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Le Pommier est
un arbre de la famille des Rosacées,
qui croît naturellement dans toute l'Europe ,
sauf dans les régions les plus froides de l'extrême Nord,
et qu'on trouve aussi à l'état sauvage, en Anatolie ,
au midi du Caucase ,
notamment aux environs de Trabzon, où le botaniste Bourgeau en a
vu toute une petite forêt, et jusque dans la province iranienne de
Quilân, qui parait être, du reste, l'un de ses berceaux, sinon
sa patrie d'origine. On ne le signale, au contraire, ni en Sibérie ,
ni en Mongolie, ni au Japon ,
et il n'était vraisemblablement pas connu des Iraniens orientaux,
tandis que, dès les temps préhistoriques, il existait certainement
à l'état sauvage, peut-être même à l'état
cultivé, dans l'Europe occidentale. Les débris carbonisés
retrouvés dans les terramares de Parme et dans les palafittes de
la Lombardie ,
de la Savoie
et de la Suisse
témoignent, en effet, que les habitants de ces stations lacustres
faisaient un grand usage des pommes, qu'ils conservaient, comme provisions
d'hiver, coupées en long et desséchées.
Le Pommier est de taille moyenne, il peut
atteindre une dizaine de mètres, mais il reste d'ordinaire plus
petit, portant sur un tronc court une cime large et arrondie. Sa croissance
est lente, Les feuilles sont simples, dentées,
alternes, se serrant de plus en plus en rosette à l'extrémité
des rameaux florifères qui s'épanouissent au printemps en
gracieuses ombelles de fleurs blanches ou rosées,
souvent odorantes. Aucun arbre n'est alors plus frais et charmant. La fleur
se compose d'un réceptacle épais, urcéolé,
bordé de cinq dents calicinales et d'une corolle de cinq grands
pétales
orbiculaires. Les étamines, en nombre
indéterminé, ont les anthères jaunes pâles et
non rouges ou purpurines comme chez le Poirier.
Le gynécée comprend cinq feuilles
carpellaires plongées dans les tissus du réceptacle calicinal
et surmontées d'autant de styles soudés entre eux à
la base. Le fruit est globuleux, profondément
ombiliqué à son insertion, ombiliqué et couronné
par les dents du calice au sommet. Il renferme
cinq loges à parois cartilagineuses, avec deux graines, ou une seule
par avortement, dans chaque loge. Les pommiers spontanés se présentent
sous deux formes principales, décrites comme des espèces
et que l'on distingue essentiellement comme suit : le pommier acerbe, Paradis
(Malus acerba Mérat), par ses feuilles pubescentes, puis finalement
glabres, par ses pédoncules glabres ou pubescents, deux ou trois
fois aussi longs que le réceptacle fructifère et par ses
fruits de saveur très acerbe; le Pommier commun ou Doucin (Malus
communis Poir.), par ses feuilles laineuses en dessous, ses pédoncules
courts et ses fruits doux. Ces deux formes ou espèces ont produit
les variétés cultivées, Celles-ci, extrêmement
nombreuses diffèrent par la taille, le volume, la forme, la couleur
et le goût. On les groupes en deux grandes catégories; les
pommes de table et les pommes à cidre (V. ci-après §
Variétés cultivées).
Arboriculture.
Le pommier se plaît sous les climats
doux et un peu humides; il prospère notamment, de façon admirable,
dans les parties peu élevées de l'Auvergne
et des Pyrénées, dans les herbages de la Normandie ,
de la Bretagne ,
de la Picardie ,
dans les plaines et les vallées des Flandres ,
de l'Allemagne ,
et sa culture s'étend jusqu'en Angleterre ,
au Danemark ,
en Norvège ,
en Russie ,
la limite Nord étant vers 66° de latitude, la limite Sud au
midi de l'Italie ,
ce qui fait de la France
tout entière l'un des territoires les plus favorables au pommier.
On a aussi entrepris cette culture en Amérique
sur une grande échelle. Au point de vue du sol, les terres franches
ou argilo-calcaires, les terres granitiques, les alluvions doivent être
particulièrement recherchées. La fraîcheur est aussi
nécessaire, mais il faut qu'elle soit modérée et le
sous-sol suffisamment poreux et perméable; le fruit du pommier est
plus gros, il est vrai, dans les vallées humides, mais il est, par
contre, plus savoureux sur les collines et les plateaux non submergés.
