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Les
gens
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| Descartes
(René), Cartesius, philosophe né à La Haye
en Touraine Le premier fruit de ses travaux avait été
un Traité du Monde
René Descartes, par Frans Hals. Descartes est regardé en France
comme le rénovateur des sciences. Sentant combien étaient
peu solides la plupart des connaissances que les anciens nous ont transmises,
il résolut de douter provisoirement de tout et de reconstruire l'édifice
sur de nouvelles bases en ne se fiant qu'à l'évidence, et
en suivant une méthode toute nouvelle. Dans les travaux qu'il entreprit
pour opérer cette grande restauration, il faut distinguer le métaphysicien,
le mathématicien, le physicien et l'astronome. En métaphysique
il prit pour point de départ ce célèbre enthymème,
Je
pense, donc je suis, et se servit de cette première vérité
pour établir et l'existence de l'âme, à laquelle il
donne pour essence la pensée, et l'existence de Dieu, qu'il fonde
sur l'idée même que nous en avons, et celle des corps, qu'il
fonde sur la véracité de Dieu; il distingua nettement l'esprit
de la matière
(à laquelle il donne pour essence l'étendue), mais sans expliquer
l'action réciproque des deux substances; il plaça le siège
de l'âme dans la glande pinéale et lui donna pour agents les
esprits animaux; il réduisit les animaux à n'être que
de pures machines; enfin il admit des idées innées. En mathématiques,
il fit faire un pas immense par l'invention d'un nouveau mode de notation
en algèbre, celui des exposants, et par l'application de cette science
à la géométrie des courbes;
ce qui lui permit de résoudre comme en se jouant les problèmes
regardés jusqu'alors comme insolubles. Dans son Traité
sur les Météores (1637), il expose le premier une théorie
de l'arc-en-ciel |
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Système des tourbillons - Jusqu'au XVIIe s., les phénomènes célestes et les lois des mouvements des astres ont été l'objet principal des études des astronomes. La recherche du principe physique de ces mouvements, ébauchée par les philosophes anciens et reprise par Kepler, fut continuée par Descartes.Malgré l'opposition que la philosophie de Descartes avait rencontrée à son début, elle ne laissa pas de se propager dans toute l'Europe, et d'y obtenir, sous le nom de Cartésianisme, un grand nombre de partisans, qui furent appelés Cartésiens. Parmi ceux-ci, les uns, comme Delaforge, Clersellier, Clauberg, Sylvain Régis, Jacques Rohault, se contentèrent de reproduire la doctrine du maître, et de la commenter timidement; les autres, comme Malebranche, Spinoza, Fardella, en tirèrent des conséquences chacun à leur manière, et bâtirent des systèmes qui s'en écartaient fort; d'autres enfin n'empruntèrent à Descartes que son esprit et sa méthode, dont ils se servirent, tantôt pour défendre, les vérités religieuses et morales comme Arnauld, Bossuet, Fénelon, Nicole, et la plupart des Jansénistes de Port-Royal; tantôt, comme Bayle, pour battre en brèche toutes les croyances. Après une vogue de plus d'un demi-siècle, le cartésianisme s'éclipsa rapidement devant la faveur qui s'attachait aux systèmes nouveaux de Locke, de Newton, de Leibniz; cependant il continua d'être en France la philosophie dominante jusqu'à Condillac. Voltaire lui porta les derniers coups.
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.