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D
Dague (zoologie, vénerie). - C'est le nom que l'on donne au premier bois que le cerf pousse pendant sa seconde année, il a 16 à 19 cm de longueur. Ce n'est qu'une simple tige qui n'a pas de branches.

Dard. - Aiguillon de l'abeille et de certains insectes. - Pistil. - Rameau fructifère très court des arbres fruitiers, en particulier du pommier et du poirier.

Dartos (Scrotum)

Décafide. - Calice ou corolle décafides, dont le limbe est divisé en dix découpures.

Décliné (botanique). - On dit que le style, que les étamines sont déclinés, lorsqu'ils se portent vers la partie inférieure de la fleur; il en est ainsi dans le marronnier d'lnide, le lis jaune, le lis de Saint-Jacques, etc. Ce terme est opposé à celui de ascendant.

Décomposé (botanique). - On désigne par ce terme une conformation particulière de feuilles à limbe fractionné en folioles; ce qui caractérise les feuilles décomposées, c'est que les folioles sont portées seulement par les nervures secondaires provenant du pétiole commun, tandis que, dans les feuilles composées, les folioles sont portées par les nervures primaires. Les feuilles décomposées ont, en général, des folioles petites et très nombreuses, comme on le voit dans les vrais acacias, les mimosées, etc. Dans quelques espèces, le fractionnement du limbe étant encore plus grand, les folioles tiennent aux nervures ternaires ou quaternaires; ces feuilles sont supra-décomposées.

Défenses. - On donne le nom de défenses, en zoologie, aux dents prolongées hors de la bouche dans certains animaux et qui leur servent de moyens d'attaque ou de défense; c'est ce qu'on observe surtout dans le sanglier ou l'éléphant. - En botanique, mais moins généralement, on donne aussi ce nom aux épines, aux aiguillons dont certaines plantes sont couvertes.

Défoliation. - Chute des feuilles (Foliation).

Déglutition. - Acte par lequel, chez les mammifères, les aliments, mâchés et imbibés de salive, sont portés, à travers le pharynx, de la bouche dans l'oesophage, puis dans l'estomac. Le mot vulgaire avaler désigne cette idée et se dit en latin deglutire; telle est l'origine du nom adopté par les physiologistes. Lorsque les matières alimentaires sont convenablement préparées pour cet acte, la bouche se ferme, les parties molles les rassemblent sur le dos de la langue, qui les fait glisser entre elle et le palais vers l'orifice du gosier. Le bol alimentaire, alors, en venant toucher le voile du palais, provoque un mouvement qui porte toute la partie inférieure du gosier vers la bouche; en même temps, le voile du palais se porte en arrière et va, pour ainsi dire, au-devant du pharynx, qui s'avance vers lui. Ce dernier mouvement ferme tout accès dans les fosses nasales et empêche la moindre parcelle du bol d'y pénétrer. Le voile du palais, en se reculant, a ouvert l'orifice postérieur de la bouche; la partie inférieure du pharynx se présente à cet orifice et vient former une sorte d'entonnoir béant dans lequel le bol alimentaire glisse de la cavité-buccale. Il tombe dans ce récipient qui s'éloigne aussitôt en l'emportant avec lui. Pendant ce temps, le larynx s'est aussi porté vers la bouche, la glotte s'est cachée sous la base de la langue, et ce mouvement même a fait tomber l'épiglotte comme une soupape sur cette ouverture et a fermé ainsi le canal aérien. A peine le bol alimentaire glissant sur cette espèce de pont a-t-il pénétré dans le pharynx, que celui-ci s'abaisse, en entraînant le larynx, la glotte se relâche, l'épiglotte se relève et tout rentre dans l'ordre normal. L'acte de la déglutition est achevé.(DGS).

Déhiscent, Déhiscence (botanique). - Termes dont on se sert pour caractériser les fruits qui s'ouvrent d'eux-mêmes à la maturité. (Indehiscence).

Deltoïde (muscle). - Ainsi nommé à cause de sa forme triangulaire, de la lettre delta des Grecs; c'est le sous-acromio-huméral de Chaussier. Très large et épais, ce muscle embrasse, en se recourbant sur lui-même, les parties antérieure, externe et postérieure de l'épaule, dont il constitue cette forme arrondie que nous lui connaissons; de là il descend au côté externe du bras jusque vers son milieu, où il va s'attacher par un tendon aplati à une empreinte de l'humérus, qui porte son nom. En haut, il s'attache au bord antérieur de la clavicule, au sommet de l'apophyse-acromion et à l'épine postérieure de l'omoplate. - Cette triple attache a pour but de déterminer des mouvements de diverses sortes. En général, il a pour fonction d'élever le bras en le portant en avant ou en arrière, suivant les fibres qui agissent, et on doit voir par la disposition des parties que les faisceaux postérieurs peuvent abaisser le membre élevé. L'omoplate est aussi mue par ce muscle en même temps que l'humérus, mais dans un sens opposé et dans une bien moindre étendue. Quand l'humérus est fixé, le mouvement se passe dans l'épaule, dont la partie supérieure cet inclinée en avant. (F.- N.). 