Enfin l'air doit circuler dans les plantations; trop abrité, le
pommier est exposé aux chancres et, aux attaques des pucerons.
La multiplication du Pommier se fait de
semis et de greffes. Certaines variétés de Calville et de
Reinette, par exempte, peuvent conserver assez bien leurs caractères
par le semis, mais c'est surtout pour obtenir des porte-greffes qu'on sème
les pépins du Pommier. Ces porte-greffes issus de semis sont nommés
Sauvageons
ou Pommiers francs; ils reçoivent principalement les greffons
des variétés conduites en haute tige. On sème les
graines vers la fin de l'hiver, en lignes peu recouvertes. Au printemps,
après la levée, et pendant l'été, on donne
les façons nécessaires et on repique en automne, en pépinière,
où on leur continue les binages et les sarclages utiles jusqu'à
leur emploi. On greffe aussi sur Doucin et sur Paradis. Ces porte-greffes
sont destinés : le premier, à porter les pyramides, les candélabres,
etc.; le second, à recevoir les petites formes, vases, cordons,
etc., dans les bons terrains. Les Doucins et Paradis porte-greffes s'obtiennent
par le marcottage en cépée de pieds mères qu'on rabat
au niveau du sol et qui produisent des rejets en foule. Ces rejets sont
couchés en terre au printemps ou en été, avant leur
aoûtement. Ils s'enracinent et on les sèvre vers la fin de
l'hiver suivant, pour les repiquer en pépinière ou en place,
en attendant l'emploi. Le greffage des sauvageons, Doucins ou Paradis,
se fait en écusson ou en fente, sur place ou en pépinière.
Les jeunes arbres greffés en pépinière peuvent être
mis en place un an après le greffage.
Les variétés qu'on veut conduire
en haute tige s'écussonnent en pied, et lorsque la nouvelle tige
a atteint la hauteur de 2 m environ, on la rogne pour en former la tête.
Les hautes tiges peuvent aussi se greffer en fente, à 2 m de hauteur,
lorsque le sauvageon est bien élancé. On conduit en haute
tige les pommiers à cidre, les pommiers des vergers, la plupart
des variétés à fruits de table se prêtant à
cette formation; certaines variétés, comme la pomme de Châtaignier,
la Rambour d'été, etc., y sont cependant plus aptes que d'autre.
Une fois la tête formée d'un
petit nombre de bras, trois ou quatre, le cultivateur n'intervient plus
généralement dans la conduite de l'arbre que pour supprimer
les gourmands, les branches mal placées ou mortes. On évitera
d'ailleurs les amputations autant que possible, des grosses branches surtout,
dont les plaies, lentes à se cicatriser, peuvent être le point
de départ d'altérations par le chancre du pommier et les
insectes xylophages. Conduit en basse tige, le Pommier se plie à
diverses formes. Le cordon et le vase sont les deux principales. Le cordon
est installé en bordure, sur un fort fil de fer tendu à 30
ou 40 cm. du sol; il est planté de scions de Doucin ou mieux de
Paradis, ayant un an de greffe, espacés de 2 m et mieux de 3 ou
4m. On les courbe tous horizontalement dans le même sens au niveau
du fil de fer, et lorsqu'ils arrivent à se toucher, on les greffe
entre eux par approche. Une modification de cette disposition consiste
à faire ramifier les scions en deux branches qu'on couche horizontalement
sur le fil de fer en sens opposé.
Lors du greffage par approche, ce sont
alors des branches venues à la rencontre l'une de l'autre que l'on
unit. Le vase s'obtient en recepant le scion greffé à quelques
centimètres du sol, de manière à obtenir trois ou
quatre pousses vigoureuses. Chacune de ces branches est taillée
a son tour sur deux yeux dont les pousses, avec les
précédentes, forment la charpente du vase. On palisse
cette charpente sur un cerceau de manière à lui faire prendre
la forme d'un vase. On supprime naturellement les gourmands qui pourraient
modifier cette forme. Il faut être modéré dans la taille
du Pommier pour qu'il ne s'emporte pas à bois, et on taillera long
les branches charpentières.
La récolte des pommes exige moins
de soins que celle des poires. Elle se fait, pour les pommes de table,
au moyen d'échelles ou de cueille-fruits, et, pour les pommes à
cidre, avec une gaule à crochets. Elle varie naturellement, comme
époque, avec les variétés.
