falsifié avec de la sandaraque, du mastic, de la résine de pin ou d'autres substances analogues; il donne alors une fumée d'une odeur moins agréable. L'encens femelle ou en sorte, appelé aussi encens d'Arabie, est produit surtout par une espèce de genévrier (Juniperus lycia); il est moins estimé que l'encens indien. On appelle écorce d'encens, écorce des Juifs, narcaphte, etc., la seconde écorce des Juniperus lycia et thurifera; cette écorce â une odeur agréable; les juifs s'en sont souvent servis dans les cérémonies religieuses. On appelle manne d'encens les parcelles qui résultent du frottement des morceaux, et suie d'encens un résidu de la combustion de cette substance, assez analogue au noir de fumée. On a désigné sous le nom de gros encens ou encens commun le suc résineux qui découle de la tige de diverses espèces de pins. L'encens était brûlé par la plupart des peuples orientaux en l'honneur de leurs divinités; les Hébreux eux-mêmes l'offrirent à Yahveh sur l'autel des Parfums. Tertullien rapporte, dans son Apologétique, que l'encens était employé par les chrétiens des premiers temps comme un moyen de purifier l'air des lieux souterrains où ils célébraient leurs cérémonies religieuses.

Encéphale. - Ensemble des organes que renferme le crâne. L'encéphale se compose du cerveau et du cervelet, réunis entre eux et au bulbe rachidien par l'isthme de l'encéphale.

Enclume (anatomie). - Un des osselets de la cavité du tympan, ainsi nommé à cause de sa position relativement au marteau.

Endocarde (anatomie), du grec endon, dedans, et kardia, coeur. - Nom donné à la membrane qui tapisse l'intérieur des cavités du coeur; destinée à faciliter le passage du sang sans résistance, elle est extrêmement lisse, et, du reste, très mince sur les tendons des colonnes charnues particulièrement et sur les valvules, sur lesquelles elle se réfléchit. Elle se continue dans l'intérieur des vaisseaux dont la capacité est en communication avec celle du coeur. On a dit qu'elle avait beaucoup d'analogie avec les séreuses.

Endocarpe (botanique), du grec endon, en dedans, et karpos, fruit. - On nomme ainsi, dans le fruit, la troisième des couches qui constituent le péricarpe, la couche épidermique intérieure qui tapisse la loge où se trouvent les ovules ou l'ovule unique (dans la pomme, la loge qui recouvre le pépin). C'est l'épiderme de la face supérieure de la feuille carpellaire. - L'endocarpe se présente souvent comme une fine membrane qui tapisse l'intérieur de la loge; mais parfois il prend une consistance cartilagineuse, comme on l'observe dans la poire, la pomme, où il forme la partie résistante qui contient les pépins; plus souvent, l'endocarpe devient complètement ligneux et forme ce qu'on nomme un noyau; la graine nommée amande est aussi contenue dans cette enveloppe ligneuse. - La cerise, la pêche, la prune, ont un noyau dont le bois est un endocarpe ligneux; il renferme l'amande qui est la graine unique. Dans la noix, c'est le bois qui est l'endocarpe, de même que la partie ligneuse mince qui contient l'amande, fruit de l'amandier. L'orange et le citron ont des endocarpes succulents et charnus, grâce à un tissu additionnel qui se développe dans leurs loge.

Endocyste (biologie, zoologie). - Paroi molle du corps de chaque individu, dans une colonie de Bryozoaires. L'endocyste est composé d'une couche externe de cellules et d'une autre faite de fibres musculaires ; il se replie en dedans à l'ouverture de la cellule dont l'enveloppe extérieure est appelée ectocyste.

Endoderme. - En zoologie et en embryologie, couche cellulaire intérieure, limitant l'intestin primitif dans la forme embryonnaire appelée gastrula. On dit également entoderme ou endoblaste, ou feuillet interne. Dans le développement ultérieur de l'organisme, l'endoderme donne naissance : 1° au revêtement du tube digestif; 2° aux glandes qui en dépendent (pancréas, foie, etc.).. -  Nom donné en botanique à l'assise la plus profonde de l'écorce dans la racine, la tige et la feuille.  L'endoderme est souvent caractérisé, notamment dans la racine, par les cadres épaissis et subérifiés qui entourent ses cellules sur leurs faces latérales et les font adhérer fortement entre elles.

Endogone. - C'est le sac sporifère des mousses au moment de leur floraison; recouvert par l'épigone, il constitue l'archégone (fleur femelle); l'endogone est sorte de membrane celluleuse, dont l'extrémité a plus ou moins l'apparence soit d'un stigmate, soit de l'exostome d'un ovule. A la maturité, la base de l'endogone s'allonge en pédicelle et constitue la capsule ou urne, tandis que l'épigone forme la coiffe. (Dr L. Hn).

Endorhize (botanique), du grec endon, dedans, et rhiza, racine. - L. C. Richard a donné ce nom aux embryons dont "la radicule (ou bas de la tigelle) renferme le rudiment simple ou multiple de la racine qu'elle ne forme pas elle-même." Les embryons des végétaux que les auteurs désignent sous le nom de Monocotylédones étant ainsi organisés, L. C. Richard a appliqué le terme d'endorhizes à cet embranchement, par opposition aux exorhizes qui représentent les Dicotylédones.

