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C
Cadmium (Cd). - Corps simple (numéro atomique : 48; masse atomique : 112,4), métal mou et blanc, qui accompagne le zinc dans ses minerais (découvert par Stromeyer en 1817). On trouve le cadmium dans beaucoup de blendes et dans la greenokite, qui est un sulfure de cadmium; quand il est pur, c'est un métal blanc d'argent, malléable, ductile, un peu plus dur que l'étain, dont il a le craquement particulier lorsquon le ploie. Il fond à 320°C, émet des vapeurs dès 400°C; sa densité est 8,64 à 20°C. Le métal pur n'est pas employé, mais certains de ses alliages sont précieux, tel l'alliage de Wood (cadmium 2, plomb 2, étain 4), excellent pour le moulage. Le sulfure de cadmium, inaltérable aux matières sulfhydriques, est employé en peinture; c'est une belle couleur jaune.

Cadran solaire, lunaire. - Un cadran ( du latin quadrans; de quadrare = être carré) est une surface portant les chiffres des heures au d'autres divisions d'un instrument de meusre. Un cadran solaire, un cadran lunaire, sont surface une plane sur laquelle des lignes indiquent les heures que le soleil ou la lune marquent en projetant successivement sur ces lignes l'ombre d' un style ou  tge implanté dans la surfac. Les cadrans solaires étaient connus des Egyptiens.

CAI (= calcium-aluminium-rich inclusion). - Abréviation utilisée pour désigner les inclusions riches en calcium et aluminium présentes dans certaines météorites. Ces petits agrégats de matériau réfractaire sont surtout présents dans les chondrites carbonées (riches en composés organiques). 

Caillou. - 

Calcaire. - On désigne sous le nom de calcaires les minéraux ou roches essentiellement composée de carbonate de chaux et qui, fortement chauffées, perdent leur acide carbonique et donnent de la chaux. Ce sont les roches sédimentaires les plus répandues. On reconnaît un calcaire à ce que, quand on verse dessus un acide quelconque, même du vinaigre fort, il se produit une effervescence ou bouillonnement dû au dégagement de l'acide carbonique. Le calcaire entre en quantité considérable dans la formation de la croûte terrestre. Les principales variétés de calcaire sont : le marbre, le calcaire coquillier, le liais, le calcaire oolithique, la pierre du Jura, la pierre lithographique, la craie, le calcaire grossier parisien ou pierre à chaux des environs de Paris, qui est la pierre de taille avec laquelle on bâtit dans cette ville. Les coquilles des oeufs, celles des colimaçons, des huîtres, des moules et en général de tous les mollusques sont du calcaire à peu près pur.

Calcite. - La calcite est  un carbonate de chaux, mais moins dense et moins dur que l'aragonite; cristallisé en rhomboèdres. Elle est rayée par une pointe d'acier et ne raie pas le verre. Les acides produisent sur elle une vive effervescence. Au chalumeau, ce minéral donne de la chaux à cause de la volatilisation de l'acide carbonique. La variété la plus pure est le spath d'Islande, bien transparent-: la double réfraction y est très sensible. Les stalactites et les stalagmites sont de la calcite concrétionnée : quand leurs couches sont de nuances différentes, on a l'albâtre calcaire et l'onyx d'Algérie. Les marbres sont aussi de la calcite plus ou moins pure : le marbre rouge antique était un calcaire rouge sang, très mélangé d'oxyde de fer.

Calcium (Ca). - Corps simple de numéro atomique 20 et de masse atomique 40,08; densité 1,55. C'est un métal alcalino-terreux, d'un jaune pâle très brillant, mais se ternissant rapidement à l'air humide, très malléable, décomposant l'eau à la température ordinaire, brûlant à l'air avec un éclat éblouissant, et soluble dans les acides étendus. Il forme la chaux par sa combinaison avec l'oxygène et est par conséquent l'un des corps les plus répandus dans la nature. Il a été découvert par Davy en 1808. 

Caldérite. - Silicate naturel d'alumine et de chaux. Variété compacte de grenat grossulaire.

Californium (Cf). - Elément radioactif artificiel de numéro atomique 98. Masse atomique : 251.

Calorie. - 

Calorimètre. - 

Calorimétrie*. - 

Cambrien. - Terrain sédimentaire correspondant au système le plus ancien du Paléozoïque. Age entre 582 et 448 millions d'années.

Canal est un terme qui désigne en géographie un bras de mer d'une nature particulière, qui rappelle, en principe, le cours d'eau artificiel de ce nom creusé. par la main des humains. Cette appellation devrait être restreinte aux bras de mer dont la forme étroite, allongée, resserrée entre deux rives parallèles, est effectivement analogue à celle des canaux artificiels. Tels sont le canal du Bosphore, le détroit des Dardanelles, le Sund, etc. Mais il a été étendu avec moins de justesse : 

1° à des bras de mer très larges et dont les rivages ne sont nullement parallèles, comme le canal d'Otrante, le canal du Nord et celui de Saint-Georges; 

2° à de larges détroits coulant entre des îles et le continent, comme les canaux des Baléares, de Mozambique, du Yucatan et de La Floride; 

3° à des mers étroites à l'une de leurs extrémités et larges à l'autre, comme la Manche, que les Anglais appellent canal d'Angleterre (English Channel); 

4° à de larges embouchures  de fleuves, qui sont proprement des golfes, comme le canal de Bristol.

Canicule*, du du nom d'un chien légendaire dont on donnait  aussi le nom à l'étoile Sirius du grand Chien et, par extension à la constellation tout entière. Epoque où Sirius se levait et se couchait avec le soleil (22 juillet - 23 août). Les Anciens attribuaient aux jours caniculaires une influence désastreuse; à cette époque, d'après leurs croyances, les médecins sont impuissants contre la maladie, la nature seule peut réagir, et c'est pour écarter tous les malheurs qui peuvent se produire pendant ces jours néfastes que les Romains sacrifiaient tous les ans, à l'époque de la canicule, un chien roux , animal qui plaisait à cette constellation. Aujourd'hui, on attribue encore dans quelques campagnes, une influence funeste à la canicule; ceci s'explique, car le temps caniculaire est l'époque la plus chaude de l'année. D'ailleurs, par suite du mouvement de précession. a l'époque de la canicule (22 juillet-23 août) le soleil n'est plus aujourd'hui dans la constellation du grand Chien, mis dans celle du Lion.

Canyon, du mot espagnol cañon = canon. - Gorge sinueuse et profonde, creusée par un cours d'eau

Cap. - En Géographie, on donne le nom de Cap à l'extrémité d'une terre qui s'avance dans la mer d'une manière bien prononcée; comme le Cap Nord, en Laponie, et Ie Cap de Bonne-Espérance, à l'extrémité australe de l'Afrique. Les saillies moins considérables et peu élevées, s'appellent Pointes. Quant au mot Promontoire il est synonyme de cap; néanmoins, il est plus particulièrement employé dans le style noble et poétique. Quelques auteurs veulent qu'on l'applique, conformérnent  son étymologie, a un cap qui se termine par une montagne.

Capacité. - 

Carbone (C), du latin carbo, -onis = charbon. - Corps simple (numéro atomique : 6; masse atomique : 12,0107) qui se rencontre dans la nature sous différents aspects (diamant, graphite, charbon de terre, houille, anthracite, lignite, etc.). Le carbone est insoluble dans tous les liquides, et volatil sans prendre l'état liquide à la haute température du four électrique. Il brûle à l'air en donnant soit de l'oxyde de carbone CO, soit du gaz carbonique CO2. Le carbone affecte dans la nature différents aspects; cristallisé dans le diamant et le graphite, masse feuilletée dans le charbon de terre, la houille, l'anthracite, le lignite, il se trouve encore en combinaison dans les carbures gazeux (gaz des marais, acétylène, etc,), dans les carbures liquides (pétrole, naphtes, dans les carbonates (craie, dolomie), dans les composés organiques, les tissus des plantes, etc. L'air contient environ 3/10.000e de son volume de gaz carbonique libre. Enfin, divers carbones impurs, charbon de bois, coke, charbon de cornue, etc., sont préparés industriellement. Outre son utilisation comme combustible, il possède des propriétés décolorantes et désinfectantes, dues à sa faculté d'absorber les gaz, Il sert à préparer les carbures industriels, les carbures de calcium; c'est à lui que l'on doit le pouvoir éclairant des flammes; il sert encore à préparer le gaz à l'eau, et il est employé dans l'industrie chimique, pour effectuer un grand nombre d'opéralions : fabrication de la soude, des sulfures, de la poudre, etc. L'oxyde de carbone, qui se produit d'une façon constante dans la combustion du charbon et surtout dans la combustion incomplète, est un gaz incolore, inodore et toxique : c'est à lui que sont dus les accidents causés par les gaz des foyers : il suffit de à 5 p. 1000 d'oxyde de carbone pour tuer immédiatement un oiseau ; un milieu à 1 p. 100 est rapidement mortel pour l'humain.

