.
-

Inventaires > Les mots du vivant > L
L
Labelle, du latin labellum = petite lèvre. - On nomme ainsi une division inférieure et interne du périanthe de certaines plantes monocotylédones, et surtout des orchidées. Cette partie, par sa forme et son étendue souvent très grande, se distingue complètement des autres divisions de l'enveloppe florale. Les anciens auteurs désignaient le labelle sous le nom de tablier.

Labial, du latin labia = lèvres. - En anatomie, on applique ce nom à diverses parties qui sont en rapport avec les lèvres. - Muscle labial; c'est un muscle de forme ovale, dont les fibres, contenues dans l'épaisseur même des lèvres, entourent l'ouverture de la bouche et servent à resserrer cette ouverture, à rapprocher fortement les lèvres et à les faire saillir en avant, comme lorsque l'on hume un liquide ou que l'on suce. On le nomme aussi muscle orbiculaire des lèvres. - Artère labiale; on donne quelquefois ce nom à l'artère maxillaire intérieure ou artère faciale, née de l'artère carotide externe et qui suit le bord de la mâchoire inférieure pour se distribuer à la face et surtout aux régions du nez et de la bouche. Parmi ses branches, on remarque l'artère labiale supérieure ou coronaire de la lèvre supérieure, et l'artère labiale inférieure ou coronaire de la lèvre inférieure. - Veines labiales; ce sont celles qui accompagnent les artères ci-dessus indiquées. - Glandes labiales; ce sont des cryptes de la muqueuse buccale, plus gros et plus saillants que les autres, qui se remarquent à la face interne des lèvres.

Labre, du latin labrum = lèvre. - Savigny et tous les entomologistes depuis lui, nomment ainsi une pièce solide de la bouche des insectes, placée sur la ligne médiane, au bas du front et au-dessus des autres pièces de l'appareil buccal, de façon à représenter une sorte de lèvre supérieure).

Labyrinthe. - Partie de l'oreille interne composée de cavités fluxueuses.

Lacinié (anatomie, botanique), se dit des organes incisés dont les divisions sont découpées irrégulièrement. Ce terme s'applique principalement aux feuilles. Les pétales sont aussi laciniés dans le réséda et plusieurs oeillets, où ils sont divisés en lanières. Le stigmate est lacinié dans les xylophylles. L'arille de la graine du ravenala est découpé en lanières étroites, et par conséquent est dit lacinié.

Lacis. - On applique ce terme à tout entre-croisement compliqué de vaisseaux-sanguins ou de nerfs que présentent certains organes des animaux.

Lacrymal, du latin lacryma = larme. - Cet adjectif ser à qualifier ce qui est composé de larmes, ce qui a rapport aux larmes ou ce qui concourt à la production et à l'écoulement des larmes (appareil lacrymal). L'appareil lacrymal comprend pour chacun des deux yeux : 1° une glande lacrymale avec ses canaux excréteurs qui déposent les larmes à la surface de la conjonctive; 2° des organes conducteurs qui recueillent les larmes et les mènent dans les fosses nasales. La glande lacrymale est située à l'angle supérieur et externe de l'oeil en partie dans une fossette creusée dans la voûte de l'orbite et en partie entre la conjonctive et l'aponévrose de la paupière supérieure. Cette glande lacrymale est une glande en grappe qui fabrique les larmes. Elle est pourvue de 3 à 5 conduits qui versent ce liquide dans l'espèce de gouttière formée par la réunion de la paupière supérieure avec la partie de la conjonctive qui tapisse le globe de l'oeil. De là, par le mouvement des paupières, les larmes sont étalées sur ce globe dont elles maintiennent la surface humide et brillante, et, incessamment poussées vers l'angle interne de l'oeil, endroit où les deux paupières se réunissent en présentant un bord arrondi. Ce bord forme la paroi d'une petite cavité qu'on nomme le lac lacrymal. Au fond de cette cavité se voit un petit corps arrondi un peu moins gros qu'un grain de chènevis et de couleur rose : c'est la caroncule lacrymale. Au point où le bord de chaque paupière commence à s'incurver pour former le rond-point de l'angle interne de l'oeil s'élève un très petit tubercule dit tubercule lacrymal, percé à son sommet d'on orifice très étroit qui est le point lacrymal. Les tubercules et les points lacrymaux sont donc situés de chaque côté de l'entrée du lac lacrymal. Par les points lacrymaux, les larmes pénètrent dans les conduits lacrymaux dont l'un est supérieur et l'autre inférieur. Bientôt ces deux conduits se réunissent pour aller déboucher dans le sillon lacrymal, tube cylindrique et à peu près vertical, terminé supérieurement en cul-de-sac, et situé dans la partie antérieure de la paroi interne de l'orbite. Lorsque les larmes sont parvenues dans le sac lacrymal, elles descendent dans le canal nasal percé dans l'épaisseur de la paroi externe du nez. Ce canal nasal vient s'ouvrir dans la partie antérieure de chaque fosse nasale. C'est en suivant le trajet que nous venons d'indiquer que les larmes sont éliminées. (DMC).

Lactation, du latin lac = lait. - Fonction particulière aux animaux mammifères, et au moyen de laquelle leurs femelles produisent, dans des glandes spéciales nommées glandes mammaires, le lait dont leurs petits se nourrissent durant, les premiers temps qui suivent leur naissance.

Lactés (vaisseaux). - Nom que l'on donne souvent aux vaisseaux absorbants chylifères, parce que, lorsqu'on peut les distinguer sur un animal, ils apparaissent gonflés d'un liquide blanc comme du lait, et ce liquide est une émulsion graisseuse qui a, en effet, plus d'un rapport avec le lait proprement dit.

