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| Dictionnaire | |
| Absorption (physiologie générale), du mot latin absorbere, boire, aspirer, pomper. - Acte très commun dans les organismes vivants, au moyen duquel ils s'approprient, en les pompant à travers le tissu de leurs membranes, les liquides ou les gaz mis en contact avec celles-ci; l'absorption s'effectue principalement par le phénomène désigné sous le nom d'endosmose. | ||
| Absorption chez les animaux
(physiologie-animale).
- On nomme absorption, chez les organismes en général, un
acte physiologique par lequel une matière qui se trouvait en contact
avec une des surfaces extérieures du corps, est introduite dans
l'intérieur de ce corps en traversant la substance. Ainsi, lorsque
nous sommes dans un bain, la peau humectée
absorbe une notable quantité d'eau; si l'on dépose sur la
surface d'une plaie, ou simplement d'un vésicatoire, une matière
vénéneuse, son influence délétère ne
tarde pas à se manifester : le poison a été absorbé.
C'est par un phénomène de ce genre que les produits de la
digestion
passent à travers les parois de l'estomac
et des intestins et pénètrent
dans le corps pour nourrir l'animal. L'absorption
est donc une des fonctions qui introduisent dans l'être vivant des
matériaux empruntés au dehors et propres à le nourrir;
on peut même dire qu'aucune substance ne pénètre dans
un corps vivant, si ce n'est par absorption.
L'absorption
dans le règne animal.
Organes
d'absorption.
Mécanisme
de l'absorption.
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| Absorption chez les végétaux
(physiologie végétale). - Cette
fonction a le même but chez tous les êtres vivants, et sa définition
a été donnée à l'article précédent.
Les principaux organes d'absorption dans les plantes
sont les racines qui demeurent plongées
dans un milieu humide, la terre végétale.
L'absorption s'opère chez les plantes, comme chez les animaux, principalement par endosmose. Dans la période active de la végétation les extrémités des radicelles sont formées de cellules récemment organisées, molles, perméables et gonflées de sucs ou dissolutions aqueuses épaisses; l'épiderme ne les recouvre pas encore, et elles sont plongées dans les dissolutions aqueuses beaucoup moins denses que renferme la terre. Il s'établit un courant d'endosmose qui introduit, dans les cellules superficielles des radicelles, les sucs provenant du sol; plus ceux-ci sont fluides, mieux ils sont absorbés, entraînant avec eux seulement les substances tenues en dissolution. Lorsque la couche de cellules extérieures s'est ainsi gorgée des sucs nourriciers, la couche placée immédiatement en dessous, en absorbe à son tour aux dépens de la première : ainsi s'établit le courant de la sève qui monte des racines vers la tige et les feuilles. L'absorption qu'exercent les racines se fait par leurs extrémités, et non par les surfaces latérales de leurs filaments. Quelques botanistes avaient admis qu'à ces extrémités radiculaires il existait de petits organes spéciaux d'absorption, qu'ils nommaient spongioles. On a reconnu que c'était là une pure hypothèse et que ces organes ne pouvaient se distinguer à l'examen le plus attentif. Les plantes n'absorbent pas seulement par les racines; leurs parties vertes absorbent aussi dans l'atmosphère certains principes, et particulièrement de la vapeur d'eau, toutes les fois que l'air ambiant est très humide. Les végétaux aquatiques exercent par toute leur surface une absorption très active. (DGS). |
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© Serge Jodra, 2005. - Reproduction interdite.