Elle n'a pas besoin de précéder
la maturation, la pomme étant bonne à manger depuis le moment
de sa cueillette et pouvant se conserver, dans nombre d'espèces,
jusqu'à l'année suivante. Les pommes d'été
ou d'automne sont placées, aussitôt cueillies, dans les paniers
ou billots de transport, ou rentrées, à l'ombre et sur un
plancher, dans un hangar ou un grenier. Les pommes d'hiver gagnent à
être conservées sur l'arbre jusqu'aux environs de la chute
des feuilles; on les rentre ensuite au grenier, ou plutôt à
la cave ou dans une vinée, afin de les tenir à l'abri des
gelées. Les plus beaux fruits sont disposés, comme les poires,
sur les rayons de la fruiterie et soignés comme elles. Les pommes
à cidre sont, jusqu'au transport au pressoir, laissées en
tas, couverts ou non, sauf les variétés tardives, qui sont
rentrées à l'abri.
Variétés
cultivées.
Pommes
de table.
La pomme est plutôt un fruit d'hiver.
On cultive néanmoins quelques espèces précoces, pour
la consommation personnelle ou la vente, et, dès la mi-juillet,
on peut manger d'excellentes pommes, parfaitement mûres. Mais les
bonnes variétés ne commencent à devenir assez nombreuses
que parmi les pommes dites d'automne. Quelques-unes de ces dernières
prolongent, du reste, leur maturité au delà de janvier.
Voici quel est, d'après Ch. Baltet,
pour les pommes d'été, d'automne, d'hiver, et, dans chacun
de ces trois groupes, pour les pommes de haute tige (verger) et pour les
pommes de basse tige (jardin fruitier), l'ordre de mérite des meilleures
variétés de pommes de table.
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Pommes d'été
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Variétés
de haute tige
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Transparente
de Croncels.
Rambour
d'été.
Astrakan
rouge. |
Rose
de Bohème.
Saint-Germain. |
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Variétés
de basse tige
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Transparente
de Croncels.
Borovitsky.
Saint-Germain. |
Astrakan
rouge.
Rose
de Bohème. |
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Pommes d'automne
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Variétés
de haute tige
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Reinette
grise d'automne.
Belle-fleur
rouge.
Reine
des reinettes. |
Gravenstein.
Reinette
Burchardt.
Cellini. |
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Variétés
de basse tige
|
Reine
des reinettes.
Reinette
grise d'automne.
Grand
Alexandre.
Calville
de Saint-Sauveur.
Cellini. |
Ananas.
Reinette
Burchardt.
Gravenstein.
Belle-fleur
rouge. |
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Pommes d'hiver
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Variétés
de haute tige
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Reinette
du Canada.
Reinette
grise.
Reinette
dorée.
Reinette
de Cuzy.
Reinette
de Caux.
Baldwin.
Pépin
de Londres.
Reinette
tardive.
Calville
de Maussion.
Reinette
d'Anthézieux.
Pépin
de Newtown.
Reinette
Baumann.
Royale
d'Angleterre.
De
Châtaignier.
Reinette
des Carmes. |
Belle-fleur
jaune.
Court-pendu
plat.
Pépin
de Sturmer.
Pépin
de Ribston.
Fenouillet
anisé.
Calville
rouge.
Doux
d'argent.
Pépin
de Parker.
Jacquin.
Bedforshire
Foundling.
Joséphine
Kreuter.
Pearmain
d'Adams.
Reinette
franche.
Calville
blanc.
Api
rose. |
|
Variétés
de basse tige
|
Calville
blanc.
Reinette
de Canada.
Api
rose.
Pépin
de Londres.
Belle-fleur
jaune.
Baldwin.
Pépin
de Parker.
Reinette
Baumann.
Pearmain
d'Adams.
Doux
d'argent.
Calville
rouge d'hiver.
Reinette
de Cuzy.
Reinette
franche.
Pépin
de Ribston.
Reinette
grise. |
Reinette
de Caux.
Bedforshire
Foundling.
Fenouillet
anisé.
Azoroly
anisé.
Reinette
d'Anthézieux.
Reinette
des Carmes.
Jacquin.
Court-pendu
plat.
Guelton.
Calville
de Maussion.
Reinette
dorée.
Joséphine
Kreuter.
Pépin
de Sturmer.
Royale
d'Angleterre.