Demi-fleuron (botanique). - On nomme ainsi dans les plantes de la famille des Composées, les fleurs à corolle ligulée, c'est-à-dire prolongée d'un seul côté en une longue lame dentelée à son extrémité (Fleuron).

Demi-membraneux (muscle). - Muscle situé à la partie postérieure de la cuisse, s'insérant d'un côté par une forte aponévrose et une portion charnue à la tubérosité de l'ischion, d'un autre côté, par un triple tendon, au condyle externe du fémur, à la partie postérieure et à la partie interne de la tubérosité interne du tibia (ischio-popliti-tibial, de Chaussier). Il fléchit la jambe sur la cuisse et porte celle-ci en arrière ou en dedans; ou bien, dans la station, il maintient le bassin horizontalement sur le membre inférieur.

Demi-tendineux ou demi-nerveux (muscle). - Nom d'un muscle de la région superficielle, postérieure, interne de la cuisse; c'est l'ischio-prétibial de Chaussier; inséré d'une part à la tubérosité ischiatique, par un tendon aplati, qui est en même temps celui du biceps-crural, d'une autre part, à la partie interne et inférieure du tibia. Comme le demi-membraneux, ce muscle fléchit la jambe sur la cuisse et porte celle-ci en arrière; il sert aussi dans la station à maintenir le bassin sur le membre inférieur.

Demi-palmé (zoologie). - Chez les Mammifères, les Oiseaux et les Reptiles qui vivent dans l'eau et dans les lieux marécageux, les doigts sont dits demi-palmés lorsque la membrane qui les unit ne s'étend pas au delà de la deuxième phalange.

Dents, du latin dens, dentis. - Les dents sont des organes de la bouche enchâssés dans la mâchoire et analogues à de petits os, qui servent à broyer les aliments, ou à mordre, et qu'on nomme, suivant leur forme, incisives, canines, molaires . - Chez l'humain et la plupart des autres animaux vertébrés, il existe des dents encastrées dans les maxillaires. Le nombre des dents varie avec chaque espèce
d'animal. L'humain en possède 32 à l'état adulte ( 8 incisives, 4 canines, 20 molaires), et 20 seulement dans l'enfance. Une dent se compose de deux parties : la racine, cachée dans l'alvéole du maxillaire, et la couronne, qui déborde au dehors; ces deux parties sont séparées par le collet. La dent est creusée d'une cavité centrale, qui contient la pulpe dentaire, et d'une partie dure, la dentine ou ivoire; cette dernière est recouverte sur la racine par le cément, qui est jaune, et sur la couronne par l'émail. Il existe trois sortes de dents : les incisives, les canines, et les molaires, divisées elles-mêmes en petites et grosses molaires. En général, la première dent apparaît chez l'enfant entre 4 et 10 mois : c'est le plus souvent une incisive inférieure; puis les incisives supérieures se montrent, et successivement les molaires, les canines ; enfin, vers 2 ans, les 20 dents de la
première dentition, ou dents de lait, sont au complet. Vers 6 ou 8 ans, une nouvelle dentition pousse, dans l'ordre suivant : incisives, petites molaires, canines et grosses molaires; les dernières dents, dites dents de sagesse, apparaissent entre 18 et 30 ans, et complètent le nombre de 32. Le rôle des dents consiste à diviser les aliments et à les mastiquer avant la déglutition, de bonnes dents indiquent généralement un bon estomac. - Les dents permettent souvent de déterminer l'âge des mammifères domestiques. (V. Boeuf, Cheval, Chien, etc.) Elles sont constituées des mêmes éléments anatomiques que chez l'humain et se distinguent en incisives, canines, molaires; c'est sur les molaires que portent principalement les différences.