Carbonifère. - La période dite carbonifère appartient au Paléozoïque supérieur. Elle succède immédiatement à la période dévonienne, et précède le système permien, et est caractérisée par la présence du charbon minéral, ou houille, résultat de la carbonisation, à l'abri de l'air, de masses considérables de débris végétaux ayant gardé en eux le plus grande partie du carbone emprunté à l'atmosphère. On a divisé ces formations en deux étages : le Carbonifère inférieur ou Culm (359 à 318 millions d'années) et le Cabonifère supérieur (de 318 à 299 millions d'années).

Carbonique. - Se dit d'un anhydride, CO2, résultant de la combinaison du carbone avec l'oxygène. Le gaz carbonique appelé improprement acide carbonique est produit par la combustion du charbon, la fermentation des liquides, comme le vin et la bière (alcool), la respiration des animaux, des plantes, etc. C'est un gaz incolore, inodore à saveur aigrelette, asphyxiant, plus lourd que  l'air; il a pour densité 1,529. Il se tient donc dans les parties basses de l'endroit ou il se produit. particulièrement au fond des cuves, sur le sol de certaines grottes (grotte du Chien. etc.). Il se liquéfie très facilement. Quand il est dissous dans un, liquide, il lui communique une saveur piquante; c'est lui qui rend le vin mousseux, ainsi que la bière, L'eau de Seltz artificielle s'obtient en faisant dissoudre du gaz carbonique dans l'eau. Dans la nature, l'eau chargée de gaz carbonique dissout le carbonate de calcium, et peut former les fontaines incrustantes, ou produire des stalactites et stalagmites. Le gaz carbonique sert encore à la fabrication des carbonates alcalins.

Carbure. - Combinaison du carbone avec un autre corps simple. Parmi les carbures, il y a lieu d'indiquer les carbures d'hydrogène ou hydrocarbures, dont l'étude est des plus importantes en chimie organique, et les carbures métalliques. Les carbures d'hydrogène sont classés en séries qui sont les suivantes : Carbures saturés, éthyléniques, acétyléniques, térébéniques, benzéniques. Tous les carbures d'une même série sont dits homologues ; ils possèdent en général des propriétés très voisines, et peu vent tous dériver du premier terme de chaque série que l'on appelle les carbures fondamentaux, et qui sont : le méthane CH4, l'éthylène C2H4, l'acétylène C2H2, le benzène C6H6. Les carbures métalliques se préparent au four électrique; les oxydes ou les métaux eux-mêmes sont soumis à une forte température en présence du charbon. Les carbures de calcium, de baryum, de strontium, fournissent, à la température ordinaire, sous l'action de l'eau, du gaz acétyléne; parmi les autres carbures, citons le carbure de silicium, préparé industriellement sous le nom de carborundun.

Carte*, du latin charta = papier. - Représentation graphique de dimensions réduites d'un partie ou de la toutalité de la surface du globe terrestre. De très bonne heure, les humains ont voulu représenter la surface du globe terrestre, ou une partie de cette surface, au moyen de cartes. Naturellement ils n'ont d'abord tracé que la carte des régions qu'ils connaissaient (en Assyrie, par exemple). Les Grecs ont été les premiers à dresser des cartes du monde (Anaximandre de Milet) sans pour cela négliger les cartes régionales ni les itinéraires. Ce n'était là, toutefois, que des cartes rudimentaires, dépourvues de toute base scientifique, de tout réseau de projection. Un savant de l'Ecole d'Alexandrie, Eratosthène, inventa au IIIe siècle avant notre ère la projection dite de la carte plate, qu'Hipparque améliora par la suite, et dressa grâce à elle la première carte savante du monde alors connu en Occident. Plus tard, au IIe siècle de l'ère commune, Ptolémée dressa de nouvelles cartes suivant le système conique qui garde son nom. A côté de ces cartes scientifiques se maintenaient toujours des représentations de contrée particulières (mosaïque de Madéha) et des tracés d'itinéraires sur terre ou des tracés de côtes. Sous l'empire romain et pendant tout le Moyen âge on ne réalisa aucun progrès nouveau; on se contenta de la projection plate, la seule qui fût utile aux marins. La représentation cartographique de la Terre progressa au contraire beaucoup au XVIe siècle alors furent inventés de nouveaux systèmes de projections (en particulier par Mercator), dressées de superbe mappemondes (Juan de la Cosa) et de magnifique planisphères (Sébastien Cabot), et constitués de véritables atlas hydrographiques (par les Portugais, les Espagnols et les Français). Peu après commencèrent d'être dressées des cartes de provinces et d'États carte de France dite de l'Académie au XVIIesiècle), puis des cartes topographiques de plus en plus détaillées (carte de France des Cassini au XVIIIe siècle, de l'état-major au 80.000e au XIXe siècle, cartes au 50.000e et au 20.000e au XXe siècle). A la fin du XXe siècle, l'utilisation de l'informatique, a permis l'émergence du concept de système d'information géographique qui sépare la représentation purement géographique des informations qui peuvent se rapporter à chaque llieu représenté (base de données).. Ainsi se trouvent réalisés des progrès de plus en plus caractérisés vers une représentation rigoureuse du terrain, mais jamais, sur une surface plate on ne pourra éviter toute déformation. - A côté des cartes générales, on dresse  une foule de cartes spéciales. Les cartes nautiques, les plus anciennes, sont destinées aux navigateurs. D'autres sont terrestres, et destinées à mettre en pleine lumière, sur un fond à très grande échelle des faits scientifiques nettement déterminés (cartes géologiques, cartes lithologiques, bathymétriques, etc.). D'autres encore sont purement touristiques, ou encore destinées à servir à la navigation aérienne. Jamais, au total, les cartes n'ont été aussi multipliées et n'ont servi à tant de fins scientifiques ou purement pratiques. - A côté de ces cartes terrestres, il faut signaler d'autres cartes, basées sur un autre principe et très utiles pour les astronomes, qui les ont établies au moyen de la photographie : la carte du Ciel, celle de la Lune, etc.

Cartographie*. - Technique de l'établissement des cartes.

Catalogue* astronomique. - Répertoire listant certains astres rangés selon leur type, leurs coordonnées célestes et  dans lequel peuvent être consignées diverses caractéristiques (luminosité, spectre, mouvement propre, vitesse radiale, etc.). Parmi les catalogues d'objets du ciel profond, on mentionnera le catalogue de Messier (objets indexés par la lettre M suivie d'un numéro) et le New general catalogue, beaucoup plus riche (objets indexés par les lettres NGC suivies d'un numéro). Ces catalogues répertories indifférement des galaxies des nébuleuses brillantes, des amas globulaires, etc.

Catalyse, du grec catalysis, dissolution. - Nom donné par Berzelius au phénomène qui a lieu quand un corps, par sa seule présence et sans y participer, facilite une réaction chimique.

Cataracte, du grec kataraktès = rupture). Chute d'un fleuve ou dune rivière qui se précipite d'une grande hauteur.Les plus célèbres cataractes sont celles du Niagara, en Amérique du Nord; les chutes Victoria en Afrique, sur le Zambèze. Les cataractes du Nil ne sont guère que des rapides. L'érosion que produisent les cataractes sur le barrage même qui les a provoquées entraîne leur recul vers l'amont. 

Caustique. - 

Caverne. - Excavation profonde. Les cavernes sont des anfractuosités ou cavités qui s'observent au sein de certaines roches, particulièrement des terrains calcaires, et sur un parcours qui peut atteindre plusieurs kilomètres. Elles ont une faune paxticulière, d'animaux généralement aveugles. Leur sol, convenablement fouillé, a permis de découvrir de grandes quantités d'ossements et de débris d'animaux de toute sorte, sans compter les restes humains et les instruments piéhistoriques mieux conservés là que partout ailleurs.

Célestite. - La célestite ou celestine, ainsi nommée parce que sa couleur blanche passe souvent au bleu ciel, est un sulfate de strontium. Au feu, elle décrépite vivement, fond difficilement. Ce minéral est aussi nommé sulfate de strontiane, SrSO4. Orthorhombique, mm 104° 2'. La célestine est isomorphe de la barytine avec laquelle elle présente une grande ressemblance dans les formes habituelles. Densité, 3,9 à 4. Dureté, 3 à 3,5. Son nom a pour étymologie coelestis, bleu de ciel, à cause de la couleur bleue de certaines de ses variétés du reste fort rares.  On l'emploie pour la fabrication des sels de strontiane. La célestine accompagne le soufre en Sicile. On la trouve, en outre, dans un très grand nombre de gisements (lac Erié, Angleterre, Haute-Marne, etc.). L'état dans lequel on la trouve varie suivant les gisements : elle est en cristaux prismatiques nacrés, en Sicile; dans le Tyrol, elle se présente en lamelles; en France, dans les terrains parisiens, elle est tantôt en nodules compacts, tantôt en masses fibreuses bleues. (A. Lacroix).

