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A
Abaisseurs (muscles). - On donne ce nom aux muscles qui concourent à l'abaissement d'une partie quelconque du corps : tels sont l'abaisseur du globe de l'oeil ou droit inférieur de l'oeil; l'abaisseur de l'aile du nez ou myrtiforme, etc. D'autres muscles, sans porter le nom d'abaisseurs, le mériteraient par leurs fonctions : ainsi, les muscles petit dentelé et triangulaire du sternum concourent à abaisser les côtes; l'épaule est abaissée par le petit pectoral, le sous-clavier, le grand dentelé.

Abdomen. - Cavité du corps des animaux située au-dessous du diaphragme et qui contient la plupart des organes de l'appareil digestif (estomac, foie, intestin, rate, vessie, reins, etc.). La partie infériuere de l'abdomen est le bassin.

Adducteurs (muscles),  du latin adducere, amener. - Muscles dont la fonction est de ramener vers l'axe du corps les parties auxquelles ils sont attachés; ce sont les muscles antagonistes des abducteurs; les muscles adducteurs du bras sont le grand pectoral, le grand dorsal et le grand rond; à la main, ce sont les muscles fléchisseurs; aux doigts, les adducteurs sont les inter-osseux et adducteur du pouce (il faut remarquer ici, que l'axe du corps est remplacé par l'axe du membre); à la cuisse on trouve comme adducteurs, le pectiné et les trois adducteurs; au tarse les muscles rotateurs sont en même temps abducteurs et adducteurs.

Abeilles. - genre d'insectes, de l'ordre des Hyménoptères. les Bourdons, les Psithyres, les Mélipones, les Trigones appartiennent à ce genre.C'est l'espèce Apis mellica qui est utilisée dans les ruches pour produire le miel.

Absorption. - Mécanismes par lesquels les organismes vivant intègrent les aliments qu'ils ingèrent.

Acaule (botanique), = sans tige apparente. - Dans les ouvrages de botanique descriptive, ce mot s'applique à un certain nombre de plantes appartenant aux groupes les plus divers, par exemple : Cirsium acaule, brasera acaulis, Primula acaulis, Gesnaeria acaulis. Cela ne veut pas dire que ces plantes soient véritablement dépourvues de tige, mais simplement que la tige de ces plantes est tellement courte que toutes les feuilles qui s'y attachent sont rapprochées les unes des autres et se recouvrent de manière à former une rosette à la surface du sol. Lorsqu'ils sont jeunes, les Palmiers sont acaules, mais leur tige s'allonge plus ou moins avec l'âge. (R. Blanchard).

Acclimatation. - On appelle ainsi l'action d'acclimater ou de s'acclimater. La plupart des animaux domestiques proviennent de l'Asie ou du nord-est de l'Afrique. Domestiqués dès la Préhistoire, ils ont suivi les grandes migrations des peuples. Après un long laps de temps. les Grecs entreprirent volontairement d'introduire en Europe des espèces exotiques-: on leur doit l'acclimatation du faisan et du paon. Les Romains rapportèrent la pintade du nord de l'Afrique, en même temps qu'ils multipliaient le lapin, le canard et le furet. Ils élevaient même à l'état domestique les grues, les sarcelles et les statiques. Les Arabes introduisirent dans les pays qu'ils envahirent le chameau, le dromadaire, le zébu, le buffle et le ver à soie. Au XVIe siècle, les Espagnols ramenèrent de l'Amérique du Sud le dindon, le canard musqué et le cobaye ou cochon d'Inde, et des Canaries le serin.  La salade, dite "romaine", a été introduite d'Italie en France par Rabelais. Vers le milieu du XVIIIe siècle, les Anglais importèrent du Canada l'oie et les faisans dorés et argentés. Il faut arriver à 1840 pour voir Geoffroy Saint-Hilaire soulever un mouvement en faveur de l'acclimatation rationnelle et scientifique. Les plus remarquables acquisitions de son époque ont été faites en matière de pisciculture. Des végétaux exotiques furent aussi importés. et certaines espèces que l'habitude nous fait considérer comme indigènes, tels le platane, le robinier, vulgairement nommé acacia, le lilas. la tulipe. le réséda, le dahlia, le tabac, la pomme de terre, le topinambour et autres, sont d'introduction relativement récente. Les chrysanthèmes, venus du Japon an début du XIXe siècle, ont été plus spécialement importés et acclimatés à partir de 1862.

Acclimatement. - Etat d'un organisme vivant acclimaté, résultat de l'acclimatation.  L'acclimatement indique la transformation par laquelle l'organisme, transporté dans un milieu nouveau, se met en harmonie avec ce milieu. C'est à tort que l'on confond les deux expressions acclimatement et acclimatation, cette dernière supposant que l'adaptation s'accomplit, au moins en partie, sous l'effort de l'industrie humaine. - Chaque espèce végétale a besoin, pour effectuer sa nutrition et parcourir toutes les phases de son évolution, depuis la germination jusqu'à la maturation de son fruit, d'un certain minimum de rayons solaires et de chaleur. Si cette chaleur lui manque trop tôt, les derniers actes de la végétation ne s'accomplissent pas. Pourtant, de nombreux faits tendent à prouver que les végétaux supportent facilement le passage de la zone tempérée aux régions chaudes. Certaines plantes que l'on fait développer et fructifier dans les serres, où l'on crée pour elles un climat artificiel, ne tardent pas à mourir dès qu'on cesse de les entourer des conditions extérieures favorables. Si le maïs, le pêcher, le prunier, le cerisier, l'oranger (Agrumes), le chanvre, le lin, etc., se développent dans les pays tempérés, c'est qu'ils y trouvent des conditions et un climat analogues à ceux des régions d'où ils sont originaires. - Un animal est dit acclimaté quand il parvient à vivre et à se reproduire dans un pays différent, sous le rapport du climat, de celui qu'il habitait à l'origine. Pour arriver à ce résultat, il suffit de faire passer graduellement, du point de départ au point d'arrivée, l'espèce qu'on veut acclimater en modifiant peu à peu ses conditions d'existence et en favorisant sa multiplication. C'est ainsi qu'ont été acclimatés, en France, le lama, la vigogne de l'Amérique, le Kangourou de l'Australie, les poules de la Cochinchine, etc. (NLI).

Acinus, plur. Acini (anatomie). - Malpighi a donné ce nom à tout groupe de culs-de-sac terminaux des glandes dites en grappes ou acineuses. La plupart des anatomistes ont accepté cette dénomination, mais quelques-uns par abus de langage ont désigné ainsi le cul-de-sac Lui-même. Chaque groupe de culs-de-sac terminaux ou acinus est entouré d'une enveloppe de tissu conjonctif qui le sépare des acini voisins et communique avec un conduit excréteur commun. - Comme types de glandes acineuses, on peut citer les glandes sébacées, celles de Brunner, de Meibomius, les glandes lacrymales, salivaires, mammaires, le pancréas. Il est bon encore de remarquer que l'on donne quelquefois le nom d'acini aux vésicules closes des glandes vasculaires sanguines, aux grains glanduleux du foie, etc., quoique ces glandes ne rentrent plus dans la catégorie des glandes en grappes. (Dr L. Hn).

Acrogènes, du grec akros, à l'extrémité, et genos, naissance, développement. - Nom proposé par Lindley pour le groupe des plantes acotylédones de Jussieu; dans ce système de nomenclature tiré du mode de développement que l'on regardait comme caractéristique de chaque embranchement, les Monocotylédones s'appelaient Endogènes; les Dicotylédones, Exogènes. Cette nomenclature a été abandonnée quand on a mieux connu les faits dont elle donnerait une fausse idée. Certains botanistes, et entre autres Ach. Richard, ont ensuite nommé Acrogènes, seulement un sous-embranchement des végétauxInembryonés ou Acotylédones (Hépatiques, Mousses, Lycopodes, Equisétacées, Fougères). Ajourd'hui, le terme ne renvoie plus à une quelconque classification. Il a seulement une valeur descriptive. Sont dit acrogènes, des végétaux caractérisés  par l'existence d'un axe de végétation et d'organes appendiculaires 

Acromion (anatomie), du grec akros, au sommet, et omos, épaule. - On donne ce nom à une apophyse qui termine en haut et en dehors, l'épine de l'omoplate; elle s'articule avec l'extrémité externe de la clavicule et donne attache aux muscles-trapèze et deltoïde.

Acropète (botanique). - Le développement des organes des plantes est dit acropète lorsqu'il se fait de la base au sommet. Les feuilles, par exemple, apparaissent toujours de cette manière, les plus anciennes étant situées vers le bas de la tige ou du rameau, les plus récentes étant rapprochées de l'extrémité libre et constituant même le bourgeon terminal. Des faits du même ordre s'observent encore pour la fleur, dont les différents verticilles se développent de la périphérie au centre, ce qui revient à dire de la base au sommet du réceptacle. Cela n'est pas douteux dans les fleurs a réceptacle convexe, comme l'est celui des Renonculacées et des Magnoliacées; cela est encore vrai lorsque le réceptacle est concave, comme dans les Rosiers, les Pruniers; dans ce cas, le sommet organique correspond, en effet, exactement au fond même de la coupe réceptaculaire. (R. Bl.).

Adénologie, du grec aden, glande, et logos, science. - C'est la branche de l'anatomie qui est consacrée à l'étude les glandes. Le mot Adénotomie a été employé aussi pour désigner l'anatomie de ces organes.

ADN (acide désoxyribonucléique). - Molécule d'acide nucléique à double hélice qui porte les informations héréditaires de la cellule.

Agar-Agar. - Substance colloïde extraite du Gracilaria lichenoides Grev. (Sphaerococcus lichenoides Ag., Plocaria candida N. ab E.), algue très abondante dans l'océan Indien et qui est appelée vulgairement Aja-Aja, Mousse de Jafna ou de Ceylan (Sri Lanka), Lichen amylacé, Fucus lichénoïde, Algue de Java, etc. On l'a d'abord employé en en Chine à des usages divers, notamment pour faire de la confiture et pour enduire certaines étoffes ou le papier qui en devient transparent. En Angleterre, on l'a ensuite employé en petites quantités comme apprêt sur le papier. Aujourd'hui, on l'emploi comme gélifiant dans certaines préparations culinaires. Cette sorte de glu est fournie par la Malaisie où on l'obtient en traitant les Algues par ébullition prolongée et concentration du liquide qui contient l'agar-agar en dissolution.  Une autre espèce d'Algue, le Gloeopeltis tenax Kutz., sert également en Chine à préparer une sorte de glu très tenace. 