Dentelé (muscle). - Ce nom a été donné à plusieurs muscles du corps humain : ainsi le grand dentelé; les petits dentelés ou dentelés postérieurs, distingués en supérieurs et inférieurs. Le petit pectoral a aussi été désigné par quelques anatomistes sous le nom de petit dentelé antérieur. - Muscle grand dentelé, costo-scapulaire de Chaussier. - Muscle large, couché sur la partie latérale de la poitrine et en partie caché par l'épaule. Il s'attache par son bord antérieur aux huit ou neuf premières côtes par autant de digitations ou dentelures (d'où lui vient son nom) dont les quatre ou cinq dernières s'entre-croisent avec les digitations du grand oblique de l'abdomen; en arrière, il s'attache au bord interne de l'omoplate. Par ses contractions, ce muscle tire l'omoplate en avant ou les côtes en dehors et en haut. - Muscles petit dentelés. - Le supérieur (dorso-costal, Chaus.), mince, étroit, situé dans le haut de la région dorsale, s'attache à l'apophyse épineuse de la dernière vertèbre cervicale et aux trois ou quatre premières dorsales, d'une part; d'autre part, aux quatre côtes qui suivent la seconde par autant de dentelures. L'inférieur (lombo-costal, Chaus.) va des deux dernières apophyses dorsales et des trois premières lombaires aux quatre dernières, où il présente les mêmes digitations que les précédents. Le premier de ces muscles élève les côtes, le second les abaisse et les porte en dehors. (F.-N.).

Dentition. - Formation, accroissement et sortie naturelle des dents. La dentition comprend d'abord le développement des follicules dentaires; ensuite, l'apparition des dents. Cette dernière partie se divise en première dentition, qui, chez l'humain, comprend 20 dents, et en seconde dentition, permanente, qui apparaît après la chute des dents de la première dentition (dents de lait) et comprend 32 dents. -
N. B. : Pour désigner l'ensemble des dents, on dit, plus correctement : denture.

Denture (zoologie, anatomie). - C'est l'ensemble des dents, ou la manière dont les dents sont implantées dans leurs alvéoles. Elle est propre à un genre ou à une espèce et peut servir de caractère dans la définition d'une de ces divisions.

Derme, du grec derma, peau. - Partie la plus épaisse de la peau, qui forme la couche profonde de celle-ci et est recouverte par l'épiderme. Le derme est une membrane blanchâtre, souple, très résistante, formée par un entrelacement serré de fibres conjonctives, de fibres musculaires striées et de fibres musculaires lisses. Il renferme de riches réseaux de vaisseaux sanguins et de vaisseaux lymphatiques, ainsi que des mailles de filets nerveux d'on partent les fibres nerveuses qui vont se terminer dans les papilles. On appelle papilles de petites saillies en forme de pain de sucre qui couvrent la face supérieure du derme. Les unes sont parcourues par des vaisseaux sanguins; les autres, dites papilles nerveuses, sont les organes du toucher. Elles contiennent un petit corps en forme d'olive dans lequel vient finir librement un tube nerveux. Ce petit corps est ce que l'on nomme un corpuscule du tact. C'est dans de profonds enfoncements du derme que sont logées les glandes sudoripares (qui produisent la sueur) et les glandes dites follicules pileux, sortes de petits sacs qui donnent naissance aux poils. Ces follicules pileux sont inmplantés obliquement dans le derme; chacun d'eux est accompagné d'une petite glande sébacée qui sécrète un liquide huileux servant à oindre le poil ou le cheveu. Un petit muscle qui s'insère obliquement, d'une part, à la face supérieure du derme, de l'autre, au bas du follmule pileux, redresse le poil en se contractant, et par suite la peau prend un aspect grenu bien connu sous le nom de chair de poule. Le derme se relie aux parties sous-jacentes du corps par un tissu lâche de fibres conjonctives au milieu duquel se trouvent des amas de cellules de graisse. Le derme, combiné avec le tanin, devient imputrescible. C'est sur cette propriété qu est basée la préparation des cuirs. (DMC).

Développement (physiologie). - Le développement est l'ensemble des phénomènes par lesquels l'élément reproducteur devient l'être adulte animal ou végétal. On emploie couramment le mot développement, non seulement pour la désignation des phénomènes généraux qui conduisent du germe à l'adulte, mais même pour celle de phénomènes partiels; on dit : le développement du foie, le développement du rein, etc. 

Diadelphe (botanique), du grec dis, double, et adelphia, confrérie. - Terme employé pour désigner dans la fleur les étamines réunies par la soudure de leurs filets en deux faisceaux.

Diaphragme, du grec diaphragma; de dia = entre, et phrassein = séparer par une cloison). - Muscle impair très large et très mince, étendu transversalement entre le thorax de l'abdomen. Il s'insère sur l'appendice xiphoïde, les cartilages des six dernières côtes, les vertèbres lombaires, etc. Il laisse passer l'oesophage l'aorte, le canal thoracique, etc. Le diaphragme est un muscle essentiellement inspirateur; il concourt à produire le bâillement, le sanglot, le rire, le hoquet, la toux et l'éternuement.