Cénozoïque. - Ere géologique la plus récente. Elle fait suite au Mésozoïque et commence il à 65,5 millions d'années, et dure jusqu'à aujourd'hui. Elle réunit l'ancienne ère tertiaire (Paléogène : Paléocène, Éocène et Oligocène; Néogène : Miocène et Pliocène) et la Quaternaire (Pléistocène, Holocène).

Censure cosmique. - 

Centaures ou Centaurides. - Il s'agit d'une famille de petits corps qui circulent dans la zone même des planètes géantes, (parce qu'on leur donne le plus souvent les noms de centaures de la mythologie grecque). Les Centaures peuvent être considérés comme la frange interne de la Ceinture de Edgeworth-Kuiper (Périphérie du Système solaire). On y voit aussi de des objets de transition entre les Oceks et la famille des comètes joviennes.

Centre de gravité. - 

Centrifuge (force). - 

Céphéïde. - Etoile variable périodique dont les variations de luminosité sont dues à des pulsations (variation de diamètre) de leur enveloppe. Il existe une importante relation entre période de pulsation et la luminosité absolue des céphéides qui permet d'en évaluer la distance.

Cercle horaire(Le Repérage des astres). - Un cercle horaire est l'intersection avec la sphère céleste d'un plan qui passe par l'astre considéré et la ligne des pôles. C'est l'analogue d'un méridien sur le globe terrestre.

Cercles. - 

Cerenkov ou Tcherenkov (rayonnement). - Ce rayonnement est le résultat de l'onde de choc produite par une particule-chargée électriquement et qui se déplace dans un milieu (autre que le vide) à une vitesse supérieure à celle de la lumière dans ce milieu. La lumière est émise à l'intérieur d'un cône dont l'ouverture est fonction du milieu et de la vitesse de la particule. On l'observe en particulier dans les centrales nucléaires (où il est responsable de la couleur bleue des piscines) ou lors de l'entrée de rayons cosmiques dans l'atmosphère terrestre.

Cérite (on dit aussi cérétite). - Silicate hydraté naturel de cérium la cérite est infusible au chalumeau. 

Cérium (Ce). - Corps simple de numéro atomique 58 et de masse atomique 140,12. C'est un métal de densité 6,8 à 0°C, que l'on trouve dans un certain nombre de minerais, tels que la cérite, l'ortite, et dont l'oxyde, mélangé à ceux de thorium, yttrium, etc., peut servir à la fabrication des manchons à incandescence.

Césium (Cs), anc. caesium. - Corps simple (numéro atomique : 55; masse atomique : 132,9). Métal de la famille du potassium, dont la densité est 1,90 à 0°C, le césium est un des métaux les plus rares.

Chaîne de montagnes, suite de montagnes dont la base se touche. On appelle chaînon une suite de hauteurs se détachant d'une chaîne principale. Les chaînes hydrographiques sont celles qui forment la ceinture des bassins maritimes ou fluviatiles. (B.).

Chaleur. - 

Chambre noire. - 

Champ*. - Ensemble des valeurs que prend une grandeur physique en chaque point de l'espace.

Chaos. - 

Charge. - Au sens large, il s'agit du nombre quantique qui détermine comment une particule réagit à une interaction. Au sens restreint, c'est le nombre quantique qui détermine comment une particule répond à l'interaction électromagnétique. On parle alors de charge électrique. - De signe positif ou négatif pour les particules sensibles à cette interaction, la charge électrique est nulle pour les autres. Deux particules dont les charges électriques (q et q') sont de même signe se repoussent, elles s'attirent si les charges sont opposées. La force F que cela implique a une intensité qui dépend de la valeur de ces charges et de leur distance d. Un comportement que résume la loi de Coulomb, ou k est une constante : 

F=k.qq'/d

Il existe une charge électrique élémentaire, qui est portée en particulier par l'électron et dans ce cas est de signe négatif. Elle vaut : 1,6.10-19 coulomb. Le proton a une charge de même valeur, mais de signe positif. Les charges observées à l'état libre sont toutes entières. Mais les quarks qui sont les composants des hadrons ont des charges fractionnaires. - Les autres types de charges non électriques sont la saveur, qui définit la réponse d'une particule à l'interaction faible, et la couleur qui définit la réponse à l'interaction de couleur (ou interaction forte), et l'on peut aussi y associer par analogie la masse, qui dans un contexte différent, est aussi une façon de définir la réponse à la gravitation. La loi d'attraction universelle, fait jouer aux masses un rôle formel comparable à celui que jouent les charges électriques dans la loi de Coulomb , à ceci près qu'il n'existe pas de masse négative.

Charme. - 

Chevelure. - Halo gazeux entourant le noyau d'une comète. Synonyme de coma.

Chèvre dansante. - 

Chimie*. - Science qui étudie la nature et les propriétés des corps, l'action moléculaire de ces corps les uns sur les autres, et les combinaisons dues à cette action. 

• Chimie biologique ou biochimie, branche de la chimie, comprenant I'étude des réactions qui s'effectuent dans l'intimité des tissus organiques. 

• Chimie industrielle : branche de la chimie, qui traite des opérations intéressant spécialement l'industrie. 

• Chimie minérale, branche de la chimie, qui comprend l'étude des métalloïdes, des métaux et de leurs combinaisons.

• Chimie organique, branche de la chimie, qui comprend l'étude de tous les composés du carbone.

La chimie étudie les phénomènes qui modifient la nature intime des corps et occasionnent des transformations dans leur composition et leurs propriétés. L'étude de la chimie s'appuie sur l'observation et l'expérimentation : connaître un corps, les formes qu'il peut affecter, sa couleur, son goût, est le fait de l'observation; examiner comment ce même corps se comporte dans des circonstances données, en présence de telle ou telle substance, est le fait de l'expérimentation. Celle-ci procède par analyse ou par synthèse. Les corps simples sont ceux qui n'ont pu être décomposés en éléments distincts, tandis que les corps composés sont formés par la combinaison de eux, ou plusieurs éléments. La classification la plus rationnelle des corps simples est celle qui a été proposée par Mendéliev en 1863, et qui est basée sur la valence des éléments. Toutefois, cette valence, pour la plupart des éléments, n'a pas une valeur unique, mais si l'on choisit, pour chaque élément, sa valence la plus élevée, et que, d'autre part, tous les corps ayant même valence soient rangés dans l'ordre croissant de leurs masse atomiques, on obtient un tableau dans lequel, outre les analogies chimiques des corps ayant la même valence, on retrouve, périodiquement, des corps possédant également d'intéressantes analogies; c'est pourquoi cette classification est dite périodique.

Chlore (Cl), du grec khlôros = jaune verdâtre. - Corps simple, gazeux à la température ordinaire, de couleur jaune verdâtre, d'une odeur forte et suffocante. Numéro atomique : 17; masse atomique : 35,45. Très répandu dans la nature, le chlore ne s'y rencontre qua l'état de combinaison, soit avec le sodium (sel marin, sel gemme), soit avec le potassium, soit avec d'autres métaux. On le prépare par oxydation directe de l'acide chlorhydrique, ou encore par l'oxydation ou l'électrolyse des chlorures; un litre de gaz a une masse de 3,215 g; il se combine avec l'hydrogène pour former l'acide chlorhydrique : c'est cette affinité pour l'hydrogène qui fait que, gazeux ou dissous dans l'eau, il détruit la partie colorante des matières végétales ou animales. Aussi l'industrie l'emploie-t-elle pour le blanchiment des tissus. II sert à fabriquer les hypochlorites, les chlorates ; on l'utilise aussi dans l'extraction du brome et de l'iode : c'est un excellent désinfectant.

Chlorydrique (acide). - Chlore et d'hydrogène, qui se forme dans l'action de l'acide sulfurique sur le sel marin. L'acide chlorhydrique HCl se prépare en traitant le chlorure de sodium par l'acide sulfurique. C'est un gaz incolore, d'une odeur piquante ; un litre de gaz a une masse 1,641 g. Très avide d'eau, il se dissout en grande proportion dans ce liquide; c'est cette dissolution qui constitue l'acide ordinaire ou esprit de sel du commerce. L'acide chlorhydrique sert à préparer le chlore et les hypochlorites, les chlorures, l'acide carbonique, l'eau régale, etc. ; on l'utilise pour saccharifer les grains, pour l'extraction de la gélatine des os, etc.