Endosperme, du grec endon, en dedans, et sperma, graine. - Nom donné par Louis-Claude Richard au corps distinct de l'embryon qui forme avec ce dernier l'amande des graines d'un grand nombre de végétaux. Son étymologie qui lui donne une signification plus exacte que celle du mot périsperme, créé par Jussieu, et albumen, adopté par Gaertner dans le même but, devrait le faire employer de préférence à ces deux synonymes, car l'un signifie autour de la graine et l'organe qu'il désigne n'occupe pas toujours cette position, et l'autre est le résultat d'une comparaison (qui n'est pas toujours juste) avec le blanc d'oeuf ou albumen des oiseaux. L'endosperme, quant à la position, peut être central lorsqu'il forme au centre de la graine une masse environnée par l'embryon, comme dans les nyctaginées, la cuscute, etc.; périphérique quand il environne et cache l'embryon; c'est le cas le plus ordinaire; unilatéral lorsqu'il est rejeté tout d'un côté et l'embryon de l'autre, comme dans les graminées. Quant à la substance, l'endosperme peut être farineux, comme dans un grand nombre de graminées; oléagineux, dans les euphorbes; cartilagineux, dans la plupart des palmiers; corné, dans le café; mucilagineux, dans le liseron, le cocotier. Enfin, quant à la forme, l'endosperme peut être plus ou moins lobé ou crevassé. La présence ou l'absence et la nature de l'endosperme ont servi à établir des caractères de distinction entre les familles, surtout dans les monocetylédones. (G - s.).

Endothélium (anatomie). - Les surfaces libres des séreuses, la surface postérieure de la cornée et la surface antérieure de l'iris, les tendons et les gaines tendineuses, les sacs lymphatiques des amphibies, la cavité du coeur, les vaisseaux sanguins et lymphatiques sont tapissés par une membrane faite de celles minces et transparentes comme du verre (cellules endothéliales) à laquelle on donne le nom d'endothélium (Epithélium). Les endothéliums dérivent du feuillet moyen du blastoderme. Les uns ne sont que la transformation de l'épithélium de la cavité pleuro-péritonéale  et dérivent par conséquent de l'entéro-coelome. Seul, l'endothélium de l'arachnoïde provient d'un schyzocèle. (A19).

Engainant (botanique). - Se dit de certains organes des plantes qui, à l'aide d'une sorte de gaine, en enveloppent d'autres. Ainsi, les feuilles sont engainantes lorsque leur base enveloppe la tige comme une gaine; telles sont celles des balisiers, Ides iris, de certaines orchidées. Quelquefois le pétiole seul est engainant, comme dans beaucoup d'Ombellifères. Les stipules des polygonées, des platanes, de l'alchémille, etc., sont également engainantes. On dit aussi quelquefois que l'androphore (support de plusieurs anthères) est engainant lorsque, tubuleux, il forme une gaine autour du pistil, comme dans la plupart des Malvacées.

Ensiforme (botanique). - Ce terme s'applique principalement aux feuilles un peu épaisses au milieu, tranchantes aux deux bords et se rétrécissant de la base au sommet qui est aigu comme dans les iris, les glaïeuls, le lin de la Nouvelle-Zélande (Phormium tenax), etc. La tige à deux tranchants de quelques millepertuis est aussi dite quelquefois ensiforme. Enfin le style des balisiers est également ensiforme.

Entrailles, du bas latin enteralia, parties internes. - Nom vulgaire donné aux parties contenues dans le ventre, et surtout aux intestins.

Enveloppes. - Terme par lequel on désigne, en anatomie, des membranes qui servent à recouvrir, à envelopper, à protéger certains organes; ainsi les enveloppes du foetus, les enveloppes du cerveau, etc. - En botanique, Plusieurs parties des végétaux portent ce nom. - On nomme enveloppe herbacée la substance de l'écorce des tiges qui se trouve placée immédiatement sous l'épiderme. Elle est composée d'un tissu cellulaire plus ou moins régulier. Dans les plantes aquatiques, elle présente des cavités remplies d'air. Dans un grand nombre de Conifères, ces cavités contiennent des sacs propres. D'autres fois ce sont des tubes droits qui les renferment, comme dans le chanvre, les apocynées. - Les enveloppes florales sont les parties qui, entourant les fleurs, protègent les organes sexuels. Le calice et la corolle les constituent.

Envergure (zoologie). - On désigne par ce mot la distance qui sépare les deux extrémités des ailes d'un oiseau lorsqu'elles sont étendues : en général, l'envergure est d'autant plus grande que l'oiseau vole mieux. Le milan a plus de 1,50 m d'envergure pour 0,60 m de longueur; l'aigle royal, 2,40 m d'envergure pour 1 mètre de longueur; l'hirondelle de cheminée, 0,33 m d'envergure pour 0,18 m de longueur; la frégate a jusqu'à 3,66 m ou même 4 mètres d'envergure, bien que son corps soit à peu près gros comme celui d'une poule.

Enzyme. - Catalyseur dans une réaction biochimique, qui est souvent une protéine complexe ou conjuguée.

