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B
Bactériophage. - Virus qui infecte les bactéries.

Baie (botanique). - Terme par lequel on désigne une sorte de fruit syncarpé (ou formé par la réunion de plusieurs carpelles soudés ensemble) et indéhiscent (qui ne s'ouvre pas). Il est ordinairement succulent et contient ses graines dans une ou plusieurs loges situées au milieu d'une pulpe. Les baies peuvent cependant être dites sèches lorsqu'elles sont ligneuses ou foliacées. La baie est sphérique, globuleuse, dans les groseilles, le raisin, l'asperge, la tomate, la mandragore, la belladone; adhérente quand elle fait corps avec le calice comme dans les groseilliers; elle est couronnée aussi dans ces plantes, parce qu'il y reste le limbe du calice. La baie peut être à une loge (cucubale), à deux (troène), à trois (asperge), à quatre (parisette), ou plus, Elle est alors dite uni, bi, tri, quadri, multiloculaire.

Baillement. - On désigne sous ce nom un des actes mécaniques de la respiration, produit par une certaine modification des mouvements ordinaires de cette fonction. Il est tantôt un jeu expressif, tantôt un simple phénomène respiratoire : dans le premier cas, il dénote l'ennui, le désoeuvrement ou le besoin de dormir; dans le second, il exprime un état pathologique. - Le bâillement consiste dans une inspiration plus large et plus profonde qu'à l'ordinaire, avec un mouvement spasmodique des muscles de la bouche, du voile du palais et du gosier, accompagnés de l'écartement des deux mâchoires, de l'abaissement de la langue, du larynx et de l'os hyoïde; cette inspiration est suivie d'une expiration plus ou moins prompte. - Le bâillement a pour effet de porter dans les poumons une quantité d'air atmosphérique plus grande que dans les inspirations ordinaires. (F.-N.).

Bailloques (zoologie industrielle). - On appelle ainsi des plumes d'autruche, employées par les plumassiers telles qu'elles ont été tirées de dessus l'oiseau, après avoir été seulement savonnées pour leur donner de l'éclat; les plumes ordinairement ne se teignent pas; elles sont naturellement mêlées de brun obscur et de blanc.

Balauste. - Terme employé quelquefois pour désigner un fruit multiloculaire, indéhiscent, adhérent, à enveloppe dure et à graines entourées de pulpe sans perdre leurs points d'attache. Les loges sont superposées, ce qui provient, d'après Lindley, de ce que deux verticilles de carpelles existent, adhérents l'un au-dessus de l'autre, entre eux et avec le tube du calice, ce dont on ne peut se convaincre que dans la fleur. Le fruit du grenadier présente cette organisation. La grenade est donc, botaniquement parlant, une balauste. Les fleurs du grenadier, employées en décoction pour certaines affections, portent aussi le nom de balaustes.

Barbe. - En zoologie, par analogie avec la barbe des humains, on a donné le nom de barbe à de longs poils qui recouvrent le dessous de la mâchoire inférieure de certains singes, du bouc, de la chèvre; aux longs crins qui dépassent les fanons des baleines. Chez les oiseaux les filaments qui garnissent les deux côtés d'une plume portent aussi le nom de barbe, aussi bien que les faisceaux de petites plumes qui garnissent la base du bec dans certaines espèces. - En botanique, on nomme ainsi la pointe qui termine l'enveloppe extérieure de la fleur ou glume dans un grand nombre de graminées. C'est un prolongement piquant et ferme de la nervure médiane. On l'appelle souvent arête. Un organe est dit barbu quand il est recouvert de poils réunis en touffe en nombre indéfini. Ainsi le filet des étamines est barbu dans l'éphémère de Virginie, dans les genres Mouron, Bouillon blanc, Lyciet, Anthérie, etc. L'anthère est barbue dans l'acanthe, la pédiculaire, la plupart des lobélies, le charme, etc. Le style présente aussi ce caractère dans plusieurs sauges.

Barbillons. - Espèces de filaments qui se trouvent autour de la bouche de beaucoup de poissons. On les remarque surtout chez les silures, les loches, les cyprins, les esturgeons. - Quelques entomologistes ont désigné sous ce nom les antennules ou les palpes de certains insectes : ce sont des filets articulés de forme et de consistance différentes qui accompagnent la bouche de presque tous les insectes. -  - Les vétérinaires donnent ce nom à de petits corps cartilagineux qui protègent, de chaque côté, l'orifice des canaux partant des glandes sous-maxillaires chez les chevaux et les boeufs. 

Bartholin (glandes de). - Paire de glandes situées de part et d'autre de l'orifice vulvo-vaginal. Elles sécrètent un liquide visqueux lors du coït.

Base (botanique). - On appelle base (basis) la partie inférieure d'un organe par opposition à sa partie supérieure qui est le sommet. Cest le point où un organe naît et commence de s'accroître. La direction de la base au sommet est la direction longitudinale; la direction perpendiculaire à celle-là est transversale. (P. M.).

Baside (botanique). - On nomme baside l'organe principal de reproduction des champignons dits Basidiomycètes. C'est une cellule spécialisée et terminée par un nombre variable de pointes, supportant chacune une spore. De l'accolement de ces cellules en membrane, résulte l'hyménium, dont la situation a servi de base à la division des Basidiomycètes en : Gastéromycètes (si les basides tapissent l'intérieur de cavités contenues dans le réceptacle) et Hyménomycètes (si elles s'étendent sur des points spéciaux extérieurs du même réceptacle). - La baside est uni- ou pluricellulaire. Dans le premier cas elle est ordinairement ovoïde et allongée, arrondie au sommet et plus mince à la base, quelquefois globuleuse (Polypores) ou linéaire (Stereum). Dans son intérieur est un protoplasme abondant, granuleux ou à vacuoles, localisé surtout vers la partie supérieure, qui, d'abord obtuse, s'arrondit plus tard et se couronne de quatre bosselures destinées à s'allonger en tubes creux, qui formeront les stérigmates, portant chacun une spore. La présence des stérigmates est constante dans les Hyménomycètes. Leur longueur varie. Dans la très grande majorité des cas, les stérigmates sont représentés par le nombre quatre ou un multiple de quatre. - Les basides à une seule spore se rencontrent dans plusieurs Clavaria inférieurs, à deux spores chez les genres Pistillaria, Corticium, etc., à trois stérigmates, dans beaucoup d'Agarics, par suite de l'avortement du quatrième stérigmate. Les Chanterelles ont des basides à cinq, sept et huit stérigmates. La baside pluricellulaire se forme par segmentation, suivant divers modes, de la cellule primitive. Si la baside est sphérique, elle se partage en quartiers et alors les supports des spores partent de chacun des quartiers provenant de la segmentation. Dans une autre forme, la baside est un filament cloisonné, dont chacune des cloisons porte une spore. Ce fait offre de l'intérêt en ce qu'il rapproche des Trémellinées les Urédinées qu'on a cru longtemps rigoureusement isolées de toute autre forme. (H. F.).

