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O
Objectif*. - D'une manière générale, on désigne sous le nom d'objectif le miroir, la lentille ou l'association de lentilles qui, dans un instrument d'optique, est placé vers l'objet à étudier; il en fournit une image, que l'on examine ensuite avec le système lenticulaire placé à l'autre extrémité  (oculaire). Quand un objectif n'est formé que d'une seule lentille, il a l'inconvénient de colorer les bords des images qu'il donne. Les objectifs employés aujourd'hui pour les lunettes sont tous achromatiques et formés de deux lentilles, l'une convergente en crown ou verre léger, l'autre divergente en flint ou verre lourd.

Obliquité de l'écliptique. - Angle de l'écliptique avec l'équateur. Cet angle a diminué constanmment depuis les plus anciennes observations. Du temps d'Hipparque, il était de 23° 50'; aujourd'hui, de 23° 27,5' . La théorie rend compte de cette diminution et prouve qu'elle ne continuera pas indéfiniment. C'est l'obliquité de l'écliptique qui produit les saisons; et si cette obliquité devenait nulle, le soleil se mouvrait dans l'équateur: le jour serait constamment égal à la nuit, il n'y aurait plus d'années ni de vicissitudes dans les climats. Outre la diminution séculaire de l'obliquité de l'écliptique, dont nous venons de parler et qui est due aux perturbations planétaires, cet angle varie continuellement, en vertu de la précession luni-solaire et de la nutation. De ces variations résulte que la position des cercles polaires et des tropiques à la surface de la Terre n'est pas constante, car ces cercles sont définis par la condition d'étré à une distance du pôle (pour les premiers) et, de l'équateur (pour les seconds) égale à l'obliquité de l'écliptique. 

Observateur. - En physique théorique, entité abstraite, supposée effectuer la mesure des divers phénomènes physiques étudiés.

Observatoire astronomique. - Etablissement dédié à l'observation des astres.

Obsidienne ou Verre volcanique (minéralogie). - Roche compacte, vitreuse, à cassure  conchoïde, d'un vert très foncé et presque noir, ressemblant à un laitier de haut-fourneau. Elle doit à la présence du fer sa teinte foncée et renferme accidentellement des cristaux de pyroxène et de feldspath. Cette roche fournit à l'analyse de la potasse et de la soude et se rapproche ainsi des feldspaths par la présence d'une matière alcaline. Elle passe graduellement aux trachytes d'une part, et à la pierre ponce de l'autre. Il est aisé de la reconnaître à son aspect, à sa fragilité et à la manière dont elle se boursoufle quand on la chauffe au chalumeau.

Occident ou Ouest.  - Partie de l'horizon où le Soleil se couche. Plus rigoureusement,  c'est le point où la perpendiculaire à la méridienne rencontre la sphère céleste, du côté du couchant. Le point opposé se nomme l'Est ou l'Orient.

Occultation. - Passage d'une étoile ou d'une planète derrière la Lune (ou un autre astre), qui nous la cache par son interposition. Les occultations se calculent comme les éclipses. L'occultation des plus brillantes étoiles derrière la Lune se fait instantanément, comme si elles n'avaient aucune dimension. Pour les planètes, le temps de l'immersion et celui de l'émersion peuvent au contraire être mesurés. Cette différence tient au prodigieux éloignement des étoiles. C'est ainsi en observant les occultations d'étoiles qu'on a reconnu que la Lune ne possède pas d'atmosphère capable de produire des effets de réfraction appréciables. (E. R.).

Occultes (propriétés). -

Océan. - Les océans sont les vastes régions entre lesquelles on divise la grande étendue d'eau qui entoure la Terre. On distingue ordinairement cinq océans, auxquels sont associées une multitude de régions plus petites appelées des mers.

Océanographie*. - Etude scientifique  des océans et des mers.

Ocres (minéralogie, chimie, technologie). - Les ocres sont des substances argileuses mélangées avec une proportion d'oxydes de fer assez forte pour qu'on puisse les employer comme matières colorantes. Les carrières ou mines d'ocres sont très répandues à la surface du globe. La préparation des ocres est très simple, le produit naturel est soumis à des lévigations et à des broyages successifs avec l'eau ou l'huile, qui donnent des poudres à divers degrés de ténuité. Les ocres jauges sont les plus abondantes : telles sont celles du centre de la France et celles qui viennent de la Saxe; les peintres les connaissent sous différents noms, terre de montagne, terres d'Italie, etc. On obtient les ocres rouges en grillant les ocres jaunes soit en poudre soit en morceaux; c'est ainsi qu'on obtient les terres rouges d'Italie, le rouge indien, le rouge de Prusse, etc.; mais il y a aussi des ocres rouges naturelles, à cause du peroxyde de fer anhydre qu'elles renferment : telles sont la craie rouge ou sanguine de Bohème, le rouge d'Almagra (Espagne), etc. Le brun van Dick, la terre de Sienne, la terre d'ombre, sont des substances analogues aux ocres qu'on emploie, soit à l'état naturel, soit après calcination. Les deux dernières substances renferment une certaine proportion de manganèse.