Lactescent, du latin lactescere; donner du lait. - Se dit des végétaux herbacés dont la tige renferme un suc laiteux.

Lactifères, du latin lac = lait, et fero = je porte. - Nom des canaux qui reçoivent le lait des diverses parties de la glande mammaire et le conduisent au mamelon pour le fournir au dehors.

Lactique (acide). - Acide organique que l'on rencontre tantôt libre, tantôt combiné dans l'organisme des animaux et des plantes. Il se présente, à l'état de pureté, sous la forme d'un liquide incolore, de consistance sirupeuse, rougissant fortement le tournesol, ne pouvant cristalliser alors même qu'on le concentre le plus possible. Soumis à l'action de la chaleur, il abandonne, vers 150°, un équivalent d'eau, et se transforme en acide lactique anhydre; chauffé plus fortement, il perd un second équivalent d'eau à 250° et donne la lactide. On reconnaît cet acide aux caractères chimiques suivants : il produit un précipité blanc dans les dissolutions saturées de quelques sels à acide organique de zinc et de magnésie, les acétates par exemple, tandis qu'il ne précipite pas l'eau de baryte; quand on le chauffe avec l'acide sulfurique, il dégage abondamment de l'oxyde de carbone, en même temps, qu'il fournit un résidu de couleur noirâtre. La plupart des sucs végétaux et des liquides provenant des animaux donnent de l'acide lactique quand on les abandonne. au contact de l'air; ils éprouvent, sous l'influence d'un ferment particulier que Pasteur a mis en évidence, la fermentation lactique. On trouve ce corps dans le petit-lait aigri, dans les liquides de l'estomac, dans l'eau sure des amidonniers, dans la bière aigrie, etc. Le vin éprouve aussi quelquefois une altération profonde, qui est accompagnée de la production d'acide lactique. Pour préparer ce corps, on abandonne au contact de l'air, à la température de 25°, un mélange de lait écrémé, de glucose et de craie en poudre; la fermentation s'établit,  l'acide lactique prend naissance et passe à l'état de lactate de chaux. Après plusieurs jours, on évapore la liqueur, qui fournit, un dépôt abondant de lactate de chaux. On purifie ce dépôt en le faisant redissoudre dans l'eau, pour lui faire subir des cristallisations successives. Le lactate de chaux est ensuite décomposé par l'acide oxalique, puis concentré à feu nu et finalement dans le vide.

L'acide lactique a été découvert par Scheele et étudié par Braconnot, Pelouze et Gelis, Boutron et Fremy, etc. Ce sont les travaux de Wurtz qui ont conduit à rapprocher l'acide lactique à la chimie des glycols (diols). Une pisete explorée ensuite  par la découverte de Lantemann, qui a pu préparer l'acide propylique en désoxydant partiellement l'acide lactique. (B.)
Lactose. - On nomme Lactose ou lactine la matière sucrée (glucide) qui se rencontre toute formée dans le lait des mammifères. C'est un corps solide, blanc, de structure cristalline, demi-opaque, insoluble dans l'alcool et l'éther, soluble dans l'eau. Il faut six parties d'eau pour dissoudre, à la température ordinaire, une partie de lactose. Cette dissolution laisse déposer, quand elle est évaporée avec précaution, des cristaux bien définis, présentant la forme de prismes rhomboïdaux droits, hémiédriques, dont la saveur est à peine sucrée. Le sucre de lait a pour densité 1,53; il dévie à droite le plan de polarisation de la lumière, mais son pouvoir rotatoire décroît dans le rapport de 8 à 5, quand il est depuis longtemps dissous dans l'eau. Les acides ne l'intervertissent pas, comme c'est le cas des sucres ordinaires, mais au contraire ils augmentent d'un tiers son pouvoir rotatoire. La lactose diffère encore des autres sucres par les propriétés suivantes  :
1° elle fermente difficilement sous l'influence de la levure de bière; il faut faire intervenir, en outre, des matières albuminoïdes, le carbonate de chaux, et c'est surtout la fermentation lactique qui se développe dans ce cas; l'alcool ne s'y produit qu'en quantité relativement faible; 

2° chauffée avec l'acide azotique, la lactose donne un mélange d'acides oxalique, tartrique et mucique; ce caractère la rapproche des gommes; 

3° elle réduit les sels d'argent, de mercure et, comme le glucose, le tartrate cupro-potassique; mais, alors qu'un équivalent de glucose décompose 10 équivalents d'oxyde noir de cuivre, un équivalent de lactose n'en décompose que 7.

La lactose se prépare avec le lait des ruminants, d'où l'on extrait d'abord la crème et le caséum. On clarifie ensuite avec le noir animal le petit-lait ainsi obtenu et on le concentre avec précaution en l'évaporant. Le sucre de lait se dépose et cristallise. 
L'existence du sucre de lait a été signalée pour la première fois par Bartholdi en 1619. Il a été beaucoup plus tard étudié par Berzélius, Bouillon-Lagrange et Vogel, Dubrunfaut, Boutron et Frémy, etc. (B.). 
Lactucarium (ancienne matière médicale), du latin lactuca = laitue. - Suc extrait de diverses espèces de laitues, et confondu à tort avec la thridace. On l'obtenait tantôt par libre épanchement, tantôt par expression. Dans le premier cas, on pratiquait des incisions aux tiges de laitues, et le suc se récoltait en larmes ou gouttes qui se coagulent et se dessèchent. Dans le second cas, on mettait les laitues dans un mortier, on les pilait, et on recueillait le jus que l'on dessèchait au moyen d'une étuve. Le lactucarium est une matière solide, cassante, brune, dont l'odeur et la saveur rappellent celles de l'opium; il est légèrement narcotique. Les espèces employées à sa production ont été la Laitue cultivée, la Laitue vireuse, sur l'indication d'Aubergier, la Laitue élevée. Cette matière médicamenteuse s'administrait comme calmante, en extrait alcoolique, en sirop, en poudre, en pâte; contre les bronchites, la coqueluche, les toux convulsives, etc. 

