| Fêtes, spectacles, jeux | |
| Encyclopédie | |
|
|
| Le
saut est un exercice naturel à l'humain, mais qui exige de la souplesse.
Le principe dont il est nécessaire de se bien pénétrer,
.avant de sauter, c'est qu'il faut « se recevoir » sur la pointe
des pieds, les jambes fléchies et la tête droite; une chute
sur les talons pourrait être très grave. Les différentes
catégories de saut, en hauteur, en largeur, à la perche font
partie des exercices athlétiques, réglementés et il
existe pour chacun des championnats annuels. Dans les concours officiels
de saut en largeur, la distance franchie est calculée du point de
départ, à la plus proche empreinte marquée par le
corps, c'est-à-dire que si, en retombant, on met les mains derrière
soi, comme il arrive souvent pour rétablir son équilibre,
la distance sera comptée à partir de l'endroit où
cette main touche le sol. Pour le saut en hauteur, on ne se sert plus du
tremplin, ce qui eut semblé, il y a un siècle seulement,
une grave hérésie... Enfin on s'exerce également à
sauter en arrière; on ne franchit alors que de petites distances.
Notons que les Anciens, pour augmenter l'impulsion donnée au corps
par les bras, sautaient avec des poids ou haltères dans les mains.
Le saut dans l'Antiquité.
Fig. 1. - Ephèbes s'exerçant à sauter avec des haltères. (d'après un vase grec). A
Rome.
Le saut chez les
modernes.
Le saut continue à figurer dans les programmes de la gymnastique scolaire, ainsi que parmi les épreuves des compétitions d'athlétisme. De nos jours, les épreuves d'athlétisme comportent quatre types de saut : le saut en hauteur avec élan, le saut en longueur avec élan, le triple saut en longueur avec élan et le saut à la perche. Mais l'athlétisme moderne a connu d'autres types d'épreuves au XIXe siècle et même pendant les premières décennies du XXe siècle : le saut s'est exécuté en hauteur, en longueur, en profondeur, avec ou sans élan, avec ou sans tremplin, avec ou sans le secours des mains. Les paragraphes qui suivent visent à donner une idée de ces différentes variantes "modernes", à défaut d'être toutes "contemporaines". Lorsqu'on fait usage des mains, en prenant appui, soit sur l'obstacle à franchir, barre ou chevalet (discipline que l'on range aujourd'hui dans la gymnastique), soit sur une perche, le saut prend plus specialement le nom de voltige. Tous les sauts comportent, en général, quatre périodes principales : la période de préparation, durant laquelle on donne au corps l'attitude convenable en fléchissant les segments des membres inférieurs et en abaissant les bras; la période d'impulsion, qui, commencée par la détente des membres inférieurs et l'élévation vive des bras, se termine au moment où le corps quitte la terre; la période de suspension, au cours de laquelle le sauteur peut bien, en modifiant progressivement son attitude, déplacer son centre de gravité, mais sans arriver pour cela à lui faire parcourir une trajectoire autre aue celle invariablement déterminée par la direction initiale et par la vitesse d'impulsion due au coup de jarret; enfin la période de chute, qui se compose des actes musculaires les plus favorables à l'amortissement du choc. Le
saut de pied ferme.
Pour le saut de pied ferme en longueur, la préparation est la même, mais la détente des membres inférieurs doit être plus énergique, leur extension complète et en coïncidence absolue avec une vive projection des bras en avant, l'impulsion commençant à l'instant où le corps dessine une chute en avant pour finir lorsque la ligne qui - joint le centre des pieds à la hanche fait avec l'horizontale un angle de 45°. Il est inutile d'ailleurs de se ramasser d'une façon exagérée : les jambes peuvent rester presque allongées, les cuisses ayant seules besoin d'être légèrement fléchies, et le pied se borne à raser le sol, touchant terre ensuite par le talon. Pour le saut en profondeur,
qui ne s'effectue, en principe, que de pied ferme, on se place au bord
de l'obstacle, face en avant ou en arrière; on s'accroupit le plus
possible, les mains à l'appui, de façon à diminuer
la hauteur de la chute; puis on abandonne l'obstacle, en lançant
un peu le corps en avant, afin d'éviter une chute à pic,
mais sans faire de saut en hauteur, pendant la suspension, on étend
les membres inférieurs, qu'on laisse fléchir à nouveau
au contact du sol; on assure l'équilibre final en balançant
convenablement les bras.
Fig. 2. - Saut en hauteur avec élan. Le
saut avec élan.
Fig. 3. - Saut en longueur avec élan. Les sauts en longueur
et en hauteur s'exécutent suivant d'autres principes encore, qu'il
serait trop long de décrire. Nous mentionnerons seulement, pour
les seconds, trois variantes, qui viennent de Grande-Bretagne et qui ont
donné de très bons résultats : le saut écossais
(scotch style) ou saut d'enjambée de coté (sidestride
jump), dans lequel le sauteur, s'élançant latéralement,
écarte les jambes en arrivant à la hauteur de la corde ou
de la barre et passe dessus, en quelque sorte, à califourchon; le
projeté droit (straight-shoot), dans lequel le passage s'effectue
presque assis, en pliant brusquement et subitement le corps en deux; le
roulé par-dessus (roll-over), ou le passage a lieu horizontalement
et est accompagné d'un demi-tour complet qui fait retomber le sauteur
presque à plat sur le dos. A signaler encore le mode de sauter très
original imaginé par l'Américain Schoenfield, lequel on s'élève
à pieds joints, jusqu'à moitié du corps au-dessus
de l'obstacle, puis, par un coup de reins, on jette le haut du corps en
avant et en bas de l'autre côté, les pieds en l'air, et on
arrive, le bras gauche allongé, sur le sol, où on roule sur
l'épaule droite et sur le flanc.
Fig. 4. - Saut à la perche. Le
saut à la perche.
Fig. 5. - I. Baxter, champion du monde de saut en hauteur en 1900 franchit 1,90 m. Les
autres types de sauts.
Mentionnons encore le saut avec tremplin, dans lequel, l'impulsion est considérablement accrue et aussi, par suite, la longueur et la hauteur de l'espace franchi, le-saut pardessus un chevalet, les courses, de barrière ou de haies.. qui ne sont qu'une série de sauts successifs en hauteur avec élan, enfin le saut périlleux. |
|
|
© Serge Jodra, 2008. - Reproduction interdite.