Oculaire. - Dispositif (verre unique ou ensemble de verres) d'un instrument d'optique placé du côté de l'observateur. Le plus simple des oculaires est la loupe ordinaire, braquée sur l'image réelle. Pour les instruments d'optique on utilise presque toujours des oculaires composés, formés d'une association de lentilles; ainsi l'oculaire positif ou de Ramsden est formé de deux lentilles plan-convexes identiques; il permet l'emploi de réticules et de micromètres. L'oculaire négatif, ou de Huygens, est formé également de deux lentilles plan-convexes identiques, mais tournant toutes deux leur convexité du côté d'où vient la lumière, Cet objectif ne permet pas l'emploi de réticules ni de micromètre, mais il étend le champ de l'instrument. Dans la lunette de Galilée, l'oculaire est une lentille divergente.

Ohm. - Unité de résistance électrique dans le système international (SI). Symbole : . Un conducteur à une résistance d'1 ohm lorsque, soumis à une différence de potentiel d'1 volt, il est traversé par un courant d'1 ampère.

Olbers (paradoxe d'). - Enoncé selon lequel l'addition de la luminosité de toutes les étoiles de l'univers, supposé indéfiniment grand, devrait empêcher la nuit d'être noire. On peut expliquer de façon très sommaire et partielle pourquoi il n'en est pas ainsi, en remarquant que dans un univers d'âge fini, la lumière issue d'éventuelles étoiles située au-delà d'une certaine distance n'a pas eu le temps de nous parvenir. Nous ne recevons donc la lumière que d'un nombre limité d'étoiles, insuffisant pour éclairer la nuit.

Oligocène. - Se dit d'un groupe de terrains tertiaires. Les temps oligocènes sont caractérisés par le développement de tous les vertébrés, l'épanouissement des mollusques gastéropodes et l'extinction des nummulites. Parmi les mammifères, les carnivores sont les plus nombreux, avec les rongeurs. La ri chesse de la flore y est très grande et beaucoup d'espaces actuelles sont représentées, fournissant la preuve d'une différenciation déjà accusée des climats.

Oligoclase. - Variété de feldspath blanchâtre, repandue dans les roches cristallines.

Olivine. - Minéral verdâtre, qui est une variété de péridot.

Ombre. - Obscurité produite par l'interposition devant une source lumineuse d'un corps opaque. Un corps opaque interposé sur le trajet d'un faisceau lumineux intercepte la lumière; en arrière de ce faisceau, une portion de l'espace ne reçoit aucune lumière : on dit qu'elle est "dans l'ombre". La portion de l'espace qui reçoit moins de lumière que si le corps n'existait pas s'appelle pénombre. Géométriquement, si le foyer lumineux est un point, l'ombre est séparée de la partie éclairée par un cône ayant pour sommet le point lumineux et dont toutes les génératrices s'appuient sur le pourtour du corps opaque (cône circonscrit). Si le foyer lumineux n'est plus un point unique, mais une surface lumineuse ou deux sources infiniment petites, il y a pénombre. Remarquons encore que ces définitions d'ombre et de pénombre sont purement géométriques et qu'au point de vue optique il y a lieu de tenir compte des phénomènes d interférence des rayons lumineux.

