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| Inventaire | ||
| Le
Baobab
Adansonia |
Le Baobab (Adansonia
L.) est un genre de plantes
de l'ordre des Malvales et de la famille
des Bombacées, dont on connaît
seulement trois espèces : l'A. Gregorii
F. Muell., de l'Australie tropicale, à fleurs
d'un blanc, jaunâtre; l'A. madagascariensis DC., de Madagascar, à
fleurs rouges magnifiques, et l'A. digitata L., ou Baobab proprement dit,
Arbre
de mille ans, des régions tropicale de l'Asie et de l'Afrique.
Les Baobabs sont avec les Fromagers et les Eriodendron, les géants
du règne végétal. L'A.
digitata L., qui est l'espèce la plus importante et la plus célèbre,
croît naturellement dans les terrains sablonneux humides des bords
de la mer, au Sénégal, au Sierra-Leone, au Congo, au Benin,
en Nubie, etc. C'est I'Ophelus sitularius de Loureiro, l'Adansonia
Baobab de Gaertner
Adansonia digitata L. Fleur entière (d'après H. Baillon). L'écorce
du tronc et des branches
est cendrée, lisse, comme vernissée en dehors, verte et piquetée
de rouge en dedans; celle des jeunes rameaux de l'année est verdâtre
et couverte d'une pubescence; fine. Le bois est très mou, blanc
et léger. C'est sur les jeunes rameaux que naissent les feuilles.
Celles-ci tombent chaque année au mois de novembre. Elles sont alternes,
composées-digitées,
avec cinq, sept ou neuf folioles-glabres,
ovales, entières, brièvement
pétiolées
et accompagnées de stipules-
caduques.
Adansonia digitata L. Coupe longitudinale de la fleur (d'après H. Baillon). Les fleurs, solitaires
à l'aisselle des feuilles,
sont pendantes à l'extrémité de pédoncules
longs d'environ 12 à 15 centimètres. Chacune d'elles a un
calice-gamosépale
caduc, à cinq divisions profondes, coriaces, réfléchies
en dehors, et une corolle beaucoup plus longue,
formée de pétales ovales, arrondis
au sommet, veinés, de couleur blanche ou légèrement
teintés de rose-lilas. L'androcée se compose d'un nombre
considérable d'étamines dont les
filets, unis entre eux intérieurement en un tube long de 25 à
30 centimètres, deviennent ensuite libres et s'étalent horizontalement
de manière à former une vaste couronne; chacun d'eux est
terminé par une anthère réniforme,
uniloculaire, déhiscente par une forme
longitudinale. L'ovaire, libre, supère,
surmonté d'un style filiforme dépassant
longuement la couronne staminale, devient
à la maturité une grosse capsule
ovoïde ou oblongue, renfermant, sous son péricarpe-ligneux,
indéhiscent,
une substance molle, pulpeuse, assez semblable, quand elle est sèche,
à de la moelle de sureau, et dans laquelle sont nichées de
nombreuses graines réniformes pourvues
d'un mince albumen.
Baobab : de la graine à l'arbre... En Afrique tropicale occidentale, le Baobab
est un arbre vénéré. On y suspend des amulettes ou
gris-gris. Son écorce, surtout celle des
rameaux, contient un mucilage abondant qui est
préconisé par la médecine traditionnelle comme adoucissant
dans le traitement de la dysenterie et des fièvres inflammatoires.
Ses feuilles, séchées avec soin,
puis réduites en poudre, constituent le Lalo, que les habitants
du Sénégal conservent dans des sachets en toile de coton
et dont ils font souvent encore usage. Cette poudre a les mêmes propriétés
émollientes que le mucilage extrait de l'écorce des rameaux.
On la mêle aux aliments comme préservatif des diarrhées,
des fièvres chaudes et des ardeurs d'urine. Au Sénégal,
le fruit a été appelé Pain de singe par
les Européens et le Boui par les Sénégalais.
Son péricarpe ligneux, incinéré,
puis mélangé avec de l'huile de palmier, sert à faire
un excellent savon. Enfin on prépare, avec la substance pulpeuse
qui entoure les graines, une boisson acidulée
considérée comme un remède puissant contre les fièvres
putrides et pestilentielles. C'est cette même pulpe réduite
en poudre qui, d'après P. Alpin et Adanson |
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© Serge Jodra, 2006. - Reproduction interdite.