Choc. - 

Chondre (ou chondrule). - Petite inclusion de la taille d'un millimètre environ de roche silicatée plus ou moins sphérique que l'on rencontre dans les météorites les plus communes, appelées chondrites. L'origine des chondres, et leur mode d'incorporation dans les météorites sont mal compris.

Chondrite. - Météorite pierreuse contenant des chondres. Les chondrites sont les plus abondantes des météorites (85% de ces objets).

Chrome (Cr), du grec khrôma = couleur. - Corps simple, métallique, dont les combinaisons sont remarquables par leur belle coloration. Numéo atomique : 24; masse atomique : 51,99. Le chrome fut découvert en 1797 par le chimiste français Vauquelin qui le retira d'un chromate de plomb (plomb rouge de Sibérie). Le chrome a pour densité 6,92 à 20°C. Le principal mirerai de chrome est la chromite ou sidérochrome ou ferrochromite ou fer chromé; celui-ci, traité au haut fourneau avec des minerais de fer, donne des ferro-chromes, que l'on utilise en métallurgie pour la préparation des aciers chromés. Parmi les composés du chrome employés industriellement, citons : le sesquioxyde de chrome, poudre verte utilisée dans la peinture sur porcelaine; l'hydrate chromique, que l'on obtient en calcinant un mélange de bichromate de potassium et d'anhydride borique et en projetant le tout dans l'eau (l'hydrate qui se forme se dépose au fond du vase sous forme d'une poudre verte connue dans le commerce sous le nom de vert Guignet, et utilisée dans la fabrication des papiers peints et l'impression des tissus); l'acide chromique a été employé en médecine comme caustique; le chromate de potassium, que l'on prépare au moyen de fer chromé, et que l'on utilise pour la teinture de la laine ainsi que pour la fabrication des autres chromates, en particulier du chromate de plomb (jaune de chrome), qui, par ébullition avec une solution de potasse, donne le rouge de chrome; le bichromate de potassium, qui, mélangé avec l'acide sulfurique, est employé comme oxydant dans certaines industries et comme dépolarisant en électricité dynamique.

Chromite. -Principal minerai de chrome que l'on trouve dans les Maures (Var) et aussi dans l'Oural, aux Etats-Unis, etc.

Chromodynamique. - 

Chromosphère (Atmosphère du Soleil). - Basse couche de l'atmosphère du Soleil située immédiatement au-dessus de la photosphère. A la différence de la photosphère, des taches et des facules, la chromosphère n'est normalement visible, à la simple lunette, que pendant les éclipses totales, l'éclat du Soleil empêchant, en tout autre temps, de les discerner. La couche à laquelle correspond cetterégion a une épaisseur relativement faible (environ 2000 km).  Elle est nettement moins brillante que la photosphère; elle présente également une évolution verticale inverse de sa température : avec l'altitude, celle-ci croît entre 4300 K à sa base et 50.000 K environ à son sommet.

Chronomètre. - 

Chute des corps. - Les lois qui président à la chute des corps sont les suivantes : 1° tous les corps tombent dans le vide avec la même vitesse; 2° si l'on considère des corps suffisamment denses pour qu'on puisse négliger la résistance de l'air, les lois du mouvement de chute sont celles d'un mouvement uniformément accéléré. En réalité, nous observons journellement des différences de vitesse dans la chute des corps à l'air; cela tient à ce que la résistance de l'air, qui est la même à égalité de surface, fournit pour chaque unité de masse un quotient d'autant plus grand que la densité du corps est moindre.

Ciel. - Espace dans lequel se meuvent les astres. - Partie d'espace qui semble former une voûte au-dessus de notre tête. - Les Anciens crurent d'abord à la matérialité de la voûte céleste, à laquelle les astres étaient supposés accrochés. Bientôt, la distinction des divers astres et l'observation de leurs mouvements propres les amenèrent à faire intervenir plusieurs sphères transparentes tournant avec des vitesses différentes. C'est ainsi que, pour Aristote, le huitième ciel ou firmament est réservé aux étoiles. Les Romains, les Hébreux, et aussi les astronomes du Moyen âge conservèrent cette conception un peu simple. qui faisait de la Terre le centre du monde, Ce fut seulement Copernic qui, en 1543, exposa le système planétaire héliocentrique. Bientôt, l'invention de la lunette astronomique et du télescope permit de préciser la distinction des planètes et des étoiles, celles-ci beaucoup plus éloignées de la Terre, et placées à une distance telle que la lumière de la plus proche met plus de quatre ans à nous parvenir. Les étoiles ont été groupées en constellations, dont la nomenclature la plus généralement adoptée aujourd'hui est due à l'astronome Ptolémée, pour la partie du ciel visible dans l'Europe et le bassin de la Méditerranée. Les principales des conslellalions sont la petite Ourse, la grande Ourse, le Bouvier, la Lyre, Persée, le Serpent, Cassiopée, Pégase, Andromède (constellations boréales), le Bélier, le Taureau, les Gémeaux, le Cancer, le Lion, la Vierge, la Balance, le Scorpion, le Sagittaire, le Capricorne, le Verseau, les Poissons (constellations zodiacales), la Baleine, Orion, le Chien, l'Hydre, le Centaure, la Boussole, l'Octant, la Croix du Sud, etc.

Cinématique*. - Etude du mouvement des corps indépendamment des forces qui s'appliquent sur eux.

Circulaire (mouvement). - Un mouvement est dit circulaire, lorsque la trajectoire du mobile est une circonférence de cercle. La loi d'un mouvement circulaire est une relation entre le temps et l'angle décrit par le rayon qui va du centre au point mobile, à partir de sa position initiale. En désignant cet angle par q, on représentera une loi de mouvement circulaire par une équation :

f(q, t)=0. 

La vitesse d'un mouvement circulaire prend le nom de vitesse angulaire de rotation, elle est exprimée par :

dq/dt;

l'accélération est de même désignée sous le nom de accélération angulaire et exprimée par :

q/dt².

Quand un point matériel se meut d'un mouvement circulaire et uniforme, il est soumis à une force constante (force centripète) qui a pour valeur :

mv² / r

v étant la vitesse du point, m sa masse,  r le rayon de la circonférence sur lequel il se meut.

Circulation. -

Circumméridien. - Qui se trouve dans les environs du méridien du lieu. Exemple : hauteurs circumméridiennes = hauteurs d'astre ou de soleil, prises peu avant ou après le passage au méridien pour servir à la détermination de la latitude à la mer.

Circumpolaire (Les Jours et les Nuits*). - Un astre ou une constellation sont dits circumpolaires  lorsqu'ils restent toujours au-dessus de l'horizon, au cours du mouvement diurne. Cette caractéristique dépend de la distance angulaire de l'astre au pôle céleste et de la latitude de l'observateur : un astre est circumpolaire quand la distance de cet astre au pôle est moindre que la hauteur du pôle au-dessus de l'horizon. Une étoile circumpolaire passe deux fois par jour sidéral au méridien : une première fois en allant de l'est à l'ouest, dans l'hémisphère Nord. C'est son passage supérieur; une seconde fois en allant au contraire de l'ouest à l'Est, c'est son passage inférieur. Aux latitudes les plus élevées, les objets du Système solaire peuvent aussi être circumpolaires, c'est le cas notamment du Soleil (au-delà du cercle polaire (Nord et Sud), c'est-à-dire de 66° 33', et même dès 66°, du fait de la réfraction atmosphérique), qui alors, donne lieu au phénomène du Soleil de minuit.

Cirque. - On donne ce nom aux grands cratères de la Lune. Sur la Terre, ce nom s'applique à des formartions montagneuses arquées (ex. : le cirque de Gavarnie).

Cirrus. - Nuage offrant l'apparence d'une masse de filaments ténus ou de plumes légères. Les cirrus appartiennent à la catégorie des nuages élevés; ils  se trouvent à une altitude moyenne de 9000 mètres, formant de longues bandes fibreuses, tourmentées et ondulantes. Lorsqu'ils apparaissent par un temps beau, il y a lieu de craindre que celui-ci ne soit compromis : l'apparition des cirrus par temps calme annonce en général la pluie ou la neige.