Diastole (physiologie), du grec diastolè, dilatation. - C'est le mouvement de dilatation du coeur dans l'acte de la circulation; il est opposé à la systole (de systolè, contraction), qui est en effet le mouvement de contraction. Lorsque la systole a complété son action, la diastole commence la sienne par l'expansion, la dilatation des oreillettes qui viennent de se contracter; bientôt le ventricule se dilate aussi et le coeur est en pleine diastole, jusqu'au montent où les oreillettes se contractent de nouveau pendant que les ventricules achèvent de se dilater. Ces mouvements alternatifs constituent les battements, les pulsations, que l'on perçoit par l'ouïe et le toucher. Lorsqu'on applique l'oreille sur la région du coeur, on entend distinctement deux battements; le premier plus fort, qui heurte la paroi antérieure de la poitrine; on peut l'attribuer à la dilatation des ventricules, dans laquelle la pointe du coeur se relève et en se déjetant vers la gauche, frappe la paroi thoracique, en même temps que le sang, poussé par l'oreillette, vient heurter les parois ventriculaires. Le second bruit se fait entendre un peu plus haut; il est sourd et profond et peut être rapporté au choc du sang qui rentre dans l'oreillette, lors de sa dilatation. Ces deux mouvements successifs répondent à une diastole.

Diatoma. - Genre de diatomée introduit en 1805 par Candolle, appartenant à la sous-classe des Fragilariophycées et ayant les frustules rectangulaires réunis en séries par les faces valvaires. Les séries se rompent promptement et les frustules restent adhérents par les angles diagonalement opposés, de façon à former un filament en zig-zag. Les valves des Diatoma sont linéaires, oblongues, traversées dans la longueur par un pseudo-raphé et dans la largeur par des stries et de fortes côtes. Les espèces qui composent ce genre vivent dans les eaux douces ou faiblement salées.

Dicline (botanique), du grec dis, double, et kliné, lit. - Linnéa dénommé ainsi des plantes à fleurs unisexuées monoïques ou dioïques et dont, par conséquent; les organes sexuels ont deux sièges différents.

Dicotylédone ou dicotylédoné. - Comme adjectif, se dit des plantes munies de deux cotylédons. - Comme nom, désigne un groupe de plantes comprenant toutes celles dont les graines sont pourvues de deux cotylédons. Les dicotylédones représentent un des trois grands embranchements du règne végétal, dans la classification de Jussieu. Elles se caractérisent par le nombre de cotylédons de la graine et par l'architecture de la fleur.

Didelphes (histoire de la zoologie), du grec dis, deux, et delphis, poche. - Nom employé par Linné pour désigner les animaux marsupiaux connus à son époque et qui appartenaient presque tous au genre Sarigue. Grâce à ces deux circonstances, le nom de Didelphe a été appliqué par la suite dans un sens général aux mammifères marsupiaux, par opposition au nom de mammifères Monodelphes (auj. mammifères placentaires), et a désigné alors tantôt les marsupiaux seulement, tantôt tous les animaux pourvus d'os marsupiaux, y compris les monotrèmes, qui ne sont pas des marsupiaux. Ce même mot, dans un sens restreint, a désigné aussi le genre Sarigue (Didelphis). Isidore Geoffroy Saint-Hilaire a nommé Didelphiens la famille des Sarigues ou Marsupiaux américains.

Didyme (botanique), du grec didymos, double. - Terme employé pour désigner la forme de tout organe végétal composé de deux parties arrondies sa tenant par un point de leur sommet.

Didynames (botanique), du grec dis, deux, et dynamis, puissance. - On nomme didynames des étamines qui, au nombre de 4 dans la même fleur, sont inégales, l'une des deux paires dépassant nettement l'autre en longueur. Un grand nombre de plantes de la famille des Labiées, le genre Antirrhinum, ont des étamines didynames.

Digastrique (muscle), du grec dis, deux, et gaster, ventre. - On nomme ainsi tout muscle composé de deux parties charnues bien distinctes; mais par ce nom, on désigne surtout un muscle de la région supérieure et latérale du cou, inséré par une de ses extrémités à l'os hyoïde et par l'autre à la mâchoire inférieure. Au niveau du pli qui sépare le cou du menton, ce muscle, aminci en un tendon qui sépare ses deux renflements charnus, est maintenu de façon à former les deux côtés d'un angle très obtus.

Digestif (appareil). - L'appareil digestif est l'ensemble des organes qui concourent à l'accomplissement de la digestion. Chez l'humain, il existe deux ouvertures : l'une d'entrée, qui est la bouche, l'autre de sortie, qui est l'anus. Après la bouche se succèdent le pharynx, l'oesophage, l'estomac, l'intestin grêle et enfin le gros intestin, qui se termine à l'anus. Chez certains animaux comme les ruminants, on distingue quatre parties à l'estomac : la panse, le bonnet, le feuillet et la caillette. Chez les oiseaux, l'oesophage communique avec le jabot, puis le ventricule succenturié lui succède et, enfin, le gésier. Les diverses portions du tube digestif sécrètent des sues particuliers, qui agissent sur les aliments et les rendent assimilables.