Épaule. - Portion basilaire du membre -thoracique au moyen de laquelle il se fixe à la poitrine. La partie la plus saillante de l'épaule a reçu le nom de moignon de l'épaule; la cavité qui se trouve en dessous est appelée le creux de l'aisselle. L'épaule est soutenue par deux os, la clavicule en avant et l'omoplate en arrière; elle contient aussi l'articulation de l'humérus avec l'omoplate; des muscles nombreux s'insèrent à ces os et sont les moyens d'union du bras avec la poitrine; ils la protègent ainsi que les vaisseaux et nerfs qui de la partie latérale et inférieure du cou gagnent le membre supérieur. (S.- Y.).

Épendyme (anatomie). - Membrane mince qui tapisse les ventricules du cerveau et le canal central de la moelle épinière.

Éperon. -Terme employé en zoologie pour désigner chez les animaux une saillie dure, en forme de petite corne dont les membres de certaine animaux se trouvent armés. C'est surtout chez les oiseaux qu'on observe cette disposition; leur éperon, nommé aussi vulgairement ergot, est revêtu d'un étui corné, parfois long et acéré, qui peut constituer une arme redoutable. Les mâles des oiseaux gallinacés (dindon, coq, faisan, etc.) ont généralement un éperon inséré au-dessus du pouce, à la partie postérieure du tarse; l'éperonnier en a même deux ou plus à chaque tarse. On trouve au fouet de l'aile de divers échassiers (kamichi, jacana, vanneau), de certains palmipèdes (bernache), une saillie aiguë nommée aussi éperon, qui est véritablement une arme pour ces animaux. On observe aux pattes de plusieurs insectes des saillies épineuses, nommées aussi éperons par quelques auteurs. - En botanique, on nomme ainsi certains appendices du périanthe des plantes. Les éperons ne différent des cornets et des capuchons que par leur forme qui est à peu près celle des objets dont ils portent le nom. Dans la capucine et le pied-d'alouette, le calice est prolongé en éperon. Les pétales de la violette sont prolongés inférieurement en une pointe creuse semblable à un ergot. Ils sont dits par conséquent éperonnés. La gorge de la corolle du centranthe rouge et des linaires est munie d'un éperon sous forme de prolongement creux et terminé en pointe. (DGS). 

Épi, Spica, du celtique pic, pointe : l'épi se termine en pointe. - Terme qui s'applique à une inflorescence composée d'un axe commun, portant immédiatement des fleurs-sessiles ou presque sessiles.  Dans la théorie des inflorescences, certains auteurs déduisent de l'épi presque toutes les autres inflorescences; ainsi le capitule est regardé comme un épi aplati, qui a gagné en largeur ce qu'il a perdu en hauteur; la grappe n'est autre chose qu'un épi à fleurs pédonculées. - L'épi est simple ou composé; dans le premier cas, comme dans le plantain, la jusquiame, le bouillon blanc, la verveine commune, l'axe est tout d'une venue et sans ramification; dans le second, au contraire, comme les épis de l'ansérine bon-henri, de la joubarbe, de l'héliotrope d'Europe, il y a ramification. - L'épi est paniculé dans la verveine officinale et la menthe verte. Il est digité quand il est divisé à la base en plusieurs rameaux non ramifiés, comme dans l'éleusine, les chloris, l'andropogon ischaemum. L'épi est lâche dans la fumeterre officinale, l'orchis à deux feuilles. Il est compacte dans le mélilot, le trèfle des champs. - Quelquefois ses fleurs sont en groupes distants les uns des autres; il est alors dit interrompu, comme dans la lavande, l'alisme damasone. Il est spicule lorsque, comme dans les Graminées, il se compose de plusieurs petits épis ou épillets. (G-s.).

Epices, du latin species = espèce. - Ce sont des substances aromatiques, comme le clou de girolle, le poivre, etc., pour l'assaisonnement des mets : les épices, en général, viennent de l'Orient. Les épices sont utilisées pour rehausser la saveur des mets. 

Épicline (botanique). - Lorsque le corps glanduleux appelé nectaire repose sur le réceptacle de la fleur, Mirbel lui donnait la qualification d'épicline, du grec épi, sur, et cliné, lit; par opposition à celle d'épigyne, du grec gyné, qui désigne l'ovaire, et par laquelle on qualifie le nectaire placé sur l'ovaire; ainsi, dans le premier cas, on dit un nectaire épicline; dans le second, un nectaire épigyne.

Épicondyle (anatomie). - Chaussier a donné ce nom à la tubérosité externe de l'extrémité inférieure de l'humérus à cause de sa position au-dessus de la petite tête ou condyle de cet os.

Épicrane (histoire de l'anatomie), du grec épi, sur; cranion, crâne. - Expression, inusitée aujourd'hui, par laquelle on désignait autrefois le muscle occipito-frontal.

Epiderme. - épiderme, du grec epi = sur, et derma = peau). - L'épiderme est le revêtement épithélial de la peau; c'est le type de l'épithélium stratifié pavimenteux. On décrit cinq couches successives : 1° la couche basale ou génératrice; 2° la couche des cellules polyédriques; 3° la couche cornée, qui est la plus superficielle. Entre la seconde et la troisième se trouvent deux couches intermédiaires, qui sont le stratum granulosum, à granulations sphériques, et le stratum lucidum. â cellules aplaties. Les deux premières couches sont dites souvent réseau muqueux de Malpighi. L'épiderme peut s'hypertrophier, comme dans les durillons : il forme les écailles de divers animaux, les ongles, les sabots, les poils, les plumes. etc. - En anatomie végétale, l'épiderme est la région la plus externe du corps de la plante, la séparant du milieu extérieur; il est parsemé de stomates et de poils.

