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L'Europe
apparaît comme une immense presqu'île
découpée, terminant, vers l'Ouest, le continent de Eurasie.
Elle est contenue tout entière dans l'hémisphère boréal.
Limitée à l'Est par la chaîne de l'Oural,
au Nord par l'océan Glacial arctique,
à l'Ouest par l'Atlantique, au
Sud par la Méditerranée,
les détroit entre la Méditerranée
et la mer Noire, puis la mer Noire elle-même, enfin le Caucase ,
l'Europe serait très nettement délimitée s'il n'y
avait, entre le Caucase, l'Oural, la mer Noire
et la mer Caspienne, une vaste contrée de steppes
plates et vagues. Suivant la ligne de séparation qu'on admet dans
ces parages, la surface de l'Europe varie de quelques millions d'hectares.
L'Europe dépasse un peu 10 millions de kilomètres carrés,
mais on ne lui en donne généralement que 9.730.000, parce
qu'on en retranche, entre la mer Caspienne et la mer Noire, des espaces
ciscaucasiens que les Russes n'attribuent pas à la Russie
d'Europe, mais à ce qu'ils nomment le Caucase. En admettant 9.730.000
kilomètres carrés, l'Europe, un peu plus de dix-huit fois
supérieure à la France ,
équivaut à peu près au tiers de l'Afrique ,
au quart de l'Amérique ,
aux 22 centièmes de l'Asie ,
au septième du globe sans les mers.
Géographie
physique
Les côtes
et les îles.
L'Europe est découpée
profondément par plusieurs mers intérieures et par des golfes
nombreux. Cela lui confère 32 000 kilomètres de rivages,
dont 5800 sur l'océan Glacial, 13500 sur l'Atlantique et les mers
qui en dépendent, 12700 sur la Méditerranée
et ses annexes. Les mers intérieures sont
: la mer Blanche, la mer Baltique, la mer
du Nord, la Manche, la mer Adriatique (ou golfe de Venise ),
la mer de Marmara, la mer Noire, la mer d'Azov. Les principaux golfes sont
ceux de Botnie, de Finlande, les golfes de Gascogne, de Lion, de Gênes,
de Corinthe .
Les détroit
principaux sont : le Skager-Rack, le Cattegat, le Sund et les deux Belts,
entre le Danemark
et la Suède ,
le Pas-de-Calais entre la France
et l'Angleterre ,
le détroit de Gibraltar entre l'Espagne
et l'Afrique ,
le détroit de Bonifacio entre la Corse
et la Sardaigne, le détroit de Messine
entre l'Italie
et la Sicile, le détroit des Dardanelles
ou Hellespont, et le Bosphore ,
entre la Turquie d'Europe et la Turquie d'Asie.
Parmi les îles
qui font partie de l'Europe, nous citerons : la Nouvelle-Zemble et le Spitzberg
dans l'Océan Glacial; l'Islande ;
la Grande-Bretagne, l'Irlande ,
les îles Hébrides, Orcades,
Shetland,
Féroé
entre l'Océan Atlantique et la
mer du Nord; les îles Wight, Jersey,
Guernesey,
dans la Manche; Belle-lle
et les îles de Noirmoutiers, de Ré, d'Oléron, dans
l'Atlantique; les Baléares
la Sardaigne, la Corse ,
la Sicile, les îles Ioniennes, les Cyclades
et les Sporades, la Crète
et Chypre ,
dans la Méditerranée.
Orographie.
A mesure qu'à travers l'Europe
orientale on chemine vers l'occident, à travers la plaine
russe, s'atténue insensiblement le caractère massif et continental
de ce qu'on pourrait nommer l'Europe asiatique; le climat très dur
encore, perd pourtant de sa rudesse; la somme annuelle des pluies augmente;
on arrive, au Sud, à la mer Noire, au Nord à la mer
Baltique, vers le centre aux Carpathes, et alors on atteint l'Europe
vraiment Europe, la terre découpée par les golfes
et sous-golfes de l'Océan, harmonieusement modelée, généralement
bien arrosée, et que favorise un climat tempéré. En
font partie-: la Scandinavie, la moins fertile
de toutes ses régions, à cause de la nature de ses roches
plutôt que par la faute du climat, l'Europe centrale, la France,
la Grande-Bretagne et les trois grandes péninsules méditerranéennes.