Onde. - Perturbation périodique dont l'élongation est fonction de l'espace et du temps. Si l'on produit un ébranlement en un point quelconque d'un milieu élastique solide, liquide ou gazeux, cet ébranlement se transmet de proche en proche par une série de vibrations. Nous ne considérons parmi ces phénomènes vibratoires affectant un corps matériel que ceux qui sont périodiques, c'est-à-dire tels que toutes les circonstances s'en reproduisent à des intervalles de temps égaux. L'intervalle de temps T, qui ramène le phénomène au même aspect, s'appelle la période. Imaginons un point O animé d'un mouvement de vibration de période T; on appelle vitesse de propagation v la distance à laquelle le mouvement s'est propagé pendant l'unité de temps. Or, au bout de cette durée le mouvement de O sera transporté de proche en proche jusqu'à une distance  = vT , qui est la longueur d'onde; les points dont les mouvements sont concordants se trouvent au bout de la période T, répartis sur une surface qu'on appelle la surface d'onde, ou simplement onde. Dans un milieu homogène, cette surface est une sphère.  - Les ondes sonores résultent de la vibration d'un corps sonore et transmises à notre oreille par l'intermédiaire de l'air ou d'un autre milieu.  La vitesse de propagation du son ou des ondes sonores dans l'air est, à 15°C, de 340 mètres par seconde.  - Les ondes mécaniques, à l'image des ondes sonores, supposent un support matériel pour leur propagation. Mais il existe aussi des phénomènes ondulatoires, à l'instar des ondes électromagnétiques (la lumière, les ondes radio, etc.) qui correspondent à une propagation d'énergie pouvant se faire dans le vide. - Les ondes gravitationnelles représentent un type encore différent d'ondes : ce sont des perturbations qui affectent la géométrie de l'espace-temps.

Ondulation. - Mouvement oscillatoire se produisant d'un fluide qui s'abaisse ou s'élève alternativement.

Oolithe. - Calcaire composé de grains sphériques semblables à des oeufs de poisson. Les principales formations oolithiquees sont : l'oolithe ferrugineuse, la grande oolithe, très répandue dans le Jura, etc. On confondait autrefois autrefois sous le nom d'Oolithe ou d'Oolithique les actuelles formations du Jurassique moyen (Dogger) et du jurassique supérieur (Malm). 

Opacité. - Propriété d'un corps qui fait obstacle au passage de la lumière.

Opale. - Variétés de quartz d'un éclat résineux particulier qui lui fait souvent donner le nom de quartz résinite. Cet aspect particulier semble dû à la présence de l'eau qui existe toujours en quantité variable dans l'opale. La proportion qui, varie de 5 à 12 pour 100 semble exclure l'idée d'une combinaison de silice et d'eau, et tend à faire regarder cette eau comme. hygrométrique, hypothèse appuyée. d'ailleurs par le phénomène de l'hydrophane. L'opale est souvent attaquable par les alcalis; à la manière des précipités de silice gélatineux que nous obtenons dans les laboratoires; elle n'offre ni traces de cristallisation; ni indice de double réfraction. On trouve ce minéral sous forme de masses mamelonnées ou à l'état d'incrustations de matières végétales dont il a conservé la structure. Quand l'opale est pure, elle présente un certain degré de transparence et de plus quelques variétés offrent à l'intérieur des teintes irisées assez agréables qui les font rechercher. Mais les opales communes sont fortement colorées par des matières étrangères. On trouve l'opale dans des débris de roches trachytiques ou basaltiques et quelquefois dans ces roches elles-mêmes. D'autres variétés appartiennent aux couches supérieures des terrains de sédiments, comme celle qui se trouve dans les couches marneuses des environs de Paris ou de Ménilmontant, et qui a reçu pour cette raison le nom de ménilite. Ajoutons encore les tufs des gypses d'Islande qui peuvent être regardés comme de l'opale. Le seul usage de ce minéral est comme pierre d'agrément. Les variétés irisées sont à cet effet fort recherchées en joaillerie, surtout celles qu'on nomme opale de feu et girasol. (Lef).

Ophite. - Variété de marbre d'un vert obscur, rayé de filets jaunes entrecroisés.

Opposition. - On dit que deux astres sont en opposition, lorsqu'on les rapports à des points diamétralement opposés de la sphère céleste, c'est à dire, lorsque leurs longitudes diffèrent de 180 degrés. (Lorsque, au contraire, la distance angulaire est minimale, on parle de conjonction). La Lune en opposition avec le Soleil nous montre tout son hémisphère éclairé, et alors on la nomme pleine Lune. Les éclipses de Lune n'arrivent jamais que lorsque ce satellite de la Terre est en opposition avec le Soleil, et quelle se trouve au voisinage de ses noeuds.

Optique*. - Branche de la physique qui étudie le propriétés de la lumière.