Basidiomycètes. - Classe de Champignons, à laquelle appartiennent notamment les Bolets.

Basifixe (botanique). - On qualifie de basifixe (basifixus), en botanique, tout organe fixé ou attaché par sa base. C'est surtout aux anthères dont le connectif fait directement suite au filet, comme dans l'Iris, que s'applique ce mot. Mirbel appelait placentaire basifixe, le placenta qui, à la maturité du fruit, reste attaché par sa base seulement. (P. M.).

Basifuge (botanique). - On a observé, dans le développement des organes d'une plante, et notamment des feuilles, que l'accroissement s'opère suivant deux marches différentes désignées sous les nom : l'une de basipète; l'autre de basifuge. Dans l'accroissement basifuge, les tissus nouveaux se produisent toujours dans la partie supérieure de la jeune feuille, de telle sorte que les formations les plus anciennes sont les plus rapprochées de la base et les plus récentes du sommet. Trécul a montré que ce mode de développement, signalé par A. de Jussieu comme une exception, était, au contraire, normal et se rencontrait dans de nombreuses espèces. Les lobes ou les folioles d'une feuille peuvent également se développer de la base au sommet, et être basifuges. Cela se voit dans les Galega, Robinia, Mahonia, etc. (P. M.).

Basilaire, qui sert de base. - Cette épithète a été donnée à plusieurs objets : ainsi os basilaire ou sphéno-occipital, plusieurs anatomistes ont décrit sous ce nom l'occipital et le sphénoïde réunis. - L'apophyse basilaire ou angle inférieur de l'occipital est un prolongement de cet os qui s'articule avec le sphénoïde; sa face inférieure rugueuse forme la voûte osseuse du pharynx, sa face supérieure porte le nom de gouttière basilaire. - L'artère basilaire, c'est le tronc artériel qui résulte de l'anastomose par convergence des vertébrales. Logé dans la gouttière basilaire sur laquelle il repose, il commence vers le bord postérieur de la protubérance annulaire, et finit au-devant de son bord antérieur en se bifurquant pour former les artères cérébrales postérieures : l'artère basilaire fournit la cérébelleuse antérieure et inférieure et la supérieure. - En botanique, le mot basilaire sert à indiquer qu'un organe est à la base d'un autre : ainsi un style est basilaire quand il naît de la base de l'ovaire.

Basiliques (veines), du grec basilikos, royal, parce que les anciens auteurs pensaient qu'elles jouaient un rôle important dans lle fonctionnement de l'organisme. Ce nom a été donné à deux troncs veineux du bras : - 1° la veine basilique propre, née à la partie interne du pli du coude, au-devant de l'artère humérale, de la réunion des veines cubitales et de la médiane basilique, elle se dirige d'abord obliquement d'avant en arrière, puis verticalement en haut le long de la partie interne du bras, au-devant du nerf cubital, et va se terminer dans la veine brachiale ou dans l'axillaire. -  2° la veine médiane basilique, tronc situé superficiellement, qui monte de dehors en dedans de la médiane commune à la cubitale pour former la basilique. - C'est sur une de ces deux veines qu'on pratiquait jadis la saignée du bras.

Bassin. - En anatomie, on nomme ainsi la
ceinture osseuse à la partie inférieure du tronc, formée par quatre os : le sacrum et le coccyx en arrière, les os iliaques sur les côtés et en avant. Chaque os iliaque est à la naissance formé de trois pièces osseuses : l'iléon, le pubis et l'ischion; mais au cours du développement, ces trois pièces osseuses ne tardent pas à se confondre en une seule. 

Bassinet du rein, Petit bassin (anatomie). - Petite poche membraneuse située derrière l'artère et la veine rénale, au niveau de l'échancrure postérieure de la scissure du rein; ce n'est, à proprement dire, que l'origine en forme d'entonnoir de l'uretère; on ne l'observe que chez les mammifères.

Bassorine (biochimie). - Substance qui constitue la plus grande partie de la gomme de Bassorah vraie, qu'on a cru pendant longtemps être produite par le Mesembryanthemum cristallinum L. ou par un Cactus, mais qui serait fournie, paraît-il, en partie par le Cochlospermum gossypium DC., arbre  de l'Inde (Bixacées-Cochlospermées), en partie par le Sterculia urens Roxb., de l'Inde, et le Sterculia tragacanthae Lindl., de l'Afrique tropicale (Malvacées-Sterculiées). Mise dans l'eau, cette gomme, qui est la gomme Kuteera de Martius, se gonfle considé rablement et se convertit en une gelée transparente, dont les parties n'ont aucune liaison entre elles; en ajoutant alors de l'eau, les particules gélatiniformes se séparent, se divisent complètement par l'agitation et tombent au fond du vase par le repos. C'est à cette substance insoluble qu'on a donné le nom de bassorine, alors que l'eau de lavage renferma de la gomme soluble. La gomme de Bassorah est donc un mélange d'arabine et de bassorine. Séchée à 100°C, la bassorine présente la même composition que l'amidon et la cellulose. Bouillie avec de l'acide sulfurique; elle fournit d'abord de la gomme soluble et une glucose fermentescible, puis elle se transforme entièrement en glucose. L'acide nitrique l'oxyde avec production d'acide mucique. (Ed. Bourgouin).