Pépin
de Newtown. |
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Les diverses variétés qui viennent
d'être énumérées ont toutes leurs caractères
distinctifs. Nous devons nous borner à les indiquer succinctement
pour quelques-unes parmi les plus répandues. Nous suivrons cette
fois, l'ordre de maturité. Rose de Bohème, fruit moyen, un
peu aplati et relevé de côtes, blanc crème lardé
de rose, chair demi-cassante, juteuse, acidulée, aromatisée,
très agréable (juillet et août); Rambour d'été
ou gros Rambour, fruit lisse, jaune pâle, rayé de rouge et
parfois relevé de légères côtes, chair aigrelette
et demi-tendre, remplie d'une eau vineuse, excellent surtout pour la cuisson
(septembre); Grand Alexandre, fruit gros, souvent énorme, conique,
arrondi et ventru, blanc verdâtre, nuancé de rose et strié
de carmin, chair fine, demi-cassante, juteuse, vineuse, relevée,
l'une des meilleures variétés parmi les grosses pommes d'apparat
(octobre à décembre); Calville de Saint-Sauveur, fruit gros,
conique, un peu côtelé, jaunâtre et carminé,
chair demi-fine, assez tendre, sucrée, acidulée, parfumée
(novembre et décembre); Belle-Fleur rouge, fruit gros, légèrement
côtelé, blanc jaunâtre, carminé du côté
du soleil, chair assez fine, demi-cassante, juteuse, relevée d'un
léger parfum de girofle, variété très répandue,
vigoureuse et très productive, bonne crue, meilleure cuite (novembre
à janvier); Reinette du Canada, fruit gros ou très gros,
bosselé ou à côtes larges peu marquées, jaune
verdâtre avec taches grises ou roussâtres, fin, juteux, parfumé,
variété très cultivée, une des plus précieuses
pour le consommateur (décembre à mars); De Châtaignier,
fruit moyen, strié de rouge vif sur fond jaune pâle, chair
ferme, croquante, juteuse, acidulée, relevée (janvier à
mars et avril); Reinette grise, fruit à peau rugueuse et grise,
excellent au couteau et à cuire, nombreuses sortes, toutes à
peu près également bonnes (du Canada, de Bretagne, de Saintonge,
de Portugal, de Dieppedalle,etc.); Fenouillet, fruit petit, roussâtre,
chair sucrée, à saveur d'anis ou de fenouil, offre beaucoup
d'analogie avec l'Azeroly anisé, très populaire dans le Médoc;
Court-Pendu, fruit moyen ou petit, déprimé, aplati, verdâtre,
nuancé de rouge, chair ferme et sucrée, variété
qui comprend aussi la pomme Guelton et qui se conserve tout l'hiver (janvier
à avril); Reinette franche, fruit petit, cylindrique, tronqué,
vert jaunâtre, moucheté fauve, chair fine, ferme, assez juteuse,
sucrée et acidulée; Calville blanc, fruit gros, côtelé
autour de l'oeil, lisse, jaune verdâtre, chair fine, tendre, juteuse,
sucrée, acidulée, relevée d'un parfum d'ananas, la
pomme la plus recherchée dans la consommation de luxe; Api rose,
fruit petit ou très petit, déprimé, rose vif sur fond
vert pâle, chair, fine, ferme, croquante, juteuse, sucrée,
rafraîchissante, se mange sans la peler (janvier à mai); Reinette
tardive, fruit plutôt gros, sphérique, demi-plat, vert jaunâtre,
fardé de rose purpurin, chair demi-fine, ferme, demi-cassante, juteuse,
acidulée (mars à juin).
Pour le commerce, on cultive surtout, dans
l'ordre approximatif de préférence : comme pommes d'été,
la Transparente de Croncets, le Rambour, l'Astrakan rouge, le Borovistski,
la Saint-Germain; comme pommes d'automne, la Reinette grise, la Belle-Fleur
rouge, le Grand Alexandre, la Reine des reinettes, le Calville de Saint-Sauveur,
le Gravenstein, le Cellini; comme pommes d'hiver, le Calville blanc, la
Reinette du Canada, l'Api rose, la Reinette de Cuzy, la Reinette de Caux,
les diverses sortes de Reinette grise et de Reinette dorée, la Reinette,
tardive, le Pépin de Londres, la Belle-Fleur jaune, le Bedforshire
Foundling, le Pépin de Parker, la Baldwin, le Pépin de Newbown,
la Reinette d'Anthézieux, la Royale d'Angleterre, le Calville de
Maussion, le Pépin de Ribston, la Jacquin, le Pépin de Sturmer,
le Pearmain d'Adams, la Bonne de Mai, la Belle des Buits, la Michelotte
rouge, la Reinette à longue queue, etc.