Clepsydre*. - 

Climat, du grec klima = inclinaison. - Ensemble de circonstances atmosphériques et météorologiques (température, pression atmosphérique, humidité, l'ensoleillement, etc.), considérées par rapport une région particulière de la Terre dont elles sont un des caractères lorsqu'on les observe sur des durées de plusieurs décénnies. Théoriquement, en raison de la position de la Terre par rapport au soleil, la température de la surface du globe devrait régulièrement décroître de l'équateur aux pôles. En fait, la prédominance locale de la mer, mauvaise conductrice de la chaleur, ou de la Terre, bonne conductrice et, par conséquent, facilement échauffée ou refroidie, le rôle des courants atmosphériques et marins, modifient la répartition des températures et des pressions; et le relief du sol, qui arrête ou laisse passer les vents humides venus de la mer, détermine sous une latitude identique des formes très variées de climat. On définit ainsi de très nombreux types de climats  en fonctions de facteurs très divers (température, humidité, durée de la saison humide, durée de la saison chaude, etc.). Pour s'en tenir à une classification très sommaire, on peut distinguer trois grandes classes de climats :
1° Le climat maritime (côtes, îles, régions très ouvertes aux vents marins). Plus ou moins chaud selon la latitude, il est caractérisé par l'égalité remarquable de la température. En Europe, le climat océanique, humide et égal, et le climat méditerranéen, beaucoup plus sec, sont des climats maritimes.

2° Le climat continental (intérieur des grandes masses terrestres, régions abritées des vents de la mer par un bourrelet montagneux qui intercepte l'humidité). Il est caractérisé par la longue durée des périodes de sécheresse, la brusquerie des variations thermométriques, allant de l'extrême chaud (Sahel) à l'extrême froid (Asie centrale). Le climat désertique (dépressions sans écoulement vers la mer), avec sa sécheresse perpétuelle et ses extraordinaires anomalies de température, est l'expression exagérée du climat continental.

3° Le climat tropical (au Nord et au Sud de l'équateur), caractérisé par légalité d'une chaleur excessive, avec une saison régulière de grandes pluies.

Climatologie*. - Science qui étudie les climats et leur évolution.

Cluse. - Coupure étroite creusée presque perpendiculairement dans un pic montagneux, et faisant communiquer deux dépressions séparées l'une de l'autre par ce pli. (S'emploie particulièrement dans le Jura).

CMB (cosmic microwave background). - Rayonnement électromagnétique émis environ 380.000 ans après le début de l'expansion cosmique.

CNO (cycle). - Cycle de combustion nucléaire ayant son siège dans le coeur des étoiles et impliquant le carbone (C), l'azote (N) et l'oxygène (O).

Cobalt (Co). - Métal blanc rougeâtre, dur et cassant. C'est un corps simple (numéro atomique : 27; masse atomique :  58,93). Il fut isolé par Brandt en 1773. On retire le cobalt de minerais arséniés (smaltines), et sulfoarséniés(cobaltines). En Nouvelle-Calédonie, où on utilise des gisements de mananèse cobaltifères. Il se présente sous forme oxyde de cobalt hydraté (asbolane). C'est un métal dur, peu malléable, de densité 8,71 il 21°C, fondant très difficilement. On le rend malléable en l'alliant au magnésium, et ductile en l'alliant au cuivre; en combinaison avec le fer et l'acier, il produit des alliages d'une très grande dureté; ou l'utilise aussi pour le revêtement des métaux. La couche qu'il fournit est plus dure que celle donnée par le nickel. L'oxyde de cobalt donne au verre et aux pâtes céramiques une belle coloration bleue. Le cobalt a peu d'applications directes, mais il sert à préparer un certain nombre de colorants. 

Coeur. - En astronomie on parle de coeur pour désigner les régions centrales d'un astre. Par exemple le coeur d'une galaxie, le coeur d'une étoile

Les anglo-saxons utilisent dans ces contexte le mot core, qui devrait se traduire par noyau. Comme dans les régions centrales des étoiles, on observe aussi la fusion d'autres sortes noyaux, ceux des atomes (nucleus en anglais.), on a préféré adopter dans ce site le mot coeur.
Collimation. - Angle formé par la direction horizontale de l'axe optique d'une lunette méridienne avec la ligne Nord-Sud du lieu considéré. Suivant que l'axe optique est dévié vers l'Est ou vers l'Ouest de la méridienne, quand on regarde le Sud, l'observation du passage a lieu trop tôt ou trop tard, et il faut apporter à l'heure de ce passage une correction. On détermine la collimation à l'aide des collimateurs. 

Collimateur. - Cet instrument qui sert à déterminer la collimation est généralement un petit télescope muni d'un réticule éclairé, et que l'on pointe avec la lunette dont on cherche la collimation. (L. Barré).

Colophonite. - Variété de grenat mélanite se trouvant en abondance dans les couches de fer oxydulé d'Arendal (Norvège). Elle se présente d'ordinaire en masses granulaires d'un brun de colophane plus ou moins foncé.

Colure (Le Repérage des astres). - On désigne ainsi chacun des deux grands cercles de la sphère céleste passant par les pôles célestes et par les points d'intersection de l'écliptique avec l'équateur céleste, et sont perpendiculaires à l'équateur. Ils sont aussi perpendiculaires l'un à l'autre; car ils se coupent tous deux à angles droits aux pôles du monde. L'un passe par les points équinoxiaux; c'est-à-dire qu'il coupe l'écliptique aux points où ce cercle est aussi coupé par l'équateur. On l'appelle, à cause de cela, colure des équinoxes

Le point vernal* - Le premier de ces points équinoxes, marque le début du printemps (dans l'hémisphère nord), et il est appelé pour cette raison point vernal (du latin ver = printemps). 
L'autre passe par les points solsticiaux; c'est-à-dire, qu'il coupe l'écliptique aux points où ce cercle touche les tropiques. On l'appelle, pour cette raison, colure des solstices. Tous les astres placés sur le colure de solstices ont 90 degrés, ou 270 degrés d'ascension droite : et tous les astres placés sur le colure des équinoxes, ont 0, ou 180 degrés d'ascension droite.

Coma. - Composante d'une comète, synonyme de cheuvelure. - On donne aussi ce nom à une aberration géométrique qui affecte certains systèmes optiques et transformant les points situés en dehors de l'axe optique en une petite "virgules" (coma en latin).

Combe. - Dépression longitudinale creusée par l'érosion dans un pli montagneux.

Combinaison chimique. - 

Combustion. - 

Comète, du grec komé = chevelure. - Astre décrivant autour du Soleil une ellipse très allongée (comètes périodiques) ou une parabole et qui est accompagné d'une traînée lumineuse (queue), parfois double, qui s'étend à l'opposé du Soleil. Les comètes ne peuvent être vues en général qu à l'aide d'un instrument; à peine si un dixième d'entre elles sont visibles à l'œil nu. En tout cas, elles sont composées deux parties principales :

1) la tête, comprend :
a) un noyau où se trouve condensée la masse de la comète. Celui-ci, de forme irrégulière et de dimensions de l'ordre du kilomètre, est un agrégat de poussières et de petits blocs rocheux scéllés ensemble par de la glace.

b) une chevelure ou coma, région diffuse, qui entoure le noyau, dont l'éclat va en diminuant vers la périphérie. La chevelure est analogue à une atmosphère formée autour du noyau par son émission de gaz et de poussières.

2) la queue, partie nébuleuse , qui peut être parfois très longue (plusieurs centaines de milions de kilomètres). On distingue dans la queue deux composantes, correspondant à la matière éjectée par le noyau et s'étalant dans l'espace sous l'effet du rayonnement et du vent solaire :
a) la queue de poussières, incurvée et jaunâtre; 

b) la queue de gaz ou de plasma, rectiligne et bleutée

Les comètes, venues des régions externes du Système Solaire, acquièrent leurs caractéristiques en se rapprochant du Soleil, quand le rayonnement de celui-ci échauffant la glace du noyau conduit à sa sublimation et à la libération dans l'espace des particules solides qu'elle maintenait ensemble.

Compas. - 

Complémentarité. - 

Composé chimique. - 

Composition chimique. - 

Compton (effet). - 

Condensation. - 

Conducteur. - 

Conductibilité. - 

Cône d'ombre (astronomie) - Au cours d'une éclipse, zone de l'espace affectée par l'interposition devant le Soleil du corps responsable de l'éclipse.

Cône d'espace-temps (physique) - Dans le contexte de la relativité d'Einstein, zone de l'espace-temps dans laquelle deux observateurs peuvent avoir échangé une information.
 

Cône de déjection. - En géologie, on désigne ainsi l'ensemble des matériaux apportés par un torrent de montagne, au point où il débouche dans une vallée. En ce point, les blocs, pierrailles et graviers, rencontrant une pente plus douce et un espace plus vaste, se déposent en un large éventail. Généralement, les éléments les plus gros se rencontrent à la partie supérieure du cône, les galets et pierrailles vont un peu plus loin; les graviers, plus légers, sont entraînés à la suite, et les boues, facilement transportables, en forment la base. Mais cette structure des cônes de déjection est assez fréquemment bouleversée par les crues des torrents.