Bdellium (ancienne matière médicale), en grec bdellion. - Gomme-résine que l'on faisait venir d'Arabie et des Indes orientales par le commerce du Levant. Les botanistes ont beaucoup discuté sur l'arbre qui le produit; cependant on pense généralement, d'après Lamarck, que c'est un balsamier de la famille des Térébinthacées. On trouvait jadis dans le commerce plusieurs espèces de gommes-résines distinctes connues sous le nom de bdellium; la première qui venait d'Inde était très rare et la plus recherchée; elle se présentait en fragments irréguliers, ou en grains arrondis d'un rouge foncé, d'une cassure vitreuse, elle se ramollissait par la chaleur et répandait partout en brûlant une odeur agréable analogue à celle de la myrrhe. Une deuxième espèce qui venait du Sénégal, mêlée avec de la gomme, de couleur jaune ou rougeâtre, à cassure vitreuse et grasse, n'avait pas d'odeur, elle adhérait sous la dent, et était d'une saveur fade et amère. Enfin une troisième espèce offrait souvent dans sa cassure des yeux remplis d'un liquide transparent, et avait une odeur un peu alliacée, qui a faisait penser qu'elle était mêlée avec d'autres gommes-résines provenant des Ombellifères. Les Anciens employaient le bdellium comme excitant et résolutif à l'extérieur et à l'intérieur, dans les catarrhes chroniques de la poitrine, de l'intestin, de la vessie. Son usage s'est borné par la suite à entrer dans la composition du diachylon gommé, et de quelques autres préparations.

Bec. - En zoologie, on nomme ainsi la partie cornée et saillante, qui termine en avant la tête des oiseaux, des tortues ou des monotrèmes et qui remplace, chez eux, le système dentaire : Les os du bec sont revêtus d'une substance semblable à de la corne. - En botanique, ce nom est souvent appliqué à un amincissement en pointe. C'est le nom donné, par exemple, au style persistant de certains fruits et à l'appendice pointu des étamines des asclépiadacées. Le nom de bec a aussi été donné à certaines plantes dont les fruits ou les feuilles ont la forme du bec d'un oiseau; ainsi, l'on appelle bec-de-cane l'Aloes linguiformis, bec-de-cicogne le Geranium ciconium, etc.

Bec-jaune ou béjaune (fauconnerie). -  Ce terme, qui vient de ce que les très jeunes oiseaux de proie ont le bec jaune, est employé en fauconnerie pour désigner les oiseaux- niais qui ne savent encore rien faire; il est passé dans le langage courant; on dit d'un jeune homme simple et sans expérience, qui a fait une étourderie, Il a eu son bec-jaune ou béjaune. Le mot blanc-bec a le même sens.

Biceps , du latin bis, et caput, qui a deux têtes. - Nom de deux muscles, l'un au bras et l'autre à la cuisse, ainsi nommés parce qu'ils ont deux portions supérieurement. - Biceps brachial ou huméral, situé à la région antérieure-superficielle du bras; de ses deux portions supérieures, l'une plus courte s'attache au sommet de l'apophyse coracoïde, l'autre à la partie supérieure de la cavité glénoïde de l'omoplate; en bas à la tubérosité bicipitale du radius (scapulo-radial de Chaussier). Il fléchit l'avant-bras sur le bras et le porte dans la supination. - Biceps crural ou fémoral; situé à la région postérieure de la cuisse, il s'insère en haut par l'une de ses portions à la tubérosité de l'ischion, par l'autre à la ligne âpre du fémur, en bas à la tête du péroné (ischio-fémoro-péronier, Chauss.). Il fléchit la jambe sur la cuisse.

Bicipital (anatomie), qui appartient au biceps. - On donne le nom de gouttière ou coulisse bicipitale à une espèce de sillon placé en avant de la tête de l'humérus, et dans lequel glisse un des tendons du muscle biceps.

Bijugué, du latin bis, deux fois, et jugum, joug. - Se dit des feuilles qui portent deux paires de foliolés sur le même pétiole, comme dans plusieurs espèces de Mimosa.

Bilabié (botanique), de bis, deux fois, et labium, lèvre. - Terme qui désigne certains organes floraux présentant deux principales découpures, l'une supérieure, l'autre inférieure, un peu inégales et entrouvertes comme deux lèvres. Le calice et la corolle sont bilabiés dans les plantes de la famille des Labiées, ainsi nommée, comme on voit, de cette forme des enveloppes florales. Les pétales sont aussi dits bilabiés lorsqu'ils sont tubulés avec un limbe à deux lèvres, comme dans les hellébores, les nigelles, l'isopyre, etc.

Bilatéral (botanique). - Terme qui s'applique à la direction que prennent certains organes des végétaux. Les feuilles sont bilatérales quand elles se rejettent de deux cotés opposés, comme dans l'if et plusieurs sapins. Les lobes de l'anthère sont bilatéraux lorsqu'ils sont attachés des deux côtés opposée du filet, comme dans le Podophyllum, le Begonia dichotoma. Dans l'éphémère de Virginie ces lobes sont attachés aux deux côtés opposés du connectif. Cette direction se présente aussi pour les graines dans les péricarpes. Les parties sur lesquelles elles sont attachées et que l'on nomme placentas, peuvent donc être aussi bilatérales; ce caractère se rencontre dans les Groseilliers.

Bile, bilis, des Latins; cholê, des Grecs. - Liquide sécrété par le foie emmagasiné dans la vésicule biliaire avant de se déverser dans le duodénum; d'un vert sombre, d'une odeur nauséabonde, la bile a une saveur amère qui laisse un arrière-goût fade et douceâtre; elle est rendue visqueuse et filante par le mucus qu'elle contient. Elle joue un rôle dans l'absorption du cholestérol et des vitamines A, D, E et K.