Epididyme, du grec epi = sur, et didumos = testicule. - Petit corps oblong, situé le long du bord postérieur et supérieur du testicule. Il est intermédiaire au testicule et au canal déférent et présente une extrémité supérieure ou tête, une partie moyenne ou corps, et une partie inférieure ou queue : il est formé par le pelotonnemeut du canal où se jettent les tubes séminifères.

Épigastre (anatomie), au grec épi, sur, et gaster, estomac. - Nom scientifique de la région du ventre au milieu de laquelle est le creux de l'estomac; l'épigastre est la partie moyenne et supérieure du ventre; il se trouve circonscrit de chaque côté par les hypochondres; en haut, par l'extrémité inférieure (apophyse- xiphoïde) de l'os-sternum; en bas, par la région ombilicale.  Le creux de l'estomac est la partie la plus remarquable de l'épigastre, parce que la pression y fait naître une sensation toute particulière qui devient facilement douloureuse. C'est qu'en effet, au niveau de cette partie se trouvent intérieurement des organes d'une grande importance : le foie, l'estomac, et dans le voisinage intime de ce dernier une des portions importantes du système nerveux, le plexus solaire

Epigastriques (vaisseaux). - Ce sont des vaisseaux situés dans la région de l'épigastre. On distingue : - 1° L'artère épigastrique est une des branches de l'iliaque externe; elle s'en sépare du côté interne, presque immédiatement au-dessus de l'arcade-crurale, ordinairement un peu plus haut que la circonflexe iliaque, rarement plus bas; elle descend ensuite en dedans, puis se recourbe an-dessous des vaisseaux spermatiques, et remonte à leur côté interne derrière la paroi antérieure de l'abdomen, entre le péritoine et le fascia transversalis, à l'endroit où celui-ci forme la paroi postérieure du canal inguinal; elle continue ensuite de monter vers le muscle droit, jusqu'en peu au-dessous de l'ombilic où elle s'anastomose avec une branche de la mammaire interne. - 2° La veine épigastrique, qui suit le même trajet que l'artère, se jette dans la veine iliaque externe. (F.-N.).

Épigé (botanique), du grec épi, sur, et , terre. - Se dit des cotylédons qui, dans la dernière période de la germination, sortent de terre par suite de l'allongement de la tigelle et se montrent au-dessus du sol comme pour protéger les jeunes organes que la jeune tige développe à son sommet. - Saintine, dans son livre de Picciola, a poétiquement décrit le rôle des cotylédons épigés, quand un orage vient menacer la jeune plante, héroïne de son roman...

Épigénèse (histoire de la biologie). - La doctrine de l'épigénèse est celle qui a établi que les diverses espèces d'organismes vivants sont nées en des temps différents; que les nouveaux individus qui naissent sont les produits des individus qui les engendrent, mais que la génération nouvelle est une véritable production, une néoformation. L'organisation de l'espèce impliquant la faculté de se reproduire, il en résulte qu'avec les premiers parents il y a possibilité, mais non pas préexistence, de toutes les générations à venir. C'est cette opinion que G.-F. Wolff érigea en face de la doctrine de la préformation, de la préexistence et de l'emboîtement des germes. - L'embryologie a, en effet, montré non seulement que la génération est une production nouvelle en ce qui concerne l'oeuf et le spermatozoïde, mais encore que le développement de l'oeuf, avant et après l'imprégnation, l'apparition de l'embryon dans sa cavité, résultent d'une véritable épigénèse successive d'éléments anatomiques qui s'individualisent et se spécialisent progressivement, épigénèse s'effectuant en des temps différents, à l'aide même des matériaux fournis par l'oeuf lui-même, ou grâce à ceux qu'ils empruntent au milieu dans lequel il vit et évolue; que les tissus et organes ne préexistent ni dans l'ovule ni dans le spermatozoïde, mais apparaissent par autogénèse aux dépens d'éléments préexistants chacun à une époque déterminée pendant le développement embryonnaire, et enfin que l'accroissement de chaque sujet résulte à la fois de la croissance des parties qui viennent d'apparaître et de l'épigénèse successive de parties nouvelles. (A19).

Épiglotte (anatomie), du grec épi, sur, et du français glotte. - Sorte de soupape fibreuse placée dans l'arrière-gorge, sous la base de la langue et au-dessus de l'orifice du canal aérien nommé glotte. Ce prolongement fibreux, destiné à fermer la glotte pendant que sont avalés (Déglutition) les aliments, n'existe que chez les mammifères. - On a aussi, par analogie, nommé épiglotte l'anneau qui forme les lèvres des stigmates ou orifices respiratoires des insectes.