Age. - Dans le cas des animaux, ce terme désigne le temps écoulé depuis la naissance. Il est un grand nombre d'espèces animales dont l'aspect extérieur subit, selon les âges, un changement assez visible pour qu'on ait pu le constater et en tenir compte. C'est ainsi que le jeune âge est très souvent indiqué, surtout chez les oiseaux, par des parures spéciales ou livrées, qui donnent des indications précises sur l'âge. Chez les mammifères, on trouve souvent, dans l'examen des dents, dans l'état des cornes, des sabots, du pelage, des renseignements approximatifs sur ce même point. - Dans le cas des végétaux,  la notion d'âge se présente assez différemment. On a ainsi l'habitude de distinguer quatre classes de plantes : 1° les plantes annuelles qui atteignent tout leur développement et qui meurent au bout d'une année; 2° les plantes bisannuelles, qui périssent la seconde année; 3° les plantes vivaces, qui vivent un nombre d'années indéterminé; 4° les plantes ligneuses, comprenant les arbres, les arbrisseaux et les sous-arbrisseaux. - Certains arbres, tels que le baobab, semblent pouvoir vivre indéfiniment; on a rencontré des chênes âgés de plus de six cents ans, des oliviers de trois cents ans. Un pin du Wermeland, en Suède, a duré plus de quatre cents ans. Les cèdres du Liban peuvent aussi vivre, un nombre considérable d'années. Pour arriver à calculer l'âge des arbres, il suffit de compter sur une coupe transversale des troncs les lignes concentriques qui représentent les couches annuelles. (DGS).

Agnathes. - Superclasse de vertébrés rassemblant des espèces dépourvues de mâchoire inférieure.

Aiguë (maladie) : maladie dont les symptômes augmentent et diminuent dans un court laps de temps.

Aiguillon. -  En zoologie, on appelle ainsi un dard creux et par où s'épanche le venin des insectes hyménoptères et des arachnides scorpionides. L'aiguillon est toujours situé à l'extrémité de l'abdomen, Chez les scorpions, il est formé par le dernier segment de l'abdomen ou telson, qui se termine en une pointe arquée. Chez les Hyménoptères (abeilles, guêpes), l'aiguillon se compose d'une gaine chitineuse renfermant deux soies, et est articulé à son origine avec un certain nombre de pièces destinées à le faire sortir de l'abdomen et à le diriger dans tous les sens : les abeilles laissent ordinairement leur Aiguillon dans la piqûre. - On désigne encore sous ce nom les piquants que présentent sur leur corps certains animaux, comme les hérissons. - En botanique, on appelle aiguillon, en botanique, une production dure et pointue que présente l'écorce de certaines plantes. L'aiguillon diffère de l'épine en ce qu'il est dû à une prolifération épidermique, tandis que l'épine est un prolongement de la partie profonde du bois. L'aiguillon se détache de la plante en laissant une cicatrice peu profonde (aiguillons des ronces, des rosiers, des acacias). - En ichtyologie, le nom d'aiguillon s'applique aux osselets d'une seule pièce et pointus qui remplacent, dans quelques familles de poissons, certains rayons des nageoires. - Aiguillon est aussi le nom populaire du jeune brochet. - Ajoutons que dans l'ancienne médecine, l'auguillon était cause déterminante de l'inflammation.

Aile. - Membre supérieur des Oiseaux qu'ils utilisent pour voler. On donne également ce nom aux organes de vol des Chauves-souris et des Insectes.

Aileron (zoologie). - Extrémité de l'aile formée, chez les oiseaux, par les pennes ou longues plumes, au nombre de trois, quatre ou cinq, qui s'insèrent à l'extrémité de l'aile; c'est aussi le fouet de l'aile.

Aine, du mot latin inguen, dont on fit d'abord aigne. - L'aine ou pli de l'aine est un enfoncement dirigé obliquement de dehors en dedans et de haut en bas, qui sépare l'origine du membre inférieur de la cavité abdominale. Ce pli constitue le bord antérieur d'un enfoncement triangulaire dont les côtés sont formés par l'os iléon et le muscle couturier en dehors, et le premier adducteur en arrière. C'est ce qu'on appelle, à proprement parler, l'aine, la région inguinale. Cet espace est intéressant à connaître à cause de l'importance des parties qu'on y rencontre et qui peuvent être le siège de maladies ou blessures très graves; ces parties sont, de dehors en dedans, les muscles psoas et iliaque, le nerf crural, l'artère et la veine crurales et le muscle péctiné; plus superficiellement, existent des ganglions lymphatiques. (F.-N.).

Aisselle, du latin axilla, aisselle. - Ce nom désigne en anatomie humaine, un enfoncement situé au-dessous de la jonction du bras avec l'épaule : c'est ce qu'on appelle le creux de l'aisselle. Cette cavité est limitée en avant par le bord inférieur des muscles grand et petit pectoral, qui forment sa paroi antérieure; en arrière par la partie la plus élevée du bord externe du grand dorsal, et le bord inférieur du grand rond : au fond se trouvent une couche épaisse de tissu cellulaire et adipeux, des ganglions lymphatiques, l'artère et la veine axillaires et le plexus brachial. La peau de l'aisselle, fine et extensible, est pourvue de nombreux follicules qui sécrètent un fluide odorant et de caractère alcalin. - En anatomie vétérinaire, ce mot désigne le point d'union du membre antérieur au tronc; extérieurement cette région porte le nom d'ars. - En botanique, on dit l'aisselle d'une feuille, d'un pédoncule et même d'un rameau, pour désigner l'angle que forme chacune de ces parties sur la tige qui les porte.

Akène ou Achaine. - Fruit sec, indéhiscent, ne renfermant qu'une seule graine. Des fruits de ce genre s'observent dans le Noisetier, le Chêne, un grand nombre de Polygonacées, de Renonculacées (Renoncule, Clématite, Anémone), de Rosacées (Rose, Fraise, Benoîte), chez les Valérianacées, chez les Composées, etc. - Il y aurait avantage à identifier dans les descriptions le caryopse à l'akène : la ligne de démarcation entre ces deux sortes de fruits est difficile à fixer et la seule différence que l'on puisse invoquer entre eux consiste en ce que le caryopse est défini : un fruit dans lequel le péricarpe est adhérent à la graine, sur laquelle il se moule en quelque sorte, tandis que dans l'akène la graine est libre et mobile à l'intérieur du péricarpe; en partant des cas extrêmes (caryopse : Blé; akène : Noisette), on passe de l'une à l'autre forme par des intermédiaires tellement insensibles qu'on ne peut un seul instant douter que ce ne soient là deux variétés d'une seule et même espèce de fruit sec. On pourrait en dire tout autant de la samare (Orme, Erable), qui ne diffère de l'akène que par la présence d'une expansion membraneuse, en sorte qu'il riy aurait en réalité qu'une seule espèce de fruits secs indéhiscents. - On appelle diakène, triakène, polyachakène, le fruit formé par la réunion de deux, trois ou plusieurs akènes, que ce fruit soit multiple, comme dans les Renoncules, les Clématites, les Nélumbos, ou qu'il soit composé, comme dans le Platane, le Châtaignier et les Composées. Lorsque, comme dans les Pigamons, plusieurs akènes sont réunis en une seule masse, le fruit prend le nom d'achénode (akénode). -
L'akène est souvent orné de poils, d'aigrettes, d'ailes, de diverses formations plumeuses qui aident à sa dissémination : les Valérianacées, les Dipsacées et les Composées sont particulièrement remarquables à cet égard. (R. BL.).

Albuginé, -ée (du latin albus = blanc), se dit des humeurs, membranes et tissus, remarquables par leur blancheur. - Humeur albuginée. - L'humeur aqueuse de l'oeil. - Tunique albuginée de l'oeil - La sclérotique, vulgairement le blanc de l'oeil. - Fibre albuginée. - Nom donné par Chaussier aux faisceaux du tissu lamineux. La fibre albuginée constitue les tendons, les ligaments articulaires et les aponévroses que Gerdy appelait tissus albuginés. - Membrane albuginée profonde et Membrane albuginée superficielle, Noms donnés à deux des lames dont est formée la couche externe du derme, appelée corps muqueux. - Albuginée du testicule. - Tunique résistante qui enveloppe immédiatement le testicule; elle présente supérieurement un renflement appelé corps d'Highmore.

Albumen. - (en latin : albumen = blanc d'oeuf). - Substance azotée qui entoure l'embryon et forme avec lui l'amande de certaines graines telles que celles des céréales, du café, de la datte, dit ricin, du coco, etc. L'albumen constitue la réserve nutritive de la plantule et remplace dans ce rôle, les cotylédons quand ils sont foliacés. 

Albumine (de albumen = blanc d'oeuf). - Substance visqueuse blanchâtre, d'une saveur un peu salée, qui est une combinaison organique extrêmement répandue dans la nature. Elle forme la presque totalité du blanc d'œuf (Albumen) et du sérum du sang. Elle se trouve dans la plupart des liquides animaux, tels que le chyle, la lymphe, et dans plusieurs sécrétions, soit normales, soit pathologiques. L'humeur vitrée de l'oeil n'est presque formée que d'albumine. Elle fait encore partie d'un grand nombre de tissus, et constitue l'un des constituants essentiels de la substance cérébrale. Les tissus et les liquides végétaux contiennent également des quantités variables d'albumine. Elle est surtout abondante dans les haricots, les fèves, les asperges, et dans les graines de plusieurs plantes oléagineuses. Les substances protéiques que l'on trouve dans les sucs végétaux sont connues sous le nom d'albumine végétale.

Albuminogénie (biochimie, physiologie). - Processus par lequel se forment les réserves de matières albuminoïdes (albumine circulante, albumine de l'oeuf, etc.).

Alète ou Alèthes (du grec alètès = errant). - Nom sous lequel on désignait, en fauconnerie, les faucons venant de l'Asie, par opposition aux alphanets, qui étaient ceux d'Afrique. Les alètes comprenaient aussi bien les variétés asiatiques du faucon pèlerin que les espèces particulières au Turkestan ou au Pamir.