Digestion. - Élaboration des aliments dans l'estomac et l'intestin : aliment d'une digestion facile. Macération dans un liquide à haute température. La digestion comprend les actes qui s'accomplissent depuis l'ingestion des aliments jusqu'à leur passage dans le sang et le chyle. Les actes mécaniques sont : la préhension des aliments, la mastication et la déglutition. De la bouche où ils subissent l'action de la salive, les aliments arrivent par l'oesophage dans l'estomac, où ils subissent une première élaboration sous l'influence du suc gastrique. Ils passent ensuite dans l'intestin où, sous l'action des sécrétions biliaires et pancréatiques, ils sont transformés en chyle, lequel est absorbé parles parois intestinales. Les parties non élaborées, continuant leur chemin, arrivent au gros intestin pour être expulsées par la défécation.

Digestion végétale. -  Les phénomènes de digestion végétale consistent essentiellement à rendre assimilable l'aliment de la plante. Certains organes sécrètent un liquide capable de dissoudre les particules solides et de les rendre absorbables : la racine attaque le calcaire; les organes actifs des plantes carnivores digèrent le corps des insectes capturés. Mais, le plus souvent, c'est à l'intérieur même du corps de la plante et aux dépens des matériaux mis en réserve par elle que s'exercent ses facultés digestives ces matériaux (amidon, corps gras, saccharose, etc.) sont attaqués par des diastases, qui les transforment en produits assimilables. A l'intérieur de la graine en germination, on dit que la digestion est interne lorsque la diastase est produite par la cellule même qui contient la matière de réserve (graines exalbuminées ou graines albuminées à réserve oléagineuse); elle est externe lorsque la diastase est produite par une cellule différente de celle qui contient la réserve (graines albuminées à réserve amylacée).

Digestion cellulaire. - Un certain nombre d'animaux et de végétaux inférieurs se nourrissent uniquement par osmose (digestion extracellulaire). Beaucoup d'êtres unicellulaires sont capables d'englober dans leur propre substance des corps solides alimentaires (digestion intracellulaire). Dans certains cas (gromie, rhizopodes réticulés), le corps alimentaire baigne dans le cytoplasme de l'animal qui l'a ingéré et s'y dissout. Dans d'autres cas (amibe, rhizopodes lobés, infusoires ciliés), le corps alimentaire est englobé en même temps qu'une goutte d'eau, et la goutte forme une vacuole au sein du cytoplasme; cette vacuole se remplit en peu de temps d'un suc acide qui dissout les aliments albuminoïdes, modifie les féculents. Les liquides résultant de cette digestion intracellulaire passent ensuite dans le cytoplasme et servent à sa nutrition.

Digital. - Épithète que l'on applique aux vaisseaux, aux nerfs destinés aux doigts. - Les artères digitales de la main, collatérales des doigts, sont fournies par l'arcade palmaire superficielle qui est la continuation de l'artère cubitale; elles sont ordinairement au nombre de six; la sixième, qui va au côté externe du pouce, vient souvent de l'arcade palmaire profonde. - Les artères digitales du pied sont fournies par l'arcade plantaire qui naît elle-même de la pédieuse et de la plantaire interne. Elles sont au nombre de quatre. - Les veines digitales ont la même disposition. - Les nerfs digitaux sont fournis à la main par le médian, le cubital et le radial; au pied par les nerfs plantaires internes et externes, branches du tibial postérieur.- Le mot digital signifie quelquefois aussi, en anatomie, qui a la forme d'un doigt : ainsi on dit quelquefois l'appendice digital du caecum pour désigner l'appendice vermiforme. Les impressions digitales du crâne sont de légers enfoncements de la face interne du crâne qui correspondent aux circonvolutions du cerveau.

Digité (botanique), du latin digitus, doigt. - Se dit des organes dont les parties sont insérées en un même point en divergeant comme les doigts de la main. Les racines de certaines dioscorées, les feuilles du marronnier d'Inde, l'épi de certaines graminées sont digitées.

Digitigrades. - Les animaux digitigrades, du latin digitus = doigt, et gradi = marcher,  sont, au sens propre des animaux qui marchent sur leur doigts. - Le nom de digitigrades a aussi été autrefois un terme de systématique. Il a ainsi été anciennement donné, par Cuvier, à une tribu de Mammifères, de l'ordre des Carnassiers, famille des Carnivores, qui ont pour caractère de marcher en s'appuyant sur les doigts sans que la face plantaire ou palmaire des extrémités touche le sol. On y rangeait les Martes, les Chiens, les Civettes, les Hyènes et les Chats, etc. Genres aujourd'hui rangés parmi les Fissipèdes. Cette division était en fait très artificielle, car dans presque toutes les familles de carnivores on trouve des genres qui sont plantigrades et d'autres digitigrades, avec tous les intermédiaires.