Épigyne, épigynie (botanique), du grecépi, et gyné, femelle. - Terme qui s'applique aux parties insérées directement sur l'ovaire, comme peuvent l'être le calice, la corolle, les étamines ou le disque Le calice et la corolle sont épigynes dans les composées, les caprifoliacées, les ombellifères. L'épigynie des étamines est, avec l'hypogynie et le pérygynie, un des trois modes d'insertion découvert et pris pour caractère par Ant.-L. de Jussieu dans sa Méthode naturelle. Enfin, le disque peut être aussi épigyne comme dans les Ombellifères. On le distinguera facilement de l'ovaire à sa couleur toujours différente de celle de ce dernier.

Épillet (botanique), diminutif d'épi. - On nomme ainsi, dans l'inflorescence des Graminées, les petits rameaux de fleurs qui constituent l'épi. Suivant qu'il porte une, deux, trois, ou un plus grand nombre de fleurs, l'épillet est dit uniflore, biflore, triflore, multiflore. L'épillet est muni à sa base de deux bractées nommées glumes, qui renferment une ou plusieurs fleurs accompagnées aussi de leurs bractées.

Épine. - En botanique, on donne le nom d'épine à des piquants qui adhèrent au tissu interne du végétal. Les épines peuvent naître sur la tige, comme dans les féviers, les cactus; elles sont alors dites caulinaires. Quelquefois elles se développent à l'extrémité des branches et des rameaux à la place des boutons; elles sont aussi terminales, comme dans le prunier épineux, les chalefs. Les épines naissent sur les feuilles dans la morelle mélongène, le chardon-Marie. Dans le citronnier (Agrumes), elles sont axillaires, parce qu'elles naissent dans l'angle supérieur que forment les feuilles avec la tige et les rameaux. Dans le groseillier, au contraire, elles sont inféraxillaires, c'est-à-dire naissant au-dessous du point d'attache de ces organes. Les épines sont ou solitaires ou fasciculées, dans un grand nombre de cierges. Elles peuvent se composer de plusieurs piquants, comme dans le chardon bénit. Enfin, les épines peuvent naître sur le péricarpe, les stipules, les pétioles, les folioles, etc.

Épineux. - Qui ressemble à une épine; cet adjectif sert à désigner un certain nombre de parties qui ont plus ou moins cette forme, ou qui sont en rapport avec les organes dits épineux. Ainsi, en anatomie, on dit les apophyses épineuses des vertèbres pour désigner la série de ces éminences qui forment l'épine dorsale; de même on appelle muscle- transversaire épineux une des portions de la masse musculaire qui remplit les gouttières vertébrales, et que Chaussier a désignée sous le nom collectif de sacro-spinal; elle a des points d'insertion sur toutes les apophyses épineuses. En zoologie et en botanique, ce terme est utilisé pour décrire certains animaux et végétaux. On désigne ainsi par ce terme un certain nombre d'espèces d'animaux très différents les uns des autres : ainsi un Mammifère rongeur, l'Echimys roux Rat épineux, de d'Azzara; un Oiseau, le Canard épineux, Sarcelle à queue épineuse (Anas spinosa); - plusieurs Poissons, tels sont une espèce d'Epinoche, un squale du sous-genre Leiche.- Plusieurs coquilles ont aussi été spécifiées par ce mot. En botanique, on désigne aussi par le mot épineux un certain nombre de végétaux qui sont munis d'épines.

Epinière (moelle). - La moelle épinière fait suite au bulbe rachidien : elle est contenue dans le canal vertébral, et a la forme d'une longue tige cylindrique, légèrement aplatie d'avant en arrière : elle se termine à sa partie inférieure en cône. Elle plonge dans le liquide céphalo-rachidien contenu dans les méninges et est maintenue en place par deux rubans latéraux, ainsi que par les nerfs qui émanent d'elle. Elle présente deux sillons profonds, antérieur et postérieur, et est traversée de haut en bas par le canal de l'épendyme. La moelle épinière est composée d'une masse de substance grise, entourée de substance blanche. De la moelle épinière naissent des nerfs rachidiens par deux racines : une antérieure motrice, l'autre postérieure sensitive.

Épiphylle (botanique), du grec épi, sur, et phyllon, feuille. - Se dit de certains végétaux-cryptogames, de la famille des Champignons, qui se développent et végètent sur les feuilles des plantes et y causent, lorsqu'ils sont abondants, une véritable maladie.

Épiphyse (anatomie), du grec épi, sur, et phyein, croître. - On désigne sous ce nom la portion terminale qui forme les têtes des os longs et qui se développe séparée de l'os, et ne se soude avec lui qu'à l'âge adulte.

Épiphyte (botanique), du grec épi, sur, et phyton, plante. - Se dit des végétaux qui se fixent sur d'autres et se bornent à prendre un appui à leur surface, sans puiser en eux leur nourriture. Ce terme est opposé à celui de parasite qui désigne les plantes fixées sur d'autres plantes et empruntant pour vivre une partie de leur sève. Ainsi le gui, la cuscute sont parasites; les lichens, les mousses, certaines orchidées sont épiphytes.