Aleurone (du grec : aleuron =  farine). - Matière azotée très abondante dans les graines mûres des phanérogames. L'aleurone, dont la découverte est attribuée à Hartig, en 1855, se trouve dans toutes les graines, mais existe surtout abondamment dans les graines oléagineuses. Les grains d'aleurone ne sont que des hydroleucites albuminifères desséchés. Ils se redissolvent à la germination et sont employés aux développements ultérieurs de la plante. Leur forme est arrondie ou ovale, parfois polyédrique, et leurs dimensions, très variables, sont comprises entre 0,001 m et 0,055 m; ils sont insolubles dans l'éther, l'alcool, la glycérine et les huiles grasses.
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Aleurone
Aleurone : 1. Dans la glycérine épaisse; 2.Dans la glycérine liquide; 3. Dans la glycérine chauffée;
4 Après traitement par la teinture d'iode et l'acide sulfurique.

Alevin ou Alvin (ichtyologie). - Ou donne ce nom à tous les petits poissons qui servent à repeupler les étangs (Fretin).

Algues. - On donne ce nom à plusieurs groupes d'organismes autotrophes  rangés pour la plupart, comme les Champignons et les Lichens parmi les thallophytes. Certaines sont unicellullaires, d'autres pluricelllulaires et dans ce cas peuvent ressembler à des plantes. Certaines Algues (les Cyanophytes), représentent un groupe à part.

Allantoïde. - Sac rempli de liquide et contenant l'embryon dans diverses classes d'organismes vivants (Reptiles, Mammifères, Oiseaux). 

Allantoïne. - Substance azotée, découverte par Vauquelin dans le liquide amniotique de la vache; elle existe également dans l'urine du veau (Woehler).C'est une uréïde oxyglycollique, qui cristallise en prismes clinorhombiques, brillants, incolores, peu solubles dans l'eau, que la baryte décompose à l'ébullition en ammoniaque et en oxalate de baryum.

Alternes. - Feuilles, fleurs alternes, disposées de chaque côté de la tige, mais non en face les unes des autres.

Alvéolaire (anatomie). - Qui a rapport aux alvéoles des dents-: ainsi les arcades alvéolaires sont la réunion des alvéoles, qui constituent une espèce d'arcade. - Les artères et veine alvéolaires sont les vaisseaux qui entretiennent la circulation dans ces parties, et qui sont des branches des artère et veine maxillaires internes. - Les nerfs alvéolaires sont des rameaux du nerf maxillaire supérieur.

Alvéole, du latin alveus = loge. - Petites loges ou cellules que les abeilles ou les guêpes se construisent pour y élever leurs larves. On a nommé ainsi, par analogie, les petites cavités dans lesquelles les dents sont enchâssées par leurs racines. Les alvéoles sont tapissées par un prolongement de la gencive, qui se continue dans la cavité de la dent; elles sont percées à leur fond de trous pour le passage des vaisseaux et des nerfs dentaires. - On donne aussi ce nom aux petites cavités du réceptacle ou sont logées les semences de certaines fleurs, dans beaucoup de Composées par exemple on dit alors que ces réceptacles sont alvéolés.

Amadou, qu'on a fait dériver du latin ad manum dulce = doux à la main. - C'est une substance molle, spongieuse, qu'on prépare avec la partie interne d'un champignon de la tribu des Hyménomycètes, genre Bolet, et connu sous le nom d'Amadouvier (B. ungulatus). On le trouve communément sur les arbres des grandes forêts, le chêne, le hêtre, le frêne, etc. Il acquiert quelquefois une grosseur considérable. On le distingue à son écorce noire, à son aspect intérieur ferrugineux, et à ses tubes très petits; il est connu encore sous les noms d'Agaric de chêne ou de Roula. L'amadou peut être employé à différents usages; à savoir : contre les hémorragies, la chirurgie y a eu recours pour arrêter les écoulements de sang; en second lieu, on le dispose pour prendre feu avec le briquet; il a besoin pour cela de subir une préparation particulière : après avoir choisi les plus beaux morceaux du champignon, on ôte l'écorce pendant qu'ils sont encore frais, et on en sépare toute la partie tubuleuse, puis on coupe la chair par tranches minces, et on la bat avec un maillet, en la détirant et la mouillant de temps en temps; ensuite on la fait sécher et on la bat de nouveau à sec : enfin on la frotte entre les mains jusqu'à ce qu'elle soit douce et moelleuse; c'est dans cet état qu'on la livrait au commerce pour les usages chirurgicaux. Lorsqu'on veut en faire une matière propre à allumer le feu, il faut, après cette première préparation, la faire tremper dans une dissolution de nitrate de potasse; on la bat de nouveau, en l'imprégnant chaque fois du même liquide; on la foule soit avec les mains, soit avec un instrument préparé à cet effet; enfin on la fait bien sécher à l'air libre. (F.-N.).

Ambre gris. -  Substance d'une odeur suave, qu'on recueille flottant à la surface des océans et correspondant à une concrétion intestinale des cachalots. 

Ambre jaune (= Succin). - Résine fossile transparente et dure qu'on trouve en abondance sur les bords de la Baltique et dont on fait  divers bibelots.

Aminé (acide). - Monomère d'une protéine qui a un carbone central ou un carbone alpha auquel un groupe amino, un groupe carboxyle, un hydrogène et un groupe R ou une chaîne latérale est attaché; le groupe R est différent pour les 20 acides aminés les plus courants.

Amnios. - Enveloppe la plus interne du foetus des Reptiles, des Mammifères et des Oiseaux.

Amniotique (liquide). - Chez l'humain, où il a été plus spécialement étudié, le liquide de l'amnios est limpide, au début de la grossesse; plus tard il devient jaunâtre ou blanchâtre; il se trouve même exceptionnellement vert lorsqu'il est mêlé aux premières déjections du foetus, ou rouge, lorsque l'enfant est mort depuis un certain temps. A l'état normal, il est alcalin, d'un goût salé et d'une odeur rappelant celle du sperme. La composition chimique du liquide amniotique se rapproche assez de celle de la partie liquide du sang; on y trouve de l'albumine, de l'urée, d'autres principes de nature excrémentielle et divers sels dont les principaux sont des chlorures, des carbonates et des sulfates alcalins. Au microscope on trouve dans ce liquide des cellules épidermiques, de petits poils, des cellules provenant du rein et de la vessie, et quelques globules blancs, tous éléments provenant du corps du foetus. La quantité de liquide contenu dans la poche des eaux du foetus humain a été diversement appréciée par les auteurs; les uns la portent à 500 grammes, d'autres à 1500 grammes; en tous cas on peut dire qu'au-dessus de ce dernier chiffre, il y a ce qu'on appelle hydropysie de l'amnios. Le liquide amniotique sert notamment pendant la grossesse à protéger le foetus contre les chocs extérieurs et les compressions trop intenses. Pendant l'accouchement, il est poussé avec les membranes qui l'entourent vers le col de l'utérus dont il facilite la dilatation; lorsque la poche se rompt, il s'échappe et, lubrifiant le vagin, facilite ainsi la sortie du foetus. (Dr G. Alphandéry).

Amplexicaule (botanique). - On donne ce nom aux organes de végétation qui embrassent la tige. Les feuillesdu salsifis des prés, du chardon-marie, du pavot, etc., qui de leur base élargie embrassent la tige, sont par conséquent dites amplexicaules. Les mûriers, les figuiers ont des stipules amplexicaules.

Amygdales. - Les amygdales ou tonsilles sont deux petites glandes ovoïdes placées au fond de la gorge, de chaque côté de la base de la langue, dans une petite cavité limitée par les deux piliers du voile du palais. Un peu aplatis dans le sens transversal, ces organes ont à peu près le volume et la forme d'une amande de moyenne grosseur, d'où le nom d'amygdales (même sens) que leur donnèrent les anciens anatomistes. La partie interne des amygdales est visible à l'intérieur de l'arrière-bouche où on peut l'apercevoir sous forme d'une saillie rosée parsemée de dix à douze orifices de forme variable; cette partie est en rapport avec la langue et les piliers. La portion externe répond plus ou moins directement aux parties molles du cou, ce qui permet de sentir la glande à l'extérieur, lorsque son volume se trouve notablement accru par suite d'un état pathologique. - Des organes importants, tels que l'artère carotide, la veine jugulaire, les nerfs pneuno-gastriques, et le grand sympathique, se trouvent situés entre la glande et les parties molles, mais le rapport est encore assez indirect pour qu'il y ait peu de risques de les léser lorsqu'on agit sur la glande avec un bistouri ou un autre instrument tranchant, introduit avec quelque précaution par la bouche. - La structure de l'amygdale n'est connue que depuis le XIXe siècle; on croyait autrefois, en effet, que cet organe était formé, soit de grandes cellules agglomérées, soit exclusivement de glandules en cul-de-sac accolées les unes aux autres; il a été ensuite établi que la structure de l'amygdale est celle des organes lymphoïdes, c. -à-d. se réduit à une sorte de feutrage contenant dans son épaisseur des cellules lymphatiques, réunies en groupes, dits vésicules closes. A ces éléments essentiels il faut ajouter en outre des glandes en cul-de-sac, des artères, des veines, des nerfs et une muqueuse recouvrant le tout. (Dr G. Alphandéry).

Anallantoïdiens (zoologie). - Animaux vertébrés qui sont dépourvus d'enveloppes foetales (Allantoïde) pendant le cours du développement; ce groupe, comprend les Poissons et les Batraciens

Anamniotes (zoologie). - Epithète appliquée à des animaux vertébrés dont l'embryon est dépourvu d'amnios.

Anaphyses (botanique). - On désigne sous ce nom, ou sous celui de filaments ostiolaires, des organes filiformes qui entrent dans la constitution de la fructification de certains Lichens. Les anaphyses sont situées à l'intérieur de la cavité des apothécies pyrénocarpes, au pourtour de l'ostiole, et dirigées en bas ou vers le centre de l'appareil, en sens inverse des paraphyses. (R. BL.).

Anastomose. - Point de réunion de deux vaisseaux.

