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T
Tacamahaca ou Tacamaque (ancienne matière médicale). - Sorte de résine anciennement utilisée en médecine et qui provenait semble-t-il de différentes sources et particulièrement de quelques espèces d'Iciquier et de Calophylle. Une première espèce décrite par plusieurs auteurs sous le nom de résine animée, a été désignée sous celui de Tacamaque jaune huileuse par Guibourt, qui la confondait avec la résine animée produite par  les iciquiers d'Amérique. Elle est un peu opaque ou transparente, d'un jaune quelquefois un peu rougeâtre, se laisse mâcher facilement en donnant une saveur douce et agréable, et a une odeur suave et assez forte. Il en existait dans le commerce une variété huileuse incolore qui a été vendue comme résine. élémi, et nommée aussi Encens de Cayenne; une variété jaune terreuse d'Afrique, attribuée à un Bursère, etc. Plusieurs espèces du genre Calophylle, le résine tacamahaca des Indes, le C. inophylle de la Réunion, entre autres, donnent encore une résine tacamaque verte, molle, gluante, connue sous les noms de Tam. de l'île Bourbon, Baume vert, Baume de Marie. 

Talles, Taller. - Les talles sont les branches qui se détachent du collet d'une plante et y forment une touffe; les céréales, les gazons tallent lorsqu'ils émettent de tour collet des chaumes secondaires qui plus tard produiront un épi ou une panicule.

Talon (anatomie), talus, calx des Latins. - On appelle ainsi la partie postérieure et inférieure du pied qui fait une saillie au delà du niveau de la circonférence inférieure de la jambe. Cette saillie est formée par l'os-calcanéum.

Tanin ou Tannin. - Il existe dans l'écorce de chêne une substance qui jouit de la propriété de former avec les peaux des animaux une combinaison imputrescible, qui n'est autre chose que le cuir. Cette substance à laquelle le tan des tanneurs doit son efficacité est une matière astringente; sa dissolution précipite en noir les sels de fer; elle forme dans les dissolutions d'albumine et de gélatine des, précipités blanchâtres volumineux qui durcissent à l'air et deviennent imputrescibles. Ce n'est pas seulement dans l'écorce de chêne que se trouve le principe dont nous parlons; on le trouve dans la noix de galle, dans l'écorce de la plupart des arbres, notamment du marronnier, de l'orme, du saule, dans certains sucs, comme le cachou, etc., et, en général, dans toutes les parties desvégétaux jouissant de propriétés dites astringentes.

Tapioca. - Espèce de fécule alimentaire que l'on retire de la racine de Manioc, qui contient un suc très vénéneux, très altérable et volatil, dont on  le débarrasse pour en retirer un aliment abondant et salutaire. Cette fécule constitue un certain nombre de produits auxquels on a donné différents noms; ainsi le couaque se prépare avec la racine ripée, exprimée, séchée sur des claies chaudes et criblées. Elle se gonfle beaucoup par la cuisson et on en fait des potages très nourrissants. La cassave est la même fécule, mais non séchée, que l'on étend sur des plaques chaudes et dont ou fait un biscuit solide, très recherché. La moussache ou cipipa est la fécule pure, lavée et séchée à l'air. Préparée ensuite sur des plaques chaudes, elle se cuit en partie, se prend en grumeaux durs et irréguliers, c'est le tapioca (ou tapioka). Quelque ressemblance avec le sagou lui a fait donner quelquefois le nom de sagou blanc. Le tapioca est inodore et jouit de toutes les propriétés chimiques des autres fécules. Par la cuisson, il forme une espèce de gelée ou d'empois qui offre un caractère particulier de transparence et de viscosité. On en fait des potages, des gelées semblables à ceux que l'on prépare avec le sagou. l'arrow-root, etc.

Tarière . - On donne ce nom à des organes diversement figurés que portent à l'extrémité postérieure de l'abdomen certains insectes, tels que les ichneumons, les sirex, les cynips, les tenthrèdes, les sauterelles, les cigales, etc. Ces tarières, le plus ordinairement destinées à la ponte, sont presque toujours l'apanage des femelles, qui les emploient à percer les téguments des végétaux ou des animaux pour déposer leurs actifs sous ces tissus.

Taro (botanique). - Nom généralement répandu en Océanie pour désigner une matière féculente nutritive qu'ils retirent de l'Arum esculentum, Lin., et de l'A. sagittafolium, Lin., qui sont aujourd'hui du genre Caladium, Venten. Ces plantes sont traditionnellement cultivées dans les lieux humides, près des cabanes; elles croissent à l'état sauvage et leur fécule est très pure. En Nouvelle-Zélande, on nome aussi taro une espèce de pain grossier fait avec les racines de l'Acrostichum furcatum, Less.

Tarse, du grec tarsos =claie). - Partie postérieure du pied, comprise entre la jambe et le métatarse, ou mieux entre les articulations tibiotarsienne et la tarsométatarsienne, vulgairement cou-de-pied. Le trase est composé de sept os formant deux groupes. Le groupe postérieur comprend l'astragale et le calcanéum. -  Cartilage tarse : cartilage de la paupière. - Chez les insectes, ensemble des articles qui terminent chaque membre, en partant du tibia.

Taxinomie ou Taxonomie*. - Science des lois de la classification.

Tectrices, du latin tectrix, qui couvre. - Les ornithologistes donnent ce nom aux plumes imbriquées qui, chez les oiseaux; couvrent l'aile et la base de ses grandes plumes, ou la base des grandes plumes de la queue.