Cône d'éboulement. - On appelle ainsi un amas de matériaux qui se présentent en forme de cônes, à la base des montagnes, et qui résultent de la dégradation continue des sommets, par l'action répétée du gel et du dégel. Les cônes d'éboulement contribuent au comblement des lacs.

Cône volcanique. - Quelques cônes volcaniques sont entièrement formés de laves; c'est le cas du Mauna Loa et du Mauna Kea; mais il s'agit, le plus souvent, de cônes de débris formés autour de l'orifice du cratère par l'accumulation de scories, de lapilli, de cendres, rejetées pendant les éruptions. Le cône de débris le plus remarquable est celui du Cotopaxi, qui a une hauteur de 2000 mètres et une régularité géométrique. En France, les anciens volcans d'Auvergne présentent de jolis petits cônes, parmi lesquels il faut citer celui du Pariou.

Confinement des quarks. - 

Confluent (en latin : confluens, de cum = avec, et fluere = couler). - Lieu où deux cours d'eau viennent se réunir pour couler dans le même lit. 

Conjonction, du latin conjunctio = union, liaison. - Rencontre apparente de deux astres dans la même région du ciel. La conjonction entraîne le phénomène des phases, pour les planètes comme pour la lune. Au moment de la conjonction de la lune, on dit que celle-ci est nouvelle. Si la lune restait dans le plan de l'écliptique, il y aurait éclipse à chaque conjonction ; il n'en est pas ainsi, puisque l'orbite lunaire est inclinée.

Constante. - En mathématiques, paramamètre qui conserve toujours la même valeur. Quantité indépendante des variables dans une fonction. - En physique, donnée numérique xpérimentale, relative à un phénomène ou à un instrument
le point de fusion, le pointd'ébullition, le poids spécifique d'un corps sont des constantes.

Constante solaire. - 

Constellation, du  latin constellatio; de cum = avec, et stella = étoile. - Groupement conventionnel d'étoiles sur la sphère céleste.

Convection. - 

Coordonnées*. - Eléments nécessaires pour fixer la position d'un point sur un plan ou dans l'espace.

Coordonnées célestes. - Il s'agit de systèmes particuliers de coordonnées, bâtis sur le modèle des coordonnées terrestres, mais destinées à fixer la position des astres sur la sphère céleste. On ne mentionnera que les plus couramment utilisés. (Le Repérage des astres). Si l'on veut simplement déterminer la position d'un astre dans le ciel à un instant donné, il suffit de recourir à un système de coordonnées locales, tel que le système de coordonnées horizontales, où la position est fixée par la hauteur et l'azimut. Ces deux coordonnées astre varient cependant d'un instant à l'autre à cause du mouvement diurne. Si l'on veut fixer la position relative des étoiles sur la sphère céleste, il faut employer des systèmes de coordonnées qui participent au mouvement diurne de la sphère céleste. On prend l'équateur céleste ou le grand cercle perpendiculaire à l'axe du monde, et on y rapporte l'étoile par sa déclinaison et son ascension droite. C'est le système de coordonnées équatoriales, qui est un système géocentrique, et qui est le plus communément employé pour repérer la position des astres lointains (étoiles, galaxies, etc. Mais on peut employer aussi un système mixte (à la fois local et basé sur les notions du système de coordonnées équatoriales), c'est le système des coordonnées horaires, dont les deux coordonnées se nomment déclinaison et angle horaire. Enfin, dans l'étude des mouvements du Soleil ou des planètes, on fait usage d'un autre système de coordonnées où le plan fondamental, au lieu d'être l'équateur céleste, est le plan de l'écliptique. C'est le système de coordonnées écliptiques.

Coordonnées écliptiques (Le Repérage des astres). - Dans l'étude des mouvements du Soleil ou des planètes, on fait usage d'un système de coordonnées où le plan fondamental est le plan de l'écliptique. Les deux coordonnées utilisées dans ce cas sont la latitude* et la longitude* écliptiques. 

La latitude - Si, par une étoile, on mène un plan passant par l'axe de l'écliptique, la distance de l'étoile à l'écliptique, comptée sur ce cercle, est la latitude l;  La latitude se compte de 0 à 90° (soit de -90 à +90° entre les pôles ecliptiques), elle est boréale ou australe; 

La longitude. La longitude b (Bêta) est l'arc compté sur l'écliptique, depuis le cercle de latitude jusqu'à l'équinoxe du printemps (le point vernal g); la longitude se compte, de l'ouest à l'est, de 0 à 180°, ou de 0 à 360°.

Angle de position, triangle de position. On appelle angle de position d'un astre l'angle formé à son centre par ses cercles de latitude et de déclinaison, on encore l'angle qui a pour sommet le centre de cet astre dans le triangle de position, ce triangle ayant lui-même ses trois sommets déterminés par l'astre, le pôle et le zénith du lieu d'observation.

Coordonnées équatoriales. - Dans le système de coordonnées équatoriales, l'équateur céleste (coordonnée delta ou déclinaison, qui sépare un astre de l'équateur céleste) et le plan du méridenpassant par le point vernal, intersection de l'écliptique et de l'équateur céleste (coordonnée alpha ou ascension droite, angle entre le cercle horaire de l'astre avec le cercle horaire du point vernal ) sont pris comme plans de référence.

Coordonnées horaires (Le Repérage des astres). - Le déplacement des astres du fait du mouvement diurne rend intéressante l'utilisation du système de coordonnées horaires, qui est un système de coordonnées locales "mixtes", dans lequel les plans de référence sont l'équateur céleste et le plan méridien du lieu de l'observation. La position d'un objet sur la voûte celeste par l'angle horaire H et la déclinaison d

L'angle horaire* H est l'angle mesuré le long de l'équateur céleste entre le méridien local et le cercle horaire passant par cet astre. Cette mesure se fait à partir du Sud en tournant vers l'Ouest. Elle s'exprime le plus souvent en heures, minutes et secondes, mais parfois aussi en degrés (de 0° à 360°, dans le sens rétrograde).

La déclinaison* d, est, comme dans le système de coordonnées équatoriales, l'angle qui sépare un astre de l'équateur céleste. Ici encore, elle se mesure de 0° à 90° (positivement vers le nord et négativement vers le sud).

Coordonnées horizontales. -  Système de coordonnées dont les plans de référence sont l'horizontale du lieu d'observation (coordonnée h ou hauteur, qui est l'angle qui sépare l'astre et le plan horizontal) et le plan méridien.  (coordonnée a ou azimuth, angle entre le cercle vertical passant par l'astre et le plan méridien).

Coordonnées terrestres. -  La surface terrestre est divisée, pour la commodité des mesures géographiques, d'abord en 360 grands cercles ou méridiens, passant par les pôles et déterminant entre eux des angles dièdres égaux, puis, perpendiculairement à ceux-ci, par 180 autres cercles, parallèles à l'équateur et équidistants. Les premiers fournissent les degrés de longitude, qui se comptent, en partant d'un méridien d'origine (longitude 0), vers l'Ouest et vers l'Est; les seconds donnent les degrés de latitude, qui se comptent en partant de l'équateur (latitude 0) vers le Nord et le Sud. La distance relative du centre de la Terre s'exprime, d'autre part, par l'altitude c'est la hauteur au-dessus ou au-dessous du niveau moyen de la mer pris comme plan de comparaison. La position exacte d'un point à la surface de la Terre se trouve ainsi déterminée par trois éléments : la longitude, la latitude et l'altitude.

Corde cosmique. - 

Corindon. - Les corindons (Al2O3) sont des minéraux rangés dans la catégorie des oxydes et hydroxydes. Ce sont les plus durs des corps après le diamant. Ils constituent des pierres précieuses justement recherchées. Il en existe plusieurs variétés, qui se distinguent par leur couleur :

  • Le saphir est bleu.

  •  
  • Le rubis oriental est rose;

  •  
  • La topaze orientale est jaune;

  •  
  • L'émeraude orientale est verte.

  •  
  • L'améthyste orientale est violette
  • On rencontre les corindons dans le granite, les basaltes, les sables diamantifères. L'émeri, que sa dureté fait employer au polissage, est un mélange de corindon et de fer oligiste.

    Coriolis (accélération de) ( = accélération complémentaire). - Composante de l'accélération d'un corps mobile dans un système de référence en rotation. Cette accélération, dont on doit la découverte à Gustave Coriolis explique en particulier l'enroulement des perturbations atmosphériques (Cyclone, etc.).