Épiploon, en grec epiploon, de epipleô, je vogue sur. - Nom que l'on donne à un grand repli du péritoine qui flotte librement au-devant de l'intestin grêle. - C'est une dépendance de cette membrane séreuse, qui n'est autre chose qu'un prolongement membraneux, à deux feuillets, fourni par le péritoine qui, de la face concave du diaphragme, du foie et de la rate, se porte à l'estomac, en revêt les deux faces, déborde la grande courbure de ce viscère, s'étend plus ou moins bas sur les intestins grêles, se replie pour se porter au côlon-transverse, forme des replis ou appendices, des stries ou bandelettes graisseuses, et est parsemé dans toute son étendue de ramifications vasculaires. - Cette membrane, nommée aussi omenton, de omen, présage, parce qu'elle était examinée par les aruspices; operimentum, parce qu'elle semble former une couverture à l'intestin grêle, a été appelée vulgairement la coiffe, particulièrement dans les animaux de boucherie.

Épisperme, du grec epi, sur, et sperme, graine. - On nomme ainsi l'enveloppe extérieure de la graine, autrement dit la peau qui la recouvre. Certains auteurs y ont distingué plusieurs parties. Gaertner en a reconnu deux : il a nommé testa la portion extérieure, et l'autre, tunique interne. C'est à L.-C. Richard que l'on doit le nom d'episperme; par opposition, il nommait périsperme la partie intérieure. Candolle a préféré le mot spermoderme; il a comparé cette enveloppe à une feuille et au péricarpe, et lui a reconnu trois parties : la testa à l'extérieur, l'endoplèvre à l'intérieur, séparée l'une de l'autre par le mésosperme. L'épisperme provient naturellement des membranes qui recouvrent l'ovule suivant ses développements successifs, et qu'on nomme primine, secondine et même tercine.  L'épisperme est d'habitude à consistance coriace; la surface en est lisse. Cependant, dans certains cas, il présente des rugosités et même des poils disposés, soit en houppe à l'extrémité, soit sur toute la surface. Ainsi, le coton résulte des poils qui recouvrent l'épisperme des graines du cotonnier. On trouve toujours à la surface de l'épisperme une marque plus ou moins grande, sur laquelle état attaché le support de la graine ou ombilic. Cette cicatrice porte le nom de hile. Dans le marron d'Inde, il est très grand et blanchâtre. (G-s.).

Épistome (anatomie, zoologie), du grec épi, sur, et stoma, bouche. - C'est la portion de la face supérieure des insectes qui avoisine immédiatement les pièces de la bouche. On l'appelle vulgairement le chaperon.

Epithélium, du grec epi = sur, et thêle = mamelon). - Tissu formé de cellules réunies en une seule ou plusieurs assises formant des lames qui recouvrent les surfaces extérieures et intérieures du corps. On distingue : l'épithélium simple, formé d'une couche de cellules, stratifié s'il en possède plusieurs couches, pavimenteux si les cellules sont plus larges que hautes, cylindrique si les cellules sont plus hautes que larges. Le rôle des épithéliums est variable : c'est tantôt un organe de proteclion (épiderme), de sécrétion (glande), d'absorption, tantôt un organe de réception des excitations nerveuses (gustation, olfaction, etc.). 

Ergot. - En parlant des mammifères, les naturalistes donnent, en général, le nom d'ergot aux ongles des doigts imparfaitement développés, et qui se trouvent ordinairement placés derrière les autres; tels sont les ongles des doigts rudimentaires du Porc domestique, de l'ornithorhynque et des ruminants. Les chiens de chasse ont quelquefois un ergot de surcroît; les chasseurs disent alors que ce sont des chiens ergotés. - On donne encore le nom d'ergot à des espèces de cornes osseuses placées derrière les tarses de la plupart des oiseaux gallinacés mâles; quelques femelles en sont cependant pourvues, mais ils sont plus petits. L'intérieur de l'ergot est une cheville osseuse comme la corne du boeuf; elle est recouverte d'une substance cornée, s'allonge lorsque l'oiseau vieillit, et fournit ainsi un moyen de connaître son âge. Les ergots sont très longs et très pointus dans le coq, et obtus dans le dindon; on en trouve plusieurs dans l'éperonner; les chapons en sont dépourvus. - On donne plus particulièrement le nom d'éperons aux autres productions cornées que présente l'os du métacarpe dans certains oiseaux.

Érichte ou Erichthus (zoologie). - Nom primitivement appliqué à des formes larvaires de Squillides (Les Crustacés). On avait fait du faux genre Erichthus le type d'une famille de Stomapodes.

Erpétologie ou Herpétologie*. - Branche de la zoologie consacrée à l'étude des reptiles.

Erratiques (zoologie). - Mauduit a désigné ainsi les oiseaux qui migrent pour chercher leur nourriture, lorsque celle qu'ils avaient dans un pays vient à leur manquer. On parle plus couramment d'oiseaux migrateurs.

Érythropsine (biochimie). - Substance rouge ou pourpre rétinien qui recouvre ou teinte la rétine de certains animaux. D'après les expériences de Kühne et de Ball , elle disparaît sous l'influence de la lumière, pour se reconstituer à l'obscurité. 

Espèce vivante*. - Division du
genre; l'espèce se subdivise en variétés. On peut définir l'espèce comme : « l'ensemble de tous les individus qualitativement identiques et ne présentant entre eux, dans leurs éléments vivants, que des différences quantitatives ». Mais l'insuffisance des connaissances rend difficile l'étude qualitative des espèces vivantes. Aussi a-t-on cherché une définition applicable. On sait que des individus très différents ne se reproduisent pas entre eux, que des individus plus voisins peuvent avoir des accouplements féconds, enfin que si les deux conjoints sont très voisins, de la même espèce, leurs produits sont eux-mêmes féconds. La définition est la suivante : appartiennent à une même espèce les individus capables de reproduire par la génération d'autres individus aptes à se propager à leur tour.