Anatomie*. - Etymologiquement, c'est l'art de disséquer les animaux ou les végétaux, d'où le nom d'anatomie donné à la science qui étudie la forme et la position des organes, mais non leurs fonctions. - L'anatomie comparée, examen des modifications de formes que subit un même organe dans un groupe donné d'espèces différentes. Cuvier est considéré comme le créateur de l'anatomie comparée.

Anatrope (botanique). - En anatomie végétale, on désigne ainsi l'ovule dans lequel le hile et le micropyle sont situés l'un à côté de l'autre, à l'une des extrémités, tandis que la chalaze ou base organique de l'ovule se trouve à l'autre extrémité; le hile et la chalaze sont reliés ensemble par le raphé, sorte de saillie qui court tout le long de l'un des côtés de l'ovule. Les ovules anatropes sont de beaucoup les plus fréquents; ils s'observent aussi bien chez les Monocotylédones que chez les Dicotylédones, et représentent le plus haut degré de différenciation de l'élément reproducteur femelle. (R. BL.).

Anconé (anatomie), du grec ankôn, coude. - Muscle du coude. II va de la tubérosité externe de l'humérus (épicondyle) au côté externe de l'olécrane et au bord postérieur du cubitus (épicondylo-cubital de Chaussier).

L'Androcée (terme de botanique, du génitif grec andros, homme; oicos, maison) est la partie de la fleur représentant l'organe mâle et formée par la réunion des étamines. On appliquer cette dénomination à l'ensemble staminal, comme on applique celle de corolle à l'ensemble des pétales; celle de calice à l'ensemble des sépales; celle de pistil à l'ensemble du stigmate, du style et de l'ovaire. - (NB : Ce  mot comme celui de Gynécée est du masculin).

Androgyne, du génitif grec andros, homme; et de gyné, femme. - En zoologie, on appelle androgynes (ou hermaphrodites) les animaux qui sont pourvus des deux sexes, et qui cependant ont besoin du concours d'un autre pour se reproduire : tels sont les Limaces. - En botanique, ce terme s'applique principalement aux inflorescences composées à la fois de fleurs mâles et de fleurs femelles. Les épis de quelques espèces de Laîche (Carex, Lin.) sont androgynes.

Androphore (botanique), du génitif grec andros, mâle; et phérô, je porte. - Terme de botanique créé par de Mirbel pour désigner le support des étamines, quand il porte plusieurs anthères. Celui qui n'est terminé que par une seule anthère conserve le nom de filet. L'androphore est rameux dans le Ricin; il est tubuleux dans les Malvacées, annulaireou en forme d'anneau dans l'Anacardier, plante qui donne la noix d'acajou; en forme de corolle (corolliforme) dans le Gomphrena globosa, cucullifère ou portant des appendices en forme de cornets, dans les Asclepias, etc.

Angiologie. - Branche de l'anatomie qui étudie les vaisseaux, assi bien des animaux que des végétaux.

Angiospermes. - Sous-phylum végétal qui renferme des plantes dont dont les graines sont enfermées dans des fruits.

Animaux. - C'est un des règnes du monde vivant. On y trouve des organismes hétérotrophes doués de sensibilité et de motilité.

Annuelles (plantes). - Plantes qui meurent dans la première année (Âge). On les a nommées aussi plantes monocarpiennes, parce qu'elles meurent quand elles ont donné une fois des graines

Antagonistes (muscles). - On nomme muscles antagonistes ceux qui agissent en sens contraire les uns des autres; ainsi dans les membres les muscles fléchisseurs sont antagonistes des extenseurs, et vice versa; tous les muscles ont leurs antagonistes.

Antennes, Antennae, ainsi nommées par analogie avec les antennes des navires. - Petits organes en forme de cornes, articulés, mobiles, situés sur la tête des Insectes, des Myriapodes et des Crustacés : elles sont au nombre de deux dans les insectes, et de quatre dans la plupart des crustacés. Le nombre et la forme de leurs articles varient beaucoup. Elles peuvent être filiformes, cylindriques, moniliformes, sétacées, ensiformes, fusiformes, en lamelles, en palettes, etc. - Les fonctions de ces organes ont donné matière dans le passé à de grandes discussions parmi les naturalistes. Les expériences d'Huber fils conduisaient à en faire des organes du toucher. Cependant, tout en se rangeant à cette opinion, Latreille adoptait le sentiment de ceux qui regardaient également ces organes comme le siège de l'olfaction, se fondant surtout sur ce qu'ils sont généralement plus développés chez les mâles toujours occupés à la recherche de leurs femelles et de leur nourriture.

Antennules (zoologie). - Filets articulés et mobiles faisant partie de la bouche chez la plupart des insectes (Palpes).

Anthélix (anatomie), du grec anti, à l'opposé, et hélix, spirale. - C'est cette éminence du pavillon de l'oreille située entre la conque et l'hélix, au-devant de celui-ci.

Anthère (botanique), du grec anthéros, fleuri. - Partie supérieure de l'étamine qui se présente ordinairement sous la forme de petites bourses ou sacs presque toujours jaunes, et renfermant la matière fécondante des plantes, autrement appelée le pollen. Chaque cavité de l'anthère porte le nom de loge. Quelquefois l'anthère est uniloculaire, c'est-à-dire qu'elle ne comprend qu'une seule loge, comme dans la guimauve. Dans la plupart des végétaux, l'anthère est biloculaire. Elle est rarement formée de quatre loges ou quadriloculaire. Ces loges forment chacune une saillie distincte, visible à l'extérieur.

Anthères. - 1.Uniloculaire, alchéneille; 2. Biloculaire, giroflée; 3. Quadriloculaire, butome; 5. Adnée, hépatique; 5. Didyme, euphorbe; 6. Bicorne, bruyère; 7. Sagittée, laurier-rose; 8. Aiguë, bourrache; 9. Sinueuse, melon; 10. Appendiculée, pervenche; 11. En X, froment; 12. Basifixe, tulipe; 13. Apifixe, vitex; 15. Darsifixe, myrte; 15. Introrse, campanule; 16. Extrorse, renoncule.

La déhiscence (de dehiscere, s'ouvrir) de l'anthère est l'acte par lequel les loges s'ouvrent pour émettre le pollen. Elle a lieu le plus souvent par une fente longitudinale. L'anthère présente alors deux faces bien distinctes. Lorsque la face qui offre l'ouverture est tournée vers l'intérieur de la fleur, l'anthère est dite introrse; celle-ci est, au contraire, extrorse, dans la pivoine, les magnoliers, quand ses loges semblent regarder l'extérieur de la fleur.  (G.- s.).

Anthéridies. - Nom qu'on donne à chacun des petits sacs qui naissent à la surface d'un grand nombre de végétaux cryptogames, tels que les mousses, Ie prothalle des fougères, les prêles, les charas et plusieurs algues. Ces sacs sont remplis d'anthérozoïdes. Quand ils viennent à s'imbiber d'eau, leurs parois se déchirent et les anthérozoïdes sont libérés dans le liquide.

Anthérogène. - Terme introduit par Candolle pour désigner des fleurs doubles dont les anthères sont transformées en pétales tortillés en cornet.

Anthérozoïde. - Petit corps en forme de filament contourné en spirale, muni de cils à l'une de ses extrémités, qui s'échappe des anthéridies, se met à nager rapidement en tournoyant clans l'eau, puis pénètre clans une archégone pour aller féconder une oosphère. L'anthérozoïde est le corps reproducteur (= gamète) mâle.

Anthèse (botanique). - On nomme ainsi une époque particulière de la vie des végétaux : celle où, les organes de la fleur ayant atteint leur entier développement, l'épanouissement a lieu et se trouve accompagné très souvent par la déhiscence des anthères et l'émission du pollen. En un mot, ce terme est synonyme de floraison.

Antipéristaltique (mouvement). - C'est l'opposé du mouvement péristaltique : pour faciliter la progression des matières alimentaires dans le tube digestif, l'estomac et les intestins exécutent un mouvement de contraction de bas en haut. Ce mouvement s'appelle péristaltique. Lorsque, par une cause quelconque, les intestins se contractent dans un sens opposé, les matières qu'ils contiennent sont rapportées en sens inverse, et c'est par un mouvement antipérislatlique que s'exécute cet acte anormal.

Antithénar(anatomie), du grec anti, opposé, et thénar, paume de la main. - C'est cette partie de la main qui s'étend de la base du petit doigt au poignet, à l'opposé de la paume de la main.

Antitragus (anatomie), du grec anti, opposé, et de tragos, bouc. - Languette triangulaire qui limite la conque de l'oreille en arrière et en bas, à l'opposite du tragus.

Anus. - Orifice du rectum par lequel les matières fécales sont évacuées de l'organisme.

Aorte. - Artère issue du ventricule gauche du coeur et à partir de laquelle se développe tout le système artériel.  C'est la principale artère qui s'élève du coeur dans la poitrine, puis se recourbe en formant la crosse de l'aorte, et redescend dans l'intérieur le long de la colonne vertébrale jusqu'au niveau de la quatrième vertèbre lombaire où elle se bifurque en donnant naissance aux artères iliaques primitives. 

Aortique (anatomie), qui appartient à l'aorte. - Ainsi on a appelé valvules aortiques les valvules sigmoïdes ou semi-lunaires; sinus aortiques de petites dilatations qui répondent à ces valvules, et une plus considérable qu'on remarque près de la convexité de la crosse; ventricule aortique, le ventricule gauche; courbure aortique, la crosse de l'aorte, etc.

Apétales, du grec a privatif, et petalon = pétale, qui n'a pas de pétales. - Tournefort s'est servi de ce terme pour désigner les plantes qui sont dépourvues de corolle. Jussieu a ensuite établi la distinction suivante dans sa méthode naturelle; ses cinquième, sixième et septième classes sont comprises dans le sous-embranchement des Apétales. 

Apex (botanique). - Nom donné par Tournefort à l'étamine. Il est actuellement employé comme synonyme de sommet.