Téguments, du latin tegere, couvrir. - On donne ce nom aux couches membraneuses  formées d'une ou plusieurs couches de cellules, destinées à recouvrir et à protéger les parties sous-jacentes, et qui recouvrent extérieurement les corps des animaux. Les botanistes l'ont aussi adopté pour désigner l'enveloppe extérieure des plantes. On insistera ici sur le tégument des plantes. Le tégument de la feuille s'appelle épiderme; outre les poils, les glandes et les épines qu'il peut porter, il est toujours muni de stomates. Quant aux téguments de l'ovule et de la graine, il importe seulement de dire quelques mots de leurs variations. Suivant la conformation des cellules épidermiques, la surface du tégument est tantôt lisse et même luisante (haricot, fève, etc.), tantôt soulevée de verrues, comme dans le Corydalis, de crêtes ondulées, comme dans le tabac, ou d'aréoles polygonales, comme dans le pavot, le muflier, etc. Il n'est pas rare de voir ces cellules se prolonger en poils, tantôt répartis uniformément sur toute la surface, comme dans le cotonnier, tantôt localisés en certains points où ils constituent l'aigrette. Chez quelques plantes, comme le lin et le cognassier, les cellules épidermiques du tégument ont leurs membranes gélifiées : en se gonflant au contact de l'eau, ces membranes enveloppent la graine dans une couche gélatineuse qui la fixe au support. Les variations ne sont pas moins grandes en ce qui concerne le parenchyme des téguments de la graine; elles sont alors en rapport avec celles des enveloppes du fruit. Ce tégument peut être charnu comme dans le grenadier ou l'opuntia, ou bien de consistance papyracée (chêne, noyer, amandier) ou ligneuse (vigne, pin). Il peut encore se différencier en deux couches faciles à séparer; quelquefois l'externe est molle et charnue, l'interne dure et ligneuse (cycadées); mais le plus souvent c'est la couche externe qui est dure, tandis que l'interne est plus molle. Enfin le parenchyme du tégument peut s'accroître en certains points limités de façon à constituer des expansions de diverses formes : telles sont les caroncules des euphorbes, situées autour du micropyle, les arillodes des polygalas, du fusain, de la noix muscade, les crêtes ou strophioles de la graine de chélidoine. Le rôle physiologique de ces expansions n'est pas toujours connu; elles sont vraisemblablement, de même que les poils et les sculptures des graines, en rapport avec les procédés de dissémination de celle-ci. (Dr L. laloy).

Tempe. - On a donné ce nom à la dépression que présente la tête sur ses parties latérales, entre le front et l'oeil qui sont en avant, et l'oreille qui est en arrière. Elle correspond à la fosse-temporale.

Temporal. - Qui a rapport aux tempes. Os temporal :  os pair, non symétrique, qui occupe la partie latérale et inférieure du crâne, au-dessous du pariétal et au-devant de l'occipital. Il et percé de nombreux canaux par où passent les nerfs et les vaisseaux se rendant à l'oreille interne, ou s'en éloignant.

Tendineux, qui a rapport aux tendons. -  Centre tendineux, autrement dit centre nerveux du diaphragme. - Tissu tendineux., etc.

Tendon. - Cordon ou faisceau fibreux, blanchâtre, situé à l'extrémité des muscles et servant à les relier aux os et  à d'autres parties. Les tendons sont plus ou moins longs, quelquefois ronds, mais généralement aplatis, d'un blanc luisant. Ils sont constitués par des fibres conjonctives légèrement ondulées.

Tendon d'Achille. - On appelle ainsi, en souvenir de la blessure du héros grec, un gros tendon aplati, formé, à la partie postérieure et inférieure de la jambe, par la réunion des tendons des muscles jumeaux et soléaires et s'attachant au calcanéum.

Tentacules, du latin tentare, tâter. - On donne ce nom aux prolongements charnus, non articulés, non soutenus par des parties solides avec lesquels  les animaux à corps mou, et particulièrement les Mollusques, les Vers, les Coelentérés et les Protozoaires saisissent leur proie ou touchent les objet pour les reconnaître.

Térébenthine. - La térébenthine est un liquide brun très visqueux qui suinte par des incisions faites un pin maritime lorsqu'il a un certain âge, environ 40 ans. On la purifie en la filtrant sur du menu bois, puis en la faisant passer lentement à travers les ais mal joints d'un tonneau, et enfin on la distille. Par cette opération la térébenthine se sépare en deux parties : l'une solide et inodore, c'est la colophane; l'autre liquide et odorante, c'est l'essence de Térébenthine.

Tergéminé, du latin ter, trois, et geminatus, doublé. - Adjectif dont on se sert pour désigner des feuilles dont le pétiole commun porte à son sommet une paire de folioles, et en outre deux pétioles secondaires qui ont aussi chacun à leur sommet une paire de folioles. Exemple : Mimosa tergemina, Lin, de l'Amérique méridionale.

Tertiaire (structure). - Conformation tridimensionnelle d'une protéine, comprenant des interactions entre les éléments structurels secondaires et  formée à partir d'interactions entre les chaînes latérales d'acides aminés.

Test ou Têt, en latin testa. - Mot par lequel les auteurs ont souvent désigné l'enveloppe de la plupart des mollusques à laquelle nous donnons le nom de coquille, et d'où est venu le qualificatif de testacés appliqué aux animaux qui en sont pourvus. Il paraît cependant, que le mot testa étant défini d'après la dureté, la solidité et même le mode de rupture de l'enveloppe crétacée, recevait une application moins restreinte que celle que nous lui donnons aujourd'hui; ainsi on rangeait parmi les testacés, les Tortues, les Crustacés, les Oursins.