Lacune, du latin lacuna = fosse. - On appelle ainsi dans les plantes des espaces de formes et de dimensions très variées qui se produisent dans le tissu cellulaire végétal par rupture des liens ordinaires par lesquels sont unies les cellules. - En zoologie on nomme lacunes les interstices que laissent entre eux les organes renfermés dans la cavité générale du corps. Chez les vertébrés, ces lacunes sont réduites à des espaces extrêmement étroits qu'une lame liquide séreuse, très mince, remplit habituellement; mais chez les animaux où l'appareil des vaisseaux de la circulation est incomplet, le sang achève son trajet circulatoire dans les lacunes, qui tiennent lieu alors des vaisseaux sanguins là où  ils manquent. Ainsi chez l'écrevisse, le sang est envoyé par le coeur dans des artères pourvues de ramifications en divers sens; mais il n'existe pas de veines de la circulation générale, et c'est par les lacunes que le sang revient à l'appareil respiratoire branchial; chez les insectes, la plus grande partie du trajet du sang a lieu dans les lacunes d'où il est ramené par des courants.

Lacustres, du latin lacus = lac. - Se dit des animaux ou des plantes qui habitent les lacs ou leurs bords. - Le terme s'applique également à des terrains de sédiment qui, par la nature des animaux et des plantes dont ils renferment les débris, par leur disposition et leur étendue, semblent provenir de dépôts formés au fond d'un lac.

Ladanum (ancienne matière médicale). - On donne ce nom et celui de Labdanum à une matière résineuse aromatique, de la classe des gommes-résines, qui découle de plusieurs espèces de Cistes, communs dans les pays limitrophes du bassin méditerranéen, et parmi lesquels on peut citer le Ciste de Crète (C. creticus, Lin.) de l'île de Crète, de la Syrie et de l'Arabie; et le C. ladanifère (C. ladaniferus, Lin.) d'Espagne. - Le meilleur ladanum suinte naturellement des parties en végétation; on le recueille à l'aide d'un peigne en bois, ou, mieux encore, de fouets à doubles courroies que l'on promène sur la plante. On employait autrefois en médecine cette substance aromatique comme excitant.

Laine, en latin lana. - La laine est une variété de poils qui se distingue par sa finesse et les sinuosités généralement régulières qu'elle présente; elle est en quelque sorte intermédiaire entre le duvet et le poil soyeux. La plupart des animaux mammifères possèdent de la laine mêlée à leur poil soyeux et formant la partie de leur pelage qui leur conserve le mieux la chaleur. Cette laine est surtout abondante dans le pelage d'hiver des mammifères des pays froids, et donne aux fourrures leurs précieuses qualités. A l'état naturel, elle est mélangée au poil soyeux; c'est ainsi qu'on la voit chez le mouflon, qui est généralement regardé comme la souche sauvage de nos moutons domestiques. Mais la domestication et la sélection a entièrement chanté le pelage de ces derniers; le poil soyeux a presque complètement ou même complètement disparu chez eux pour céder la place à la laine, qui, plus fine, plus longue et plus serrée, constitue cette précieuse toison d'où l'on tire les plus chaudes étoffes. Chez certaines variétés de moutons on trouve mêlée à cette toison une certaine quantité de poils soyeux nommés jarre ou poils jarreux, et qui diminue beaucoup la valeur de la laine en restreignant son emploi aux plus grossiers usages. C'est dans les plis de l'encolure ou vers la base de la queue que le jarre a le plus de tendance à persister. Le mouton n'est pas d'ailleurs le seul animal dont la laine soit utilisée, bien qu'il ait le privilège d'être élevé spécialement en vue de ce genre de production. D'autres ruminants domestiques donnent des laines recherchées pour certains usages; la laine d'alpaca, de vigogne sert à la fabrication de certaines étoffes légères et a pris une assez grande importance commerciale. Quelques variétés de chèvres donnent une laine souple et brillante que l'industrie consacre à la fabrication d'étoffes spéciales. La laine du chameau est depuis longtemps en usage chez les peuples qui possèdent ce précieux animal. Le yack (espèce du genre Boeuf) fournit une, laine dont les Tibétains font un drap regardé comme à l'épreuve de l'eau. Néanmoins, la part que prennent les autres espèces dans la production de la laine est bien restreinte à côté de la prépondérance de l'espèce ovine. (DGS).

Lait. - Liquide blanc, d'une saveur douce, très nutritif, fourni par les femelles des mamifères et servant à l'alimentation des petits.

Lambourdes (arboriculture). - On appelle ainsi de petites branches à fruit qui, en général dans les arbres à fruit à noyaux, donnent la première année. Quant aux lambourdes des fruits à pépins, elles proviennent de petits rameaux arrivés à leur troisième année, et qui alors seulement sont constitués en rameaux à fruit. 

Lames, lamelles. - On donne le nom de lames aux parties supérieures minces et dilatées de la feuille, du pétale, etc. On appelle indistinctement lames ou lamelles les membranes disposées, comme les feuillets d'un livre, sous le chapeau de certains champignons, et particulièrement des agarics.

Lamelleux. - Nom donné par Béclard au tissu cellulaire pour le distinguer du tissu adipeux.