Aphylle (botanique). - On appelle ainsi les plantes dépourvues de feuilles. Le plus souvent l'absence de feuilles est plus apparente que réelle; chez beaucoup de plantes, les appendices foliacés ne sont représentés que par des écailles plus ou moins réduites (Cuscute, Petit-Houx). D'autres plantes ne possèdent de feuilles que pendant une certaine période de leur existence : par exemple, l'Opuntia Dilleni Haw est une Cactée à feuilles caduques, bien plus qu'une plante aphylle; ses expansions en raquette ont présenté d'abord, à chaque faisceau d'épines, un poinçon vert et charnu qui constituait une feuille. Chez d'autres plantes grasses, telles que l'Echinocactus Otionis Lehm, les tiges sont toujours et constamment dépourvues de feuilles. 

Aphyllum (paléontologie). - Uurger a désigné, sous ce nom, un bois fossile d'affinité indéterminée. L'Aphylium paradoxum Uurg., que Schimper a rapporté avec doute aux Lycopodinées, se rencontre dans le schiste à Cypridines de Saalfeld (Thuringe).

Apicifixe  (botanique). - Se dit des anthères qui sont attachées au filet par un point très rapproché de leur sommet (Pirole, Westringia).

Apicilaire (botanique). La déhiscence de l'anthère est apicilaire ou apicale quand les loges de celle-ci s'ouvrent par leur sommet ; ce n'est là qu'une forme de la déhiscente poricide, si commune chez les Solanées, Les Mélastomacées ne présentent qu'un pore au sommet d'une anthère biloculaire, et cet orifice unique peut même se trouver au fond d'un appendice tubulé que le pollen doit parcourir pour arriver au dehors. - L'embryon est dit apicilaire quand il se trouve placé vers le sommet de la graine. - La déhiscence des fruits est apicilaire quand le péricarpe se divise fort incomplètement en valves, à partir de son sommet (Caryophyllées). 

Apiculé (botanique). Se dit des organes que termine une pointe courte et aiguë. Ce terme s'applique fréquemment au connectif des anthères; on l'emploie aussi en parlant des feuilles, des folioles florales, du fruit, etc.

Apode, du grec a privatif, et du génitif podos, pied. - Ce nom, qui signifie donc "sans pied" a été appliqué selon les auteurs à plusieurs groupes dans les classifications zoologiques; ainsi Linné a donné ce nom à un de ses ordres des poissons qui sont privés de nageoires ventrales; Cuvier, à sa famille des anguilliformes; Duméril et Lacépède les ont placés à la tête de chacun des huit ordres de cette classe; Blainville en a fait un ordre des poissons et de plus il a donné ce nom aux serpents et à un ordre de ses lacertoïdes; Lamarck, à un ordre des Annélides; Latreille, au cinquième type de cette classe. Enfin les entomologistes ont désigné sous ce nom les larves d'insectes.dépourvues de pieds.

Aponévrose, en grec aponeurôsis, ainsi nommée, parce que les anciens la regardaient comme une expansion nerveuse, toutes les parties blanches étant pour eux des nerfs. Quoi qu'il en soit on entend par ce mot, aujourd'hui, une sorte de membrane plus ou moins large, d'une couleur blanche, luisante, satinée, d'un tissu dense, serré, élastique, peu extensible, très résistant, essentiellement composé de faisceaux de fibres du tissu cellulaire. Les aponévroses présentent dans leurs dispositions des différences remarquables; d'après leurs usages, on peut les diviser en deux sections : - 1° les aponévroses générales, d'enveloppe, capsulaires de Chaussier, forment une enveloppe contentive aux muscles; leur face interne est en contact avec ces derniers, et envoie entre eux des prolongements membraneux, qui donnent insertion à des fibres musculaires, leurs extrémités s'attachent au périoste; ainsi l'aponévrose fémorale ou crurale, nommée communément fascia lala, enveloppe et recouvre les muscles de la cuisse; - 2° les aponévroses musculaires entrent dans la composition des muscles larges, ou en sont la terminaison; au moyen des gaines celluleuses des fibres musculaires qui se continuent au delà de ces fibres, elles prennent la structure fibreuse, puis vont se confondre avec le tissu fibreux du périoste; les unes, nommées aponévroses d'insertion, se remarquent surtout à l'extrémité des muscles larges du bas-ventre; les autres, connues sous le nom d'aponévroses d'intersection, interrompent la continuité d'un muscle, tels sont le centre tendineux du diaphragme, les intersections du muscle droit de l'abdomen. (F. -N.).

Apophyse (anatomie), du grec apophysis, excroissance. - On donne ce nom à des éminences osseuses naturelles, qui forment une pointe, une saillie assez considérable; chacune de ces saillies, de cas apophyses, se développant par un point d'ossification particulier, il en résulte que, pendant la première enfance, elles ne tiennent au reste de l'os que par une substance cartilagineuse; dans ce cas elles prennent le nom d'épiphyses. Ce n'est que plus tard qu'elles se soudent complètement et font corps avec l'os; c'est alors qu'on les appelle véritablement apophyses. On les désigne soit d'après leurs formes, apophyse styloïde, apophyse coracoïde, apophyse coronoïde; leur position, apophyse basilaire de l'occipital; leur direction, apophyse montante du maxillaire supérieur, etc.

Apophyse styloïde. - Cette apophyse est longue et grêle, et appartient au temporal. On donne le même nom à une saillie de l'extrémité inférieure du radius et de celle du cubitus.

Appareil (anatomie). - On entend par appareil un assemblage d'organes divers concourant tous à l'exercice d'une même fonction; tandis qu'un système comprend toutes les parties formées d'un tissu semblable; ainsi le système nerveux. Bichat a beaucoup insisté sur cette distinction, et il en fait la base de son Anatomie descriptive et de son Anatomie générale. Dans la première, il divise les appareils en ceux de la vie animale, ceux de la vie organique et ceux de la reproduction. Parmi les principaux appareils, on remarque les appareils locomoteur, digestif, respiratoire, circulatoire, urinaire, génital, etc.

Appendice, du latin ad pendere = pendre, tenir à . - Partie adhérente ou continue à un corps quelconque, auquel elle est comme ajoutée. Ainsi, en anatomie, l'appendice xiphoïde ou sternal, qui termine inférieurement le sternum, les A. épiploïques, prolongements qui régnent le long du colon ascendant, l'A. vermiforme ou caecal, qui existe à côté du caecum. - En zoologie, on a donné le nom d'appendices aux diverses sortes de membres, soit des Vertébrés, soit des Arthropodes : dans les premiers, ils peuvent être pairs et constituer les membres, ou impairs et placés sur la ligne médiane comme les nageoires des poissons; dans les seconds, ces appendices sont ou des ailes, ou des pattes, des mâchoires, des antennes, des branchies, des trachées, quelquefois des balanciers, etc. - En botanique, on a désigné sous ce même nom des écailles qui entourent quelquefois l'ovaire, des prolongements de la fleur, de la feuille ou d'autres organes, tels que vrilles, stipules, épines, etc. Ou appelle A. terminal le petit filet qui se prolonge au-dessus de l'anthère; A. basilaires ou soies, de petits prolongements qu'on remarque quelquefois à la partie inférieure des loges de l'anthère.

Aptère, du grec a privatif, et du génitif pteron, aile. Ce nom, qui signifie donc "sans pied", comme le mot apode, auquel il fait écho, a été appliqué lui auss selon les auteurs à plusieurs groupes dans les classifications zoologiques. On a donné ce nom principalement à des animaux articulés (Arthropodes), sans ailes proprement dites; on l'a même appliqué aux Insectes pourvus d'élytres, mais privés d'ailes. Linné d'abord appelait ainsi les Crustacés, les Arachnides et les Insectes sans ailes. D'autres naturalistes, Ray, C. de Géer, Olivier, enfin Latreille, Cuvier, ont employé ce nom pour désigner des groupes plus ou moins restreints d'animaux articulés, et surtout d'insectes; mais presque toujours comme épithète servant à préciser une qualification d'un ordre, d'une famille, d'un genre. Lamarck cependant avait désigné sous le nom d'aptères le dernier ordre de sa classe des insectes, qui renferme les puces. Enfin, dans le Règne animal de Cuvier, cette même classe des insectes est partagée en deux grandes divisions, dont la première comprend les aptères et renferme quatre ordres : les Myriapodes, les Thysanoures, les parasites et les suceurs.

Aqueduc (anatomie). - On a nommé ainsi différents conduits qui ne donnent passage à aucun fluide, comme le nom semblerait l'indiquer-: - Aqueduc de Fallope (canal spiroïde du temporal). - Long canal creusé dans la portion pierreuse du temporal qui s'ouvre, d'une part, au fond du conduit auditif interne, et va d'autre part, entre les apophyses styloïde et mastoïde, se terminer par le trou stylo-mastoïdien : il donne passage au nerf-facial, improprement appelé portion dure de la 7e paire. - Aqueduc du vestibule. - Ce conduit commence dans le vestibule par un petit pertuis qui s'ouvre sur la paroi postérieure de cette cavité, en dedans de l'orifice des canaux demi-circulaires, et va se terminer sur la face postérieure du rocher par un autre pertuis. - Aqueduc du limaçon. - Il est ouvert, d'une part, dans la rampe interne du limaçon près de la fenêtre ronde, d'autre part, au bord intérieur du rocher, à côté de la fosse-jugulaire. Ces deux conduits sont des canaux vasculaires. - Aqueduc de Sylvius, Aqueduc des tubercules quadrijumeaux, Canal intermédiaire des ventricules, de Chaussier. - Canal oblique, creusé dans l'épaisseur de l'isthme de l'encéphale au-dessous des tubercules quadrijumeaux, sur la ligne médiane, qui établit une communication entre le 3e et le 4e ventricule (ventricule moyen et ventricule du cervelet). (F.-N.).

Arachnoïde (anatomie), du grec arachné, toile d'araignée, et eidos, image. - Nom donné d'abord à plusieurs membranes que leur extrême ténuité a fait comparer à une toile d'araignée, appliqué maintenant à une membrane séreuse intermédiaire à la dure-mère et à la pie-mère; c'est une sorte de sac sans ouverture qui enveloppe le cerveau, le cervelet, la moelle allongée (bulbe rachidien) et la moelle épinière. Elle présente un feuillet viscéral et un feuillet pariétal : le premier est uni à la pie-mère par un tissu cellulaire lâche, dont les mailles sont infiltrées de sérosité; il se réfléchit sur les troncs nerveux en leur formant des gaines, et va se continuer avec le feuillet pariétal qui adhère à la face interne de la dure-mère. Les deux feuillets de l'arachnoïde sont séparés par une sérosité particulière, à laquelle on a donné le nom de liquide céphalo-rachidien. (S- y).