    Coronographe. - 

    Corps. - Nom généralement attribué à toute portion limitée de la matière. En astronomie, les corps célestes (ou astres) sont les étoiles, les planètes, etc. En physique, les corps sont couramment divisés en solides, tels que les pierres, les métaux, les bois...; en liquides, tels que l'eau, l'alcool, le mercure...; en gazeux, tels que l'air, la vapeur d'eau... En chimie, on divise les corps en corps simples et corps composés. Les premiers sont les éléments qui, en s'unissant entre eux de mille manières, constituent les seconds. Les corps composés peuvent donc être décomposés en leurs éléments constituants. (A19.). 

    Corps noir. - Corps théorique qui absorbe tout le rayonnement qu'il reçoit et le réémet intégralement et se trouve donc en équilibre thermique. La distribution en fonction de la longueur d'onde du rayonnement réémis par un corps noir définit sa température.. 

    Corps simples. - Les corps de la nature sont dits corps simples lorsqu'ils ne sont susceptibles d'aucune décomposition, quelles que soient les épreuves d'analyses auxquelles on les soumette; au contraire, on appelle corps composés ceux qui, à l'analyse, se décomposent en deux ou plusieurs corps simples. Les corps simples peuvent être partagés notamment en métalloïdes et métaux. Les premiers, en général, ne possèdent pas l'éclat dit métallique et, de plus, sont mauvais conducteurs de la chaleur et de l'électricité; les seconds, au contraire, sont bons conducteurs de la chaleur et de l'électricité, et possèdent l'éclat métallique. En réalité, il est difficile de partager nettement les corps en métalloides et métaux. 

    Corps (problème des trois). - Ce problème de mécanique céleste, peut s'énoncer ainsi : «-Trois points matériels de masses connues occupent à un moment donné des positions connues de l'espace; leurs vitesses en grandeur et direction sont connues, et ils se trouvent soumis deux à deux à la loi de gravitation, - comment déterminer leurs positions à un instant quelconque. »

    Corpusculaire (physique)*. - 

    Corpuscule. - 

    Correspondance. -

    Cosmonomie, du grec kosmos = monde, et nomos = loi). - Ensemble des lois qui régissent l'univers.

    Cosmique - Qui a rapport au monde. Se dit du lever et du coucher d'un astre, quand ils ont lieu en même temps que ceux du Soleil (lever et coucher cosmiques).

    Cosmique (rayonnement). - Paricules chargées des très haute énergie qui parcourent l'espace. On attribue leur accélération au champ magnétique galactique.

    Cosmogonie,  du grec kosmos = monde, et gonos = génération. - Système de la formation de l'univers : la cosmogonie d'Hésiode était une cosmogonie mythique. La théorie scientifique décrivant l'origine de l'univers est la théorie du big bang.

    Cosmogonique. -  Qui a rapport là la cosmogonie. - Hypothèse cosmogonique de Laplace. On désigne sous ce nom la théorie célébre dans laquelle Laplace explique la formation du Système solaire par la condensation de divers éléments d'une nébueuse, qui obéissent tous à la loi de gravitation universelle énoncée par Newton.

    Cosmographie*, du grec kosmos = monde, et graphein = décrire). - Science des mouvements astronomiques de la terre, de l'univers.

    Cosmolabe, du grec kosmos = monde, et lambanein = prendre. - Ancien instrument qui représentait les cercles de la sphère et servait a prendre les hauteurs.

    Cosmologie, du grec kosmos = monde, et logos = discours). - Science des lois générales qui gouvernent l'univers et permettent d'en comprendre la structure et l'évolution.

    Cosmos. - Monde au sens large, l'univers.

    Côte. - Rivage de la mer. Les côtes sont, au sens exact du mot, le point de contact des mers et des continents. Elles participent étroitement à la structure géologique et géographique de ces derniers. Une région montagneuse ou granitique se termine en général par une côte dentelée. Une région de plaines s'achève généralement sur la mer par des côtes droites, sablonneuses, souvent bordées d'étangs et de dunes. Les plateaux calcaires, enfin, viennent surplomber les flots en de hautes falaises. La destruction des côtes par les eaux marines est d'autant plus rapide qu'elles se composent de roches plus friables, notamment de calcaires. La mer, d'ailleurs, utilise les matériaux détritiques ainsi produits par la désagrégation de certains points d'une côte, pour en remblayer d'autres, par un incessant travail d'échange.

    Coucher d'un astre. - Passage apparent d'un astre au-dessous de l'horizon en raison de la rotation de la Terre.

    Couleur. - 

    Coulomb (loi de). - Cette loi définit la force F qu'exercent entre elles deux charges électriques q et q' en fonction de la distance d qui les sépare : 

    F = k.qq'/d²

    Courant. - Mouvement de grandes masses d'eau (courant marin) ou d'air (vent) dans une même direction.

    Courant électrique. - Electricité qui se propage dans un conducteur. Courant continu, celui dont le sens de propagation ne change pas, et dont l'intensité est sensiblement constante. Courant alternatif, celui dans lequel le sens et l'intensité changent rapidement et périodiquement. Courants polyphasés, ensemble de plusieurs courants alternatifs de même période et de même intensité maximum, mais qui n'obtiennent cette intensité maximum que l'un après l'autre et périodiquement. - Chaque fois qu'un conducteur électrique réunit deux autres conducteurs à des potentiels différents, ce conducteur devient le siège d'un déplacement d'électrons; on dit qu'il est parcouru par un courant électrique. Un courant est susceptible de produire des actions chimiques, magnétiques, et calorifiques. L'intensité I du courant, c'est-à-dire la quantité d'électricité qui passe du pôle + au pôle - par seconde est liée à la force électromotrice (tension) U, c'est-à-dire la différence de potentiel entre les pôles et à la résistance R du conducteur par loi d'Ohm (U = R.I). La résistance d'un conducteur est proportionnelle à sa longueur, et inversement proportionnelle à sa section. Le courant électrique dégage dans un conducteur de résistance une quantité de chaleur proportionnelle à la résistance, au carré de l Intensité, et au temps, c'est la loi de Joule. 

    Couronne (Atmosphère solaire). - Région supérieure et très étendue de l'atmosphère du Soleil et de nombreuses étoiles (seules les plus massives en sont dépourvues). Dans le cas du Soleil, sa température peut atteindre les 2 millions de degrés. Elle est principalement visible lors des éclipses, à l'occasion desquelles elle apparaît comme une grande auréole de lumière laiteuse autour du disque solaire. Dans le domaine visible, le rayonnement de la couronne provient de la diffusion par les électrons et les poussières qu'elle contient de la lumière en provenance des couches plus profondes de l'atmosphère solaire. L'intensité de cette lumière, qui va en diminuant à mesure que l'on s'éloigne du centre du Soleil, est à peu près égale à celle de la pleine Lune. On y distingue, d'abord, en contact avec le Soleil, un anneau très brillant, de 15 à 20° de largeur, puis, autour; une seconde région, encore assez vive, enfin, au-dessus de cette région, l'auréole proprement dite, qui se prolonge à des distances considérables, souvent à plus d'un million et demi de kilomètres. La couronne est une structure de forme irrégulière et variable dans le temps, comme ont pu le constater depuis longtemps les astronomes grâce aux éclipses, qui ont tôt fait de lier ces changements à la période des taches solaires. Très irrégulière et accompagnée de longs rayons, de banderoles, d'aigrettes, aux époques des minima de taches, elle est à peu près régulière au moment des maxima. Plusieurs structures peuvent être identifiées dans la couronne. On citera les panaches qui s'extraient des régions polaires du Soleil et qui sont en relation avec les lignes ouvertes du champ magnétique dipolaire du Soleil. Egalement en relation avec ces lignes ouvertes du champ magnétique, on remarque aussi de vastes cavités, appelées trous coronaux. Elles représentent des portes ouvertes pour la composante rapide du vent solaire, ce flot de particules diverses (électrons, protons) soufflé par le Soleil dans l'espace interplanétaire. Mais les structures les plus spectaculaires de la couronne sont certainement les protubérances, qui s'élancent loin dans l'espace.

    Cratère. - Il convient de distinguer cratères volcaniques et les cratères d'impact. - Les cratères volcaniques sont les ouvertures par laquelles les volcans vomissent leur lave, leur fumée, leurs cendres, etc.. Certains cratères de volcans éteint contiennent en leur fond un lac. Le cratère d'un volcan présente ordinairement un cône eu forme d'entonnoir. Il est dit central quand il occupe le sommet du volcan; il est adventif quand il s'ouvre au flanc de la montagne. Il existe d'ailleurs des cratères d'éffondrement, qui résultent, comme leur nom l'indique, d'un affaissement de la roche sous-jacente; tels sont les cratères de Kilaulea et du Mauna-Loa (Hawaii). L'exhaussement des cratères est produit non par le soulèvement du sol, mais par l'entassement régulier des débris volcaniques. Certaines îles (Santorin, les Lipari, etc.) sont des cratères volcaniques émergés. - Les cratères d'impacts s'observent sur presque tous les corps du Système solaire dont la surface est solide. Ce sont des formations dues à l'impact de météorites sur ces sols : le choc a produit une excavation et la projection à l'extérieur de la matière excavée. Cette dernière peut former en retombant autour de l'impact des élévations plus ou moins hautes, nommées ordinairement des remparts. Les cratères d'impact sont très communs sur la Lune ou sur Mercure, par exemple, qui ont eu leursurface qui s'est peut renouvelée depuis leur formation. Sur la Terre, la surface, en perpétuel renouvellement, n'a pas gardé la trace des impacts les plus anciens, mais des cratères d'impacts récents sont cependant connus, tels le Meteor crater (Cratère de Barringer), en Arizona, vieux de 49 000 ans.