Lamellibranches. - Classe de mollusques, comprenant ceux qui sont abrités par une coquille à deux valves. Les lamellibranches ont été appelés bivalves, acéphales, pélécypodes, etc. C'est parmi eux que l'humain trouve les coquillages comestibles les plus utiles, et aussi la nacre, les perles, etc. Les lamellibranches n'ont pas de tête distincte; leur bouche ne possède ni mâchoire, ni radule; aussi se nourrissent-ils d'animalcules flottants dans l'eau. Ils vivent dans les eaux, et possèdent des branchies.

Lancéolé. - Se dit en botanique et en zoologie de toute partie conformée en fer de lance.

Lande. - On donne le nom de landes à de vastes espaces de terre inculte recouverts d'une végétation pauvre de plantes vivaces, éricacées, bruyères, ajoncs, genêts, laiches, bugranes, méliques, et, dans le Midi de la France, ciste, fétuque, Labiées aromatiques, astragales, etc, et qui constituent un biome en quelque sorte intermédiaire entre la savane humide et la steppe. Les petits buissons et arbustes s'y rencontrent, mais les arbres y font défaut, ou ne se trouvent qu'en petits bouquets. La lande ne nourrit guère comme animaux domestiques que des moutons ou des abeilles. Sa végétation est silicicole, l'absence de calcaire étant une des caractéristiques de ces sols. - L'aspect le plus fréquent est celui d'une plaine recouverte de cailloux et de sables ferrugineux, ou d'une mince couche d'humus; au-dessous, le sous-sol est imperméable. La surface de la lande manquant de pente, elle est couverte d'eau en hiver, mais se dessèche totalement en été, sauf dans les régions montagneuses du Nord où elle est souvent coupée de tourbières. - En Europe, le défrichement des landes a été entrepris sur une grande échelle au XIXe siècle. En France, les landes de Gasgogne fertilisées par un effort méthodique. Le département des Landes reste celui qui renferme les plus vastes landes de France. On peut encore citer celles de Lannaux dans le Morbihan. En Europe du Nord et de l'Ouest, on peut mentionner les landes du Cumberland, la Campine, au Nord de la Belgique, dont l'étendue  décroit sans cesse; les landes de Hollande et de Lunebourg en Allemagne (Hanovre), couvertes de bruyères. Mais ici aussi, peu à peu ces sables et ces tourbières ont été conquis à l'agriculture; de même, les sables ferrugineux du Jutland. (A. M. B.).

Langue. - La langue est un corps charnu très mobile, musculeux, qui a la forme d'un cône aplati. Elle est l'organe essentiel du goût, mais en outre elle joue un role important dans l'articulation des sons, dans la mastication, la déglutition et la succion. Chez certains animaux, comme le chien et la plupart des herbivores, elle sert aussi à la préhension des aliments. La charpente squelettique de la langue est constituée par l'os hyoïde et deux lames fibreuses : la membrane hyoglossienne et le septum lingual. Sur eux et les parties voisines s'insèrent neuf muscles différents. La langue est recouverte d'une membrane muqueuse, qui continue celle de la bouche. Cette membrane forme, à la partie inférieure et médiane, un repli : le frein ou filet. - La surface dorsale de la langue présente une multitude de petites élevures ou papilles, qui sont nommées, d'après leur structurc : caliciformes, fongiformes, filiformes, foliées et hémisphériques. Les papilles caliciformes se disposent vers le tiers postérieur en formant un V, le V lingual. - Les artères de la langue viennent de la carotide; ses veines vont aux jugulaires, et les nerfs sont des filets de l'hypoglosse et du glosso-pharyngien. 

Lard. - Nom communément donné à la couche graisseuse très épaisse qui se développe sous la peau du porc. Le saindoux est la graisse du lard fondue.

Larmes. - Les larmes sont un liquide sécrété par les glande lacrymale, et qui humecte le globe de l'oeil et la face interne des paupières. Ramenées par les mouvements de celles-ci vers leur angle interne, elles sont conduites au moyen d'une disposition spéciale dans les fosses nasales, qu'elles maintiennent humides.  Chez l'humain, et même chez quelques autres animaux comme les cerfs, l'écoulement des larmes est une manifestation des émotions.  Les personnes douées d'une grande sensibilité pleurent facilement; les larmes correspondent aussi à un mode d'expression, valorisé de façons différentes selon les cultures. Les grands personnages de l'Antiquité, les héros des mythes grecs, n'avaient pas de honte d'en verser dans un élan d'admiration, de joie ou de douleur. Et l'on connaît sans doute se passage au début du Sentiment tragique de la vie de Miguel de Unamuno :

Un pédant, voyant Solon pleurer la mort d'un fils, lui dit : "Pourquoi pleures-tu ainsi, si cela ne sert de rien?" Et le sage lui répondit : "Précisément à cause de cela, parce que cela ne sert de rien." Il est clair que pleurer sert à quelque chose, quand ce ne serait qu'à soulager. 
On a vu aussi pleurer des animaux, ainsi le cerf aux abois. Le chien vient inonder de pleurs la tombe de son maître. Le liquide des larmes recueilli pur verdit le sirop de violette, et laisse par évaporation des cristaux de chlorure de sodium  (goût salé des larmes), entourés d'une espèce de mucus. Fourcroy et Vauquelin, qui l'ont analysé, y ont trouvé environ 99% d'eau, du chlorure de sodium, de la soude libre, des phosphates de chaux et de soude et une matière muqueuse (de la graisse et de l'albumine) que précipite l'alcool, et que quelques auteurs ont voulu sans raison désigner sous le nom d'acruoline (du grec acruon, larmes); par une longue évaporation, elle devient jaunâtre comme le mucus nasal.
Larmes marines. - Sortes de petites vessies trouvées au Havre et décrites par l'abbé Dicquemarre en 1776. Elles étaient de la grosseur d'un grain de raisin, avec une longue queue et adhéraient aux plantes marines. Cet observateur, au bout d'un certain temps, vit s'y développer un grand nombre de petits points noirs qui se transformaient peu à peu en des espèces de petits vers ayant des mouvements assez vifs et de la grosseur du vibrion. Bosc a proposé l'hypothèse que ces larmes marines sont le frai de quelque poisson ou de quelque mollusque. Audouin croyait que ce sont les cocons de quelque annélide, comme ceux des sangsues. Blainville regarderait plutôt ces petits animaux comme des larves d'insectes.