Biliaire, qui a rapport à la bile : - Appareil biliaire-: c'est l'ensemble des parties qui concourent à la sécrétion et à l'excrétion de la bile. - Canaux biliaires : ce sont les radicules qui, en se réunissant, constituent le canal hépatique. Ils se distinguent des autres conduits vasculaires du foie par leur couleur jaunâtre, par le liquide qu'ils contiennent et par l'aspect de leurs parois. - La vésicule biliaire ou vésicule du fiel est un réservoir membraneux, pyriforme, situé au-dessous du lobe droit du foie, dans un enfoncement nommé fossette cystique. Maintenue par le péritoine qui la recouvre presque en entier, elle est tapissée à l'intérieur par une membrane muqueuse, teinte en vert ou en jaune suivant la coloration de la bile; elle communique avec le foie par le canal cystique, qui même s'ouvre dans le canai hépatique pour former le canal cholédoque; ainsi la bile arrive à la vésicule par le canal cystique et en sort par la même voie). Cet organe manque chez l'éléphant, le cheval, le chameau, le cerf, le surmulot, les perroquets, les pigeons, le coucou, la grue, le merlan, la lamproie, etc. - Calculs biliaires; ils se développent dans la vésicule, dans le foie ou dans le canal cholédoque.

Bilobé (anatomie en général). - Se dit d'un organe séparé en deux lobes; il s'emploie surtout en botanique. Ainsi on dit un stigmate bilobé; l'épisperme est bilobé dans les graines à deux cotylédons; dans ce cas, il est synonyme de dicotylédone.

Biloculaire (botanique), du latin bis, deux, et loculus, loge. - On emploie ce mot pour désigner le caractère de deux loges ou cavités de certains organes. Ainsi l'anthère est quelquefois biloculaire. L'ovaire est biloculaire lorsque sa cavité est divisée en deux loges par une cloison générale; exemples : la giroflée, le lilas. En un mot, un grand nombre de fruits peuvent présenter ce caractère. On dit aussi d'une espèce de lobélie (Lobelia dortmanna) que ses feuilles sont biloculaires, parce qu'elles sont creuses et divisées en deux loges par une cloison.

Bimanes (histoire de la zoologie et de l'anthropologie), du latin bis, deux, et manus, main. - Cuvier avait donné ce nom à son premier ordre de la classe des mammifères, qui ne comprend qu'un genre, et, suivant la plupart des auteurs classiques aprè lui, qu'une espèce, l'homme (l'humain). On sait qu'au XIXe siècle beaucoup de naturalistes avaient renoncé à classer l'humain parmi les animaux, et qu'ils en faisaient le type d'un règne à part, le règne humain; cette manière de voir était jugée par eux plus vraie et plus conforme aux principes d'une saine philosophie et aux conceptions de la foi chrétienne. Toutefois, qu'ils en aient fait un ordre des mammifères, ou bien qu'ils y aient vu le représentant du règne humain, tous les naturalistes s'entendaient pour accorder à l'humain des caractères propres dont le premier et le plus important était l'existence de deux mains aux membres antérieurs comme instruments de préhension et de toucher; des mains dotés de doigts longs, flexibles, soutenus à l'extrémité par un ongle plat; un de ces doigts, le pouce, étant disposé de façon à pouvoir être opposé aux autres, et à constituer avec eux une sorte de pince. Cette disposition suffisait à leurs yeux pour caractériser extérieurement l'espèce humaine.

Biologie*. - Science dédiée à l'étude des organismes vivants.

Bipèdes (zoologie), du latin bi-pes, à deux pied. - On appelle de ce nom les animaux à deux pieds; l'humain est essentiellement bipède et ne se sert véritablement de ses pieds que pour marcher. Les oiseaux sont aussi bipèdes, mais il y en a quelques-uns pour lesquels ces membres sont en même temps des instruments de préhension.

Bipennée (botanique), deux fois pennée. - Terme qui s'applique aux feuilles composées dont les folioles sont rangées comme les barbes d'une plume (pennées) sur des pétioles secondaires attachés eux-mêmes sur un pétiole commun. Les feuilles du carvi, de la fumeterre, du févier monosperme, du mimosa julibrissin et d'une foule d'autres plantes de la classe des Légumineuses présentent cette disposition.

Bisannuelles (plantes). - On applique cette qualification aux plantes qui naissent et produisent des feuilles dans la première année, fructifient et meurent dans la seconde; exemple : plusieurs campanules, l'onagre ou oenothère bisannuelle, le bouillon blanc, etc.

Bivalves (zoologie), du latin bis, deux fois, et valvae, portes. - On a donné ce nom aux coquillages composés de deux pièces nommées valves ou battants, jointes ensemble par un ligament et une charnière. Les coquilles-bivalves peuvent être équivalves, c'est-à-dire composées de valves égales, ou inéquivalves lorsqu'elles sont inégales. 

Blanc de baleine ou sperma ceti. - Substance blanche à texture cristalline, sans odeur, fusible à 49°C, et se figeant en une masse à larges lames entre-croisées. Elle est insoluble dans l'eau, très soluble dans l'alcool bouillant, les essences et l'éther. Purifiée par l'alcool, elle prend le nom de cetine. C'est une substance combustible, brillant avec une belle flamme; aussi l'employait-on dans le passé à la confection des bougies de luxe. Les vastes cavités de la tête du cachalot (physeter macrocephalus) sont remplies d'une huile qui tient en dissolution le spermaceti; cette matière s'en sépare sous forme cristalline après la mort de l'animal. Quelques autres animaux marins contribuent, avec le cachalot, à nous fournir le blanc de baleine; mais la baleine n'en donne pas, contrairement à ce que semblerait indiquer le nom donné par erreur à cette substance.

Blastème, du grec blastema = germination. - Ce terme a été appliqué en médecine par Charles Robin pour désigner un processus assez vague de bourgeonnement dans les phénomènes de cicatrisation. On utilise également ce mot en biologie générale pour désigner des agglomérations cellulaires sans forme définie pouvant donner lieu ensuite à la formation d'organes. Enfin, Mirbel a donné ce nom, en botanique, à l'axe composé de la tige et de la racine réunies dans l'embryon des végétaux.

Blasteux, du grec blastos= germe. - On utilise parfois ce terme en botanique pour qualifier un tissu générateur d'un autre tissu ou d'un organe.

Blastocarpe, du grec blastos = germe et karpos = fruit. - Cet adjectif est utilisé en botanique pour qualifier une graine qui germe et se développe avant d'être sortie du péricarpe.

Blastochyle, du grec blastos = germe et chylos = suc. - On donne ce nom, en botanique, au liquide qui remplit l'ovule des plantes.