Par opposition à l'Europe orientale,
peu pénétrée de mer et fort plate, l'Europe occidentale
est « maritime » et « en grand relief » toute en
terres isthmiques, presqu'îles, îles, presque toute en montagnes,
plateaux,
coteaux. Le culmen de la partie orientale de l'Europe, l'Elbrouz (5642
m), se dresse tout à côté de l'Asie ,
dans le Caucase ;
mais, dans l'Europe occidentale, la cime la plus haute, le mont Blanc (4807
m), domine les Alpes. Celles-ci couvrent une étendue presque égale
à la moitié de la France ,
en Suisse ,
en France, en Italie ,
en Allemagne ,
en Autriche .
Le Rhin, le Rhône, le Pô, l'Inn en découlent.
De même que les Alpes s'arrondissent
en hémicycle au Nord des grandes plaines de la haute Italie, de
même les Carpathes se courbent en demi-cercle au Nord et à
l'Est de la grande plaine hongroise, laquelle, entièrement entourée
de monts barrant la route aux vents
pluvieux, est, avec certains plateaux espagnols
cerclés de sierras, la région la plus franchement plane de
l'Europe occidentale.
La plaine hongroise, où serpente
le Danube, sépare les Carpathes
(à l'Est) des Alpes (à l' Ouest); la plaine roumaine ou valaque
sépare les Carpathes (au Nord) des Balkans
(au Sud). Les Balkans ont donné leur nom à la Péninsule
où ils s'allongent d'Ouest en Est jusqu'à la mer Noire; par
leur extrémité occidentale, ils se rattachent aux monts d'Illyrie
qui tiennent aux Alpes, mais tombent en précipices sur la mer Adriatique.
La presqu'île des Balkans est surchargée de montagnes de près
ou plus de 3000 mètres, avec de larges vallées, d'amples
plateaux,
et de grands lacs. Là, se lèvent le
Rhodope
et le Pinde, monts de la Morée ou Péloponnèse ,
et dans la mer, les pics chauves de la Crète
et des îles de la Mer Egée, par
lesquels les chaînes de la Turquie d'Europe
se lient à celles de la Turquie d'Asie,
leur prolongement évident.
L'Italie ne laisse
que peu d'espace aux plaines, la grande plaine du Pô non comprise;
sa presqu'île porte les Apennins dont le prolongement sicilien renferme
l'Etna, qui flambe encore, à côté de monts non volcaniques
continués en Afrique, au delà d'un
seuil sous-marin de 324 mètres seulement de profondeur, par les
montagnes de l'Atlas tunisien. En Sardaigne,
en Corse, il semble que les monts, qui sont de
granit, «-représentent les restes
de terres autrefois plus étendues », joignant la Provence
à l'Atlas.
Dans la péninsule Ibérique,
dont la disposition est assez semblable à celle de l'Afrique-:
montagnes au pourtour avec un vaste plateau
intérieur, une foule de hautes chaînes font de l'Espagne
le pays le plus élevé de l'Europe après la Suisse.
L'altitude des longues rives marines de l'Espagne est peu supérieure
au niveau des mers. La plus élevée de ces chaînes,
à l'extrême Sud, la sierra Nevada, appartient au même
plissement qu'en Afrique les djebels marocains; tandis qu'à l'extrême
Nord, par delà les plateaux castillans et la plaine tertiaire de
l'Aragon ,
les Pyrénées, très élevées en moyenne
avec cols au-dessus de 3000 mètres, séparent l'Espagne de
la France.