Larmier. - Chez les Cervidés et les Antilopes, on a donné ce nom et celui de fosse lacrymale à de petites fossettes creusées sur la joue, une au-dessous de chaque oeil, près de son angle nasal, et communiquant à cet angle par un petit sillon. Le cerf Muntjak, où ces larmiers sont très grands, a la faculté de les ouvrir on de les fermer à volonté, en en contractant les bords. Il en découle une humeur jaunâtre que l'on appelle larmes du cerf.

Larve, du latin larva = masque, parce que dans ce premier état de la majeure partie des insectes, leur forme définitive est en général masquée. - Le plus communément la larve est une chenille (Lépidoptères), une sorte de ver (Hanneton); quelquefois elle ne diffère guère de l'insecte parfait que parce qu'elle est privée d'ailes telle est l'éphémère.
-

larve
Larve de l'Ephémère.

En général l'état de larve est la plus longue période de la vie des insectes. L'éphémère, qui vit à peine un jour ou deux, reste à l'état de larve pendant deux ou trois ans. C'est celui où ils sont le plus voraces et où ils font le plus de dégâts.

Laryngé, qui appartient au larynx. - Les vaisseaux laryngés : les artères et les veines laryngées sont des branches des thyroïdiennes supérieures et inférieures. - Les nerfs laryngés sont fournis par le ganglion inférieur du pneumogastrique; la branche supérieure accompagne les vaisseaux laryngés; l'inférieure, nommée nerf récurrent, s'anastomose avec la branche précédente.

Laryngés (nerfs). - Nom donné à deeux nerfs issus du nerf pneumogastrique.  -Le nerf laryngé supérieur naît du ganglion plexiforme et se porte vers le larynx; il donne naissance à deux rameaux, l'un inférieur, l'autre supérieur, qui vont innerver la muqueuse laryngée et deux muscles seulement, le constricteur inférieur du pharynx et le crico-thyroïdien. - Le  laryngé inférieur innerve les autres muscles du larynx; mais ce nerf, qui paraît se détacher du pneumogastrique, renferme surtout des fibres motrices provenant du spinal. 

Larynx. - Partie supérieure de la trachée, où se produit la voix. Le larynx, situé à la partie moyenne et antérieure du cou, au-dessus de l'os hyoïde, est un organe creux, dans lequel la colonne d'air expiré normalement met en jeu l'appareil vocal. Il est mobile, et se déplace physiologiquement dans la déglutition, la phonation et les mouvements de la toux. Son volume varie avec le sexe et l'âge.
La cavité du larynx présente : l'orifice supérieur,
les cordes vocales supérieures et inférieures, etc.; elle est constituée par des cartilages (thyroïde, cricoïde, aryténoïde, etc.),  recouverts de muscles et d'une muqueuse, qui fait suite à celle de la bouche et se continue en bas avec celle de la trachée. Le larynx n'existe que chez les vertébrés à respiration pulmonaire : mammifères, oiseaux et reptiles; chez les mammifères, il est à peu près identique à celui de l'humain, mais il est parfois pourvu de cavités destinées à renforcer les sons (singes hurleurs); chez les oiseaux, il y a deux larynx, l'un en haut, l'autre en bas de la trachée : c'est ce dernier qui intervient dans la production du chant.

Latex. - Le latex est le liquide qui circule dans les vaisseaux lactifères. On verra au mot sève que celle-ci, après avoir été élaborée pendant son trajet ascendant et s'être enrichie de matériaux de tous genres, descend des feuilles vers la racine dans les fibres corticales; et en même temps entre l'écorce et le bois, dans le réseau des vaisseaux laticifères. Là elle affecte un aspect spécial qui lui a valu le nom de latex ou suc propre. C'est un liquide souvent coloré (on le nomme alors plus spécialement suc propre), d'autres fois incolore, mais dans lequel se distinguent de nombreux granules très fins, inégaux entre eux, dont les mouvements permettent de suivre les courants du latex dans les vaisseaux qui lui sont propres. Le microscope ait voir qu'il circule dans le réseau que forment ces vaisseaux, absolument comme le sang circule dans les réseaux des vaisseaux capillaires chez les animaux. Le latex descend ainsi en serpentant à travers les mille mailles du réseau des vaisseaux du suc propre. Dans ces détours si nombreux, il contracte des rapports très multipliés avec les tissus environnants, et sur le trajet des vaisseaux laticifères se forme cette première ébauche des tissus nouveaux connue sous le nom de cambium. Ce mouvement du latex dans le réseau de ses vaisseaux propres constitue la cyclose, décrite pour la première fois en 1820 par Seultz, qui lui a donné ce nom. Faut-il considérer la sève descendante proprement dite celle qui chemine directement de haut en bas dans les fibres corticales) comme identique avec le latex (la sève qui redescend par les sinuosités des vaisseaux laticifères? Cette question a été diversement résolue; tout dépend de la perspective dans laquelle on se place. Ce qui paraît certain, c'est que les fibres corticales contiennent une sorte de sève descendante moins bien organisée que le latex, tandis que ce suc des vaisseaux laticifères, avec ses fines granulations, est à un état plus complet et plus propre à la formation des tissus. Il a aussi un aspect différent, plus de consistance, plus de coloration en général. Mais on ne saurait admettre entre ces deux liquides une différence essentielle, puisque dans certains végétaux (comme les euphorbes) on trouve le suc laiteux ou latex dans les fibres corticales, et que l'on voit les libres et les vaisseaux laticifères se remplacer mutuellement dans plusieurs plantes, quant aux fonctions qui semblent leur appartenir. (Ad. F).