Pommes
à cuire.
Beaucoup, parmi les pommes de dessert
déjà citées, sont de première qualité
pour les diverses préparations ménagères, notamment
pour la cuisson, les compotes, les marmelades, les pâtisseries, le
séchage : Transparente de Croncels, Gravenstein, Ananas, Cellini,
Belle-fleur rouge, Belle-fleur jaune, Doux d'argent, Redfordshige Foundling,
Royale d'Angleterre, Pépin de Barker, Reinette franche, et les diverses
sortes de Rambour, de Reinette grise, de Reinette dorée, de Calville,
de Court-pendu, de Fenouillet. Voici encore quelques variétés
très appréciées de pommes dites à deux fins,
mais propres surtout à la cuisson : Monsieur Gladstone, Transparente
blanche, Hawthornden, Codlin de Koswick, Lord Sufiield, Cox's Pomona, Calville
rouge d'automne, d'Eclat, de Cantorbéry, Warner's King, Blenheim
orange, Belle de Pontoise, Belle Dubois, d'Eve, Reinette musquée,
Reinette de Willy, Wellington, Amélie, etc. D'une façon générale,
les pommes à peau grise sont les meilleures à cuire. Pour
la pâtisserie, une variété, la salée, cultivée
surtout à Noailles, dans l'Oise, est très recherchée
des cuisiniers parisiens.
Pommes
à cidre.
Les pommes à cidre sont, d'ordinaire,
plutôt petites. Les arbres qui les portent se distinguent, d'après
la disposition du branchage, en pommiers à tête arrondie ou
étalée, qu'on plante dans les vergers, les champs, les herbages,
et en pommiers à tête dressée ou élevée,
dont, en outre, on borde les avenues ou les routes. Il y a, d'ailleurs,
dans les deux groupes : des pommes de première saison, qui murissent
de fin août à octobre (tête arrondie : Blanc-Mollet,
Griset doux, Doux à l'Aignel, Doux-Evêque, etc.; tête
élevée : Reine-des-Hâtives, Jaunet pointu, Vagnon-Legrand,
Précoce-David, etc.); des pommes de deuxième saison, de fin
octobre au commencement de décembre (tête arrondie : Vice-président
Héron, Fréquin blanc, Gros Muscadet, Godard, Rouge-Mollet,
etc.; tête élevée : Amer doux, Fréquin rouge,
Paradis, Rouge-Bruyère, Martin Fessard, Barbarie ou Monte-en-l'air,
Médaille d'or, etc.):, des pommes de troisième saison, du
commencement de décembre jusqu'au coeur de l'hiver (tête arrondie
: Michelin, Bédan, Hauchecorne, Fréquin-Audièvre,
Rivet blanc, Marin-Onfroy, Or Milcent, etc.; tête élevée
: Amère de Berthecourt, Argile, de Boutteville, Filasse, Bramtot,
Marabot, Galopin, Grise Dieppois, Groseiller, Peau-de-Vache, Rouge Avenel,
etc.). Le Fréquin blanc et le Paradis sont à fruit doux,
le Doux-Evêque, à fruit doux et âpre, le Bédan,
le Marin-Onfroy, le Blanc-Mollet, à fruit doux-amer, le Fréquin
rouge à fruit amer, etc.
Usages.
Les pommes se mangent, comme les poires,
crues on cuites. On en fait aussi du sucre et du sirop de pomme, de l'eau-de-vie,
du vinaigre, puis et surtout du cidre. Enfin on pratique en grand, dans
différents pays, notamment en France ,
en Belgique ,
en Suisse, en Allemagne ,
aux Etats-Unis ,
le séchage. Les espèces qui s'y prêtent le mieux sont
celles à chair ferme, à fruits petits ou moyens on pèle
et on expose immédiatement à la chaleur, dans des étuves
ou séchoirs. Les pommes séchées ou séchons
peuvent être d'ailleurs ou entières, ou « sans coeur
», ou par quartiers, ou découpées en petits carrés.
En Allemagne, on y emploie des variétés réputées
: Zwiebelborsdorfer, Bolmapfel, Luiken, Matapfel, Weisser, Weinapfel, etc.
Le buis de pommier a, en menuiserie et
en ébénisterie, le même emploi que le poirier. Mais
il est de qualité bien inférieure et on s'en sert beaucoup
plus rarement. (G. B. et L. S.). |
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