Essentiels, -ielles. - Cette épithète s'applique en principe à ce qui concerne l'essence d'une chose: En chimie végétale, on appelait ainsi essentiels certains principes des végétaux, tels que des huiles essentielles, des sels essentiels. - Les huiles essentielles existent principalement dans les plantes aromatiques; on les en sépare par la distillation, et elles sont la cause de leurs principales propriétés. Mais il n'en est pas de même des sels dits essentiels. La plupart sont extraits par incinération de certaines plantes, comme l'absinthe, la centaurée, etc. D'autres sont préparés par macération; tel est le sel essentiel de Lagareye (extrait sec de quinquina), jadis d'un usage assez fréquent. Ce ne sont donc pas véritablement des principes immédiats; ceux-ci ont été détruits par la combustion lorsque c'est ce moyen que l'on a employé. Ainsi on brûlait ces plantes, on lessivait leurs cendres et on obtenait par l'évaporation des sels brunis par un reste d'huiles empyreumatiques et de matières charbonneuses, qui, croyait-on à tort, conservaient encore les vertus de la plante.

Estomac. - Viscère membraneux, dans lequel commence la digestion des aliments. - Chez l'humain, l'estomac est une vaste poche située entre l'oesophage et le duodénum, dans laquelle s'amassent les aliments après leur ingestion. Sa forme rappelle celle d'une cornemuse. On lui décrit une face antérieure, une face postérieure, deux bords, l'un à droite et en haut dit petite courbure, l'autre à gauche et en bas ou grande courbure. L'ouverture supérieure, qui le fait communiquer avec l'oesophage, est le cardia, l'ouverture inférieure, qui s'ouvre dans le duodénum, est le pylore. L'estomac se compose de quatre couches : une séreuse, une musculeuse, une celluleuse et une muqueuse. La muqueuse présente un grand nombre de replis contenant des glandes, qui sécrètent de la pepsine, du mucus et le suc gastrique. Dans l'estomac, les aliments sont brassés et réduits en bouillie assimilable, puis envoyés dans l'intestin. - Simple chez le cheval, le porc et le chien, l'estomac est quadruple chez les ruminants. On le divise en rumen, feuillet, bonnet et caillette. - Chez les oiseaux, il présente une conformation spéciale et comprend, outre le gosier, qui triture les aliments, et le ventricule succenturié, qui sécrète le suc gastrique, un renflement de l'oesophage, le jabot, où les aliments séjournent plus ou moins longtemps. - Les échinodermes, les mollusques, les insectes possèdent une cavité digestive semblable à l'estomac des vertébrés,

Etamine. - Organe sexuel mâle des végétaux à fleurs. Une étamine complète comprend une partie inférieure grêle, le filet, et une partie supérieure, l'anthère, qui produit le pollen. La forme, le nombre des étamines varient suivant les plantes. Si le nombre des étamines est égal à celui des pétales, l'androcée est isostémone; s'il est le double, l'androcée est diplostémone; s'il l'égale plusieurs fois, l'androcée est polystémone. Si l'étamine s'insère sous le gynécée, elle est dite hypogyne (primevère); si elle s'insère autour du gynécée, elle est périgyne (prunier); si elle s'insère au-dessus de l'ovaire, elle est épigyne (carotte). Si les étamines sont égales ou inégales, on les dit didynames, tétradynames; si elles sont indépendantes ou concrescentes, elles sont monadelphes, diadelphes, polyadelphes. Si la concrescence a lieu par les anthères, les étamines sont synanthérées.

Étamines mésodiscales (botanique). - Se dit des étamines placées sur la face supérieure du disque.

Étendard (botanique). - On désigne sous ce nom le pétale supérieur de la corolle papilionacée. Ce pétale est ordinairement plus grand que les autres, et redressé. Il porte aussi le nom de Pavillon. On peut en voir des exemples dans toutes les fleurs de la famille des Papillionacéee, telles que celles des pois, des haricots, du faux acacia, etc.

Ethmoïde, du grec ethmos = crible, et eidos = aspect). - Se dit de l'os du crâne situé à la racine du nez, et dont la surface est criblée de petits trous.

Étoilé (botanique). - Se dit de certains organes disposés en étoile ou en forme d'étoile. Les poils étoilés sont ceux qui produisent des rameaux simples partant, en divergeant, d'un centre commun, comme dans le ciste à feuilles de polium, la guimauve et le croton pénicillé. La corolle est étoilée quand elle est en roue avec les divisions très aiguës. Dans une espèce de lampsane, le calice est aussi étoilé. Le stigmate est disposé en étoile ou étoilé dans l'asaret, la pyrole à une fleur et les garcinies. Les carpelles soudés du damasone figurent par leur réunion la forme exacte d'une étoile. Enfin, un grand nombre de plantes ont pour nom spécifique stellatus (étoilé), qui fait allusion à la forme de quelqu'une de leurs parties. La disposition des feuilles en étoile (verticilles) des rubiacées avait valu, de la part de Linné, le nom d'étoilées à la famille des Rubiacées.

