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Cambium
(botanique), du latin cambio, j'échange.
Expression de basse latinité, qu'on trouve dans un ouvrage attribué
à tort à Apulée .
- On donne le nom de cambium à une sève
élaborée, mucilagineuse, plastique, semi-fluide, et peu consistante,
puis bientôt organisée en une couche de tissu utriculaire,
qu'on rencontre entre le liber ( écorce),
et l'aubier ( bois).
On verra aux mots latex et sève,
comment ces deux liquides circulent dans des vaisseaux qui constituent
un réseau de mailles nombreuses; c'est là, à la faveur
de ce mouvement circulatoire du latex, connu sous le nom de cyclose,
que se forment les premières ébauches du cambium aux dépens
de ce même latex, pendant ses détours nombreux à travers
les mille ramifications du système capillaire.
Durant la période de végétation
qui suit celle de sa formation, le tissu utriculaire du cambium se transforme
du côté externe en une nouvelle couche de liber, du côté
interne en une nouvelle couche d'aubier. A mesure que se complète
ce travail d'organisation, la sève descendante développe
entre les deux nouvelles couches un cambium qui formera celles de l'année
suivante, et ainsi de suite. Cette solidification du cambium en bois
et en fibres corticales, s'effectue en même temps sur tous les points
de la tige. Les bourgeons, en développant
les feuilles, exercent sur ce phénomène
une puissante influence, parce qu'ils agissent énergiquement sur
la circulation de la sève
à lequelle il est étroitement lié. |
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