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Varignon
(Pierre), géomètre né à Caen
en 1654, mort à Paris
le 22 décembre 1722. Fils d'un architecte, on le destinait à
l'état ecclésiastique et il étudiait la philosophie
lorsque la lecture d'un exexmplaire des Eléments d'Euclide,
tombé entre ses mains, décida de sa vocation. Il vint en
1686 à Paris, ou l'amitié de l'abbé de Saint-Pierre,
qui lui abandonna une rente de 300 livres, lui permit de s'adonner en toute
indépendance à ses études favorites, publia dès
l'année suivante son Projet d'une nouvelle mécanique,
qui eut un grand succès, et, en 1688, fut admis à l'Académie
des sciences, en même temps qu'il était nommé professeur
de mathématiques au collège
Mazarin. L'un des mathématiciens les plus célèbres
de la fin du XVIIe siècle, Pierre
Varignon s'est appliqué surtout à généraliser,
et, en mécanique, notamment, il a démontré, en partant
de la théorie des mouvements combinés, la nécessité
de l'équilibre partout ou il existe, bien qu'on n'en connaisse pas
exactement la cause. Le même esprit devait le porter à accueillir
avec enthousiasme la géométrie, alors toute nouvelle, des
infiniment petits et, de fait, il fut le premier qui en fit une étude
approfondie.
Outre l'ouvrage précité,
il a écrit : Nouvelles conjectures sur la pesanteur (Paris,
1690); Nouvelle mécanique, ou Statique, (Paris, 1725, 2 vol.);
Éclaircissements sur l'analyse des infiniment petits et sur le calcul
exponentiel des Bernouilli (Paris, 1725, posth.); Traité
du mouvement et de la mesure des eaux jaillissantes (Paris, 1725, posth.).
Il a fait paraître, d'autre part, dans le recueil de l'Académie
des sciences, un nombre considérable de mémoires originaux
sur l'équilibre des liquides, la pesanteur, les mouvements accélérés,
les cycloïdes, la résolution des équations, etc. (L.
S.). |
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