Blastocolle, du grec blastos = germe et kolla = colle. - Substance visqueuse, résineuse ou balsamique qui recouvre les bourgeons et les préserve contre la pluie, et qui est produite par des poils massifs (collisères) souvent claviformes ou rubanés, insérés sur lées écailles mêmes du bourgeon. Dans certains bourgeons les poils manquent tout à fait, et l'épiderme écrète seul la blastocolle; c'est de cette façon, par exemple, que se produit le baume verdâtre qui enduit les écailles du bourgeon et les jeunes feuilles des peupliers.

Blastoderme. - C'est la peau, formée de deux feuillets, de l'oeuf fécondé et à partir de laquelle se formera l'embryon.

Blastomère (biologie, embryologie), du grec blastos = germe, bourgeon et meros = partie. - Nom donné aux premières cellules qui résultent de la segmentation de l'oeuf, dans le développement embryologique normal. Indépendamment de la présence ou de l'absence du vitellus nutritif, dont la distribution inégale peut donner aux divers blastomères d'un même embryon une apparence différente, les premiers plastides qui résultent de la segmentation de l'oeuf se distinguent des éléments histologiques ultérieurs par leur absence de différenciation. Lorsqu'une différence apparaît entre eux par suite de l'adaptation à des conditions différentes en des points différents de l'agglomération polyplastidaire, on voit naître peu à peu les éléments des divers tissus. (Blastoderme).

Blastophore (botanique). - Portion de l'embryon macropode qui supporte le blaste, c'est-à-dire la partie de l'embryon qui se développe par l'effet de la germination.

Blastula (biologie). - Stade de l'évolution de l'oeuf fécondé où l'on ne distingue encore qu'un feuillet enveloppant une cavité de segmentation. (Blastoderme, Gastrula).

Bois. - En botanique on donne ce nom à la substance dure et solide des arbres, qui est recouverte par l'écorce. Par extension, un bois est un terrain planté d'arbres (Forêt). - En zoologie, les bois désignent les cornes ramifiées des cervidés.

Bol alimentaire (physiologie). - On donne ce nom à la masse que forment les aliments lorsqu'ils ont été soumis à la mastication et à l'action de la salive. Ramené sur la face supérieure de la langue, le bol alimentaire est conduit jusqu'au pharynx et est précipité dans l'oesophage et de là dans l'estomac; c'est l'acte de la déglutition.

Bonnet (anatomie comparée). - C'est le nom qu'on donne au second estomac des animaux ruminants ; il est placé à droite de l'oesophage et en avant de la panse (premier estomac), dont il ne semble au premier coup d'oeil qu'un appendice. La membrane muqueuse qui le tapisse forme une multitude de replis disposés de façon à constituer des mailles ou cellules semblables à des rayons d'abeilles. Il est beaucoup plus petit que la panse.

Bosse (zoologie). - On appelle bosses certaines grosseurs que quelques animaux ont naturellement sur le dos; ainsi le dromadaire (chameau d'Arabie) en a une; le chameau proprement dit (chameau de Bactriane) en a deux; le bison d'Amérique en a une sur les épaules; le zébu une ou deux sur le garrot. Ces bosses qui sont des dépôts graisseux, sont recherchées comme très bonnes à manger.

Botal (trou de). - On donne ce nom à une ouverture qui existe chez le foetus, en arrière et en bas de la cloison qui sépare les deux oreillettes du coeur; de sorte qu'il y a à cette époque de la vie une communication entre les deux oreillettes et que le sang peut passer dans l'oreillette gauche sans traverser le poumon. Cette ouverture s'oblitère normalement après la naissance et il n'existe plus aucun mélange du sang noir avec le sang rouge. Le nom de trou de Botal a été donné à cette ouverture à cause de Leonardo Botal, célèbre médecin du XVIe siècle, qui, dit-on, en a parlé le premier, quoiqu'elle ait déjà été connue de Galien.

Botanique*. Branche de la biologie qui étudie les plantes.

Bouche, bucca, des Latins; stoma, des Grecs. - On appelle ainsi, en anatomie, une cavité située à l'entrée des voies digestives, entre les deux mâchoires, limitée en haut par la voûte palatine, en bas par une grande partie de la langue, en arrière par le voile du palais, en avant par les lèvres et par les arcades alvéolaires et dentaires. Ses parois latérales sont formées par ces mêmes arcades et par les deux joues : une ouverture postérieure la fait communiquer avec le pharynx; en raison de son étroitesse, elle a reçu le nom d'isthme du gosier; enfin, l'ouverture antérieure est ce qui doit véritablement porter le nom de bouche (du grec buô = je bouche). - On observe en zoologie que cette cavité varie beaucoup de formes chez les animaux, et les principales différences qu'on y remarque tiennent en général au genre de vie; ainsi, les animaux Carnivores ont une bouche plus large, plus grande que les Herbivores. Chez les Vertébrés (à l'exceptions de Agnathes, qui n'ont pas de mâchoire inférieure), elle est toujours formée de deux mâchoires se mouvant verticalement l'une vers l'autre; presque tous les Mammifères ont des dents; les Oiseaux ont un bec qui offre de nombreuses modifications; parmi les Reptiles et les Poissons, les uns ont des dents, les autres en sont dépourvus. Chez les Mollusques, la diversité des aliments a dû déterminer de nombreuses modifications dans la bouche; ainsi, les Céphalopodes ont un bec formé de deux mâchoires de corne semblables au bec d'un perroquet; plusieurs Gastéropodes ont dans la bouche une masse musculaire et une langue garnie de petits crochets; d'autres ont une bouche en forme de trompe plus ou moins allongée. Chez la plupart des insectes, la bouche est composée de six pièces; quatre sont placées par paires, deux de chaque côté, et se meuvent latéralement; la paire supérieure s'appelle les mandibules, la paire inférieure retient le nom de mâchoires; des deux
autres pièces, l'une qu'on appelle labre, est située au-dessus de la paire des pièces supérieures ou mandibules, et l'autre au-dessous de la paire inférieure; elle porte le nom de lèvre, elle est elle-même formée de deux parties, l'une, plus solide et inférieure, est le menton, la supérieure, qui porte souvent deux palpes, est la languette.Les Crustacés ont
plusieurs mâchoires transversales qui ont quelque analogie avec celles des Insectes. Dans les Arachnides, la bouche est armée de mâchoires. Chez les Annélides, la bouche est souvent armée d'une trompe protractile et de mâchoires ayant la forme de crochets cornés. Les vers intestinaux ont des suçoirs ou ventouses souvent armées de pointes dures. Enfin, les Zoophytes ont rarement la bouche munie de pièces dures (Oursins), mais souvent entourée de tentacules (polypes, holothuries). (AD. F.).

