 |
Pelletier
(Bertrand), pharmacien et chimiste, né à Bayonne
en 1761, mort en 1797, devint membre de l'Académie
des sciences en 1791, et professa la chimie à l'Ecole polytechnique
dès sa fondation. Il avança surtout la chimie pneumatique,
la métallurgie et la chimie appliquée aux arts. On remarque
particulièrement ses études sur le phosphore, la strontiane,
le molybdène, l'or musif les cendres bleues, les éther, les
sels de baryte, l'affinage du métal des cloches, la fabrication
de la soude, des savons, le tannage des cuirs, etc. Ses écrits ont
été réunis en 1198 sous le titre de Mémoires
et Observations de Chimie, par le Dr. Sédillot,
son beau-frère. |
|
 |
Pelletier (Joseph),
fils du précédent, 1788-1842, professeur à l'École
de pharmacie, membre de l'Académie de médecine, puis de l'Académie
des sciences, a concouru puissamment aux progrès de la chimie organique
: on lui doit, ainsi qu'à J. B. Caventou, la grande découverte
du sulfate de quinine, à laquelle l'Académie des sciences
décerna en 1827 un prix de 10000 F. Il réussit à extraire
la strychnine, la brucine, la vératrine, les agents les plus énergiques
de la matière médicale. |
|