Arbre. - Végétal ligneux (= composé de bois), dont la tige épaisse, élevée, nue à la base, est chargée de branches et de feuilles au sommet. 

Arbres verts (botanique). - On a donné ce nom aux arbres dont les feuilles, se conservant pendant l'hiver, sont dites persistantes. Tels sont le Lierre, le Laurier cerise, les Yeuses, l'Arbousier, les Houx, certains Chênes, etc. Ces feuilles devraient plutôt être nommées bisannuelles ou trisannuelles, car elles finissent toujours par tomber à leur deuxième, ou, au plus tard, à leur troisième année. Si ces arbres ou arbrisseaux sont nommés arbres toujours verts (sempervirentes), c'est que, leurs feuilles, au lieu de tomber toutes à la fois en automne, comme celles de la plupart des végétaux, se renouvellent graduellement et partiellement, en sorte que le feuillage a toujours le même aspect. Ce sont surtout les arbres de la famille des Conifères, les Pins, les Sapins, les Ifs, les Cèdres, les Cyprès, etc., qui ont reçu l'appellation d'arbres verts, parce que le caractère des feuilles persistantes se trouve général dans la famille. (G - s.).

Arbrisseau. - On nomme ainsi des végétaux-ligneux, ramifiés de la base, comme les arbres, mais différant par la taille beaucoup moins élevée que celle des arbres proprement dits. On n'a pas de caractères bien tranchés pour différencier les arbrisseaux d'avec les arbres. Le caractère de ramification, dès la base, ne peut pas être adopté, car il arrive souvent que les arbrisseaux ont une tige ou tronc simple, tandis que des végétaux qui, par leurs dimensions, peuvent être classés dans les arbres, présentent des ramifications dès leur partie inférieure. Les Lilas, les Noisetiers, le Sureau, sont des arbrisseaux. Dans le jardinage, on est convenu de donner le nom d'arbrisseau à tout végétal ligneux présentant les caractères de l'arbre, mais offrant une élévation de 0,50 à 4 mètres. On tient compte, bien entendu, de la dimension proportionnée de la tige.

Arbuste (botanique). - On désigne sous ce nom les végétaux dont la tige-ligneuse, ramifiée, ne dépasse guère 1 mètre de hauteur. Les arbustes représentent le port d'un arbre en miniature. Ce qui les distingue des arbrisseaux, avec lesquels on les confond souvent, c'est leur développement, qui ne se fait pas par des bourgeons comme dans ces derniers.

Arc du côlon (anatomie), du latin arcus, arc. - L'arc du côlon est cette portion du gros intestin qui s'étend du côlon lombaire droit au côlon lombaire gauche; on la nomme aussi côlon transverse.

Arc générateur. - En botanique on parle d'arc générateur, pour désigner la réunion d'un faisceau libérien et d'un faisceau vasculaire de la tige. L'ensemble des arcs générateurs constitue la zone d'accroissement, qui se présente en coupe sous la forme d'un cercle.

Arcade (anatomie). - On nomme arcade alvéolaire ou dentaire, L'espèce d'arc que forment les alvéoles et les dents sur le bord libre des os-maxillaire; arcades orbitaires, les bords saillants des orbites; arcades sourcilières, les saillies du coronal qui répondent aux sourcils. L'arcade crurale est un repli formé par l'aponévrose abdominale à sa partie inférieure, qui est fixé d'une part à l'épine iliaque antérieure, de l'autre au pubis. Les arcades palmaires profonde et superficielle sont formées dans la paume de la main par les veines et artères radiales et cubitales; les arcades plantaires par les veines et artères plantaires. L'arcade zygomatique est formée par la réunion de l'angle postérieur de l'os malaire avec l'apophyse zygomatique du temporal.

Archégone, du grec archè = commencement et gonos =, naissance). - Nom qu'on donne à chacun des petits sacs en forme de bouteilles qui naissent à la surface des mousses, du prothalle des fougères, des prêles, des charas et de plusieurs algues. Ces organes sont remplies de petits corps ronds appelés oosphères qui sont les corps reproducteurs femelles de la plante. Un ou plusieurs anthérozoïdes pénètrent dans la bouteille par sort goulot et vont se fondre dans une ou plusieurs oosphères pour produire des oeufs  qui, en germant, donneront chacun naissance à une nouvelle plante.

Architroque. - Nom sous lequel on désigne la couronne ciliée primitive de l'embryon des métazoaires.

Aréole (anatomie), du latin area = aire, petite aire, petite surface. - On donne ce nom à de petites cavités, de petits espaces que laissent entre eux les faisceaux de fibres, les lamelles, les mailles d'un tissu; ainsi les aréoles du tissu cellulaire. - On appelle encore aréole un cercle plus ou moins coloré qui entoure le mamelon d'une manière permanente ou passagère.

Arête, du latin arista; barbe d'épi. - en anatomie comparée, On donne ce nom aux os longs, minces et pointus, qui entrent dans la composition du squelette des poissons : ainsi la colonne vertébrale, armée de ses longues apophyses, constitue la grande arête; les côtes, les apophyses épineuses, les apophyses transverses, les os inter-épineux qui supportent les nageoires dorsales et anales, sont les arêtes proprement dites. Les poissons cartilagineux n'ont pas d'arêtes; parmi les poissons osseux, ceux qui n'ont que des côtes très courtes ont peu d'arêtes qui soient incommodes : tels sont les pleuronectes (turbots, soles, etc.). - En  botanique, on donne le nom d'arête au filet plus ou moins raide qui accompagne souvent les glumes et les glumelles des plantes de la famille des graminées. Ces organes sont alors dits aristés. Ils sont, au contraire, mutiques quand ils sont dépourvus d'arêtes. Palisot de Beauvois distinguait la soie de l'arête. Selon cet auteur, celle-ci ne laisse apercevoir aucun indice de son origine au-dessous de son point d'attache, tandis que celle-là est le prolongement d'une ou de plusieurs nervures.  L'arête est droite dans le seigle, le blé, les bromes, tandis qu'elle est géniculée, coudée dans l'avoine, ou torse dans l'agrostide canine. Elle est plumeuse et caduque dans la stipe plumeuse. En général elle persiste. Son origine est souvent variable. Quand elle termine le sommet, et c'est le cas le plus ordinaire, elle est apicilaire; quand elle prend naissance sur le dos de la glume ou de la glumelle, elle est dorsale, comme dans l'avoine, l'agrostide canine; elle est basilaire, c'est-à-dire naissant à la base, dans le Polypoqon vaginatum. La culture fait souvent disparaître les arêtes de certaines espèces. (G -s.).

Arhize (histoire de la botanique), du grec a privatif, rhiza =racine. - L.-Claude Richard, ayant basé les caractères des plantes cryptogames sur le défaut de corps radiculaire de leur embryon, avait créé ce terme pour désigner celles-ci qui ont déjà pour synonymes les mots Acotylédones et Inembryonées.

Arille (botanique). - Expansion du funicule que l'on remarque dans la graine de certaines plantes, et qui, quelquefois, outre le test, forme un tégument enveloppant complètement la semence, comme dans le nénuphar et dans le fusain, où cet arille est membraneux et coloré d'un jaune orangé vif. Dans le muscadier, il est grand, charnu, ramifié, brodé à jour, et constitue cette enveloppe de la muscade appelée le macis. Dans l'oxalide, l'arille est mince, élastique, blanchâtre; il se crève quand la graine est arrivée à la maturité, et la lance au dehors par l'effet d'une force contractile. Les Bocconia, Polygala, Sterculia ont aussi avec leurs graines des arilles qui se présentent sous des aspects différents dans chaque plante.

Armes (botanique). - On nomme parfois ainsi ces pointes plus ou moins dures et aiguës, nommées épines ou aiguillons, qui naissent sur différents organes de certains végétaux, tels que les rosiers. Ces armes servent en quelque sorte à préserver les plantes des attaques de leurs ennemis. Girardin pensait "qu'on devrait aussi mettre au nombre des armes des végétaux ces enveloppes dures, solides et ligneuses qui recèlent entre leurs parois, comme dans un fort qui paraît inexpugnable, l'amande de certaines espaces de fruits. On pourrait également compter parmi les armes des plantes l'odeur de quelques-unes d'entre elles, qui souvent est si fétide, qu'elle repousse les animaux qui veulent en approcher." 

ARN (acide ribonucléique). - Molécule d'acide nucléique simple brin, souvent appariée en interne, impliquée dans la synthèse des protéines. - ARN messager (ARNm) : ARN qui transporte les informations de l'ADN aux ribosomes lors de la synthèse des protéines. - ARN ribosomal (ARNr) : ARN qui assure le bon alignement de l'ARNm et des ribosomes lors de la synthèse des protéines et catalyse la formation de la liaison peptidique. - ARN de transfert (ARNt) :  ARN qui transporte les acides aminés activés vers le site de synthèse des protéines sur le processus de traduction des ribosomes par lequel l'ARN dirige la formation des protéines.

Aromates, du grec arôma, arôme, odeur. - On donne ce nom à des substances qui répandent des odeurs plus ou moins pénétrantes, plus ou moins suaves; ils sont presque tous tirés du règne végétal, et doivent leurs propriétés à des huiles essentielles et à des résines; ils sont employés soit comme médicaments, soit comme assaisonnements, soit comme parfums ou cosmétiques. - Les pays chauds les fournissent en quantité; ceux dont on se sert le plus souvent les médecines traditionnelles sont : l'aloès, les baumes, les térébenthines; plusieurs sont en même temps employés à d'autres usages signalés plus haut : ainsi la vanille, la cannelle, le poivre, la muscade, le piment, l'anis, le girofle, le gingembre, la cascarille, le benjoin, la myrrhe, la coriandre et une foule d'autres. Le musc, le castoréum, l'ambre gris, sont du petit nombre d'aromates qui appartiennent au règne animal. - Les aromates agissent rapidement sur nos organes; ils stimulent vivement l'estomac et tous les systèmes; ils sont toniques, excitants, antispasmodiques, cordiaux.

Aromatiques (plantes). - Nom donné à des plantes qui exhalent une odeur agréable (arome).