Au col (ou seuil) de Naurouze, à
189 mètres seulement d'altitude, commencent les monts de France,
roches anciennes audessus desquelles flambèrent des volcans aux
cratères éteints : Cévennes, monts du Velay, monts
d'Auvergne ,
monts du Forez, Pilat, etc. ; ainsi va-t-on jusqu'aux Vosges assombries
de sapins, granits et grès levés à faible distance
de la rive gauche du Rhin, tandis que, parallèlement
à ces Vosges, et en tout semblable à elles, la forêt
Noire monte à droite des mêmes plaines du même fleuve.
Au Sud des Vosges, le Jura
développe une foule de petits plateaux
entre une multitude de petits chaînons, roches jurassiques ou crétacées,
ou entre de profonds précipices de rivières. Il s'étale,
à partir de la vallée de la Saône, sur la France, la
Suisse, et ne s'arrête qu'au aux monts de Bohème ,
« quadrilatère occupé surtout par des roches primitives
où se concentrent les branches supérieures de l'Elbe ».
Ces montagnes sont les plus hautes (1601 m), en dehors des Alpes, de tous
les massifs allemands, beaux surtout par leurs forêts : Erzgebirge,
forêt de Thuringe, Harz, Taurus, Eifel, etc., tous au-dessous de
1000 mètres, sauf le Harz et les montagnes de la Thuringe. Moins
de 1000 mètres aussi ont les Ardennes, plateaux schisteux
auxquels ont part la France, la Belgique
et l'Allemagne.
Au Nord de ces montagnes, la plaine allemande
s'étend de la France à la Russie, le long de la mer
Baltique et de la mer du Nord, tantôt marécageuse, tourbeuse,
tantôt sablonneuse, le plus souvent ingrate, partout soigneusement
cultivée. Puis, au Nord et à l'Ouest de la Baltique, mer
peu profonde, peu salée (tant elle reçoit d'eau douce), s'élève
la Scandinavie, vaste montagne reliée à la masse continentale,
à la plaine russe, par la granitique Finlande aux lacs innombrables.
La Scandinavie, très lacustre aussi sur son versant oriental, c'est-à-dire
en Suède, forme de larges plateaux,
en Norvège et en Laponie; et sur ces hautes plaines, étincelantes
de névés, de glaciers, s'allongent
des monts qui, vers l'Ouest, s'affalent à pic sur les fjords de
la mer du Nord.
La Grande-Bretagne, hérissée
à l'Ouest et au Nord, dans le pays de Galles et l'Ecosse ,
porte des monts de faible hauteur, qui sont, avec les chaînes scandinaves,
les plus anciens de la partie du monde; l'Irlande
est une plaine bordée de granits et de vieux schistes; l'Islande
a été puissamment bouleversée par les glaciers et
les volcans.
Hydrographie.
Les fleuves, naturellement, correspondent
exactement aux pays qu'ils parcourent (et au climat qui régit ces
pays). C'est dans la plaine russe que se déroule le plus long de
tous : la Volga qui, avec son affluent, la Kama,
draine un bassin immense et se jette dans la Caspienne. La Néva,
troisième courant d'Europe, doit son énorme volume à
ses deux grands lacs, les premiers d'Europe (Onéga et Ladoga), et
se perd dans la Baltique. Le Dniepr
parcourt un long bassin avant de se jeter dans la mer Noire. Ces rivières
magnifiques, abreuvées par les neiges de l'hiver, les ruissellements
des forêts, les épanchements des lacs, deviennent de moins
en moins constantes (à part la Néva, soutenue par ses deux
grands bassins lacustres), à cause de la terrible dilapidation des
bois. Pour la même raison, le Don, qui se jette
dans la mer d'Azov, voit décroître son débit.
A la Baltique descendent les eaux de la
Finlande ,
qui passent incessamment de l'immobilité du lac à l'ébranlement
des rapides, et celles de la Suède, à demi lacustres comme
celles de la Finlande, puis la Vistule qui serpente
en Pologne .
Le Danube, dont
la vallée fut le chemin des conquérants, est le second grand
fleuve d'Europe; sorti des Alpes, il reçoit les eaux des Carpathes,
des Balkans, des monts de Bohème, et des monts d'Illyrie .