Dimorphisme. - Propriété que possèdent les corps dimorphes. En biologie, cela correspond à l'existence de deux formes spécifiques distinctes pour une même espèce animale ou végétale. On distingue : 1° le dimorphisme sexuel, c'est-à-dire la séparation des sexes; 2° le dimorphisme dans la génération alternante, dans lequel a une forme sexuée succède une forme asexuée, et cela très régulièrement; 3° le dimorphisme femelle, caractérisé par deux formes femelles ou plusieurs pour une forme mâle. Chez les plantes, les cas de dimorphisme (qui peut intéresser les fleurs ou les feuilles) ne sont pas rares ; c'est ainsi que les renoncules aquatiques, les sagittaires, etc., possèdent deux sortes de feuilles.

Dimyaires (zoologie). - Ce terme a été employé par Lamarck  pour désigner les Mollusques- Lamellibranches dont la coquille présente deux impressions musculaires : il est opposé au terme monomyaires. Les Mollusques Dimyaires comprennent les Pholadacés, Vénéracés et une partie des Pectinacés.

Dioïque. - On nomme ainsi, en botanique, les plantes à fleurs unisexuées dont chaque espèce porte ses fleurs à étamines (staminées) sur un pied distinct et ses fleurs à pistil (pistillées) sur un autre; telles sont le chanvre, les ignames, le houblon, etc. - Le terme est également utilisé en zoologie pour désigner les animaux à sexes séparés.

Diploé (anatomie), du grec diploos, double. - Les auteurs de l'Antiquité désignaient sous ce nom collectif les deux lames de tissu compacte qui entrent dans la composition des os du crâne : cependant Hippocrate avait déjà dit, en parlant des plaies de la tête, que les deux lames du crâne communiquent entre elles par le diploë, espèce de substance spongieuse. C'est dans ce dernier sens qu'on entend aujourd'hui ce mot. Ce tissu a la plus grande ressemblance avec le tissu spongieux de l'extrémité des os longs, seulement les lamelles dont il est formé sont plus larges. Du reste, il est plus abondant à la circonférence qu'au centre des os, de telle sorte que quelquefois les deux lames compactes sont immédiatement en contact.

Diptères. - Ordre d'insectes comprenant les mouches, cousins, etc., munis de deux ailes, et dont la bouche est apte à sucer. Les diptères sont des insectes à métamorphoses complètes; leurs larves, vermiformes, se transforment en chrysalides, d'où sort l'animal adulte. Quelques diptères, comme les puces, ne possèdent pas d'ailes. La vie des diptères est fort variable; ils vivent dans les fleurs, dans des matières animales en décomposition, ou sucent le sang des vertébrés. 

Disépale (botanique). - On désigne par cette épithète le calice composé de deux pièces ou sépales; ainsi ou dira que dans le pavot, dans la balsamine le calice est disépale.

Disperme (botanique), du grec dis, deux fois, et sperme, graine. - On donne ordinairement ce nom à un fruit, une loge qui renferme deux graines; la baie de l'épine-vinette est dans ce cas.

Disque. - Ce mot a trois significations en botanique. - On nomme disque de la feuilles, le centre de cet organe; c'est-à-dire de la partie située entre les bords. - Appliqué à l'inflorescence, le mot disque désigne le centre des capitules de fleurs radiées, comme dans le soleil. Ce disque se compose de fleurons, tandis que la circonférence est composée de demi-fleurons. Quelques botanistes ont aussi nommé disque, la partie centrale des inflorescences en ombelle. - Enfin, la troisième acception de ce terme, la plus importante, s'applique à une sorte de bourrelet qui, dans certaines fleurs, entoure l'ovaire à sa base. Cet organe qu'Adanson a nommé le premier, représente en quelque sorte un quatrième verticille. Sa forme et sa position varient suivant les plantes. il est tantôt annulaire, tantôt glanduleux, réduit parfois à l'état de glandes qui sont au nombre de quatre dans la Giroflée jaune et d'autres Brassicacées ou bien à deux corps écailleux charnus comme dans la pervenche. Le disque peut présenter les trois modes d'insertion des étamines, c'est-à-dire l'hypogynie comme dans les crucifères, la rue, la sauge, le muflier et les plantes de leur famille, la périgynie comme dans les Rosacées, et enfin l'épigynie, comme dans les Ombellifères, etc. (G-s.).