Testa. - En botanique, c'est le nom par lequel on désigne l'enveloppe la plus extérieure de la graine. En zoologie le terme est également utilisé (généralement sous les formes francisées de test ou de têt pour désigner la coquille des mollusques ou l'enveloppe de divers autres invertébrés (tuniciers, notamment).

Testicule. - Glande génitale mâle, qui produit les spermatozoïdes. Les testicules sont normalement au nombre de deux, situés dans les bourses (scrotum); ils ont la forme d'un ovoïde aplati, du volume d'un oeuf de pigeon, Chaque testicule est enveloppé de deux membranes, l'une fibreuse, adhérente, appelée albuginée; l'autre mobile, la tunique vaginale.

Tête, du latin testa = pot de terre. - Extrémité supérieure du corps de l'humain et antérieure de celui des autres animaux, contenant le cerveau et les organes de plusieurs sens.

Thalamencéphale. - Nom sous lequel on désigne la partie dorsale du diencéphale ou cerveau intermédiaire antérieur.

Thalamus, mot latin qui signifie lit nuptial. - Nom donné au réceptacle de la fleur ou extrémité du pédicelle où s'insèrent les organes de la fleur; c'est de ce mot qu'est venu celui de thalamiflore, qui est à peu près synonyme de torus.

Thalle, thallus, du grec thallos, rameau, fronde. - On appelle ainsi chez les Lichens l'organe qui porte la fructification, et qui n'est autre chose que le corps même du lichen.

Thérapie génique. - Traitement des maladies génétiques par ajout de gènes, utilisation de virus pour transporter les nouveaux gènes à l'intérieur de la cellule.

Thériaque, du grec thêriakè; de thèr, bête sauvage [la thériaque passant jadis pour guérir la morsure des bêtes sauvages]). - Electuaire dont la fornule primitive serait due à Mithridate, mais qui a subi de nombreuses modifications dans le cours des âges et dans les diverses pharmacopées. Des 60 substances que doit renfermer la thériaque initialement, elle n'en contiendra plus par la suite que 20, 10 ou même 3 ou 4 dans les diverses pharmacopées qui l'ont maintenue. La thériaque française contenait ainsi une soixantaine de produits animaux, végétaux et minéraux, mis en pâte à l'aide de miel et de vin de grenache. Employée jadis, comme stomachique, en pilules, bols, épithèmes, etc., elle devait la majeure partie de son action à l'extrait d'opium dont elle renfermait environ 25 milligrammes par 4 grammes.

Thoracique, qui a rapport au thorax. - Les artères thoraciques; elles sont au nombre de trois l'interne ou mammaire interne, qui naît de la sous-clavière, descend dans  l'intérieur de la poitrine, se distribue par plusieurs branches au diaphragme et aux espaces intercostaux, et va se terminer sous le muscle droit; l'externe supérieure et l'externe inférieure, nées toutes deux de l'axillaire. - Le canal thoracique; c'est à lui que viennent aboutir tous les vaisseaux lymphatiques des membres inférieurs, de l'abdomen; du membre supérieur gauche de ceux de  la partie gauche de la tête, du cou, du thorax.

Thorax. - Chez les vertébrés, cavité protégée par des parois osseuses et contenant les principaux organes de la circulation et de la respiration. - Le thorax, chez l'humain, est une cavité conoïde, à base inférieure. Elle est circonscrite en arrière par les vertèbres, latéralement par les douze paires de côtes, en avant par le sternum. Le thorax est separé en bas, de l'abdomen, par le diaphragme ; il se continue en haut avec le cou. De façon générale, chez les mammifères, sur les premières côtes, prend point d'appui, de chaque côté, la ceinture scapulaire ou thoracique, constituée par les clavicules et les omoplates. Cette ceinture rattache au thorax les membres thoraciques ou supérieurs. Dans le thorax se trouvent les deux poumons, séparés par le médiastin. - Chez les insectes , région qui vient immédiatement après la tête. Chez les insectes tels que les mouches, le thorax est ce qu'on appelle vulgairement le corselet. - La plupart des crustacés ont la tête soudée avec le thorax, et cet ensemble constitue le céphalothorax. C'est au thorax que s'articulent tous les organes de la locomotion : pattes et ailes, etc.

Thridace (ancienne matière médicale), du grec thridax, laitue. - La thridace est le suc de laitue extrait de feuilles fraîches des tiges de laitue; pour l'obtenir, on pile ces feuilles dans un mortier de marbre; on exprime fortement et on chauffe le suc; passé ensuite à travers un tissu, de laine, ou évaporé au bain-marie, jusqu'en consistance de sirop. Il ne faut pas confondre la thridace avec le lactucarium, qui est le suc épaissi s'écoulant naturellement d'incisions pratiquées à  la tige de la laitue. La thridace était employée comme un calmant beaucoup moins actif que le lactucarium. 

Thurifère, du latin thus, thuris, encens, et fero, je porte. - On a donné cette épithète, en général, aux arbres dont on extrait l'encens, et particulièrement au Roswellia serrata, D. C., et au Rosw. papyracea, Ach. Rich., tous deux de la famille des Burséracées. - Le même nom pourrait être appliqué encore à certains Iciquiers, de la même famille, qui produisent ce qu'on nomme Encens de Cayenne ou Tacamaque huileuse incolore (Tacamahaca).