Longueur
(km) des principaux fleuves d'Europe
Le Rhin doit une
grande abondance aux glaciers, aux lacs
de la Suisse; c'est un fleuve bien plus humble
que le Danube. L'Elbe forme le port de Hambourg,
le plus actif du continent d'Europe. L'Escaut
de la Belgique ne serait qu'une riviérette, sans son estuaire et
son port d'Anvers ;
de même la Tamise de l'Angleterre, sans
son port de Londres ,
le plus actif de l'univers. Petite aussi la Seine,
mais c'est le fleuve de Paris .
La Loire arrose des contrées verdoyantes
et fertiles; la Gironde, débouché
de la Garonne et de la Dordogne,
au magnifique estuaire, prend son importance de Bordeaux ;
le Tage, qui arrose Espagne et le Portugal ,
doit la sienne à Lisbonne .
La Méditerranée
reçoit l'Ebre de l'Espagne; le Rhône
de la France, puissant fleuve abreuvé d'eaux de glaciers; le Pô
de l'Italie, également fleuve de glaciers; le Tibre,
qui passe dans la «Ville éternelle »; enfin le
Bosphore ,
fleuve autant que mer, qui apporte à la Méditerranée,
par devant Istanbul ,
les eaux que la mer Noire a reçues du Don,
du Dniepr, du Dniestr,
du Danube.
Le climat
Comme climat, l'Europe est la partie
du monde où l'océan pénètre le plus intimement
dans les terres; celle où cette pénétration modère
le plus la température en augmentant la tiédeur, en diminuant
le froid, en égalisant les saisons, les jours, les nuits. Seulement,
il faut distinguer soigneusement entre l'Europe orientale, de climat «
asiatique » extrême, brusque, sec, et l'Europe occidentale,
de climat humide, modéré, grâce aux vents de l'Ouest
et du Sud-Ouest, combinés avec les souffles tièdes ou chauds
de la Méditerranée au Sud; enfin, les terres élevées,
où l'altitude du sol refroidit le ciel, se trouvent au midi, sauf
l'exception de la Scandinavie, de l'Ecosse, de l'Islande, et les plaines
de peu d'altitude, les divers « pays bas », au Nord. C'est
tout à fait à l'Ouest (tant au Sud qu'au Nord), sur le rivage
occidental et septentrional de la Péninsule ibérique, sur
l'occident de France et de Grande-Bretagne, et
sur la Norvège, qu'il tombe le plus d'eau météorique;
il pleut bien moins sur l'est d'Angleterre et d'Ecosse, sur la France du
Nord-Est, l'Allemagne, la Hongrie,
l'Italie, les Balkans; encore moins sur la Russie;
très peu sur les pays tendant à la Caspienne; et, par un
violent contraste, sur des plateaux d'Espagne
voisins d'un maximum de pluie : on trouve dans la Péninsule ibérique
de véritables steppes, dignes d'Asie ou d'Afrique.
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Isothermes
de janvier
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Isothermes
de juillet
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Précipitations
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Zones
de végétation
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La
flore et la faune de l'Europe
La flore.
On peut distinguer quatre régions
botaniques principales en Europe, d'après les associations de végétaux .
1° Flore arctique.
Elle occupe l'extrême Nord (toundras de Russie,
Alpes scandinaves, Islande) qui constitue une
région dépourvue de cultures ou de forêts. C'est une
flore pauvre et très uniforme de lichens ,
mousses ,
et arbrisseaux de petite taille (bouleaux nains), etc.
2° Flore des forêts boréales.
Elle occupe la majeure partie de l'Europe, sauf les péninsules méditerranéennes
et les steppes du sud de la Russie. Dans le Nord, on voit surtout des forêts
de conifères (pins, sapins). Au centre et à l'Ouest, il y
a beaucoup plus d'arbres feuillus (chêne rouvre, hêtre, frêne,
noyer, châtaignier, etc.). Sur la côte de l'océan
Atlantique, on voit des arbustes toujours verts : houx, lauriers, chênes
verts, myrte, arbousier, qui disparaissent avec le climat maritime et qui
rappellent la flore plus méridionale.