Arrow-root est un mot anglais qui signifie racine à flèche, parce qu'on attribuait à la racine qui produit cette substance, des propriétés pour guérir les blessures faites par les flèches empoisonnées. - On donne ce nom à une fécule que l'on extrait des rhizomes (racine) du Maranta arundinacea, et du Maranta indica (le nom commun en français est Marante). Pour l'obtenir, on râpe cette racine en laissant tomber la pulpe dans l'eau pour la laver, on recueille ensuite sur un tamis le dépôt qui s'est fait au fond de l'eau, dans laquelle le lavage a été opéré. La fécule qu'on en retire est moins blanche que celle de la pomme de terre; mais elle se compose de grains plus fins; elle est plus douce au toucher et plus compacte; elle absorbe plus d'eau, et est très propre à préparer des bouillies pour les enfants et les convalescents; c'est un aliment doux et de facile digestion; on en fait aussi des mets sucrés, délicats et très recherchés.

Ars (anatomie vétérinaire). - On donne ce nom à un sillon peu marqué qui marque la limite entre le poitrail et le membre antérieur du cheval : ce sillon longe la veine de l'ars, et la peau dans cet endroit présente des plis formés par les mouvements étendus qui ont lieu dans cette partie. On dit qu'un cheval est frayé aux ars, lorsque cette partie s'est excoriée par suite de la fatigue et de la poussière, surtout pendant les grandes chaleurs.

Artère. - Vaisseau à parois élastiques et très resistantes qui charrie le sang dans le corps à partir du coeur. L'artère pulmonaire conduit le sang noir du coeur aux poumons; toutes les autres charrient le sang rouge du coeur dans toutes les parties du corps.

Artère occipitale. - Branche volumineuse de la carotide externe. Elle naît à la partie supérieure de celle-ci, au niveau de l'artère linguale ou de l'artère faciale. De là, elle se porte en haut et en arrière jusque derrière le splénius, où elle se divise en deux branches, l'une externe et l'autre interne. Dans son trajet, elle fournit : l'artère mastoïdienne supérieure, l'artère stylo-mastoïdienne, deux branches méningiennes et deux branches cervicales, l'une superficielle, l'autre profonde.

Artériel, qui appartient aux artères. - Canal artériel. - Dans le foetus, l'artère pulmonaire, après avoir donné deux petites branches aux poumons, se termine par un tronc nommé canal artériel, d'un calibre égal au sien, suivant la même direction, et qui va se joindre à l'aorte près de sa crosse; lors de la naissance, il s'oblitère et se convertit en un cordon fibreux qu'on a aussi nommé lignaient artériel et qui s'étend de la crosse aortique à l'artère pulmonaire.

Arthropodes. - Un des grands embranchements du règne animal comprenant une partie des anciens articulés de Cuvier, Les arthropodes sont des animaux généralement  libres, à téguments chitineux, d'où le nom de «-chitinophores » qui leur a été donné, à symétrie bilatérale, à corps composé d'anneaux ou zoonites, portant des organes locomoteurs articulés pouvant se transformer en organes respiratoires ou en organes préhenseurs. Ce qui les caractérise surtout, c'est l'absence de cils vibratiles; leur développement comprend des mues et des métamorphoses.

Article. - On nomme ainsi dans les Insectes le mode de réunion des différentes parties qui les composent; le corps est divisé en un nombre d'articles très variable, les Myriapodes par exemple en offrent le plus grand nombre. Dans la plupart des autres ordres on distingue la tête, le corselet, le thorax, l'abdomen, qui ont un nombre d'articles déterminé : les antennes, les palpes, les tarse, sont aussi formés par des articles dont le nombre et la disposition ont été utilisés pour la classification de ces animaux. . - En botanique, on a appelé ainsi une série de pièces placées à la suite les unes des autres et articulées entre elles; ainsi les prêles (ptéridophytes), certaines algues offrent un article entre chaque noeud; dans les papilionacées, certains fruits sont formés de parties séparées par un étranglement, au niveau de la jonction : on dit alors qu'ils sont constitués de plusieurs articles.

Articulation. - Mode de jonction des os ou des cartilages entre eux et ensemble des éléments qui interviennent dans cette union.

Articulés  (histoire de la zoologie). - Sous le nom d'Animaux articulés, Cuvier réunissait, dans un même embranchement : les Annélides (divisées en Tubicoles, Dorsibranches et Abranches), les Crustacés, les Arachnides et les Insectes; ces derniers comprenant les douze ordres suivants  : Myriapodes, Thysanoures, Parasites, Suceurs, Coléoptères, Orthoptères, Hémiptères, Névroptères, Hyménoptères, Lépidoptères, Rhipiptèrés et Diptères. Le terme d'articulés ne répond plus aujourd'hui à aucun système de classification. Actuellement, les Annélides forment à eux seuls un embranchement, tandis que les Crustacés, les Arachnides (ou plus exactement les Chélicérates) et les Insectes constituent, avec les Myriapodes élevés au rang de classe distincte, l'embranchement des Arthropodes . -  En botanique descriptive on appelle articulé (articulatus) un organe qui présente des articles. Toutes les parties de la plante peuvent être articulées, et on trouve des plantes articulées en présentant des articles dans un quelconque de leurs organes, dans toutes les divisions du règne végétal. Cependant les formes articulées, pour le corps entier de la plante, sont plus fréquentes chez les Cryptogames cellulaires que chez les autres végétaux. Il ne faut pas confondre avec les plantes véritablement articulées, c.-à d. formées de segments ou articles placés bout à bout et susceptibles de se séparer, d'autres formes qui présentent des rétrécissements de distance en distance simulant des articulations. (Ed. Lef / P. M.).

Aryténoïde, du grec arutatina, sorte de coupe, et eidos, apparence. - On donne ce nom à deux petits cartilages situés à la partie postérieure supérieure du larynx : ils ont la forme d'une pyramide, sont dirigés verticalement et déjetés un peu en arrière. Postérieurement ils présentent une face triangulaire concave remplie par le muscle aryténoidien qui s'étende l'un à l'autre; en avant, ils répondent à la corde vocale supérieure leur base s'articule avec le cartilage cricoïde, et se termine par deux apophyses dont l'antérieure donne insertion à la corde vocale inférieure : le sommet, mince et recourbé en arrière et en dedans, est surmonté de deux petits appendices cartilagineux déliés, que l'on a appelés tête du cartilage aryténoïde, tubercules de Santorini, cartilage corniculé. - Glandes aryténoïdes. Elles sont situées au-devant des cartilages du même nom, dans l'épaisseur d'un repli de la muqueuse, soudées en un seul corps glanduleux, disposées sur deux lignes réunies à angle droit sous la forme d'un L.

Ascendant. - En botanique, ce terme s'appliquueen général aux organes qui, étant horizontaux à leur base, se courbent pour devenir verticaux. La tige est ascendante dans la véronique en épis, la circée des Alpes, le trèfle des prés, le thésium à feuille de lin. La lèvre inférieure de la corolle bilabiée est ascendante lorsque, suivant d'abord la direction du tube, elle se relève vers son extrémité comme dans la stachyde annuelle, la bétoine officinale, la cataire à longues fleurs. Les pétales sont aussi dits ascendants lorsqu'ils se portent vers la partie supérieure de la fleur comme dans les espèces du genre cléome. Les étamines sont également ascendantes dans un grand nombre de Labiées. La graine est ascendante quand le hile, de niveau avec le placenta ou à peu près, est situé un peu au-dessus du point le plus bas de la graine, dans la loge du péricarpe. Les graines du pommier, du néflier, etc., présentent cette direction dans le fruit. Le terme s'oppose à décliné. - En anatomie, on désigne par l'épithète ascendant (-te)  la direction plus ou moins verticale de bas en haut de quelque partie du corps; ainsi on appelle aorte ascendante le tronc supérieur de l'aorte; le côlon ascendant est la portion lombaire droite de cet intestin; la veine cave ascendante est celle qui rapporte le sang des parties inférieures au coeur.

Asque (botanique). - L'asque est une cellule qui produit, dans son intérieur, par division partielle, un certain nombre de spore libres. Ces spores, ordinairement au nombre de huit, sont quelquefois dites ascospores. Elles sont asexuées. Les asques caractérisent les Ascomycètes (Champignons). Elles correspondent, dans le sens le plus général, aux thèques des Thécasporés de la classification de Léveillé. Le mode de formation des spores à leur intérieur est assez simple. Pendant que l'asque grandit, son noyau, d'abord unique, se partage en plusieurs autres, autour desquels il y a condensation du protoplasme de la cellule mère. Chaque masse protoplasmique, ainsi individualisée, s'entoure d'une membrane cellulosique. Tantôt les spores, une fois constituées, occupent seulement une faible partie de la cellule mère, et la quantité de protoplasma qui a servi à leur formation est minime. Dans d'autres cas, elles se trouvent en contact direct et occupent presque complètement la capacité de la cellule mère. Le résidu protoplasmique est donc très faible. Quand les asques sont en nombre considérable, ils détruisent complètement les cellules du périthèce, arrivent à se résorber, et il ne reste plus qu'une grande quantité de spores enfermées dans une couche résineuse jaune, qui s'ouvre pour les mettre en liberté. (Henri Fournier).

Assimilation, du latin assimilare = rendre semblable. - Les physiologistes donnent ce nom au phénomène de la transformation des substances empruntées au dehors en la substance propre de nos organes. L'animal, par cet acte, assimile à ses tissus des matières primitivement différentes et situées au dehors. Ces matières sont empruntées aux substances dont se nourrit l'animal, ou à celles qu'il absorbe à l'état liquide on gazeux, et on y retrouve tous les éléments que renferment les tissus des animaux, le carbone, l'hydrogène, l'oxygène et l'azote. L'oxygène lui arrive par l'acte de la respiration, l'hydrogène par l'eau que le corps prend de tous côtés : l'origine de l'azote et du carbone ne peut être déterminée que par les aliments que l'animal digère. C'est le sang qui porte partout les éléments dont nous venons de parler; or le sang, outre les graisses, le sucre, matières non azotées, est riche surtout en substances azotées, telles que la fibrine et l'albumine qui renferment de plus tous les éléments dont il a été question : comme il les transporte à l'état liquide, il est aisé de comprendre qu'il nourrit nos chairs. 