Thymus, du grec thumos = loupe. - Glande oblongue, bilobée, située à la partie supérieure du médiastin antérieur, derrière le sternum et à la partie inférieure du cou, où elle est couverte par les muscles sterno-hyoïdien et sterno-thyroïdien. Développé chez les enfants, le thymus régresse à partir de la puberté. C'est, chez le veau, l'organe connu sous le nom de ris de veau. 

Thyro-hyoïdien, -ienne, de thyroïde et de l'os hyoïde. - Membrane thyro-hyoïdienne : de nature fibro-celluleuse, c'est celle qui unit l'os hyoïde au bord supérieur du cartilage-thyroïde. - Muscle thyro-hyoïdien : court, mince, quadrilatère, il est situé à la partie antérieure du larynx; il s'attache en haut au corps et à la grande corne de l'os hyoïde, et en bas au cartilage thyroïde. Il rapproche ces deux parties l'une de l'autre.

Thyroïde, du grec thureos = boucher, et eidos = forme). - Se dit d'une glande vasculaire sanguine située en avant du larynx. Le corps thyroïde ou glande thyroïde est formé, chez l'humain, par une masse unique dans laquelle on peut distinguer deux lobes latéraux, réunis par un isthme médian. Chez les animaux domestiques, il y a deux corps thyroïdes distincts, rejetés de chaque côté du larynx, et parfois des lobes thyroïdiens accessoires. Les parathyroïdes sont au nombre de deux paires chez les animaux domestiques, et doivent être distinguées des lobes accessoires. Les produits de l'activité des glandes thyroïdes tombent dans la circulation générale.

Thyrse (botanique), du grec thyrsos = lance. - On donne ce nom une espèce d'inflorescence du genre des grappes. C'est, comme la panicule, une grappe dont l'axe primaire porte des axes secondaires ramifiés en axes tertiaires; mais tandis que dans la panicule les pédoncules les plus longs sont à la base de l'inflorescence, ce qui lui donne une forme pyramidale, dans le thyrse les plus longs pédoncules sont au milieu, ce qui lui donne une forme subglobuleuse, comme en fer de lance. Ce n'est pour ainsi dire qu'une variété de la panicule; ainsi : le Lilas, le Troène.

Thysanoures. - Les Thysanoures constituent un ordre d'Insectes dépourvus d'ailes, à métamorphoses nulles; n'ont généralement que des ocelles et sont broyeuses. Cet ordre ne comprend qu'un très petit nombre de formes qui sont les plus primitives parce qu'elles manquent d'ailes et que leur corps est formé d'anneaux thoraciques et abdominaux à peu près tous semblables, ce qui les rapproche de certains Crustacés; toutes sont de petite taille. Citons parmi eux les Podures et les Campodéa qui vivent sous les feuilles; puis les Lepismes (Poissons d'argent) qui sont argentés et vivent dans les livres et le linge des armoires; ils ont onze anneaux abdominaux, faisant suite aux trois anneaux du thorax et se terminant par trois longs prolongements. (A. Pizon).

Tibia. - Os le plus gros de la jambe. Le tibia est un os long, prismatique, triangulaire, situé à la partie antérieure et interne de la jambe. Il s'articule supérieurement avec le fémur, inférieurement avec l'astragale. La partie interne de l'extrémité supérieure du tibia forme la malléole interne. - On nomme aussi tibia le troisième article de la patte, chez les insectes, et la cinquième division de chaque membre, chez les araignées. 

Tibial, -ale. - Qui a rapport au tibia. - Artères tibiales, au nombre de deux; elles résultent de la division de la poplitée; l'antérieure descend à travers les muscles de la partie antérieure de la jambe jusqu'au niveau de l'articulation tibio-tarsienne où elle prend le nom de pédieuse, dans ce trajet elle donne, entre autres rameaux, la récurrente du genou et deux rameaux malléolaires; la postérieure, plus grosse et moins profonde, descend le long de la partie postérieure de la jambe, et après avoir donné des rameaux aux parties voisines, s'enfonce sous la voûte du calcanéum et se divise ensuite en plantaire interne et plantaire externe.

Tiercelet - On appelle ainsi les mâles des rapaces, parce qu'ils sont généralement d'un tiers plus petits que les femelles. C'est surtout aux mâles des Éperviers et des Autours que l'on donne ce nom; on dit un tiercelet d'épervier, un tiercelet d'autour.