Or (Au). - Corps simple  de numéro atomique 79; masse atomique : 196,97. L'or est le plus précieux des métaux; il a une masse volumique qui vaut 19 fois celle de l'eau : il demeure inaltérable à l'air et dans tous les réactifs, sauf dans l'eau régale. L'or se trouve principalement â l'état natif, en plaques, en rognons ou pépites; en filaments capillaires, les principales mines sont en Californie, au Pérou, au Chili, au Mexique, en Australie, en Afrique du Sud. L'or se trouve aussi à l'état d'amalgame avec le mercure : pour l'en dégager, il suffit de volatiliser le mercure en chauffant le minerai.

Orage. -  Grosse pluie de peu de durée, accompagné de vent, d'éclairs et de tonnerre, parfois de grêle. Les orages n'éclatent jamais que lorsque la pression est moyenne. Tous les orages ne sont pas accompagnés de grêle; le sol, très bon conducteur d'électricité, est chargé d'électricité négative; l'ai. au contraire, mauvais conducteur, est chargé d'électricité positive. Or, les nuages électrisés sont en mouvement constant; des condensations brusques rendent conducteurs des milieux qui ne l'étaient pas, et amènent à proximité des milieux qui sont à des potentiels différents et qui tendent à s'équilibrer : de là l'éclair. Puis l'orage voyage, crée de l'électricité par influence, et continue à produire des éclairs comme une machine électrique par influence qui est amorcée. Dans les climats marins de haute latitude, il y a peu d'orages, et ils seront de préférence en hiver, saison des dépressions. Aux latitudes moyennes et sur les continents, la proportion augmente, et les orages se produisent en été.

Orbite. - Trajectoire d'un astre par rapport à un autre astre avec lequel il est en interaction gravitationnelle. Avant Képler, on croyait encore que les orbites des planètes étaient circulaires. Elles sont en réalité elliptiques, de même que celles de leurs satellites, qui en première approximation obéissent, comme elles, aux lois de Képler. Quant aux orbites des comètes, certaines sont aussi elliptiques : ce sont celles des comètes périodiques; capturés par notre Soleil ou par quelque grosse planète, ces astres se comportent en effet comme des planètes ou des satellites. Mais le plus grand nombre sont paraboliques. On a même émis l'hypothèse que quelques-unes pourraient être hyperboliques. Lorsque plus de deux corps interviennent, les orbites n'ont plus exactement cette régularité. Ont dit quelles sont perturbées. D'un point de vue mathématique une orbite peut être entièrement définie par la connaissance d'un certain ensemble de nombres : les éléments orbitaux. Si la courbe décrite est elliptique, ce sera les suivants : longitude du noeud ascendant, inclinaison du plan de l'orbite, distance moyenne au Soleil, excentricité, longitude du périhélie; quatre si elle est parabolique : longitude du noeud ascendant, inclinaison du plan de l'orbite, distance périhélie, longitude du périhélie. Ajoutons qu'on appelle orbite apparente du Soleil la courbe que le Soleil paraît décrire en vertu de son mouvement propre. La projection de cette courbe sur la sphère terrestre est un grand cercle de cette sphère, l'écliptique; elle se détermine par l'observation du diamètre apparent du soleil et d'elle se déduit à son tour l'orbite terrestre.

Orient (Est). - Point du ciel où le Soleil se lève sur l'horizon. Celui des quatre points cardinaux où le soleil se lève à l'équinoxe. 

Orientation. - Donnée du sens et de la direction (rapportés à un trièdre de référence) d'un objet quelconconque.

Orthose. - L'orthose (nommée aussi felspath ordinaire, orthoclas, petunzé, felspath adulaire, etc.) est un minéral qui s'observe le plus souvent en parties lamellaires, translucides ou opaques, blanchâtres ou couleur de chair. Les cristaux d'orthose que l'on rencontre quelquefois bien reconnaissables, ont pour forme primitive un prisme oblique à base rhombe, dont les angles mesurent 119° et 61°; la base est inclinée sur les pans du prisme de 61° et de 113°. Cette varité offre, en  tous cas, 3 clivages , dont 2 assez nets et exactement perpendiculaires l'un sur l'autre. La densité de l'orthose est de 2,56; quant à sa composition chimique, c'est un silicate double d'alumine et de potasse, avec soude, chaux et magnésium. Les roches qui contiennent habituellement l'orthose sont les granits, la leptynite, la pegmatite, le gneiss, la syénite, le porphyre, la syénitone, l'arkose et la myoscite; c'est exceptionnellement dans les géodes que l'on trouve l'orthose isolée. Le feldspath adulaire est une variété d'orthose transparente et incolore; le pétunzé est, au contraire, une autre variété blanche et opaque dont l'éclat est utilisé pour la mise en couverte de la porcelaine. On nomme pierre des Amazones ou amazonite ou vert-céladon une troisième variété d'un beau vert; on connaît encore sous le nom de pierre de lune ou feldspath nacré une quatrième variété d'une teinte vert-bleuâtre à reflets blancs nacrés, chatoyant dans l'intérieur de la pierre quand on la tourne devant ses yeux; enfin, on a appelé pierre de Soleil ou aventurine orientale une cinquième variété d'un jaune de miel, semi-transparente, scintillant d'une multitude de reflets d'un jaune d'or.