Asternal (anatomie), du grec sternon, et a qui marque l'absence. - On appelle Côtes asternales, celles qui ne n'articulent pas avec le sternum; on les a improprement appelées fausses côtes.

Astragale (anatomie), du grec astragalos, osselet, talon. - C'est un des sept os du tarse dont il occupe la partie antérieure et supérieure; cet os, d'une forme à peu près cubique, s'articule en haut et en arrière avec le tibia, en bas avec le calcanéum, en avant avec l'os scaphoïde; en arrière, il offre une coulisse dans laquelle passe le tendon du long fléchisseur du gros orteil; en dehors, il répond au péroné, et en dedans, à la cheville ou malléole du tibia (interne).

Asymptomatique (maladie) : maladie qui ne se manifeste par aucun symptôme et où l'individu ignore être infecté à moins que des tests de laboratoire ne soient effectués.

Atanaire (zoologie). - Nom qu'on donne à l'oiseau de proie né de l'année précédente et qui n'a pas encore mué.

Atlas. - Nom donné à la première vertèbre du cou (parce qu'elle supporte le poids de la tête).

Atropine. - Nom donné a une substance retirée de la belladone (Atropa belladona). Cette substance cristallise en aiguilles blanches, brillantes; elle est très peu soluble dans l'eau et dans l'éther sulfurique; mais il se dissout très bien dans l'alcool. L'atropine est très vénéneuse et dilate très fortement la pupille, propriété qui a été mise à profit dans certaines maladies des yeux.

Aubier (botanique). -  L'aubier est le bois jeune d'une tige-ligneuse. Tous les ans, dans les régions tempérées, il se forme dans une telle tige une couche nouvelle de bois qui peut conserver indéfiniment ses propriétés et ses caractères physiques et chimiques, ou bien s'altérer peu à peu en vieillissant et acquérir une densité plus grande, une coloration différente de celles qu'il avait d'abord. Dans ce dernier cas, tant que le bois n'a pas subi cette transformation, il est désigné sous le nom d'aubier et se distingue aisément du bois plus ancien, complètement transformé, qui occupe le centre de la tige et est appelé coeur. Cette distinction est facile à saisir sur une rondelle de Chêne, de Noyer, d'Orme, d'Ébène surtout, où l'aubier est blanchâtre tandis que le coeur est absolument noir. Chez certains arbres, au contraire, comme le Buis, l'Érable, le Bouleau, tout le bois conservant son aspect primitif, l'aubier ne peut être nettement distingué du coeur. (P. M.).

Aurélies (zoologie). - C'est le nom que les anciens auteurs donnaient aux chrysalides des insectes 'lépidoptères.

Auriculaire (anatomie). - Qui a rapport à l'oreille. Doigt auriculaire, petit doigt ou cinquième doigt de la main, ainsi nommé parce que sa petitesse permet qu'on l'introduise en partie dans le conduit auditif externe. Conduits auriculaires, muscles auriculaires, artères et veines auriculaires, etc. - Auriculaire désigne aussi ce qui a rapport aux oreillettes du coeur.

Auricule, du latin auricula, qui veut dire petite oreille. - Nom donné, par les ornithologistes, à des espèces de crêtes formées sur les côtés de la tête de certains oiseaux par les pennes les plus élevées, comme cela se voit dans plusieurs espèces de chouettes. . - Les botanistes désignent sous ce nom certains appendices arrondis en forme d'oreilles, qu'on rencontre à la base des feuille de la sauge, par exemple : les pétiole de l'oranger (Agrumes) et les stipules de quelques espèces d'hépatiques, sont garnis d'appendices foliacés auxquels on a donné le même nom.

Auriculo-ventriculaire (anatomie). - On appelle orifices auriculo-ventriculaires ceux qui établissent la communication entre les oreillettes et les ventricules du coeur. - On appelle quelquefois valvules auriculo-ventriculaires : 1° la valvule centrale qui se trouve à l'ouverture auriculo-ventriculaire gauche; 2° les valvules tricuspides, à l'orifice auriculo-ventriculaire droit.

Autofécondation. - Action de se féconder soi-même, en parlant de deux éléments de sexes différents, appartenant à une même plante, et dont l'union donne naissance à un oeuf fécond. Ce phénomène se rencontre dans certains ordres d'animaux, les Trématodes et les Cestodes, par exemple.

Autotomie. - Mutilation spontanée que pratiquent certains animaux qui, pour échapper à un danger, abandonnent une partie d'eux-mêmes. L'autotomie a été constatée chez presque tous les groupes d'animaux, aussi bien chez les invertébrés que chez certains vertébrés. Chez les crustacés, surtout, il est facile d'observer ces phénomènes. Si l'on coupe le bout de l'une des pattes d'un crabe bien vivant, celui-ci la détache, et si l'on coupe successivement l'extrémité de chacune des autres pattes, le crabe les détachera aussitôt. Il en est ainsi non seulement si l'on coupe le bout des pattes, mais aussi quand on les électrise ou les chauffe, quand on les écrase ou les brise. Ce n'est pas tant un acte volontaire qu'un réflexe protecteur dépendant de la masse nerveuse ventrale. Il y a avantage pour le crabe à se débarrasser de ce morceau de patte, car du moignon, résultant de l'autotomie, il ne s'écoule que peu de sang, tandis que de la section faite par l'opérateur s'échappe du sang en abondance. On constate l'autotomie chez les insectes (Sauterelles, Phasmes, Lépidoptères, Diptères), chez les Araignées et chez les reptiles tels que l'orvet, qui brise sa queue facilement. La crabes, après une ou plusieurs mues, recouvreront leur membre amputé, et la queue de l'orvet repoussera. La régénérescence des pattes a lieu aussi chez les phasmes s'ils ne sont pas adultes et s'ils ont par conséquent à subir des mues. Certains mollusques se débarrassent de leur pied (helix, solen, doris); les comatules, les ophiures, les étoiles de mer cassent leurs bras s'ils sont inquiétés; les holothuries vomissent leur intestin lorsqu'on les prend. On a enfin observé l'autotomie chez les vers.

Avant-bras. - Partie du membre supérieur comprise entre le coude et le poignet, et dont la charpente est formée de deux os longs : le radius et le cubitus.

Axis. - Nom de la seconde vertèbre du cou. Elle est surmontée d'une apophyse verticale qui sert de pivot aux mouvement de la tête.

AZT. - Médicament anti-VIH qui inhibe la transcriptase inverse de l'enzyme virale.

Azygos. - En anatomie, on donne le nom d'azygos à certains organes impairs, ou composés de parties disposées d'une manière asymétrique par rapport à la ligne médiane; mais on l'a réservé plus particulièrement à deux d'entre eux : le muscle azygos de la luette et les veines azygos. - Muscle azygos : le muscle azygos de la luette est formé par la réunion des muscles palato-staphylins, qui, nés de chaque côté de la partie médiane de l'aponévrose du voile du palais, sous l'épine nasale postérieure, se dirigent en bas dans l'épaisseur de la luette où ils se terminent en un seul. Ainsi constitué, le muscle azygos de la luette a pour usage de relever celle-ci en arrière, et de l'appliquer entre les deux piliers postérieurs du voile du palais pour compléter l'occlusion de l'isthme du gosier dans le second temps de la déglutition. - Veines azygos : les veines azygos, vestiges des veines cardinales de l'embryon sont disposées de chaque côté de la ligne médiane de la colonne vertébrale, à sa partie antérieure, mais présentent un développement différent, celle du côté droit étant beaucoup plus considérable que celle de gauche. La veine axygos droite on grande veine azygos (venu sine pari), formée par la réunion de la dernière veine intercostale et des premières veines lombaires, au niveau de l'articulation des vertèbres dorsales avec les vertèbres lombaires, passe de l'abdomen dans le thorax par l'orifice aortique du diaphragme, à droite de l'aorte et en arrière de l'oesophage, monte le long de la partie latérale droite des vertèbres dorsales et vient se jeter, après avoir formé une courbe autour de la bronche droite, au niveau de la troisième vertèbre dorsale, dans la veine cave supérieure, immédiatement avant son entrée dans l'oreillette. Elle reçoit la veine bronchique et la veine oesophagienne droite, les veines médiastines et intercostales droites, puis la petite veine azygos et le tronc commun des veines intercostales supérieures gauches. Ces deux derniers représentent à gauche la grande veine azygos; la petite veine azygos, encore nommée demi-azygos parce qu'elle correspond à la moitié inférieure de la grande veine azygos, est formée par la réunion des premières veines lombaires et des cinq dernières veines intercostales; elle passe, comme la première, de l'abdomen dans le thorax par l'orifice aortique du diaphragme, et se jette ensuite dans la grande azygos en se courbant brusquement à droite. Les veines azygos forment une voie de dérivation importante entre les deux veines caves; de plus, la petite azygos, en s'anastomosant avec la veine rénale, ce qui est assez fréquent, fait aussi partie des canaux de dérivation du rein, lesquels se trouvent à la périphérie de cet organe. II en résulte que, dans les oblitérations de l'une des deux veines caves, le sang tend à gagner le coeur en passant par les veines azygos, qui se dilatent alors rapidement. en conçoit que plus le rétablissement de la circulation par cette voie est rapide, moins les accidents produits par son obstruction sont graves. À la vérité, le passage du sang de la veine cave inférieure dans la supérieure est plus facile que dans le sens inverse, à cause de la présence, près de l'embouchure de la grande azygos, d'une valvule presque complète qui s'oppose partiellement au reflux du sang de la supérieure vers l'inférieure.

Azygospores (botanique). - On a donné le nom de Azygospores à certaines sporesde Mucorinées, par exemple chez le Sporodinia grandis, qui proviennent de deux cellules de filaments voisins, soudées l'une à l'autre dans le but de former, par conjugation, une zygospore, mais dont les contenus protoplasmiques, ne s'étant pas unis et mélangés, donnent lieu chacun à un corps reproducteur spécial. - Ce nom est également donné aux zygospores qui, chez certaines Algues Conjuguées, du groupe des Zygnémées, se forment sans fécondation préalable. La formation des azygospores, accidentelle chez la plupart des Zygnémées, devient normale chez certaines espèces, qui, comme Spirogyra mirabiiis, se montrent apogames.

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