Tige. - Partie du végétal, qui s'élève de la terre et sert de support aux branches, aux feuilles et aux fleurs. Les anciens botanistes, et Linné entre autres, divisaient les tiges en tronc (truncus) pour les arborescentes, chaume (culmus) pour les tiges creuses, chalumeau (calamus) pour les tiges herbacées creuses et sans noeud des joncs; frons désignait la partie supérieure des tiges monocotylédones, support la base des mêmes tiges; mais dans la pratique actuelle, on n'a guère conservé que les deux premiers de ces noms. Pour les cryptogames, on emploie les mots thalle, hypne, pédicule. On distingue des tiges aériennes et des tiges souterraines. L'attitude de la tige est indiquée par l'un des adjectifs suivants : dressée (dattier), ascendante, herbacée, rampante (fraisier), stonolifére ou rhizomateuse (sceau de Salomon), bulbeuse, sarmenteuse (vigne) ou volubile (liseron, houblon). Dans certaines plantes (violette, plantain, primevère, etc.), la tige est réduite au point de paraître ne pas exister, et l'on dit ces plantes acaules. Dans d'autres (cactées, euphorbiacées), la tige et ses rameaux, pour s'adapter au milieu, prennent des formes spéciales; on appelle ces tiges eladodes ou tiges grasses. Lorsqu elle ne se ramifie pas (palmiers), la tige porte le nom de stipe; ramifiée, elle donne naissance aux branches. La limite entre la tige et la racine est constituée par le collet. La tige a pour fonction de soutenir les feuilles, et de conduire vers elles la sève brute venue de la racine; il en est qui se gorgent de substances destinées à servir de réserves à la plante. Chez les dicotylédones, la tige atteint des dimensions souvent imposantes; elle est constituée par différentes couches : épiderme, écorce, liège, cylindre central formé de tissus ligneux, ou libéro-ligneux, et parfois d'un noyau médulaire. Chaque année, une assise nouvelle de bois secondaire se forme, et l'on peut ainsi compter approximativement l'âge d'un arbre par l'examen d'une section de sa tige.  

Tissu. -  Ensemble de cellules ayant souvent même morphologie ou, du moins, remplissant la même fonction dans l'organisme. Les tissus constituent les organes. 

Torse, partie du corps humain qui comprend les épaules, les reins et la poitrine (Thorax).

Toucher (sens du). - Celui des sens par lequel on connaît, par le contact de certains organes, la forme et l'état extérieur des corps. Le toucher s'exerce surtout par les doigts de la main. 

Toundra. - Nom donné aux prairies arctiques qui se développent sur les côtes basses de la Russie, de la Sibérie, de l'Amérique du Nord.

Trachée,  anc. Trachée-artère, traduction de deux mots qui signifient artère âpre. - C'est classiquement, avec le larrynx et les bronches, le troisième élément du canal aérien. Mais on pourrait dire avec plus de raison, en faisant abstraction du larynx, dont la forme, la structure et surtout la fonction principale sont tout à fait distinctes, que la trachée et les bronches peuvent être considérées comme formant un conduit ou vaisseau unique dont la structure, la disposition, les propriétés sont partout sinon semblables, du moins fort analogues; toutefois nous nous conformerons à l'usage, et nous ne parlerons ici que de la trachée. La trachée, qui fait suite au larynx et se termine aux bronches, est située sur la ligne médiane à la partie inférieure du cou, au-devant de l'oesophage, en arrière du corps thyroïde; elle commence au niveau de la cinquième ou sixième vertèbre cervicale et s'étend jusque vers la troisième dorsale où elle se divise en deux branches qui constituent les bronches. Sa longueur est d'environ 11 cm et son diamètre de20 à 22 mm. Elle est formée d'une série de 16 à 20 arceaux cartilagineux et offre la même structure anatomique que les bronches. - En zoologie le nom de trachée a été donné, à cause d'une analogie de fonction avec la trachée proprement dite, aux organes qui servent à la respiration des Insectes.  - La même analogie conduit également à utiliser ce mot en botanique pour désigner certains conduits dans les plantes.  (F.-N.).

Tragus, tragos des Grecs. - Sorte de petit mamelon placé au-devant de l'orifice du conduit auditif externe qu'il semble cacher. Sa forme est plate et irrégulièrement triangulaire; sa base se continue en haut et en bas avec le reste du pavillon; son sommet est tourné en arrière et en dehors; son bord supérieur est, séparé du commencement de l'hélix par une échancrure; son éminence se couvre de poils chez les personnes âgées et c'est de là que lui vient  le nom de tragus qui veut dire bouc. (Antitragus).

Transcriptase inverse. - Enzyme trouvée dans les virus des groupes VI et VII de Baltimore qui convertit l'ARN simple brin en ADN double brin.

Transcription. - Processus par lequel l'ARN messager se forme sur une matrice d'ADN.

Transpiration. - Pris dans son acception générale, ce mot est synonyme de perspiration, exhalation, cependant il s'applique particulièrement à celle qui se fait à la surface des deux membranes qui sont en rapport direct avec l'air atmosphérique, c'est-à-dire la peau et les cavités pulmonaires ou les bronches, d'où l'on a reconnu deux principales sortes de transpiration, la transpiration cutanée ou transpiration insensible, à l'origine de la sueur, et la transpiration pulmonaire. La sueur a pour origine les glandes sudoripares, signalées d'abord par Sténon, étudiées et décrites depuis par un grand nombre de physiologistes. (F.-N.).

Transversaire, qui a une direction transversale. Citons deux muscles : - Le muscle transversaire du col , situé à la partie postérieure du cou et supérieure du dos, allongé, aplati, plus mince à ses extrémités qu'à son milieu, il s'attache en arrière aux apophyses- transverses des 3e, 4e, 5e, 6e, 7e vertèbres-dorsales; ces insertions tendineuses d'abord, se réunissent en un faisceau charnu qui se porte directement en haut et va s'attacher aux cinq on six dernières apophyses transverses cervicales. Il étend les vertèbres cervicales et les porte de son côté. - Le muscle tranversaire épineux; épais, allongé, triangulaire, situé derrière les lames vertébrales, il est composé de faisceaux placés les uns au-dessus des autres et s'étendant des apophyses transverses d'une vertèbre aux apophyses épineuses d'une autre; les plus superficiels vont d'une apophyse transverse à l'apophyse épineuse de la 5e ou 6e vertèbre située plus haut, et ainsi de suite; les moyens ne vont qu'à la 4e, et les plus profonds seulement d'une vertèbre à l'autre. Il étend la colonne vertébrale sur le bassin.