Légumes, du latin legumen, dérivé de lego, je cueille; les Anciens appelaient legumen tous les grains que l'on cueille à la main, et seges ceux que l'on fauche. En botanique cette expression s'applique à une sorte de fruit sec indéhiscent ou déhiscent, composé de deux valves et nommé aussi gousse. Ce fruit est propre à la classe des Légumineuses à laquelle il a donné son nom. Ainsi les fruits du pois, des fèves, des haricots, des lentilles, sont des légumes. Dans le langage courant, on donne le nom de légumes à toutes les plantes potagères qui servent à l'alimentation des humains.

Légumineuses. - Famille de dycotylédoncs dialypétales superovariées. Les légumineuses sont répandues sur tout le globe; elles sont caractérisées par leur fruit (gousse ou légume), d'où leur nom. 

Lenticelles. - Candolle a nommé ainsi de petites taches ou ponctuations qui viennent à la surface des branches et même quelquefois des tiges herbacées des plantes dicotylédones. Leur forme est d'abord ovale, puis devient linéaire à mesure que la branche se développe. Ces lenticelles figurent donc des petites raies transversales, un peu en relief et de couleur un peu plus pâle que celle de l'écorce. Elles sont surtout visibles sur les jeunes rameaux, aussi servent-elles souvent aux jardiniers comme caractères distinctifs des arbres dont les feuilles ne sont pas encore poussées. Guettard les nommait improprement glandes lenticulaires. Candolle ayant remarqué que les racines adventives d'une bouture naissaient de ces organes, regardait ceux-ci comme la préfiguration de cette production. Des observations plus récentes ont montré que les lenticelles s'étendant jusqu'aux couches les plus intérieures de l'écorce servaient à remplacer les stomates quand l'épiderme est tombé.

Lenticulaire, qui a l'aspect d'une lentille. - Le ganglion dit lenticulaire, est le ganglion ophthalmique de Willis. L'os lenticulaire est le plus petit des osselets de l'ouïe. On appelle papilles lenticulaires, celles qu'on observe à la face dorsale de la langue.

Lépas. - Nom donné autrefois à toutes les coquilles en forme de patelle, d'écaille, et particulièrement à celles du genre patelle. Ce nom n'a pas été conservé. Linné s'en était aussi servi pour désigner une catégorie de mollusques.

Lépidoptères, du grec lepis, - idos =
écaille, et pteron = aile). - Ordre d'insectes ayant quatre ailes couvertes d'une fine poussière écailleuse, et désignés communément sous le nom de papillons. 

Lèvres. - Les lèvres sont ces prolongements tégumentaires et musculeux, parallèles au rebord alvéolaire des mâchoires et qui forment un orifice de dimension plus ou moins considérable, selon leur écartement. On désigne sous ce même nom les rebords de certains orifices naturels autres que la bouche, tels que  le méat urinaire, la vulve chez la femme, l'orifice du col de l'utérus.  - La bouche est limitée en haut par la lèvre supérieure, en bas par la lèvre inférieure. La lèvre supérieure, plus saillante que l'inférieure, est à peu près verticale ou légèrement inclinée en avant. A la partie moyenne de sa face antérieure s'observe une dépression marquée, connue sous le nom de dépression sous-nasale. A sa face inférieure, elle est recouverte par la muqueuse qui la fixe aux os susmaxillaires et qui forme sur la ligne médiane le repli triangulaire, appelé « frein de la lèvre supérieure ». La lèvre inférieure est revêtue à sa face postérieure par la muqueuse qui la fixe également par un frein triangulaire à l'os-maxillaire inférieur. Les extrémités des bords des lèvres se confondent au dehors et viennent constituer les commissures. L'orifice buccal, limité par les lèvres, est formé par la contraction tonique de certaines fibres musculaires contenues dans l'épaisseur de ces dernières. Mais, outre la couche musculeuse (laquelle contient des glandules), on trouve dans les lèvres d'autres éléments répartis dans leur masse : vaisseaux, nerfs, tissu connectif. On ne compte pas moins de dix-neuf muscles dans les lèvres; le plus important est l'orbiculaire, qui a la forme d'une zone ovulaire dont l'orifice buccal occuperait le milieu. Les fonctions des lèvres sont liées à leur organisation musculaire et à leur sensibilité spéciale. Ce sont des organes de préhension, des auxiliaires de la respiration et de l'exercice de la parole. Les lèvres jouissent d'une sensibilité des plus délicates. Leurs contractions diverses produisent les expressions passionnelles les plus variées. (A19).

Liane (botanique). - On appelle ainsi des plantes appartenant à diverses familles (Bignoniacées, Gnétidées, Légumineuses, Renonculacées, etc.), caractérisées par une tige sarmenteuse, longue, flexible et grimpant sur les arbres.

Liber, du latin  liber = écorce d'arbre. - Région de la racine, de la tige ou de la feuille des plantes vasculaires, formée très généralement par du tissu criblé, que caractérise la présence des tubes criblés (dits encore tubes cribleurs ou vaisseaux grillagés). Son rôle essentiel est d'assurer, par ses tubes criblés, la répartition de la sève élaborée dans les feuilles.

Liège. - C'est le tissu végétal, cellulaire, léger, poreux, relativement élastique, résultant du développement extraordinaire de la couche subéreuse de l'écorce dans l'Orme et dans quelques Chênes, en particulier dans le Quercus suber L. On en fait des bouchons.