Dissémination, disseminatio. - On nomme ainsi, en botanique, la dispersion naturelle des graines à la surface de la Terre. Lorsque le fruit est arrivé à sa maturité, les graines qu'il renferme se détachent, tombent ou sont entraînées plus ou moins loin par différentes voies. Ce moment marque le terme de la vie des plantes annuelles. Pour les plantes ligneuses, elle arrive pendant la période de repos qui suit l'accomplissement des phases de la fonction de reproduction.Cette dissémination aurait des résultats prodigieux pour la fécondité, si l'immense majorité des graines ne devenait inutile par une foule de circonstances qui en amènent la destruction. Rai a compté sur un pied de pavot 32 000 graines et 360 000 sur un pied de tabac. Dodart rapporte qu'un orme en donna 529 000 dans une année. Et ce ne sont pas là encore les plantes les plus fécondes. Plusieurs causes contribuent à favoriser la dissémination des graines; quelquefois le péricarpe s'ouvre avec une sorte d'élasticité, et les graines sont lancées plus ou moins loin; c'est ce qu'on remarque dans la balsamine, la fraxinelle, etc. L'Ecbalium élastique, vulgairement Concombre sauvage (Momordica elaterium, Lin.), a une baie hérissée de pointes qui se sépare du pédoncule et lance avec violence et détonation, par l'ouverture qui résulte de cette séparation, un mucilage rempli de graines. Un grand nombre de graines minces et légères peuvent être facilement entraînées par les vents; il y en a qui sont pourvues d'espèces d'ailes (les érables, les ormes), de scies fines et délicates (plusieurs plantes de la famille des Composées); souvent ces graines ont des ailes membraneuses comme dans les bignonia ou des houppes de poils comme dans les apocynées. La Vergerette du Canada (Erigeron canadensis, Lin.), suivant Linné, a été naturalisée en Europe au moyen de ses graines transportées par la mer d'un hémisphère à l'autre. L'humain et les autres animaux sont encore des moyens de dissémination des graines ou des fruits; ainsi les graterons, les aigremoines s'attachent aux poils des animaux, aux vétements; les oiseaux peuvent transporter à des distances considérables des graines qui sont encore susceptibles de germer même après avoir été avalées; les humains emportent avec eux dans toutes les régions de laplanète des graines, des fruits qui peuvent, abandonnés à eux-mêmes, trouver des circonstances favorables pour se développer. (DGS).

Diurnes. - En botanique, se dit des fleurs qui, comme la belle-de-jour, s'épanouissent pendant le jour et se ferment la nuit. - En zoologie se dit des animaux qui ne vivent qu'un jour, comme les éphémères, et de ceux qui, comme certains papillons, ne volent ou ne se montrent qu'au grand jour.

Divariqué (botanique), divaricatus, écarté. - Les rameaux d'une plante sont divariqués lorsqu'ils s'écartent beaucoup dès leur origine et se portent brusquement en différents sens; ainsi la chicorée sauvage, le cucubale baccifère, etc. Les panicules, les pédoncules sont quelquefois divariqués.

Divergent (botanique), divergens. - Se dit des parties d'une plante qui s'écartent sous un angle très ouvert, en partant d'un point commun; ainsi les branches du sapin vont divergentes, les follicules de la pervenche sont divergents, etc.

Diversiflore (botanique). - Se dit de l'inflorescence et en particulier de l'ombelle qui présente des fleurs régulières au centre et des fleurs irrégulières à la circonférence. Telles sont les ombelles du tordylium officinal et de la coriandre.

Doigt, du latin digitus. - Chacune des parties mobiles qui terminent les mains et les pieds de
l'humain et de quelques autres animaux : chez le singe, le pouce est opposable aux autres doigts. 
La base des doigts s'articule avec un métacarpien, et leur sommet libre et arrondi se termine, à la face palmaire, par une pulpe molle, et à la face dorsale par une lame cornée, l'ongle. Les doigts des pieds sont nommés orteils. Les doigts des mains portent les noms de pouce, index, médius, annulaire, petit doigt ou auriculaire. Tous les doigts sont composés de trois parties : les phalanges, les phalangines et les phalangettes ; seul, le pouce n'a pas de phalangine.

Dolabriforme (botanique). - Se dit de feuilles charnues, presque cylindriques à la base, plates au sommet, offrant deux bords dont l'un est épais et rectiligne et l'autre élargi, circulaire et tranchant. Ces feuilles ressemblent ainsi à l'instrument de tonnelier connu sous le nom de doloire, de là l'origine de cette expression.