Transverse, c'est-à-dire situé en travers. Mentionnons : - Apophyses transverses des vertèbres. - Muscle transverse de l'abdomen; sur les parties latérales et antérieures de l'abdomen; large, aplati, quadrilatère, il s'insère en avant à la ligne blanche, en arrière aux apophyses épineuses et transverses des quatre dernières vertèbres lombaires; en haut, au bord-inférieur de la dernière côte et à la partie interne et inférieure des cartilages des six côtes suivantes; en bas à la crête de l'os iliaque et à l'arcade-crurale. Par ses contractions, il rapproche les parois abdominales du rachis et diminue la capacité du ventre.

Trapèze, du nom de la figure géométrique à quatre côtés dont deux seulement sont parallèles. - Muscle trapèze; il est plutôt triangulaire, très large, mince, aplati, et occupe la partie postérieure du cou, le dos et l'épaule. Il s'insère en arrière par des digitations aponévrotiques, au sommet de toutes les apophyses épineuses des vertèbres-dorsales, de la dernière cervicale aux ligaments inter-épineux, à la ligne courbe supérieure de l'occipital ; de ces différents points, les fibres charnues vont en convergeant vers le moignon de l'épaule, pour s'attacher à la clavicule, à l'acromion, au ligament acromio-claviculaire et à l'épine de l'omoplate. Ce muscle, sous-cutané et très adhérent à la peau dans la région du cou, élève l'épaule, en portant par un mouvement de bascule l'angle antérieur de l'omoplate en haut et l'inférieur en avant. - Os trapèze; le plus externe des quatre os de la rangée métacarpienne du carpe; il s'articule en haut avec le scaphoïde, en bas avec le premier métacarpien, en dedans (du côté du petit doigt) avec l'os-trapézoïde et le deuxième métacarpien, et donne attache à des ligaments articulaires. (F.-N.).

Trapézoïde, qui a la forme d'un trapèze. L'os trapézoïde est le 2e os de la rangée métacarpienne du carpe; plus petit que le trapèze, il s'articule avec lui en dehors; en dedans, avec le grand os; en haut, avec le scaphoïde; en bas, avec le 2e métacarpien.

Tribu*. - Division de la classification des espèces vivantes  dont le rang se situe entre la famille et le genre.

Tricuspide (valvule), du latin tres, trois et cuspis, pointe. - Nom donné à un repli membraneux existant à l'ouverture auriculo-ventriculaire droite du coeur, et qui, ainsi que son nom l'indique, présente trois espèces de pointes triangulaires. Elle se relève par suite de la contraction du ventricule, et empêche ainsi le sang de refluer dans l'oreillette; on l'a aussi nommée Valvule triglochine, du grec treis, trois, et glôchis, pointe.

Trifide, qui a 3 divisions, du latin tres, trois, et fidi, parfait de findo, je divise.

Triglycéride ou triacylglycérol. - Molécule de graisse; se compose de trois acides gras liés à une molécule de glycérol hydrocarboné à longue chaîne d'acides gras insaturés qui possède une ou plusieurs doubles liaisons dans la chaîne hydrocarbonée.

Trigone, du grec treis, trois, et gonia, angle, qui a trois angles. - Trigone cérebral : nom donné par Chaussier à la voûte à trois piliers, portion de substance médullaire du cerveau, formé par les fibres convergentes des circonvolutions postérieures du lobe moyen. Vu en dessus, il a la forme d'un triangle isocèle dont la base est en arrière. - Trigone vésical : espace triangulaire en forme de V, dont les deux angles de la base, tournés en arrière, présentent l'orifice des uretères; au sommet aboutit l'ouverture de l'urètre.

Trijumeau (nerf), Nerf trifacial de Chaussier, Nerf de la 5e paire. - C'est un des nerfs dits crâniens. Il naît par deux racines, l'une plus grosse, dite sensitive, du sillon intermédiaire aux fibres supérieures et moyennes de la protubérance annulaire, au travers de laquelle elle peut être suivie jusqu'au corps olivaire; la plus petite, dite motrice, se perd dans l'épaisseur du pédoncule du cervelet. En sortant de la protubérance, le nerf trijumeau, dont les deux racines sont accolées, se dirige vers le sommet du rocher, se rend dans le ganglion-semi-lunaire ou de Gasser, situé entre le rocher et la dure-mère. Par son bord inférieur, ce ganglion donne les trois branches qui ont valu son nom à ce nerf : l'Ophthalmique, la Maxillaire supérieure et la Maxillaire inférieure.

L'Ophthalmique pénètre dans l'orbite par la fente sphénoïdale en se. divisant en trois rameaux, le lacrymal ou externe, le frontal ou moyen et le nasal ou interne, de plus le ganglion ophthalmique.

La Maxillaire supérieure pénètre dans la fosse sphéno-maxillaire par le trou grand rond (du sphénoïde), de là dans la fosse canine, où il se divise en un grand nombre de rameaux orbitaires, dentaires, sous-orbitaires, etc. 

La Maxillaire inférieure, la plus grosse des trois, formée de deux branches, s'engage dans le trou oval ou maxillaire inférieur (du sphénoïde); à leur sortie, au fond de la fosse zygomatique, ces deux branches se réunissent en un tronc commun, qui se divise aussitôt en sept rameaux, qui sont : le temporal profond moyen, le massétérin, le buccal, le ptérygoïdien interne, le temporal superficiel, le dentaire inférieur et le lingual ou petit hypoglosse. (F.N.).