Ligament, de ligare = lier. - Faisceau fibreux qui sert à unir les os entre eux, à retenir un viscère en place  (ex. : le ligament de Bertin fixe l'articulation de la hanche). - Partie élastique qui réunit les deux valves des coquilles.

Ligament suspenseur. - Le ligament suspenseur du foie est un repli triangulaire formé par le péritoine, qui s'étend des environs de l'ombilicà la scissure du foie, et renfermant dans son épaisseur la veine ombilicale.

Ligneux (tissu). - On appelle ainsi le tissu dur, fibreux, qui forme le bois.

Ligule (botanique). - On nomme ainsi une petite languette plus ou moins aiguë ou tronquée et membraneuse qui naît au sommet de la gaine des feuilles dans certaines plantes de la famille des graminées. Quelquefois la ligule est remplacée par des poils.

Limaçon. - On désigne sous ce nom une des cavités qui constituent le labyrinthe de l'oreille interne, et qui est formé de deux canaux contournés en spirale, à la manière des coquilles qui portent ce nom. Sa cavité, divisée en deux parties par une cloison longitudinale, communique avec l'intérieur du vestibule et est séparée de la caisse du tympan par la membrane de la fenêtre ronde. 

Limbe. - On donne ce nom à la partie supérieure de la corolle-gamopétale et du calice-gamosépale. Cette partie, qu'il est aisé de distinguer dans la corolle du lilas, du jasmin, et qui commence à la gorge, est évasée et présente des divisions. Le limbe est surtout distinct lorsque la partie inférieure de la corolle ou du calice est tubuleuse; c'est cette portion qu'on nomme tube. Le limbe est ou plissé, ou tordu, ou dressé, ou réfléchi, etc.

Lipide. - Molécule biologique contenant un acide gras ou un dérivé d'acide gras.

Livrée. - On désigne habituellement par ce mot le pelage ou le plumage des jeunes mammifères ou oiseaux, lorsqu'il diffère de celui de leur âge adulte, de façon à caractériser leur jeunesse. Souvent on a appliqué le même mot aux modifications extérieures qui distinguent les deux sexes d'une même espèce, soit d'une façon permanente, soit au moment où les animaux font leurs petits. Les jeunes mammifères n'ont guère de livrée que durant leur première année; encore beaucoup d'espèces n'en portent-elles jamais. On reconnaît en tout cas que les livrées des espèces d'un genre rappellent les couleurs permanentes de quelqu'une des espèces. Ainsi, les bandes transversales noirâtres qui marquent le pelage du chat adulte se retrouvent dans la livrée des lionceaux et de plusieurs jeunes de ce genre. La livrée des jeunes ruminants du genre Cerf est mouchetée de ces taches blanches que l'axis conserve toute sa vie. Les oiseaux ont très généralement des livrées dans leur jeune âge et mettent souvent plusieurs années à prendre leur plumage définitif. En outre, il n'est pas rare que le plumage d'hiver diffère notablement de celui de l'été. Enfin les femelles ont très habituellement une livrée caractéristique offrant avec celle des jeunes de curieux traits de ressemblance.

Lobe, lobule. - Partie arrondie et saillante d'un organe quelconque. - En botanique, division profonde et généralement arrondie des organes foliacés ou floraux.  - En anatomie, les différents organes du corps sont souvent divisés en plusieurs portions par des sillons plus ou moins profonds. C'est ainsi que l'on distingue deux lobes au poumon gauche, trois lobes au poumon droit. Le foie a un lobe gauche, un lobe droit et, dans sa partie médiane, le lobe carré et le lobe de Spiegel ; enfin, le cerveau présente aussi des lobes, divisés eux-mêmes en lobules ( = petits lobes).

Locomotion, du latin locus = lieu, et motus = mu). Action de se transporter d'un lieu dans un autre. - Fonction qui assure cette action.

Loge, loculus en latin. - Expression par laquelle on désigne certains petits espaces, certaines cavités qui existent dans quelques parties de la fleur, du fruit, etc. Ainsi l'anthère est partagée normalement en deux moitiés latérales ou loges, remplies d'une poussière nommée pollen. On appelle loge du carpelle, la cavité qui résulte de la soudure des bords de la feuille carpellaires.

Région lombaire, lombes. - On donne le nom de région lombaire ou de lombes à la partie postérieure et médiane du tronc, depuis le dos jusqu'aux hanches. Chez les quadrupèdes, elle porte le nom de râble. On distingue, dans cette région, sur la ligne médiane un sillon profond qui fait suite à celui du dos, et dans le fond duquel se voient les saillies osseuses des apophyses_ épineuses des vertèbres lombaires au nombre de cinq, et qui sont beaucoup plus volumineuses que celles du dos; ces apophyses sont larges, horizontales et aplaties transversalement. - A droite et à gauche de la rainure est un relief très prononcé qui appartient aux muscles long-dorsal, sacro-lombaire et transversaire épineux. Le rhumatisme se fixe fréquemment dans ces muscles, ils prend alors le nom de lumbago. Il n'est pas rare que quelques-unes de leurs fibres musculaires se rompent pendant des efforts faits pour soulever de lourds fardeaux. Cette région renferme encore les muscles carré, des lombes et psoas. - Les artères lombaires viennent de l'aorte, les veines lombaires vont se jeter dans la veine cave inférieure, quelques-unes dans la veine azygos. - Les nerfs lombaires, au nombre de cinq paires, naissent de la partie terminale de la moelle et vont constituer le plexus lombaire. - Les vaisseaux lymphatiques gagnent les ganglions lombaires, nombreux en avant de la colonne vertébrale. (F.-N.).

