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Perle (biologie).
- Avec les diamants, les rubis et les autres pierreries, figurent de temps
immémorial dans la toilette les perles dont l'origine est pourlant
tout autre et dont l'éclat est aussi tout différent. C'est
au fond des mers chaudes, entre cinq, et vingt-cinq mètres de profondeur,
qu'une sorte d'huître, l'Aronde ou Avicule perlière, produit
ces globules si recherchés. Chaque année, au mois de mars,
plusieurs milliers de plongeurs expérimentés descendent sur
les vastes bancs de ces huîtres précieuses pour en recueillir
une riche moisson. Les principales pêcheries sont situées
sur less côtes de Ceylan, au cap Comorin, extrémité
méridionale de l'Inde, dans les eaux de Sumatra et dans le golfe
Persique, et dans l'Océan Pacifique (Polynésie, notamment).
Les côtes occidentales de l'Amérique; possèdent aussi
quelques pêcheries.
L'aronde perlière est une coquille
aplatie qui peut atteindre 12 à 14 centimètres de largeur
et jusqu'à 4 centimètres d'épaisseur. Son manteau,
comme celui de tous les mollusques, produit:
les deux valves de dette coquille
et les compose d'une nacre particulièrement fine et brillante c'est
la nacre de perle du commerce. La face intérieure, qui est d'un
beau poli, porte souvent vers les attaches du muscle
principal des tubercules de matière
nacrée, que l'on en détache et qui, forment des perles souvent
très grosses, mais bizarrement conformées, ternes et rugueuses
du côté où elles étaient adhérentes.
Enfin dans certains points du manteau se forment des globules de la même
substance nacrée, composés de lamelles excessivement fines,
doués à cause de cela d'un bel éclat que l'on nomme
orient;
et entièrement libres au milieu des parties molles. Ce sont les
véritables perles fines, dont un grand nombre, ne dépassent
pas la grosseur des menus grains de sable (1 mm à 1,5 mm) et portent
le nom de semences.de perles. D'autres atteignent des dimensions plus grandes,
qui cependant dépassent rarement 28 à 30 mm de diamètre.
Les perles ont d'autant plus de valeur
que leur forme est plus régulièrement arrondie et que leur
couleur est d'un blanc azuré plus éclatant. Il en est de
jaunâtres, d'autres sont d'un gris sombre et on les nomme bronzées.
En fait, la couleur de ces perles peut revêtir une infinité
de nuances. Une des plus belles .perles dont on ait gardé mémoire
fut présentée, en 1579, au roi Philippe ll d'Espagne ;
elle venait des côtes de Panama, et était grosse comme un
oeuf de pigeon. La conservation des perles est bien plus incertaine que
celles des pierreries : exclusivement composées de carbonate de
chaux; elles s'altèrent sous l'influence des acides, ce qui explique
le changement qu'elles éprouvent au cou et
au bras de certaines personnes; elles se dissolvent
dans une liqueur acide, et se changent en un globule de chaux dans une
température, élevée. Dans tous les cas leur éclat
s'altère peu à peu.
Traditionnellement, la pêche des
perles se fait à l'aide de plongeurs exercés dès l'enfance
à ce métier pénible; mais on les fait surtout provenir
d'huîtres d'élevage, dont la perle résulte d'un ensemencement
artificiel, et dont la récolte est beaucoup plus aisée. Les
coquilles sont étendues au soleil; les animaux se corrompent, et,
par un lavage, on en sépare les perles libres; on détache
les perles adhérentes, et les coquilles ainsi dépouillées
sont livrées au commerce pour la tabletterie de nacre. Du
reste, l'Aronde perlière n'est pas seule employée dans cette
industrie; on se sert aussi des coquilles du
Nautile, du Sabot turban vert, de l'Haliotide.
Quelques autres. espèces de mollusques produisent aussi des perles,
et l'on peut,citer particulièrement la Mulette perlière. |
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