Triloculaire, du latin tres, trois, et loculus, loge. - Ce mot sert à caractériser un fruit ou une anthère à 3 loges; ainsi le fruit est triloculaire dans la tulipe.

Trisplanchnique (nerf), du grec treis, trois, et splanchnon, viscères, coeur. - Nom donné par Chaussier au nerf- grand sympathique, parce qu'il se distribue aux trois grandes cavités dites splanchniques, le crâne, le thorax et I'abdomen.

Trochanter. - On appelle trochanters deux éminences qui occupent l'extrémité supérieure du fémur et que l'on distingue en grand trochanter et petit trochanter. Ils étaient déjà désignés ainsi chez les Grecs, de trochaô, je tourne, parce qu'ils donnent insertion à presque tous les muscles rotateurs de la cuisse. - Le grand trochanter, situé un peu plus bas que la tête du fémur  et en dehors, sur la ligne prolongée du corps de cet os, fait saillie sous la peau. Il est quadrilatère et donne attache en dehors au muscle moyen fessier, en dedans on remarque une cavité-digitale, en haut s'insère le petit fessier, en arrière au carré de la cuisse. - Le petit trochanter (trochantin de Chaussier ) est situé en arrière et en bas de la base du col du fémur, il donne attache aux muscles psoas et iliaque réunis.

Trochin. - Nom donné par Chaussier à la plus petite des deux tubérosités de l'extrémité supérieure de l'humérus, celle qui est en dedans et en avant de la coulisse bicipitale. Le muscle-sous-scapulaire s'y insère.

Trochiter. - Chaussier a donné ce nom à la grosse tubérosité de l'extrémité supérieure de l'humérus, par analogie avec le trochanter du fémur; situé on dehors et un peu en avant, il donne attache aux muscles-sus-épineux et sous-épineux et au petit rond.

Trochlée, du grec trochilia, poulie. - Nom donné par Chaussier à l'espèce de poulie qui termine l'humérus intérieurement et en dedans.

Trompe. -  En zoologie, on nomme ainsi un prolongement situé auprès de l'orifice de la bouche et conformé pour saisir et amener à la bouche la matière alimentaire. On trouve une trompe chez certaines espèces de Mammifères (éléphants, tapirs) et d'Insectes; quelques Annélides présentent aussi la même disposition, ainsi : les Arenicoles, les Néréïdes.  

En anatomie, on a nommé ainsi certains organes à cause de quelque analogie de forme :
Trompe d'Eustache, canal en partie osseux, en partie fibro-cartilagineux, qui, partant de l'intérieur de la cavité du tympan; se rend à la partie latérale supérieure du pharynx; il a une longueur d'environ 6 cm. - Trompes de Fallope, ce sont deux conduits flottants dans l'abdomen et qui vont de l'utérus à l'ovaire, où elles aboutissent par une extrémité libre et évasée. Elles sont longues d'environ 12 cm. 

Trompes de Fallope. - Ces deux conduits, long de 10 à 13 cm , naissent des angles supérieurs de l'utérus et se portent vers chacun des ovaires. Leur extrémité voisine de cet organe est libre, évasée, flottante. C'est le plus souvent l'intérieur de la trompe de Fallope qu'a lieu la fécondation de l'ovule par le spermatozoïde.

Tronc. - En botanique, on désigne sous ce nom dans les végétaux, les tiges qui appartiennent en général aux arbres. Le tronc se voit dans la tige des arbres, le chêne, le sapin, le marronnier, le tilleul. C'est une tige ligneuse, conique, se ramifiant avec une régularité particulière, de façon à fournir de proche en proche des branches de plus en plus minces, c'est-à-dire de plus en plus jeunes, dont les dernières portent les feuilles. - En anatomie, c'est la partie principale du corps d'un animal, cette qui, chez les Vertébrés, porte les membres. Il correspond aux vertèbres-dorsales, lombaires et sacrées, et se compose essentiellement de deux cylindres emboîtés l'un dans l'autre, l'un extérieur, somatique, constituant la paroi du corps, l'autre intérieur, splanchnique, formé par le tube intestinal. Entre les deux, règne une cavité, la cavité pleuro-péritonéale, que le développement d'une cloison transversale, Ie diaphragme, a divisé en cavité péritonéale ou abdominale, et en cavités pleurale et péricardique dans le thorax

Tronc coeliaque, du grec coilia, ventre, bas-ventre : gros vaisseau artériel qui naît de la partie antérieure de l'aorte abdominale, entre les piliers du diaphragme, au dessous des artères sous-diaphragmatiques; après un court trajet horizontal de 1 à 1,2 cm, elle se divise en trois grosses branches, d'où lui est venu le nom de trépied coeliaque, par Haller, et qui sont :

1° la Coronaire stomachique qui se distribue à l'estomac, quelques rameaux à l'oesophage

2° l'hépatique plus volumineuse, qui, après avoir donné une branche pylorique, la gastro-épiploïque droite et la cystique pour la vésicule biliaire se distribue au foie par deux rameaux terminaux; 

3° la Splénique, la plus grosse des trois, qui donne des rameaux pancréatiques, la gastro-épiploïque gauche et les paisseaux courts.