Dorsal, qui appartient au dos. - Ce terme s'applique à des vertèbres, à des nerfs, et sert plus spécialement à désigner deux muscles du corps humain : - 1° Le muscle grand dorsal (lombo-huméral de Chaussier) est large, mince, placé sous la peau des lombes et de la partie inférieure du dos, d'où il s'étend au bras en passant sons l'angle inférieur de l'omoplate; il s'attache en bas à la crête de l'os iliaque, à celle du sacrum et un peu à la face postérieure de ce dernier os, aux apophyses épineuses lombaires, et aux six ou huit dernières dorsales, plus haut aux trois ou quatre dernières côtes par autant de digitations qui s'entre-croisent avec celles du grand oblique du bas-ventre, puis bientôt ses fibres charnues se rapprochent et convergent pour aller se terminer à la coulisse bicipitale de l'humérus, conjointement avec le grand rond, par un tendon fort et aplati. Ce muscle porte le bras en arrière et en dedans, par un mouvement de rotation dans ce dernier sens. Si le bras est fixé, il élève les côtes. - 2° Le muscle long dorsal ou long du dos (compris par Chaussier dans le sacro-spinal) est un de ceux qui remplissent la gouttière vertébrale ; il s'étend tout le long de l'épine et se confond inférieurement avec le sacro-lombaire; ce qui a engagé plusieurs anatomistes à ne faire de toute la masse musculaire de cette région qu'un seul muscle bifurqué supérieurement, et auquel on a donné le nom de sacro-spinal (Chauss.). Ces muscles servent à maintenir la colonne vertébrale, à la redresser, à la renverser en arrière, etc. (F.-N).

Double (botanique). - Se dit des plantes dont les fleurs ont pris par la culture une corolle double, triple, quadruple, etc. Cette multiplication de la corolle provient de la transformation des étamines en pétales. Lorsque cette transformation est entière, la fleur devenue stérile par défaut d'étamines se nomme fleur pleine.

Drageons (botanique). - On nomme ainsi des filets traçants ou des branches enracinées qu'émet le pied de certains végétaux. Ces drageons, que l'on désigne aussi sous les noms de rejets ou stolons, s'étendent plus ou moins en longueur et sont interrompus de distance en distance par des noeuds qui prennent racine. - On nomme aussi drageons, ces tiges nouvelles qui naissent en plus ou moins grand nombre à la base et sur les racines de quelques arbres. Détachés de la plante-mère, ils peuvent reprendre racine et offrent ainsi un moyen facile de multiplier l'espèce. - Beaucoup de plantes de la famille des Rosacées produisent des drageons.

Drupe (botanique). - Fruit-indéhiscent, à mésocarpe charnu ou fibreux, monosperme ou oligosperme : cerise, prune, amande, pomme, poire, drupéoles de la ronce, etc.

Duodénum (anatomie), du latin duodeni, douze. - On nomme ainsi chez l'humain et chez les autres mammifères une première partie de l'intestin grêle qui n'est pas enroulé dans la masse intestinale, où la bile et le suc pancréatique sont versés par des canaux spéciaux (canal cholédoque, canal pancréatique), dont la muqueuse n'est pas garnie de villosités comme le reste de l'intestin grêle, et où s'exécute l'acte spécial de la digestion nommé digestion duodénale. Chez l'humain, le duodénum est situé en haut et en arrière dans l'abdomen, il mesure environ douze fois la largeur d'un travers de doigt; ce qui lui a valu son nom.

Dure-mère, Dura mater. - Une des membranes du cerveau ainsi nommée à cause de sa consistance et des connexions que les anciens auteurs lui supposaient avec toutes les autres membranes du corps. - C'est la plus extérieure et la plus résistante des méninges; formée de fibres tendineuses diversement entrelacées, elle tapisse la face interne du crâne et du canal-vertébral sans y adhérer autrement que par quelques prolongements fibreux; elle n'adhère pas davantage aux autres centres nerveux dont la séparent l'arachnoïde et la pie-mère. De sa surface interne, la dure-mère envoie des replis dans les scissures qui séparent ces différentes parties; elle enveloppe les nerfs, à leur émergence, d'une gaine fibreuse qui se prolonge à leur surface, jusqu'à une petite distance au delà de laquelle le nerf devient libre et n'est plus recouvert que par une enveloppe fibreuse propre et qu'on nomme son névrilemme. - La dure-mère s'étend, chez l'humain, des parois du crâne à la base du coccyx, et offre dans son ensemble une gaine cylindrique surmontée d'une sphère irrégulière, c'est-à-dire la forme même du système cérébro-spinal.

Duvet, anc. dumet, du bas latin duma. - Plume lègère, qui garnit le dessous du corps des oiseaux : le duvet de l'eider s'appelle édredon. - Premières plumes des oiseaux nouvellement éclos.

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Dictionnaire Les mots du vivant
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