Bouquet de Riolan (anatomie). - Nom donné à l'ensemble des muscles et des ligaments qui s'attachent à l'apophyse styloïde du temporal. Les trois muscles du bouquet de Riolan sont le stylo-hyoïdien, le stylo-pharynx eu et le styloglosse. 

Bourgeon (botanique). - Organe de la plante d'où sortiront les feuilles et les tiges nouvelles. Un bourgeon est constitué par les très jeunes feuilles et les très jeunes tiges, protégées contre le froid et l'humidité par des écailles résistantes, recouvertes d'une matière cireuse, ou capitonnées d'un duvet soyeux. Les bourgeons se développent au printemps; les écailles s'écartent , et les jeunes feuilles s'épanouissent. 

Bourgeonnement. - Mode de sortie de la cellule utilisée dans certains virus animaux, où les virions quittent la cellule individuellement en capturant un morceau de la membrane plasmique de la cellule hôte.

Bouton, gemma. - En botanique, on désigne sous ce nom un petit corps arrondi, un peu allongé, quelquefois pointu, qui se forme aux aisselles des feuilles ou à l'extrémité des rameaux dans quelques plantes herbacées et dans les arbres et les arbrisseaux. Lorsque le bouton commence à paraître, on lui donne le nom d'oeil. Dans les climats tempérés, les boutons des arbres sont protégés par des écailles extérieures, sèches et dures, par un duvet particulier, un suc visqueux, etc., dont l'usage est de les défendre contre le froid et la pluie. Les boutons peuvent être à fleurs  : alors ils sont plus gros, plus courts, moins pointus; ou bien à feuilles : dans ce cas, ils sont minces, allongés et pointus; dans quelques espèces cependant, ils sont arrondis, comme dans le noyer, et très gros, comme dans le marronnier d'Inde. Quelquefois le bouton est mixte, et il produit des feuilles et des fruits. Les boutons reçoivent encore différents noms, suivant leur position sur l'arbre ou les produits auxquels ils donnent lieu; ainsi on nomme boutons radicaux, ceux qui naissent près de la racine, et qui, comme dans le framboisier, par exemple, doivent recevoir une destination particulière lors de la taille. D'autres sont nommés boutons stipulaires, etc. La plupart des boutons s'épanouissent au printemps; à cette époque, l'ascension de la sève commence à se faire avec force, la base du bouton se gonfle, l'enveloppe écailleuse s'entrouvre, les feuilles commencent à paraître, et le bouton passe à l'état de bourgeon.

Brachial, qui a rapport au bras. Le terme apparaît dans les dénominations suivantes : - Muscle brachial antérieur, situé profondément sous le biceps, à la partie antérieure et inférieure du bras, embrassant en bas l'articulation du coude. Ce muscle s'attache en haut aux faces interne et externe et aux bords antérieur, interne et externe de l'humérus et en bas à l'apophyse coronoïde du cubitus (huméro-cubital, Chaus. ). Il fléchit l'avant-bras sur le bras. - L'artère brachiale ou humérale, continuation de l'axillaire, commence au bord inférieur de l'aisselle, est placée d'abord en dedans de l'humérus, descend le long du bord interne du biceps, se trouve en bas placée au-devant de l'humérus; arrivée au pli du coude, elle en occupe la partie moyenne, devient superficielle et n'est séparée de la peau que par l'aponévrose du biceps et par la veine médiane basiliquequi la croise à angle très aigu; enfin, elle se bifurque en radiale et cubitale. L'artère brachiale donne de nombreuses branches à tous les muscles du bras; on remarque surtout l'humérale profonde et la collatérale interne. - L'aponévrose brachiale, formée d'expansions des tendons du grand dorsal, du grand pectoral et du deltoïde, enveloppe tout le bras. - Les nerfs brachiaux tirent leur origine du plexus brachial, ce sont l'axillaire, le cutané, le musculo-cutané le radial, le cubital et le médian. (F.- N.).

Brachio-céphalique (tronc). - Appelé encore tronc innominé; c'est le tronc commun des artères- sous-clavière et carotide primitive droites; il naît de l'aorte au moment de sa première courbure; sa longueur est de 2,8 à 3 cm, situé en avant et à droite des autres artères formées par la crosse de l'aorte; derrière le sternum, en avant de la trachée, ce tronc se dirige obliquement de bas en haut et de dedans en dehors.

Bractée, du latin bractea = lame, corps mince; les bractées sont les plus fines et les plus délicates des feuilles. - Terme de botanique s'appliquant aux feuilles qui accompagnent les fleurs et qui offrent en quelque sorte la transition entre les feuilles proprement dites et le calice, composé ordinairement de parties foliacées. Quelquefois même, les bractées prennent la coloration de la fleur. A mesure qu'elles s'élèvent sur la plante (ainsi, du reste, que les feuilles ordinaires), les bractées deviennent plus petites. C'est à leur aisselle que naissent les axes floraux; les bractées sont dites stériles lorsque ceux-ci ne se développent pas. Dans certaines plantes, telles que les crucifères, les bractées avortent complètement. Souvent elles sont extrêmement caduques et ont ainsi donné lieu à des méprises dans les descriptions qui signalaient leur absence alors qu'elles avaient réellement existé. Quant à la forme des bractées, elle se rapporte à peu près à celle des feuilles. Dans le mélampyre des prés, les bractées sont pennatifides et pectinées; dans le mélampyre crête de coq, ainsi que dans certaines espèces de sauge et de moutarde, elles sont très vivement colorées. Les bractées sont un peu épineuses dans la soude, la molucelle, etc. Les spathes qui entourent les fleurs d'un grand nombre de plantes monocotylédones, l'involucre et l'involucelle qui accompagnent l'inflorescence des Ombellifères, le calicule qui n'est en quelque sorte qu'un calice extérieur, comme dans les Malvacées, la cupule qui accompagne les fleurs femelles de certains arbres amentacés, enfin les organes connus sous les noms de glume, glumelle et glumellule et entourant les fleurs des Graminées, ne sont autre chose que des bractées. (G-s.).