Trophique. - Se dit de ce qui est propre à nourrir ou relatif à la nutrition. Ainsi des nerfs et centres trophiques, qui sont les nerfs qui interviennent exclusivement, en dehors de leur action sécrétoire ou vaso-motrice, à la nutrition des tissus

Trophoblaste. - Vésicule à paroi mince, qui représente une portion de l'endoderme primitif, détournée sa destination primitive, et qui constitue ainsi une couche superficielle formant une enveloppe provisoire à l'oeuf.

Trophocyte. - Cellule ectodermique libre, que l'on rencontre dans l'ectoderme vasculaire de la vésicule blastodermique de certains arthropodes (péripates).

Trophoplasma. - Partie de l'hyaloplasme ou cytoplasme amorphe, qui joue un rôle purement nutritif dans la cellule.

Trophosperme , du grec tréphein, nourrir, et sperma, graine. - Nom donné par L.-C. Richard au placenta végétal ou masse commune adhérente aux parois de l'ovaire d'où naissent les funicules communiquant avec chaque graine.

Tropique. - Se dit des fleurs qui, pendant plusieurs jours de suite, s'ouvrent le matin et se ferment le soir, en suivant le cours du Soleil, de telle sorte que l'heure de l'épanouissement suit l'accroissement ou le décroissement des jours.

Tropisme. -. Accroissement d'un organe dans une direction donnée, sous l'influence des excitants mécaniques, physiques ou chimiques.

Tunicine. - Polysaccharide qui a été découvert par Schmidt et étudié surtout par Berthelot. Elle a d'abord été confondue avec la cellulose ordinaire; c'est Berthelot qui l'en a distinguée. Tandis que la cellulose ordinaire est extraite des cellules et des fibres végétales, la tunicine est contenue dans l'enveloppe de certains animaux : les Tuniciers. Aussi l'appelle-t-on souvent cellulose animale. Pour préparer la tunicine, on la sépare des matières qui l'accompagnent en profitant de ce qu'elle est très stable et insoluble dans la plupart des réactifs. On fait bouillir pendant plusieurs heures des enveloppes d'Ascidies avec de l'acide chlorhydrique concentré; puis on lave à l'eau; on fait bouillir avec une dissolution de potasse marquant 32° Baumé; on lave encore à l'eau et on sèche le produit. On obtient ainsi une substance solide, blanche. Au point de vue chimique, la tunicine se distingue de la cellulose par une stabilité beaucoup plus grande. Tandis qu'une solution alcaline concentrée et chaude attaque rapidement la cellulose, la tunicine peut être chauffée à 220°C avec la potasse fondue sans subir d'altération. L'acide chlorhydrique concentré produit une transformation de la cellulose; il n'agit pas sur la tunicine même à l'ébullition. Le fluorure de bore enlève immédiatement à la cellulose l'eau qu'elle contient; il ne carbonise pas la tunicine. La cellulose se dissout dans l'oxyde de cuivre ammoniacal; cet oxyde a peu d'action sur la cellulose. Tous ces caractères établissent nettement l'existence de la tunicine comme corps distinct. Comme la cellulose et les autres hydrates de carbone, la tunicine peut dans des conditions convenables s'hydrolyser pour reproduire un sucre. L'hydrolyse de la tunicine se produit sous l'influence de l'acide sulfurique. On délaye de la tunicine sèche dans de l'acide sulfurique concentré et froid : elle s'y liquéfie peu à peu. On verse le liquide goutte à goutte dans un grand excès d'eau; on fait bouillir pendant une heure. La tunicine se transforme dans ces conditions en glucose-d. La tunicine se trouve très souvent mélangée dans les enveloppes d'animaux à une cellulose azotée, la chitine

Tunique. - Ce mot, à peu près synonyme de celui de membrane, est employé généralement pour désigner les enveloppes des organes; ainsi on dit les tuniques de l'estomac, des intestins, de la vessie, de I'oeil, du foie, etc.

Turcique (selle). - On appelle ainsi un enfoncement quadrilatère existant sur la face supérieure ou cérébrale du corps du sphénoïde; nommée aussi fosse pituitaire parce qu'elle loge la glande de ce dernier nom (c'est-à-dire l'hypophyse).

Tychoparthénogénèse (du grec tukhê = hasard, et de parthénogénèse). - Parthénogénèse accidentelle, telle qu'on l'observe, par exemple, chez les bombycides.

Tychopotamique (du grec tukhé = hasard, potamos = fleuve). - Adjectif utilisé principalement pour qualifier la Faune tychopotamique, qui est une forme du plancton potamique, limitée aux petites échancrures de la rive des fleuves et des cours d'eau, dans lesquelles l'eau se trouve relativement au repos. Dans les fleuves d'Europe, cette faune planctonique est relativement pauvre et comporte surtout des rotateurs.

Tympan. - Le tympan est une membrane mince, transparente, tendue en forme de cloison à peu près circulaire, et séparant le conduit auriculaire de la caisse du tympan, ou oreille moyenne. Elle est dirigée obliquement de haut en bas, de dehors en dedans et d'avant en arrière. La face externe du tympan est concave chez l'humain et les autres mammifères; elle est convexe chez les oiseaux.
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Tympan.
Tympan : 1. Face externe : A, apophyse verticale de l'enclume; B, manche du marteau. 2. Face interne : A, marteau; B, enclume; C. membrane du tympan.

La circonférence de la membrane est plus épaisse que le centre; elle s'encadre dans un petit anneau osseux ou cercle tympanique, qui s'isole facilement chez le nouveau-né, mais qui, chez adulte, est soudé à la base du rocher.

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Dictionnaire Les mots du vivant
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