Étui. - En botanique, on donne ce nom à la couche qui entoure immédiatement le moelle dans les tiges ligneuses des végétaux dicotylédonés. On le nomme, pour cette raison, étui médullaire. Hill est le premier qui ait parlé de cet organe formé de longs vaisseaux parallèles qui s'étendent dans la longueur du tronc. Ce sont des trachées, pouvant se dérouler, même lorsque le bois est vieux. Mirbel a démontré que la distribution des vaisseaux de l'étui médullaire variait dans les différentes espèces. D'après Palissot de Beauvois, la forme de l'étui que remplit la moelle est en rapport avec la situation des feuilles. Cet observateur a prouvé ainsi 

"que dans le frêne, par exemple, où les feuilles sont opposées deux à deux, l'aire de la coupe transversale de la moelle est oblongue; que dans le laurier-rose, où les feuilles naissent trois à trois à la même hauteur autour de la tige, l'aire est triangulaire; que dans le chêne où les feuilles sont alternes et, en hélice, de façon qu'il faut cinq feuilles pour faire le tour complet de la tige, l'aire est pentagone".
En zoologie, le mot étuis  désigne chez les insectes la première paire d'ailes, celle qui s'insère à l'anneau moyen du thorax toutes les fois que ces ailes coriaces, dans une partie ou dans la totalité de leur étendue, ne servent plus, au vol, mais sont spécialement affectées à recouvrir pendant le repos, comme le feraient des étuis, les secondes ailes repliées sur elles-mêmes; le mot élytres est employé plus généralement par les naturalistes, à la place du mot étuis.

ExodermeEctoderme.

Exogènes (histoire de la botanique), exô, dehors, gennaô, je produis. - Nom proposé par A -P. de Candolle  pour désigner les végétaux dicotylédonés, lesquels ont les vaisseaux tous sensiblement concentriques autour d'un étui cellulaire, et disposés de façon que les plus anciens sont au centre et les plus jeunes à la circonférence, de manière que la plante se durcit de dedans en dehors" (Théor. élém de la botanique., 1813, p. 209). De là l'origine de ce nom qui n'a pas été admis, parce que le terme endogènes comparatif est vicieux.

Exorhize (botanique), du grec exô, dehors, et rhiza, racine. - L.-C. Richard a donné ce nom aux embryons dont la radicule se prolonge pour devenir elle-même la racine, par opposition aux embryons endorhizes dont l'extrémité radiculaire renferme un tubercule radicellaire qui en sort par la germination, pour former par son prolongement la racine de la plante naissante. Les végétaux dont les embryons sont exorhizes portent, d'après le même botaniste, ce nom d'exorhizes et constituent le groupe des Dicotylédones des autres auteurs.

Expirateurs (muscles). - On appelle ainsi les muscles qui, par leur contraction plus ou moins simultanée, contribuent à diminuer la capacité de la poitrine et à expulser l'air contenu dans les poumons (expiration). Il n'est pas facile de déterminer d'une manière précise quels sont tous les muscles véritablement expirateurs; pour quelques-uns des auteurs consultés, la question n'est pas douteuse : ainsi les intercostaux internes et externes; les sous-costaux; le triangulaire du sternum; le grand pectoral, dans ses trois quarts supérieurs; le petit dentelé postérieur inférieur; le grand dorsal (Beau et Maissiat); le trapèze, dans sa portion dorsale; le transverse et les obliques du bas-ventre; le pyramidal; l'ischio-coccygien et le releveur de l'anus, sont véritablement expirateurs. Ceux pour lesquels il y a quelques doutes, sont : les sur-costaux, le sous-clavier, le petit pectoral, le grand dentelé, le petit dentelé postérieur, supérieur, le droit abdominal, le carré des lombes...

Expiration (physiologie). - C'est un des actes de la respiration, celui par lequel l'air qui a pénétré dans la poitrine par l'inspiration en est expulsé.

Extenseurs (muscles). - On a donné ce nom à des muscles qui portent une partie dans l'extension. Les principaux sont les suivants : - Extenseur commun des doigts (Epicondylo-sus-phalangettien commun de Chaussier); il va de la tubérosité externe de l'humérus (épicondyle) aux quatre derniers doigts. - Extenseur du petit doigt (Epicondylo- sus-phalangettien du petit doigt, Chauss.); de l'épicondyle au petit doigt. - Grand extenseur du pouce (Cubito-susphalangettien, Chauss.); de la face postérieure du cubitus au dos du pouce. - Court extenseur du pouce (Cubito- susphalangien du pouce, Chauss.); du cubitus, du ligament interosseux et du radius à la première phalange du pouce. - Extenseur propre de l'index (Cubito-susphalangettien de l'index, Chauss.); du cubitus et du ligament interosseux à l'index. - Extenseur du gros orteil (Peronéo- sus-phalangettien du gros orteil, Chauss.); du péroné et du ligament interosseux à la phalange unguéale du gros orteil. - Extenseur commun des orteils (Long péronéo-sus-phalangettien commun, Chauss.); de la tubérosité externe, du tibia et du péroné aux quatre derniers orteils.

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