Brai (botanique industrielle). - On appelle ainsi la poix que l'on retire du pin et du sapin, et qui, par l'action de l'air, se solidifie et devient cassante et vitreuse. Le brai se présente sous plusieurs aspects différents; tantôt il résulte de la distillation de la térébenthine, dont on veut extraire l'huile essentielle, alors le résidu prend le nom de brai sec, colophane, arcanson; dans cet état, il est employé à une foule d'usages industriels, tels que la cire à cacheter commune, le mastic dur, et en pharmacie pour la confection de certains emplâtres; enfin, les musiciens s'en servent pour frotter les crins de leurs archets, d'où vient son nom d'arcanson. Les vieux bois de sapins, brûlés dans un fourneau, donnent le goudron ou brai liquide, qui est un mélange de sève et de suc résineux. Enfin, le brai gras, poix noire, peg, provient d'addition de brai sec pendant la combustion qui produit le brai liquide, ou de l'évaporation des goudrons de pin; on le prépare aussi au moyen d'un mélange de brai sec, de goudron, de poix noire, qu'on fait fondre dans une chaudière de fonte; les brais sont employés surtout dans les constructions navales. Ils se fabriquent surtout dans les pays du Nord.

Branche. - On donne ce nom en anatomie à certaines divisions des vaisseaux et des nerfs : ainsi, tandis que les principales divisions portent le nom de tronc, et les plus petites celles de rameaux, de ramuscules, les moyennes s'appellent branches. On désigne encore sous ce nom certains prolongements des os; ainsi les branches du pubis, la branche montante du maxillaire„ etc. - En botanique on appelle branches les divisions principales et secondaires de la tige d'un végétal; on réserve toutefois presque exclusivement ce nom pour les arbres et les arbrisseaux. Elles résultent de l'évolution et de l'allongement des bourgeons qui ont d'abord constitué des rameaux, dont chacun, à son tour, se couvrira de bourgeons nouveaux, se développant en ramifications nouvelles et préparant une troisième, une quatrième génération. Du reste, ces branches et ces rameaux sont composés des mêmes parties que la tige, et il ne leur manque que la racine pour être un petit arbre; aussi a-t-on imaginé de couper les plus jeunes branches pour les mettre en terre et avoir un nouvel arbre, et on a souvent réussi. On distingue plusieurs sortes de branches dans les arbres fruitiers soumis à la taille : les B. maîtresses ou mères-branches, qui tiennent au tronc et d'où partent les autres ; les B. à bois, B. sous-mères, qui forment les extrémités des branches; elles ne doivent pas porter de fruits l'année suivante; les B. tertiaires, qui naissent sur les précédentes; les B. à fruits, B. coursonnes, plus faibles, à boutons ronds, qui naissent des branches à bois de l'année précédente : on peut encore citer les B.. folles, chiffonnes, courtes et menues; les B. gourmandes, qui prennent trop de nourriture et qu'il faut couper; enfin, les B. aoûtées, qui ont acquis après le mois d'août la consistance nécessaire pour l'opération de la greffe et résister à la gelée.

Branchies, du grec branchia = branchies. - Les branchies sont des organes de respiration aquatique caractérisés par ce fait, qu'ils sont en général saillants à la surface du corps et baignés dans l'eau aérée, sans que celle-ci, comme l'air dans les poumons, soit obligée de pénétrer dans une cavité intérieure où le sang et l'élément respirable vont pour ainsi dire au-devant l'un de l'autre. La forme des branchies varie extrêmement: Chez les Poissons, ce sont des lames arquées exactement disposées comme des peignes, et dont chaque dent contient une portion du réseau capillaire respiratoire. Ces lames sont situées de chaque côté du cou, et leurs interstices communiquent avec la cavité buccale. Le poisson attire l'eau dans sa bouche en l'ouvrant largement, puis en la refermant il chasse ce liquide vers la partie postérieure de cette cavité. A droite et à gauche, cette eau rencontre les fentes qui séparent les ares branchiaux et glisse entre eux pour aller s'échapper par les ouvertures extérieures de l'appareil branchial. Cet appareil est en effet recouvert par une lame plus au moins mobile, nommée l'opercule, et communique avec le dehors de chaque côté du cou par une fente unique ou multiple, que l'on nomme l'ouïe ou les ouïes. Quant au sang, il est amené aux branchies par l'artère née du ventricule unique du coeur. Un très grand nombre d'animaux invertébrés respirent par des branchies : ainsi parmi les Arthropodes; les crustacés, les cirrhopodes, la plupart des Annélides; presque tous les Mollusques ont la respiration branchiale. Du reste, ces organes présentent de très grandes différences dans ces animaux

Branchiostège (anatomie, zoologie), du grec branchia = branchie, et stegô = je couvre. - Terme par lequel on désigne, chez les poissons, l'opercule osseux et membraneux qui recouvre l'orifice extérieur de la cavité branchiale et des muscles qui le meuvent.

Bras, brachium, des Latins. - Dans le langage ordinaire, on appelle ainsi tout le membre supérieur; il ne doit désigner cependant que la portion comprise entre l'épaule et le coude; sa forme est à peu près cylindrique, plus arrondie chez la femme dont la graisse est plus abondante et les muscles plus faibles. Un seul os, qu'on nomme humérus, en constitue la partie centrale. Divers muscles l'entourent et s'insèrent sur lui, mais quatre seulement appartiennent en propre au bras; ce sont les muscles triceps brachial (scapulo-olécranien), en arrière, coraco-brachial (coraco-huméral) en dedans, brachial antérieur (huméro-cubital), et biceps (scapulo-radial) en avant. Un muscle qui s'attache à la clavicule et à l'omoplate, le deltoide (sous-acromio-huméral)  après avoir contribué au relief que forme l'épaule, se termine en pointe et vient s'insérer sur l'humérus en formant une dépression à la partie moyenne et externe du bras.  L'artère principale du bras est l'artère humérale ou brachiale, qui fait suite à l'artère axillaire; sa direction est celle d'une ligne qui s'étendrait obliquement du creux de l'aisselle à la partie moyenne du pli du coude on peut sentir ses battements à la partie interne du membre, au-dessous de l'aisselle. Dans ce point, l'artère humérale repose immédiatement sur l'os, ce qui permet de la comprimer et d'arrêter ainsi une hémorrhagie quel résulterait de la blessure de quelques-unes des branches situées au-dessous. Le bras possède deux veines principales sous-cutanées, la basilique en dedans et la céphalique en dehors, deux veines profondes accompa gnant l'artère. Les nerfs sont au nombre de cinq : les nerfs médian, radial, cubital, musculo-cutané et brachial cutané interne. (S -y.).

