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| Dictionnaire | |
| Amnios (anatomie).
- L'amnios est la plus interne des membranes
de l'oeuf chez l'humain et les vertébrés
supérieurs.
Développemnent.
Le rebord péri-embryonnaire qui limite cette dépression est constitué par un repli de la somatopleure contenant dans sa duplicature un prolongement du coelome; au début, ce pli est surtout accusé vers les deux extrémités de l'embryon plus fortement infléchies et y forme les capuchons amniotique, céphalique et caudal. Tandis que la splanchnopleure reste appliquée sur le jaune et constitue la gouttière intestinale et la vésicule ombilicale, le pli amniotique de la somatopleure s'étend progressivement sur la face dorsale de l'embryon; son bord libre circonscrit à ce niveau une ouverture de plus en plus étroite, l'ombilic amniotique. Ainsi, la cupule primitive se trouve transformée en une sorte de sac qui tend à se refermer au-dessus de l'embryon en l'enveloppant complètement; c'est en effet ce qui arrive au moment de l'oblitération finale de l'ombilic amniotique. Dès lors, les deux feuillets de
la duplicature circulaire qui à donné naissance à
l'amnios se trouvent séparés l'un de l'autre; le plus externe
va s'accoler à la face interne de la membrane
vitalline et constitue ainsi le deuxième chorion
de Coste Nous devons ajouter que le développement
de l'amnios se ferait d'une façon un peu différente suivant
E. Van Beneden Structure.
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Amnios (zoologie),
L'étude de l'amnios dans la série des Vertébrés
présente une grande importance au point de vue de la classification.
La question se trouve exposée sommairement à l'article allantoïde.
- La cavité de l'amnios est remplie par
le liquide amniotique. Celui-ci est limpide, jaunâtre ou blanchâtre,
d'une odeur fade, d'une saveur légèrement salée. Il
s'accumule pendant le cours du développement et provient de sources
diverses : il transsude de la surface du corps du foetus,
dont la peau est extrêmement riche en vaisseaux
sanguins; il provient en partie des reins, comme
le prouve la présence en son intérieur d'urée, de
créatine et d'autres produits excrémentitiels; enfin, chez
les allantoïdiens
vivipares (Mammifères,
à l'exception des Monotrèmes), l'organisme maternel contribue
également dans une certaine mesure à sa production. Le liquide
amniotique n'est donc pas exhalé par l'amnios. C'est un liquide
excrémentitiel, non alibile, neutre ou de réaction faiblement
alcaline, dont la densiié varie entre 1,004 et 1,008. Sa composition
chimique, variable suivant les animaux, est néanmoins
assez analogue à celle du sérum sanguin
dilué. D'après Scherer, cette composition serait la suivante
pour 1000 parties de liquide ammotique de l'humain :
Eau : 991,40On peut dire, d'une façon générale, que le liquide amniotique ressemble aux autres liquides séreux, mais qu'il diffère de ceux-ci par une plus grande teneur en urée. A la fin de la grossesse, cette dernière se trouve dans la proportion de 0,16 à 0,34 et même jusqu'à 0,46 pour 1000. Au nombre des principes organiques renfermés dans ce liquide, on doit citer encore le glucose, en quantité notable chez les herbivores, moins abondante chez les carnivores, plus rare encore chez l'humain. L'analyse qui précède sa rapporte au liquide amniotique d'un foetus humain à terme : comme on voit, il y a à peine 1 % de parties solides; dans les mois précédents, le liquide était un peu lus concentré. Sa quantité varie avec les individus et avec les diverses époques de la grossesse : au cinquième ou au sixième mois, elle peut s'élever jusqu'à un kilogramme : plus tard, elle va en diminuant progressivement et finit par se réduire environ de moitié. Le liquide amniotique a pour rôle de protéger l'embryon; chez les ovipares, il l'empêche de se heurter contre la coquille de l'oeuf, dans les déplacements auxquels celui-ci est exposé; chez les vivipares, il le met à l'abri des contractions de l'utérus. C'est lui qui, lors de l'accouchement, forme la poche des eaux, avec les membranes dans lesquelles il est contenu. En histologie, on se sert, sous le nom de sérum iodé, de liquide amniotique dans lequel on a fait dissoudre une certaine proportion d'iode : c'est un réactif excellent pour dissocier lés éléments anatomiques. (R. Bl.). |
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© Serge Jodra, 2005. - Reproduction interdite.