    Craton. - Composante très ancienne et stable de la lithosphère continentale.

    Crépuscule. -  Lumière qui précède le soleil levant (on dit plutôt aurore), ou suit le soleil couchant jusqu'à la nuit close : le crépuscule de la nuit.  Le phénomène du crépuscule, le matin (aurore) ou le soir (brune) est dû à la présence de l'atmosphère terrestre, qui réfléchit, comme lumière diffuse, la lumière du soleil. Cela nous permet de jouir encore d'une certaine clarté alors que nous ne recevons plus directement les rayons de cet astre.

    Crétacé, du latin creta = craie. - Le système crétacé est la dernière des grandes divisions du Mésozoïque. Il doit son nom au grand développement des formations crayeuses, et succède immédiatement au système jurassique; ses assises sont recouvertes par la série éocène. Le système crétacé est caractérisé par l'apparition de la famille des mollusques charnacés et des dicotylédones. On y distingue la série (époque) infracrétacée (Eocrétacé ou Crétacé inférieur, entre 145 et 100 millions d'années) et la série supracrétacée (Mésocrétacé ou Crétacé supérieur, entre 100 et 65,5 millions d'années), où apparaissent les premiers mammifères, et qui se termine par la disparition des derniers dinosaures (transition Crétacé-Tertiaire).

    Crique, en termes de géographie, petite baie formant un port naturel où les petits bâtiments peuvent se mettre à l'abri. (B.).

    Cristal, du grec krustallos. - Substance minérale transparente, affectant naturellement la forme d'un polyèdre régulier ou symétrique : le cristal de roche est de la silice pure. Les cristaux sont des solides géométriques limités par des faces planes; ce sont les angles dièdres que font ces faces entre elles qui déterminent la forme du cristal ; ces angles se déterminent au moyen du goniomètre. - Cristal liquide, liquide qui possède, comme les cristaux, la propriété d'être anisotrope, c'est à-dire qu'il jouit de propriétés physiques différentes, suivant la direction dans laquelle il est observé. 

    Cristallin (système). - Les diverses formes de cristaux se ramènent toutes à 7 types principaux. L'ensemble des formes se ramenant au même type constitue un système cristallin; chaque forme cristalline se déduit du type correspondant, par l'addition de facettes ou troncatures qui remplacent soit les angles dièdres, soit les angles polyèdres du type primitif. Cette addition de facettes s'effectue d'après la loi de symétrie qui veut que, lorsque dans la forme primitive un élément géométrique se trouve modifié, tous les autres éléments géométriquement et physiquement identiques le soient aussi et de la même manière. Lorsque les troncatures ne sont effectuées que sur la moitié seulement des éléments géométriquement et physiquement identiques, on dit que le cristal est hémièdre. Les systèmes cristallins se distinguent par le nombre et la position de leurs axes de symétrie; ce sont :

    1° Le système cubique, ayant pour type le cube (3 axes rectangulaires qui sont identiques). Dans ce système cristallisent le sel marin, les aluns, etc.;

    2° Le système quadratique, ayant pour type le prisme droit à base carrée (trois axes rectangulaires, deux seulement identiques). Dans ce système cristallise l'oxyde d'étain;

    3° Le système orthorhombique, ayant pour type le prisme droit a base rhombe (trois axes rectangulaires différents). Dans ce système cristallise le soufre;

    4° Le système hexagonal, ayant pour type le prisme droit a base hexagonale (quatre axes, l'un perpendiculaire au plan des trois autres, ces derniers étant identiques et symétriquement distribués), Dans ce système cristallise le quartz;

    5° Le système rhomboédrique, ayant pour type le rhomboèdre (quatre axes, un perpendiculaire au plan des trois autres mais se différenciant du système précédent). Dans ce système cristallise le spath;

    6° Le système clinorhombique, ayant pour type le prisme droit à base rhombe (trois axes dont un perpendiculaire au plan des deux autres, ces deux derniers étant différents). Dans ce système cristallise le soufre;

    7° Le système triclinique, ayant pour type le prisme oblique à base parallélogramme (pas d'axe). Dans ce système cristallise le sulfate de cuivre.
    D'ailleurs, certaines substances, placées dans des conditions différentes, peuvent cristalliser dans deux systèmes différents, elles sont dimorphes : ainsi, le soufre; certaines substances peuvent même cristalliser dans plus de deux systèmes, on dit qu'elles sont polymorphes. 

    Cristallisation. - Phénomène dans lequel un corps se transforme en cristal. On trouve dans la nature un grand nombre de cristaux, que l'on peut reproduire artificiellement par diverses méthodes :
    1° Cristallisation par fusion. Le corps est fondu dans un creuset; on laisse refroidir lentement ; la périphérie commence à se solidifier; on enlève la croûte solide supérieure avant que le refroidissement ne soit complet, puis on décante le liquide restant ; on aperçoit alors les cristaux. Ex. : soufre, bismuth.

    2°. Cristallisation par sublimation. La substance chauffée donne des vapeurs qui se condensent sur une paroi froide. Ex.: iode, arsenic.

    3° Cristallisation par dissolution et évaporation.
    On fait dissoudre la substance, puis on évapore. Ex. : sel marin, sulfate de sodium.

    4° Cristallisation par dissolution h chaud et refroidissement. Ce procédé pourra évidemment s'appliquer à un sel plus soluble à chaud qu'à froid. Ex. : azotate de potassium.

    5° Cristallisation par les courants électriques. Dans l'électrolyse, les substances qui se déposent sur les électrodes sont souvent cristallisées.

    Cristallographie*. - Science des cristaux et des lois qui président à leur formation.

    Croissant. - 

    Croûte. - 

    Crown-glass. - 

    Cryovolcanisme. - 

    Cuivre (Cu), en latin cuprum = métal de l'île de Chypre. - Corps simple de numéro atomique 29 et de masse atomique :  63,55.  C'est un métal de couleur rouge-brun quand il est pur : le cuivre est le premier métal employé par les humains. Le cuivre existe dans la nature à l'état natif, ou combiné à différents corps; les minerais de cuivre exploités peuvent être partages en trois catégories : 1° le cuivre natif, celui du Chili, qui contient 60 à 65% de cuivre pur; 2° l'azurite, la malachite, qui sont des sulfates de cuivre (on les trouve en Sibérie, au sud du Sénégal et dans l'Amérique du Sud : la cuprite ou oxyde de cuivre se trouve dans l'Oural et l'Amérique du Sud); 3° les pyrites cuivreuses, les cuivres gris, la bournonite, qui sont des sulfures, et que l'on exploite en Amérique, au Canada, dans les Cornouailles, en Espagne, au Portugal, etc. Les minerais sont traités différemment, selon leur nature. La densité du métal est 8,85. D'une faible dureté, mais ductile et malléable, il sert à la fabrication de nombreux objets : tubes, etc., et entre dans la composition du laiton, du bronze. Sous l'action de l'air humide chargé de CO2, il se couvre d'une couche d'hydrocarbonate, ou vert-de-gris, qui est toxique. Pour ce motif, tous les ustensiles de cuivre servant à la cuisine doivent être soigneusement étamés ou toujours tenus en un état de propreté irréprochable.

    Culmination. - Passage d'une étoile à son point le plus élevé au-dessus de l'horizon.

    Cumulus. - Amas de nuages amoncelés, dont la partie supérieure figure des coules arrondies, d'une blancheur éclatante; en-dessous, la surface paraît horizontale, grise ou noirâtre. On peut voir les cumulus, pendant la saison chaude, naître deux heures après le lever du soleil, s'amonceler les uns sur les autres, atteindre leur maximum vers midi, pour se dissiper insensiblement sans pluie vers le coucher du soleil. Lorsqu'ils persistent plus d'une journée, on peut les considérer comme un présage de pluie.

    Curium (Cm). - Corps simple artificiel radioactif syntétisa pour la première fois en 1945. Numéro atomique 97; masse atomique : 247

    Cyanomètre*. - 

    Cycle. - 

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