Bréchet (zoologie). - On désigne généralement sous ce nom la partie antérieure du sternum et l'appendice-xiphoïde chez les oiseaux, principalement lorsque ces os présentent une espèce de carène saillante et longitudinale, destinée à donner plus de force aux muscles abaisseurs de l'aile, qui s'y insèrent; c'est ce qui a lieu chez ceux dont le vol est puissant; au contraire, cette carène manque chez ceux qui ne peuvent pas s'élever dans les airs et qui n'ont que des ailes rudimentaires, tels sont le casoar et l'autruche : quelquefois ce nom sert à désigner seulement l'appendice xiphoïde.

Bronches, du grec bronchos = gosier. - Ce sont les deux branches de bifurcation de la trachée avec laquelle elles ont la plus grande analogie de forme et de structure. Ces deux divisions vont l'une au poumon droit, l'autre au poumon gauche; la bronche droite est plus grosse, mais plus courte que la gauche; celle-ci est embrassée par la crosse de l'aorte, l'autre par la veine azygos; à la racine des poumons, les bronches se divisent de nouveau en deux branches, et successivement chaque branche se bifurque à son tour; dans ce trajet, les bronches sont formées par une série d'arceaux cartilagineux incomplets en arrière et séparés par autant d'anneaux fibreux; elles sont, en outre, pourvues de fibres musculaires et tapissées par une membrane muqueuse à l'intérieur; enfin, dans les dernières ramifications des bronches, on ne trouve plus d'arceaux cartilagineux; celles-ci continuent à se diviser, et chaque ramuscule se termine dans un lobule pulmonaire. (F.-N.).

Bronchiales, Bronchiques, qui a rapport aux bronches. Ces termes apparaissent dans les dénominations suivantes : - Artères bronchiques : ordinairement deux de chaque côté; elles naissent de la sous-clavière, ou de la mammaire interne, ou des intercostales; elles accompagnent les bronches. - Cellules bronchiques ce sont de petites vésicule formées d'un tissu cellulaire lâche, qui, par leur réunion, constituent les lobules pulmonaires où aboutissent les ramuscules des bronches et où s'accomplit le phénomène chimique de la respiration. - Glandules bronchiques : petites glandes ovoïdes, aplaties, accolées à la face externe de la membrane fibreuse, entre celle-ci et la couche musculaire et dans l'intervalle des arceaux cartilagineux. - Nerfs bronchiques, fournis par le pneumo-gastrique.

Buccal, buccale (anatomie), qui appartient à la bouche. - Ce terme apparaît notamment dans les dénominations suivantes : 1° Artère buccale : elle naît de la maxillaire interne au niveau de l'angle de la mâchoire inférieure; 2° Glandes buccales, situées entre le buccinateur et la membrane interne de la bouche; elles sécrètent une humeur qui lubrifie la bouche; 3° Nerf buccal, fourni par le maxillaire inférieur.

Buccinateur (muscle), Alvéolo-labial de Chaussier. - Ainsi nommé à cause du rôle essentiel qu'il remplit dans le jeu des instruments à vent. C'est le muscle propre de la joue; il est large, mince, quadrilatère; ses fibres insérées à la face externe des bords alvéolaires supérieur et inférieur, et à une aponévrose étendue de l'apophyse-ptérygoïde au maxillaire inférieur, se portent en avant; arrivées au niveau de la commissure des lèvres, elles s'entre-croisent et vont se terminer à l'orbiculaire des lèvres : c'est ainsi que le buccinateur devient antagoniste de l'orbiculaire, en allongeant transversalement la bouche.

Buisson (arboriculture). - On donne ce nom, en langaqe forestier, à une touffe d'arbrisseaux, ou bien à un arbre qui, à force d'avoir été brouté par le bétail, est resté rabougri et a poussé de petites branches sans ordre. En termes de jardinier, c'est un arbre fruitier que l'on a taillé de manière à l'évider dans le milieu; il présente alors à l'oeil la forme d'un cône renversé plus ou moins évasée L'avantage du buisson sur l'espalier, c'est d'offrir une grande surface et d'avoir toujours une partie de ses branches et de ses fruits garantis du vent dominant et exposés au soleil.

Bulbe (grec bolbos = oignon). - Renflement souterrain de l'oignon et des plantes analogues, constitué par un bourgeon écailleux, composé de trois parties : 1° le plateau, tige souterraine, très courte et en forme de disque; 2° les racines, qui naissent de la face inférieure du plateau; 3° les écailles, ou feuilles rudimentaires charnues situées sur la face supérieure du plateau. - Renflement arrondi situé au fond des cavités où se forment les poils et les dents (bulbe pileux, bulbe dentaire).

Bulbe rachidien. - Portion renflée de la moelle épinière et logée dans le crâne au-dessous du cerveau et du cervelet.

Bulbille (botanique). - On appelle ainsi certains bourgeons organisés pour se développer indépendamment de la tige mère, et produire de la sorte, non pas une simple branche, mais bien un nouveau végétal. C'est un bourgeon charnu, dont les écailles sont peu nombreuses, mais épaisses, et, quelquefois soudées ensemble en une seule masse. Peu adhérent à l'aisselle de la feuille, il s'en détache bientôt; il petit alors être replanté et produire un nouveau végétal. Le lis bulbifère offre un exemple bien connu de ce mode de reproduction. Le bulbille, qu'on appelle encore gemme, a des analogies remarquables avec le bulbe, dont il est un diminutif.

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