Lombricaux (muscles), du latin lumbricalis, qui, ressemble à un ver. - Muscles que l'on rencontre à la main et au pied. - Les lombricaux de la main, au nombre de 4, désignés numériquement de dehors en dedans, sont des petits faisceaux fusiformes qui s'insèrent d'une part aux tendons du fléchisseur profond, d'autre part aux premières phalanges des quatre derniers doigts. Ils fléchissent les doigts par le métacarpe. - Les Lombricaux des pieds ont la même forme et la même disposition que ceux de la main. Ils ont des usages analogues.

Long (anatomie). - Épithète que l'on a donnée à diverses parties remarquables par une longueur hors de proportion avec leur largeur. Ce sont surtout des muscles, ainsi : 

Longs du cou (Predorso-alloïdien de Chaussier) situés à la partie supérieure et antérieure du rachis; ils s'étendent depuis l'arc antérieur de la première vertèbre du cou jusqu'à la partie latérale antérieure du corps de la troisième du dos. Ils fléchissent la tête sous le cou. 

Long dorsal (portion du Sacro-spinal de Chaussier); étendu le long du dos, depuis la première vertèbre dorsale jusqu'à l'os iliaque, il s'attache encore à l'aponévrose qui recouvre la masse charnue qui remplit les gouttières vertébrales. Il produit le redressement du tronc.

Plusieurs muscles des membres reçoivent aussi l'épithète de longs pour les distinguer de ceux que l'on nomme courts; nous donnerons seulement leurs noms, avec ceux de Chaussier, qui en indiquent la place : 
L. abducteur du pouce (Cubito-sus-métacarpien du pouce, Ch.). - L. extenseur commun des orteils (Péronéo-susphalangettien commun, Ch.). - L. extens. du pouce (Cubilo-sus-phalangettien du pouce, Ch,). - L. fléchiss. commun des orteils (Tibio-phalangettien commun, Ch.), - L féchiss. du gros orteil (Péronéo-sous-phalangettien du gros orteil, Ch.). - L. fléchiss. du pouce (Radio-phalangettien du pouce, Ch.). - L. péronier latéral (Péronéo-sus-tarsien, Ch.). - L. supinateur (humérosus-radial, Ch:).. -
Luette, uva des Latins (= grain de raisin). - Appendice charnu de forme conoïde, libre et flottant à la partie moyenne du bord inférieur du voile du palais, descendant plus ou moins bas suivant les sujets. Elle est formée par le rapprochement des deux muscles palato-staphylins ou releveur de la luette et par quelques autres qui lui sont communs avec le voile du palais, et qui sont recouverts par une portion de la membrane muqueuse de la bouche. La luette renferme un grand nombre de follicules muqueux, et est pourvue d'un réseau des vaisseaux-capillaires abondamment répandus dans toutes les parties du voile du palais. Sa sensibilité est plus marquée que celle des autres parties de la bouche, et on l'a parfois décrite comme "une sentinelle destinée, pour ainsi dire, à reconnaître la nature des aliments qui vont franchir l'isthme du gosier, et à provoquer le soulèvement de l'estomac, lorsqu'ils n'offrent pas les conditions convenables". Elle contribue aussi à la formation de certains sons, et on a remarqué que les personnes qui en sont privées, ne peuvent articuler la lettre R.

Lunule. - On appelle ainsi, en conchyliologie, une impression plus ou moins profonde, placée au delà de la face postérieure de quelques coquilles-bivalves et dont chaque valve présente la moitié.

Lymphatiques (vaisseaux). - Les vaisseaux lymphatiques (ou simplement lymphatiques) sont les canaux par lesquels circule la lymphe. Il sont transparents, valvulaires, et naissent dans le tissu cellulaire par un tissu de capillaires très fins. Leur intérieur est garni de valvules en forme de demi-lune. qui se disposent face à face et empêchent le reflux de la lymphe. Les lymphatiques s'anastomosent les uns aux autres; on les distingue en profonds et superficiels, qui suivent le trajet des veines. Sur les trajets de ces vaisseaux, on rencontre les ganglions lymphatiques. Tous les lymphatiques aboutissent, chez les vertébrés supérieurs, au canal thoracique et à la grande veine lymphatique. Ce canal thoracique, dit aussi réservoir ou citerne de Pecquet, naît dans l'abdomen au niveau de la deuxième vertèbre lombaire. Tous les organes ont des lymphatiques.

Lymphe (anatomie, physiologie), lympha des latins. - Liquide diaphane, clair, d'un jaune rosé, peu odorant, peu sapide, seulement un peu salé, légèrement visqueux, ayant un poids spécifique de 1,037, se coagulant lorsqu'il est abandonné à lui-même en une gelée incolore, claire, qui se sépare bientôt comme le sang en deux parties, le sérum, opale, aqueux, contenant une petite quantité d'albumine, de la graisse et divers sels, et le caillot composé de fibrines et de globules en moindre quantité que dans le sang, les uns blancs, d'autres accidentellement rouges.  La lymphe verdit le sirop de violettes. Elle contient, entre autres choses :

Eau  : 93,987 g;
Fibrine : 0,56 g;
Matière grasse : 0,382 g;
Mélange salin composé de chlorure, de phosphate et de carbonate de sodium : 1,300 g.
Lyse. - Eclatement d'une cellule.

Lysogène ou lysogénique (cycle). - Type de réplication virale dans laquelle le génome viral est incorporé dans le génome de la cellule hôte.

Lytique (cycle). - Type de réplication virale dans laquelle les virions sont libérés par lyse ou éclatement de la cellule.

.


Dictionnaire Les mots du vivant
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

[Pages pratiques][Aide][Recherche sur Internet]

© Serge Jodra, 2005 - 2020. - Reproduction interdite..