Oscillation. - Variation dans le temps d'une grandeur autour d'une valeur moyenne. - On nomme oscillations les petits mouvements alternatifs qu'effectue un corps dérangé d'une position d'équilibre, avant d'y retourner : telles sont les oscillations du pendule. Toutes les petites oscillations peuvent, en général, être assimilées à celles d'un pendule et, par suite, regardées comme isochrones. L'oscillation est complète lorsque le corps, parti d'une position intermédiaire quelconque, y est revenu; on la compte généralement à partir de l'instant ou le corps a son écart maximum. - Lorsqu'on décharge un condensateur dans un circuit, il arrive dans certains cas que la décharge ne se produit pas sous forme de courant continu; on peut obtenir un courant de décharge oscillant;  une telle oscillation est le principe de production des ondes radio.

Osmium (Os). -  Corps simple de numéro atomique 76; masste atomique : 190,23. Il se trouve dans les minerais de platine. C'est un métal d'un beau bleu, qui, après fusion, devient très dur et ne peut être entamé par les limes les mieux trempées. Il est très cassant, de densité 7 à l'état spongieux, 22, après fusion ; il fond vers 2500°C. Sa propriété chimique fondamentale est la facilité avec laquelle il se transforme en un peroxyde volatil OsO4. L'osmium est très rarement utilisé pur; c'est un catalysant énergique; son anhydride est employé comme colorant micrographique. L'osmiure d'iridium, à cause de son inaltérabilité et sa grande dureté, sert à la fabrication des pointes, pivots, etc.

Ouragan. - Tempête, bourrasque violente, causée par des vents (intensité au-delà de 12 sur  l'échelle de Beaufort) qui forment des tourbillons. C'est le nom spécialement appliqué aux cyclones qui se forment dans l'ouest de l'Atlantique (Antilles, golfe du Mexique).

Oxygène (O). - Corps simple de numéro atomique 8 et de masse atomique 16. Il forme la partie respirable de l'air. La molécule d'xygène (O2) existe à l'état libre dans l'atmosphère, dont il constitue environ le cinquième en poids. Il existe aussi à l'état de combinaison dans l'eau, qui en contient les huit neuvièmes de son poids, dans beaucoup de minéraux, et dans la plupart des substances organiques végétales et animales. - C'est un gaz inodore, insipide et incolore, de densité 1,105; il est très peu soluble dans l'eau, liquéfiable et bouillant à -183°C ; on est arrivé à le solidifier, en le refroidissant par évaporation d'hydrogène liquide. L'arc électrique et diverses radiations le transforment partiellement en ozone (O3). Il se combine directement à tous les corps simples, sauf aux suivants : fluor, chlore, brome, azote, or et platine. Certains corps comme le fer se combinent seulement au rouge, ou lorsqu'ils sont à l'état de division extrême (fer pyrophorique); pour d'autres. comme l'aluminium, l'oxydation n'est que superficielle, la couche d'oxyde formée protégeant les couches intérieures du métal. Lorsque la combinaison d'un corps avec l'oxygène se fait rapidement, il se dégage en même temps une grande quantité de chaleur, et il y a incandescence: le phénomène constitue alors une cpmbustion vive. Ainsi du charbon, du soufre, du phosphore, du fer, du magnésium, préalablement allumés ou portés an rouge. donnent dans l'oxygène une combustion intense. Au contraire, pour d'autres corps, l'oxydation est lente, et la quantité de chaleur dégagée a le temps de se dissiper sur les corps voisins, sans produire d'échauffement sensible : le phénomène constitue alors une combustion lente. C'est ce qui se produit, par exemple, pour un morceau de fer abandonné à l'air humide et qui se recouvre de rouille (oxyde de fer hydraté.). C'est un phenomène de combustion lente qui est produit par la respiration, ainsi que l'a montré Lavoisier.

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