3° Flore méditerranéenne.
Les bords de la Méditerranéemontrent
des buissons toujours verts (maquis), à feuilles persistantes, sous
un ciel presque toujours bleu et sans pluies d'été. C'est
la véritable région des myrtes, arbousiers, lauriers, chênes
verts, avec olivier, figuier, oranger, chêne-liège et nombreuses
petites plantes
odoriférantes. Le palmier nain indique l'approche des régions
tropicales. On a pu acclimater les eucalyptus d'Australie.
4° Flore des steppes. En allant
de l'Ouest à l'Est, on voit l'herbe devenir de plus en plus grande
sous l'influence du climat continental, et on arrive aux plaines de graminées
de la Russie méridionale, et de l'Ukraine
avec des bouquets d'arbres.
La faune.
En tenant compte surtout des mammifères
et des oiseaux ,
on ne distingue guère que deux régions naturelles, dont la
limite est à peu près indiquée par la ligne de l'isotherme
0°, qui laisse au sud toute la Norvège.
Nous citerons principalement des mammifères terrestres qui sont
les plus cantonnés.
La
faune arctique.
Le nord de la Russie
et la Laponie sont habités par une faune très pauvre et peu
variée, qui vit dans la zone des toundras et au nord de la région
forestière : renard bleu, lemmings, lièvre polaire, glouton,
renne, et les animaux
à fourrures.
Plus au nord, les îles de l'océan
Glacial montrent l'ours blanc ,
l'hermine, avec des oiseaux mauvais voiliers (macareux, etc.). Les oiseaux
de mer sont nombreux (pétrels, goélands, eiders).
Dans les mers du nord, il y a des carnassiers
marins (phoques, morses), et des cétacés
(dauphins, baleines, marsouins), qui deviennent rares. Les eaux nourrissent
de petits mollusques
pélagiques, qui constituent le principal aliment des baleines.
La
faune européenne proprement dite.
La majeure partie de l'Europe est habitée
par un certain nombre de mammifères, des petits insectivores
(hérisson, musaraigne, taupe, desman), des petits rongeurs (écureuil,
loir, campagnol et rat d'eau, rat noir, rat gris ou surmulot, castor, devenu
rare, lièvre et lapins, des carnivores de taille moyenne (loup,
renard, chat domestique redevenu sauvage, marte commune, fouine, belette,
blaireau, ours brun, qui disparaît graduellement, etc.).
Parmi les herbivores : le sanglier, le
cerf, le chevreuil, l'élan, qui n'existe plus que vers le Nord,
le bison d'Europe, appelé aurochs à tort, n'existe plus qu'en
Pologne,
en Lituanie et dans le Caucase ;
le véritable aurochs, disparu, c'est le bos primigenius des géologues,
autrefois si répandu dans l'Europe centrale, même à
l'époque historique (ur des Niebelungen ,
urus
de Pline).
Dans les montagnes : Pyrénées,
Alpes, Caucase, certains sommets de la Grèce,
il y a d'autres ruminants
(chamois, bouquetin), avec la marmotte, le lièvre variable, qui
ressemble absolument au lièvre polaire, sauf qu'il n'est blanc qu'en
hiver.
Parmi les oiseaux ,
peu sont spéciaux : on peut citer le rossignol; presque tous vont
passer l'hiver plus au sud.
Dans les péninsules de l'Europe
méditerranéenne, la faune présente quelques différences,
qui la rapprochent de celle du nord de l'Afrique;
on peut noter la présence des porcs-épics, du daim, qui est
spécial, des moutons sauvages ou mouflons, avec divers lézards
et couleuvres.
La faune européenne, avec la subdivision
méditerranéenne, fait partie d'une grande région naturelle
dite paléarctique, qui comprend la majeure partie de l'Asie
centrale, tandis que la faune du nord de l'Europe se retrouve dans toutes
les régions polaires. (GE). |
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