|
|
|
| Dictionnaire | |
| Peau (anatomie,
physiologie).
- La peau ou tégument externe est une
vaste membrane qui enveloppe le corps
et, tout en le protégeant contre les corps extérieurs, lui
sert d'organe de sensibilité La surface externe de la peau présente des plis et sillons de divers ordres. Les uns sont ceux qui correspondent aux articulations, d'autres sont liés au jeu des muscles. Quant aux rides proprement dites, elles sont le résultat de la fonte et de la résorption des cellules adipeuses doublant la couche profonde sous l'influence des maladies lentes et de la vieillesse. Enfin les sillons papillaires très superficiels s'observent aux pieds et aux mains. A la pulpe des doigts ils décrivent des courbes concentriques, à concavité dirigée en haut. Ces papilles, qui existent d'ailleurs sur tout le corps, mais sans rapports aussi nettement déterminés, sont le siège des impressions tactiles. D'autres papilles se trouvent d'autre part à la base des poils. Elles siègent sur les régions habituellement recouvertes et trahissent leur présence, sous l'influence des impressions extérieures, par le phénomène connu sous le nom de chair de poule. Outre les saillies, la peau présente à sa surface d'innombrables orifices glandulaires correspondant au point d'émergement des glandes sébacées et sudoripares. La surface interne de la peau répond à une couche de tissus cellulo-graisseux dénommée pannicule adipeux, qui varie suivant les régions, l'embonpoint, le sexe, l'état de santé, et dans l'épaisseur duquel cheminent les vaisseaux et les nerfs. Elle est aussi en rapport par cette même face avec certaines parties du squelette, des nerfs, des artères, des veines, des lymphatiques. La
structure de la peau.
Les
glandes sudoripares.
Les poils sont des productions de l'épiderme, implantés dans une dépression du derme qui les protège et qui est désignée sous le nom de follicule pileux, cavité cylindrique s'ouvrant ou à la surface de la peau ou dans la cavité des glandes sébacées. Au fond de chacune des premières cavités est une saillie conique, papille pileuse, sur laquelle est implanté le poil dont elle est l'organe générateur. Les poils par leur ensemble constituent le système pileux dont la répartition et la concentration sur certains points ne sont qu'apparentes, car les régions qui en semblent privées au premier abord n'en sont nullement dépourvues. Seulement les poils demeurent à l'état rudimentaire sur la plus grande partie du corps. Le sein le plus blanc et le plus uni en est recouvert sur toute sa surface. Seules la paume des mains et la plante des pieds en sont dépourvues. En certains endroits les poils prennent des noms spéciaux, celui de cils (bords libres des paupières), de vibrisses (autour des fosses-nasales). D'une manière générale, on les divise en poils de duvet, qui demeurent à l'état rudimentaire, et poils proprement dits qui arrivent à leur complet développement. Chez les mammifères, tous les poils arrivent à cet état, constituant ainsi un revêtement de protection. Chez l'humain, c'est le cuir chevelu qui semble être la localisation principale du système pileux. Les poils peuvent d'ailleurs acquérir en cette région un accroissement presque indéfini. Leur couleur varie avec les individus, les contrées, l'âge, mais elle est le plus souvent en rapport avec celle de la peau. Ils sont résistants, mais aussi flexibles et élastiques, très hygrométriques. Au point de vue de la forme, les cheveux sont cylindriques, pouvant se juxtaposer à la manière de filaments rectilignes, ou aplatis dans un sens et élargis dans l'autre (une forme qui explique leur tendance à friser). Les cheveux ou poils comprennent une racine (contenue dans les follicules renflés en forme de tête qui repose sur la papille du follicule à laquelle il adhère intimement) et une tige cylindrique, terminée en pointe. Ils sont composés de trois parties distinctes, un épiderme très mince, une partie moyenne ou fibreuse, dite substance corticale, de teinte claire, une partie centrale, plus colorée, dite substance médullaire. Celle-ci fait défaut dans les poils rudimentaires et même dans quelques-uns de ceux qui sont, arrivés à leur développement complet. Physiologie.
Les fonctions de sécrétion
et d'élimination sont dévolues aux glandes sudoripares et
sébacées. Les premières sécrètent la
sueur,
liquide incolore, limpide, d'une odeur particulière, due à
des acides gras, volatils, alcalins au moment de sa sécrétion,
mais devenant acides immédiatement après. La quantité
de sueur sécrétée en vingt-quatre heures par un humain
adulte est d'environ 1000 grammes. Mais on sait que cette quantité
peut être augmentée sous l'influence du mouvement musculaire
exagéré ou des températures La sensibilité cutanée qui est dévolue aux corpuscules du tact dépend moins de la conformation (Messner, Krause, Pacini) de ces corpuscules que de leur agglomération, même en certains points de l'enveloppe. De là la localisation de la sensibilité tactile proprement dite à des régions spéciales qui ont en même temps au plus haut point la sensibilité thermique. Mais cette sensibilité thermique est également dévolue à l'ensemble du tégument, de même que la sensibilité à la douleur qui diffère pourtant de la sensibilité tactile proprement dite et n'est pas de même essence qu'elle, ainsi que le montrent les faits pathologiques. (Dr H. Fournier). |
|
© Serge Jodra, 2005. - Reproduction interdite.